30 mars 2026

Pizzas minces express, 5 ingrédients +




Les croûtes minces se vendent dans un emballage de quatre et sont très pratiques pour les repas du midi. Celle-ci, dégustée hier, contient du pesto du commerce, une conserve de maquereau à l’huile, des demi-rondelles de courgette et du cheddar fort. Mais bien entendu, elles sont aussi d’utiles vide-frigo, il suffit de les tartiner d’une sauce et de les garnir d’aliments et de fromage de son choix.


Ingrédients pour deux

2 croûtes de pizza mince Choix du président (Maxi ou Provigo)

4 c. à soupe de pesto, moi au basilic Sardo, mais aux tomates séchées conviendrait bien aussi 

1 conserve de maquereau à l’huile, égouttée et effilochée

1/2 courgette moyenne, en demi-rondelles minces

1/2 tasse de cheddar fort, râpé

Sel, poivre, paprika et un peu d’huile d’olive


La cuisson se fait dans un four à 450 °F (225 °C) et dure 8 minutes.


1. Installer deux croûtes minces sur une grande plaque tapissée de papier alu. Les tartiner de pesto, 2 c. à soupe sur chacune suffisent ordinairement.


2. Ajouter le maquereau, les rondelles de courgette et assaisonner celles-ci de sel, de poivre et de paprika. Badigeonner les courgettes d’un peu d’huile, puis recouvrir de fromage au goût.


3. Enfourner sur la grille du centre et cuire 6 minutes, puis allumer le gril (broil) et, sans déplacer les pizza, faire bronzer 2 minutes en surveillant.

Les États-Unis en Iran - Dans une escalade de tensions

 


« Téhéran a accusé les États-Unis de planifier « secrètement » une offensive terrestre, dimanche. La veille, le Washington Post révélait que le Pentagone prépare un envoi de troupes sur le sol iranien. Cela ne peut causer qu’une escalade des tensions, estime un expert.

« Après avoir martelé, au début du conflit, qu’aucune offensive terrestre ne serait entreprise, voilà que le président Donald Trump change son fusil d’épaule. Le conflit, amorcé le 28 février par une attaque américano-israélienne contre la République islamique, entame son deuxième mois.

« On est manifestement dans une logique d’escalade, de changement dans la nature du conflit », commente Julien Tourreille, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand.

« Selon le Wall Street Journal, jusqu’à 10 000 soldats pourraient être dépêchés sur le territoire de l’Iran dans un avenir rapproché, ce qui est généralement considéré comme un acte de guerre lorsque le pays concerné n’a pas autorisé le déploiement.

« Ces unités sont notamment des marines et des membres des forces spéciales, qui sont capables de réaliser des opérations derrière les lignes ennemies, explique M. Tourreille. Cependant, « la majorité ne sont pas des combattants, mais du personnel de soutien. Le ratio est d’un tiers, voire de la moitié dans la meilleure des conditions », précise-t-il.

« L’objectif ultime de Washington en Iran demeure nébuleux. Mais le possible envoi de troupes sur le sol iranien, pour Julien Tourreille, servirait à deux choses : « Mettre de la pression à Téhéran dans l’espoir d’obtenir des concessions sur le détroit d’Ormuz, puis essayer de prendre contrôle de portions limitées du territoire iranien comme l’île de Kharg, par laquelle l’Iran exporte 90 % de ses hydrocarbures. »

« Le président des États-Unis a justement affirmé que l’armée américaine pouvait prendre « très facilement » le contrôle de l’île de Kharg, lors d’un entretien au Financial Times diffusé dimanche soir.

Planification fautive
«En plus d’avoir mal planifié sa guerre et de ne pas avoir trouvé de justification valable, le président Trump donne l’impression d’improviser, juge Julien Tourreille, spécialiste en politique étrangère et de défense américaine.

« Dimanche, l’occupant de la Maison-Blanche déclarait que les États-Unis avaient obtenu un « changement de régime » en Iran, notamment en tuant le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables de la République islamique. Mais c’est faux : le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, appartient à la même lignée familiale, et le clergé chiite dirige toujours le pays de façon autoritaire.

« C’est l’une des guerres les plus mal conçues, préparées et dirigées. »
Julien Tourreille, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand 

« Avec une cote d’approbation qui plombe à 36 % dans certains sondages chez la population américaine, on parle de la « guerre contemporaine la moins populaire par une marge très significative », poursuit-il. À titre comparatif, l’invasion américaine en Irak, sous George W. Bush en 2003, était vue d’un œil positif à 76 %.

