28 juillet 2026

Dans 100 jours chez nos voisins - Des élections décisives pour le président


« Les États-Unis se trouvent dimanche à 100 jours des élections législatives de mi-mandat qui décideront du contrôle du Congrès et donc de la teneur des deux années restantes de Donald Trump à la Maison-Blanche.


« Le 3 novembre, les Américains renouvelleront l’ensemble de leurs députés à la Chambre des représentants et 35 de leurs 100 sénateurs.


« Les républicains ne disposent actuellement que d’une poignée de sièges d’avance dans les deux chambres.


« Traditionnellement, le parti qui tient la Maison-Blanche « perd quasiment toujours des sièges aux élections de mi-mandat, mais particulièrement lorsque le président est impopulaire » rappelle à l’AFP Sarah Binder, professeure de sciences politiques à l’université George Washington.


« Donald Trump n’accuse de fait que 39 % d’opinions favorables contre 59 % défavorables, selon une moyenne d’enquêtes réalisée par le New York Times. Et tendance dans les sondages récents est aussi quasi unanime: les démocrates sont favoris pour reprendre la Chambre. 


« Leurs chances ont été cependant quelque peu amoindries par la campagne de redécoupage électoral ordonnée par Donald Trump dans plusieurs États républicains. Une vieille stratégie politique aux États-Unis, nommée « gerrymandering », qui a réduit le nombre de scrutins dans lesquels les démocrates peuvent vraiment rivaliser.


« Les résultats s’annoncent en effet indécis pour seulement 18 à 20 circonscriptions sur 435 à la Chambre, soit moins de 5 % des scrutins, souligne Sarah Binder.


« Escrocs »

« Au Sénat, si leurs chances de redevenir majoritaires sont plus faibles qu’à la Chambre, les démocrates s’affichent cependant de plus en plus optimistes, espérant notamment faire basculer des sièges en Caroline du Nord, dans le Maine, ou encore dans l’Iowa et l’Ohio, voire l’Alaska.


« Après 19 mois de présidence sans filtre, Donald Trump fait donc face à la perspective de perdre sa majorité au Congrès et de se trouver dans l’incapacité d’imposer son programme législatif.


« Une majorité démocrate signifierait également un pouvoir d’enquête accru, notamment dans les affaires du gouvernement.


« Notre promesse aux Américains, c’est que nous allons faire rendre des comptes aux escrocs », a déclaré jeudi Hakeem Jeffries, le chef des démocrates à la Chambre, dans une menace à peine voilée à l’adresse des responsables républicains.


« Face à ces perspectives assombries pour son parti, Donald Trump semble prêt à relancer ses accusations de fraude électorale.


« Nous avons des élections très importantes qui arrivent. Nous voulons que ces élections soient honnêtes », a-t-il lancé dans une allocution mi-juillet lors de laquelle il a relancé ses allégation infondées sur l’élection de 2020, selon lui volée au profit du démocrate Joe Biden.


« Pour Sarah Binder, « le président rejoue encore le match de 2020, alors même que ses parlementaires républicains lui demandent de se concentrer sur 2026 ».


« Bon sens »

« Les démocrates, de leur côté, veulent mettre l’accent dans cette campagne sur une question centrale : le coût de la vie.


« Un problème hérité de la présidence Biden mais qui persiste sous Donald Trump et se trouve aggravé par son choix de déclencher la guerre contre l’Iran, faisant bondir les prix à la pompe.


« Le responsable démocrate Hakeem Jeffries a ainsi promis une campagne centrée sur la baisse des coûts de l’alimentation, du logement, de l’essence, mais aussi de la santé.


« En face, le Parti républicain s’attache à souligner les accomplissements du gouvernement Trump en matière de lutte contre l’immigration ou de baisse des impôts, et tente de dépeindre le camp adverse comme de plus en plus extrémiste. Le président et ses alliés n’hésitent pas ainsi à qualifier les démocrates de communistes, mot épouvantail aux États-Unis.


« C’est le bon sens contre les fous, et les démocrates sont du mauvais côté à chaque fois », a avancé vendredi le président républicain de la Chambre, Mike Johnson.


« Selon Sarah Binder, « une fois arrivés à l’automne, quand les électeurs prêtent peut-être davantage attention », les républicains devraient concentrer leur attention sur des thèmes de société.


« Je pense que vous verrez plus d’attaques et de messages liés aux guerres culturelles », et notamment « les questions transgenres », estime-t-elle.


Article intitulé

Les États-Unis à 100 jours des élections de mi-mandat décisives pour Trump

Robin Legrand

Agence France-Presse à Washington

Le Devoir

le 26 juillet 2026

27 juillet 2026

Filets de truite aux agrumes, érable et épices cajun +

Une manière toute simple de conjuguer la douceur de l’érable avec les agrumes et les épices. Un mode de préparation rapide qui permet une infinité de variantes savoureuses avec des filets de truite ou de saumon.


Ingrédients pour deux

2 c. à soupe de sirop d’érable

1 c. à soupe de jus de citron

1 c. à soupe de jus d’orange

Le zeste de 1/2 citron

Le zeste de 1/2 orange

1 c. à thé de mélange cajun (ci-dessous)

1 filet de truite de 270 g divisé en quatre portions

Sel et poivre au goût

1 poignée de graines de sésame pour garnir


Mélange cajun,  version 7/ 26

Ingrédients pour cette recette avec petit reste

2 c. à thé de paprika

1 c. à thé de thym séché
1 c. à thé d'origan séché

1/2 c. à thé de cumin moulu
1/2 c. à thé de graines de moutarde, moulues
1/2 c. à thé d’oignon en poudre

1/4 c. à thé d’ail en poudre

1/4  c. à thé de poivre de Cayenne, 1/2 si vous aimez plus relevé 


La cuisson se fait dans un four préchauffé à 375 °F (190 °C) et dure 8 minutes.


1. Dans un petit bol, réunir les ingrédients du mélange cajun.


2. Dans un petit bol, réunir le sirop d’érable, les jus d’orange et de citron et garder en attente. Ajouter à cette laque, la moitié du mélange cajun.


3. Sur une plaque à cuisson antiadhésive, ou une assiette à pizza tapissée de papier parchemin, déposer les pavés de truite, côté chair dessus. À l’aide d’un pinceau, badigeonner les pavés de la moitié de la laque épicée. Cuire au four 4 minutes.


4. Retirer la plaque du four. Badigeonner de nouveau la truite avec le reste de la laque et parsemer de graines de sésame. Poursuivre la cuisson au four 4 minutes ou jusqu’au degré de cuisson désiré.


5. Dans des assiettes, répartir les pavés de truite. Accompagnés hier d’un riz aux poivrons et de haricots verts.




La France et l’Espagne à la veille d’une météo très défavorable

« (Bordeaux) « Une situation très défavorable » : en France comme en Espagne, les pompiers se préparent lundi à une nouvelle journée de combat contre les gigantesques incendies qui ravagent la région bordelaise et la périphérie ouest de Madrid, à la veille d’un nouvel épisode météo de fortes chaleurs risquant de nourrir les brasiers.


« Ces incendies ont déjà forcé plus de 325 000 personnes à fuir, notamment près de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, où les flammes sont à 15 km de l’agglomération, mais aussi dans plusieurs régions espagnoles.


« Les pourtours du très touristique bassin d’Arcachon ont notamment fait face à un redoutable « pyrocumulonimbus » appelé « orage de feu », explique à l’AFP le lieutenant-colonel Éric Brocardi.


« Face à ce phénomène, comme à l’ampleur des flammes, les pompiers jouent en défense, selon l’image de ce porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers : « c’est une stratégie de guerre, on n’arrête pas de se faire bombarder et il faut mettre tout le monde à l’abri ».


« Aider ceux qu’on peut aider »

« Les températures élevées annoncées pourraient « aggraver le phénomène », redoute la préfète (représentant de l’État) de la Gironde (sud-ouest de la France) Sophie Brocas. Météo-France prévoit une probable vague de chaleur sur le sud-ouest à partir de mardi avec des températures maximales pouvant atteindre 40 °C et des vents un peu moins forts, mais plus secs.


« Quelque « 115 000 hectares ont été parcourus » à ce stade par des incendies depuis le début de l’année en France, « bien plus que ce qu’on a pu connaître par le passé », a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur une chaîne publique française, évoquant « 30 à 40 feux combattus simultanément » au quotidien.


« Il a répété que sur le front des incendies en Gironde, dans les Landes (sud-ouest) et le Var (sud-est) notamment, la situation restait « très défavorable ».


« Le brasier géant a englouti 240 habitations, et quelque 220 000 personnes ont été évacuées depuis mercredi.


« De nombreux bénévoles assistent ces réfugiés du feu, comme Yannick Poulet. « Il faut aider tous ceux qu’on peut aider pour sauver les habitants, sauver nos bois, nos villages et nos villes. C’est une petite aide dans cet océan de besoins », décrit ce fonctionnaire territorial de 59 ans.


« Des dizaines, sans doute des centaines de personnes se sont manifestées pour être volontaires », salue Cyril Charpentier Réglat, élu de la ville de Lacanau. « Même la dame, là-bas, vous la voyez, elle a perdu sa maison au Porge et elle est venue prêter main forte ».  