« Même la base républicaine et les adeptes du mouvement MAGA, qui soutiennent en grande majorité les manœuvres actuelles du président en Iran, ont des opinions divisées sur la nécessité d’une avancée terrestre.

« Le président américain Donald Trump lors d’un discours aux militaires américains à Fort Bragg, en Caroline du Nord, en février 

« Avec leurs plus récents envois, les États-Unis comptent 50 000 soldats stationnés dans la région du Moyen-Orient, soit 10 000 de plus qu’à l’habitude. Ces soldats se trouvent en Arabie saoudite, à Bahreïn, en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït.

« Ça me paraît assez surprenant. Je ne pensais pas que le président soit prêt à prendre le risque dedéployer des troupes au sol et de se retrouver dans une configuration beaucoup plus dangereuse. Il s’expose à un potentiel de pertes assez significatives », souligne le chercheur.

Les bombardements se poursuivent
« À Téhéran, une série d’explosions, dont l’une très puissante, ont été entendues dimanche soir. Le ministère iranien de l’Énergie a signalé des coupures de courant dans la capitale et sa région, après des « attaques » contre des installations électriques.

« Israël a pour sa part annoncé avoir frappé un site clé de production de missiles iraniens, avant de lancer de nouvelles salves dans la soirée contre diverses cibles.

« L’État hébreu a aussi fait état sur son sol d’un « impact de débris de missile » dans un complexe industriel du sud d’Israël visé par des tirs des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

« Pendant que les tirs se poursuivent, le Pakistan s’est déclaré prêt à « accueillir et faciliter, dans les prochains jours, des pourparlers significatifs » entre les États-Unis et l’Iran. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, souhaite parvenir à « un règlement global et durable du conflit ».

« Peu importe la manière dont le conflit se soldera, la population iranienne en sortira ébranlée. Dans le dernier mois, des universités ont été bombardées, de même que des centrales électriques et des raffineries. Des milliers de personnes sont mortes, pas seulement des militaires et membres du régime.

« Une sortie de crise est difficilement envisageable pour le moment, mais pourrait survenir si Donald Trump se montre sensible à la baisse des appuis ou à la chute boursière, estime M. Tourreille.

Article intitulé
« On est dans une logique d’escalade »
William Thériault
Avec L’agence France-Presse, The New York Times et BBC
La Presse
Le 30 mars 2026

29 mars 2026

Gâteau renversé choco-nectarines +

Un petit dessert vite prêt et pas trop sucré, qui réunit fruits et chocolat, est toujours apprécié chez nous, comme si la présence des fruits, ici des nectarines, nous déculpabilisait de céder à notre penchant pour le chocolat. Et c’est exactement l’effet que ce gâteau a sur nous… Chocolat, que c’est bon ! 

Ingrédients pour six 

3/4 tasse de farine tout usage non blanchie

1/4 tasse de farine de sarrasin (ou tout usage non blanchie)  

1 c. à thé  de levure chimique (poudre à pâte)

3 c. à soupe de cacao non sucré

2 oeufs 

1/3 tasse de cassonade 

1/3 tasse d’huile de pépins de raisin ou d’une autre huile végétale

1/3 tasse de boisson au soya à la vanille ou de lait 

1/2 tasse de pépites de chocolat noir mi-sucrés 

2 c. à soupe de cassonade

2 nectarines pelées, en tranches 

1 poignée d’amandes tranchées

Quelques framboises, je les avais, elles font de la couleur


 La cuisson se fait dans un four à 350 °F (180 °C) sur la grille du centre et dure environ 35 minutes. 


1. Dans un bol moyen, réunir la farine (ou les...), la levure et le cacao. Bien mélanger. Réserver. 


 2. Dans un bol plus grand, fouetter les oeufs avec la cassonade. Ajouter l’huile, puis incorporer les ingrédients secs en alternant avec le lait. Incorporer les pépites de chocolat.


3. Préparer un moule bien  beurré, une assiette à tarte en céramique fait très bien l’affaire. Disposer les tranches de nectarine, les tranches d’amande et les framboises s’il y a lieu. Recouvrir de 2 c. à soupe de cassonade. 