« Sur cette côte atlantique française, dans le département de la Gironde, les flammes ont parcouru à ce jour 42 000 hectares (quatre fois la superficie de Paris), « soit 10 000 de plus qu’hier », selon la préfète Brocas.


« Elles sont désormais « à 15 kilomètres » de la métropole bordelaise (850 000 habitants), mais une évacuation de la ville n’est « pas à l’ordre du jour », a réaffirmé son maire Thomas Cazenave.


« Une fumée orangée obscurcit le ciel de Bordeaux et l’odeur de brûlé atteint les rues.


« Impossible opérationnel »

« Au Porge, entre la station balnéaire chic du Cap Ferret et Bordeaux, les images aériennes de l’AFP témoignent de la violence du feu : des rangées de maisons ravagées, des voitures carbonisées et des bâtiments entièrement détruits.


« Non loin, le tissu d’industries de défense et de sites scientifiques autour de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, avec poudrerie, usine de missiles et centres de recherches, est désormais sous haute surveillance, exposé à l’incendie massif.


« Cette région réputée dans le monde entier pour son vignoble est aussi celle de France qui compte le plus de campings, 45 établissements ont été évacués, représentant environ 40 000 campeurs.


« L’incendie perturbe également fortement les transports, une autoroute est fermée sur 60 kilomètres et le trafic ferroviaire interrompu.


« Dans le département voisin des Landes, où le feu est « mieux contenu mais pas fixé », il y a déjà eu 30 000 évacuations.


« Les pompiers approchent d’un « impossible opérationnel », explique le lieutenant-colonel Éric Brocardi.  


« Les forêts s’enflamment d’autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, phénomène accentué par les canicules exceptionnelles qui ont traversé le continent en juin et en juillet et fait évaporer davantage d’eau.


« Pacte national » espagnol

« De terribles incendies font également rage en Espagne, où le premier ministre, Pedro Sanchez s’attend à des « heures difficiles ». Il se rendra lundi dans la zone sinistrée de Castellón, près de Valence.


« Il a aussi renouvelé son appel à un « pacte » national contre les effets du changement climatique.


« Mais Juan Manuel Moreno, 71 ans, originaire du village d’Aldea del Fresno, dans la région de Madrid, montre à l’AFP des photos sur son téléphone des inondations qui ont submergé sa cour en 2023 et de la tempête Filomena qui a recouvert sa maison de neige en 2021.


« Aujourd’hui, à l’autre extrémité du spectre des catastrophes naturelles, les incendies de forêt l’ont obligé à évacuer son village et à se réfugier dans un gymnase de la ville voisine de Villamanta.


« Nous accumulons ici une quantité de problèmes. Mais ces choses peuvent être évitées, estime-t-il. La plus grande partie de l’Espagne est boisée, qu’on ne me dise pas qu’elle est propice aux incendies : c’est parce que rien n’est nettoyé. »


« Si l’incendie d’Avila près de Madrid est le plus grand de l’histoire récente du pays (25 000 ha ravagés, 60 000 personnes évacuées), le feu a fait une première victime samedi près de Valence dans l’est de l’Espagne, dans un autre incendie.


« Là-bas, à La Vall d’Uixó, où des hélicoptères équipés de seaux suspendus arrosent les flammes, « nous nous sommes fait une belle peur », raconte Azucena Paguada, l’une des personnes évacuées.


« On a dû quitter Villavieja en toute hâte […], la Guardia Civil est venue chez nous et nous a fait sortir en nous disant qu’on était en danger ». « Ça a été une terrible frayeur », confie cette rescapée.


« Se reposant dans le gymnase de Villamanta, Margarita, 70 ans, montre les taches sur son T-shirt, qu’elle porte depuis quatre jours. « Nous sommes partis avec les seuls vêtements que nous avions sur le dos. Nous pensions retourner chez nous le lendemain », explique sa fille Helena, 45 ans.


« Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne étaient à leur chevet dimanche, comme les autres évacués d’Aldea del Fresno. « La reine est venue nous dire bonjour, et je portais ce truc sale… », soupire Margarita. »


Articile intitulé

Plus de 325 000 personnes évacuées en France et en Espagne

Agence France-Presse à Madrid

La Presse

le 26 juillet 2026

26 juillet 2026

Gâteau renversé aux pêches et au chocolat


Un gâteau que j’ai préparé avec des pêches décongelées, les fraîches n’étaient pas encore mûres. Nous avons dégusté ce gâteau avec plaisir, servi froid par temps chaud, c'est du bonheur à chaque bouchée !