4. Verser la pâte sur les fruits et enfourner.


5. Cuire entre 30 et 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dents inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir 30 minutes avant de démouler. Poser ensuite une assiette à l’envers sur le moule et retourner celui-ci avec l'assiette. Au bout d’une minute, le gâteau se placera sur l’assiette. 


Inspirée de la recette suivante,

https://lacuisinedemessidor.blogspot.com/2017/02/petit-gateau-aux-nectarines-et-au.html 










Guerre en Iran - Le Pentagone se prépare à des opérations terrestres

« Malgré le flou sur les intentions de Donald Trump, une nouvelle phase du conflit en Iran se dessine : le Pentagone se prépare à mener une offensive de plusieurs semaines sur le terrain, ont déclaré samedi de hauts responsables américains au Washington Post. Des milliers de soldats américains sont envoyés au Moyen-Orient, en ce moment même.

« Vendredi, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait pourtant annoncé la fin des opérations en Iran dans « les deux prochaines semaines ». Il avait aussi estimé que les États-Unis pouvaient encore atteindre leurs objectifs sans troupes au sol.

« Il n’était toutefois pas encore clair samedi si le président américain était d’accord avec les plans du Pentagone ou s’il comptait les approuver.

« C’est le rôle du Pentagone de se préparer afin de donner au commandant en chef un maximum d’options. Cela ne signifie pas que le président a pris une décision », a déclaré au Washington Post la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.

« Une éventuelle opération terrestre ne mènerait pas à l’invasion à grande échelle de l’Iran, ont assuré les responsables américains qui se sont entretenus avec le Washington Post sous le couvert de l’anonymat, afin de protéger des informations névralgiques.

« Le rôle des troupes américaines consisterait plutôt en des raids menés à la fois par des membres des forces spéciales et par d’autres soldats. Une telle offensive expose cependant les soldats américains aux drones et aux missiles iraniens, ainsi qu’aux tirs au sol.

« Selon l’armée américaine, plus de 300 militaires américains ont été blessés, la majorité légèrement, depuis le début de la guerre menée avec Israël contre l’Iran, et à ce bilan s’ajoute la mort de 13 soldats.

« Un peu plus tôt samedi, quelque 2500 soldats du corps des Marines habituellement stationnés au Japon sont arrivés au Moyen-Orient, a rapporté le New York Times. Ces troupes devraient prendre part à l’effort du président américain pour rouvrir le détroit d’Ormuz, bloqué par les forces iraniennes.

« Depuis le littoral accidenté du détroit ou depuis de petites îles, l’Iran peut toujours déployer des embarcations équipées de mines ou d’explosifs.

« Les troupes navales étaient à bord d’un navire américain d’assaut amphibie, faisant partie du USS Tripoli, a confirmé le commandement militaire des États-Unis au Moyen-Orient (Centcom). Ce porte-hélicoptères transporte des aéronefs de transport et de combat, mais aussi des équipements d’assaut amphibie.

« Pour des raisons de sécurité opérationnelle, leur localisation n’a pas été précisée par les hauts responsables interrogés par le quotidien.

« Vendredi, le Wall Street Journal rapportait que le Pentagone envisageait d’envoyer au moins 10 000 soldats au Moyen-Orient, dont certains pourraient être déployés à portée de frappe de l’Iran et de Kharg, une île qui abrite un centre névralgique pour l’exportation de pétrole au large des côtes iraniennes. Au cours des dernières semaines, des discussions au sein de l’administration Trump ont porté sur la saisie éventuelle de Kharg.

Entre menaces et ambiguïté
« Un mois après les attaques menées par les États-Unis et Israël en Iran, les intentions exactes du président américain Donald Trump restent floues.

« Ces derniers jours, Donald Trump a tour à tour affirmé que la guerre touchait à sa fin et menacé de l’intensifier. Après avoir posé un ultimatum aux forces iraniennes, qu’il a plus tard repoussé, il a assuré que les discussions avec Téhéran se poursuivaient à merveille et que les forces iraniennes voulaient absolument conclure un accord.

« Téhéran, de son côté, nie entretenir des discussions formelles avec le président américain. Une source anonyme, citée par une agence de presse iranienne, a indiqué jeudi que l’Iran avait transmis une réponse au plan américain « par la voie d’intermédiaires ».

« C’est le Pakistan qui aurait servi d’intermédiaire pour acheminer ce plan de paix des États-Unis à l’Iran, ont rapporté plusieurs médias américains, dont le New York Times.

« Dimanche et lundi, le pays sera par ailleurs l’hôte d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et de la Turquie, pour réfléchir à des solutions visant à réduire les tensions dans la région.»

Article intitulé
Le Pentagone se prépare à des opérations terrestres en Iran
Mégan Foy
La Presse
Avec The Washington Post, The New York Times 
et l’Agence France-Presse
le 28 mars 2026 à 22 h 54


28 mars 2026

Osso buco de porc à l’italienne, version 2026 +

Ce délicieux mijoté cuit durant 2 heures au four, un plat qui se fait traditionnellement avec du veau, mais qui est franchement savoureux avec des jarrets de porc tranchés avec les os. Et n’oubliez pas de le garnir avec la gremolata, elle enrichit de manière suave ce plat vedette de la cuisine italienne.


Ingrédients pour quatre

6 rouelles de jarret de porc de 3 cm d’épaisseur

2 c. à soupe de farine additionnée de paprika

2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 gros poireau ou 2 petits, émincés

6 carottes moyennes, en dés

2 gousses d’ail, pressées

1 c. à thé d’un mélange d’herbes séchées (menthe, basilic, origan, fenouil)

1 feuille de laurier

½  tasse de vin blanc

1 1/2 tasse de bouillon de volaille

1 c. à soupe d’huile d’olive

2 c. à soupe combles de concentré de tomate

8 champignons de Paris, tranchés

2 c. à soupe de fécule de maïs délayée dans un peu d’eau

Sel, poivre et paprika au goût


Gremolata

1 petite gousse d’ail crue ou cuite en chemise, en purée

Le zeste de ½ citron, râpé

6 c. à soupe de persil ou de coriandre

2 c. à soupe d’huile d’olive

Sel et poivre au goût


La cuisson se termine dans un  four à 300 °F (150 °C) et dure 2 heures.


1. Dans un grand poêlon haut ou une casserole, chauffer la moitié de l’huile et le beurre, et y faire dorer les jarrets préalablement enfarinés et assaisonnés de sel, de poivre et de paprika, environ 5 minutes de chaque côté ou jusqu’à ce que les rouelles soient bien dorées. Retirer et réserver.


2. Dans la même casserole, chauffer le gras resté au fond et y attendrir le poireau, les carottes. Ajouter l’ail, les herbes séchées et cuire encore 1 minute en remuant.


3. Mouiller avec le vin blanc, laisser réduire 2 minutes, ajouter bouillon et le concentré de tomate, reporter à ébullition, puis déposer les jarrets sur cette préparation de légumes. Couvrir, enfourner et cuire 1 heure. Arroser avec le second bouillon, reporter à ébullition et cuire encore 45 minutes.


4. Cinq minutes avant la fin de cette première cuisson, faire revenir les champignons dans un peu d’huile et les ajouter à la casserole de l’osso buco. Remettre au four 15 minutes.


5. À la sortie du four, préparer la gremolata dans un petit bol en mélangeant tous les ingrédients. Délayée la fécule dans l’eau et l’ajouter au poêlon en portant à ébullition, puis cuire encore une quinzaine de minutes.


6. Goûter, rectifier l’assaisonnement et servir avec des pâtes courtes (ici des orechietti) les légumes de la sauce et la gremolata.


Adaptée légèrement de la recette suivante, la première avec du porc,

https://lacuisinedemessidor.blogspot.com/2014/04/osso-buco-de-porc-litalienne.html








De bonnes nouvelles, enfin !



Voici six bonnes nouvelles que vous avez peut-être ratées.

1. Faire le plein est extrêmement bon marché

« Vous croyez que je blague ? Voyez plutôt : en 2008, le prix à la pompe à Montréal était de 1,51 $ le litre, un record qui déclenchait des crises de bacon chez les automobilistes à l’époque. Si le prix avait tout simplement suivi l’inflation, il serait de 2,23 $ aujourd’hui. Or, cette semaine, il était de 1,78 $ le litre à Montréal. Une réduction de 20 % en 18 ans.

« Sans compter le fait que les Québécois se sont enrichis : le pouvoir d’achat a grimpé d’environ 20 % en termes réels (après inflation) depuis 2008, selon l’Institut de la statistique du Québec.

« Donc 1,78 $, c’est de la petite bière : il faudrait que le prix atteigne 2,68 $ le litre pour représenter la même « douleur » pour le portefeuille qu’en 2008. Un prix assuré de provoquer des angines de poitrine, et pas dans le sens des musiciens picotés.

« Tanné de payer de l’essence ? De mon côté, je me réjouis chaque jour un peu plus d’avoir opté pour un véhicule électrique d’occasion en janvier1. Nos coûts en énergie sont d’environ 20 $ par mois – et Trump et ses idées de génie n’ont aucune emprise sur l’électricité québécoise. 

2. Le solaire et l’éolien avant le charbon

« Parlant d’énergie, une autre bonne nouvelle : pour la première fois, la part de l’électricité dans le monde issue de ressources renouvelables comme le solaire et l’éolien dépasse celle produite par des centrales au charbon. C’est le résultat d’une analyse du groupe Ember pour les six premiers mois de 2025. Pour cette période, la production d’énergie solaire a augmenté de près de 33 % par rapport à l’année précédente. L’énergie solaire, notamment en Inde et en Chine, a ainsi permis de couvrir 83 % de la hausse de la demande en électricité dans le monde durant cette période.

3. Votre utilisation de ChatGPT ne détruira probablement pas la planète

« Il y a des sujets comme ça qui s’emparent de l’inconscient collectif et ne lâchent pas le morceau. La consommation d’énergie de l’IA générative est l’un d’eux. Pas une semaine ne passe sans qu’on ne s’alarme de la quantité d’électricité consommée par l’IA. Certains évitent même de l’utiliser par souci environnemental.

« Or, dans son nouveau livre – un succès en librairie – Clearing the Air, la chercheuse Hannah Ritchie, de l’Université d’Oxford, calcule que poser 100 questions à ChatGPT nécessite la même quantité d’électricité que de regarder 20 minutes de vidéo sur l’internet. Sa conclusion : utiliser les transports en commun ou un véhicule électrique, moins prendre l’avion et diminuer sa consommation de viande rouge sont des décisions beaucoup plus importantes pour diminuer nos émissions qu’utiliser ou non ChatGPT.

4. Les microplastiques ne sont peut-être pas partout dans notre corps après tout

« Vous connaissez les microplastiques ? Ces contaminants microscopiques qui sont partout dans le corps humain, du cerveau au placenta ? Eh bien, il semblerait que les recherches scientifiques qui signalaient la présence de ces contaminants aient été mal conçues.

« Une analyse récente du quotidien The Guardian2 a mis en doute les conclusions de huit études phares sur la question. « Les chercheurs n’avaient pas pris en compte le fait que certains tissus humains peuvent produire des mesures facilement confondues avec le signal émis par les plastiques courants », écrit la publication. Un chercheur a qualifié les concentrations de particules de plastique rapportées dans le corps humain dans certaines études de « complètement irréalistes ».

« Le Guardian conclut que la gestion des déchets de plastique dans l’environnement est sans douteun problème plus pressant actuellement.

5. La pollution plastique est un problème d’argent

« Parlant de plastique, les citoyens des pays riches génèrent 63 kg de déchets plastiques par année. De ce nombre, à peine 0,1 kg se retrouve dans l’environnement. Les citoyens des pays à faible revenu, en revanche, ne génèrent que 16 kg de déchets plastiques, mais 10 kg se retrouvent dans l’environnement.

« La solution à la pollution plastique mondiale est d’aider les pays à faible et moyen revenu à mettre en place des systèmes de collection de déchets qui font cruellement défaut. Selon Our World in Data, une amélioration de la gestion des déchets dans ces pays pourrait réduire la pollution plastique mondiale de 98 %3. Chaque dollar dépensé pour la gestion des déchets dans un pays à faible ou moyen revenu permet de prévenir environ 25 000 fois plus de pollution plastique que le même dollar dépensé dans un pays riche.

6. Les sept magnifiques ne brillent plus

« L’an dernier, tout le monde s’inquiétait de la concentration du marché américain dans une poignée de sociétés de technologie gigantesques appelées les « sept magnifiques ». Or, depuis le début de 2026, les sept magnifiques ne brillent plus, comme le montre le tableau suivant. (voir le tableau en suivant le lien de cet article)

https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2026-03-22/l-argent-et-le-bonheur/bonne-nouvelle-faire-le-plein-est-extremement-bon-marche.php

Article intitulé
Bonne nouvelle, faire le plein est extrêmement bon marché
Nicolas Bérubé
La Presse
le 28 mars 2026