Ingrédients pour six 

2 tasses de pêches, en tranches (moi, décongelées 1 h)

2 c. à soupe de cassonade 

3/4 tasse de farine tout usage non blanchie

1/4 tasse d’amandes moulues (ou tout usage non blanchie)  

1 c. à thé  de levure chimique (poudre à pâte)

1/4 c. à thé de bicarbonate de soude

3 c. à soupe de cacao non sucré

1/4 c. à thé de sel

2 oeufs 

1/3 tasse de sucre 

1/4 tasse d’huile de pépins de raisin ou d’une autre huile végétale au goût neutre

1/4 tasse de yogourt nature 

1/3 tasse de pépites de chocolat noir mi-sucrés 



 La cuisson se fait dans un four à 350 °F (180 °C) sur la grille du centre et dure environ 40 minutes. 


1. Beurrer un moule à gâteau, moi une assiette à tarte profonde. Y déposer les plus belles tranches de pêche, couper les autres en dés, elles seront plus tard intégrées à la pâte. 


2.  Dans un bol moyen, réunir la farine, les amandes moulues, la levure, le bicarbonate, le sel et le cacao. Bien mélanger au fouet et garder en attente.


3. Dans un bol plus grand, fouetter les oeufs avec le sucre. Ajouter l’huile, puis incorporer les ingrédients secs en alternant avec le yogourt. Incorporer les dés de pêche et les pépites de chocolat. 


4. Verser cette pâte dans le moule préparé sur les fruits et enfourner.


5. Cuire entre 35 et 40 minutes (moi 40) ou jusqu’à ce qu’un cure-dents inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir 30 minutes avant de démouler. 


6. Poser ensuite une assiette à l’envers sur le moule, puis retourner celui-ci avec l'assiette. Au bout de quelques secondes, le gâteau se placera sur l’assiette. 


Astuce

Mieux vaut réfrigérer ce gâteau avant de le servir si vous désirez faire de belles pointes.






 


Extrait d’un beau texte sur le bonheur d’aimer un livre


« […] Je crois qu’il n’y a rien de plus beau qu’aimer un livre. Avoir un coup de foudre littéraire, c’est exactement comme avoir le soleil dans les yeux. On ne comprend pas trop pourquoi on est ébloui, mais on le sent immédiatement : quelque chose nous atteint avant même qu’on ait le temps de le nommer. Ce genre d’amour ne demande pas de tout comprendre. Il y a souvent des bouts qui restent flous, des phrases qu’on ne saisit pas complètement, mais qui nous touchent quand même. On sent que ça nous parle, sans trop savoir pourquoi. Comme si le livre mettait des mots sur quelque chose qu’on avait déjà en nous. Et après, ça reste. Ça change un peu notre façon de voir les choses, sans qu’on s’en rende compte tout de suite. On repense à une image en marchant, à une phrase dans une conversation, à une impression en regardant dehors. Aimer un livre, c’est ça : le laisser nous suivre, tranquillement, même une fois qu’on l’a terminé. Parfois, ça arrive n’importe quand. Dans un autobus, dans une salle d’attente, tard le soir quand on n’a plus d’énergie pour rien. On ouvre un livre sans attente, presque par habitude, et puis une phrase nous arrête. Pas parce qu’elle est compliquée, mais parce qu’elle tombe juste. Elle nous regarde. Elle dit quelque chose qu’on n’avait jamais réussi à dire nous-mêmes. Et tout à coup, lire ne ressemble plus à un effort. Ça devient une rencontre. On se met à chercher ce sentiment-là. Pas de manière consciente, mais on y revient. On tourne les pages avec un peu plus d’attention. On accepte de ne pas tout comprendre, de laisser des zones d’ombre. On comprend que lire, ce n’est pas accumuler des livres terminés, c’est apprendre à rester dans ce qui nous résiste un peu, dans ce qui nous échappe encore. C’est une manière de s’approcher de soi sans passer directement par soi. Avec le temps, on développe une forme de confiance. On sait qu’un livre peut nous attendre. Qu’il existe quelque part, sans qu’on le connaisse encore, et qu’il finira par nous tomber entre les mains au bon moment. Et quand ça arrive, on comprend que ce n’était pas une question d’être un bon lecteur ou non. C’était une question de timing, de disponibilité, de vie. Alors, quand on me demande aujourd’hui : « Lisiez-vous ? », j’ai envie de répondre non. Mais j’ai surtout envie d’ajouter : pas encore. Parce qu’au fond, lire, c’est peut-être simplement ça : apprendre, un jour, à ne plus détourner le regard, même quand on a le soleil dans les yeux. »


Extrait du texte intitulé

Le soleil dans les yeux

Jean-Christophe Réhel

Le Devoir

Le 25 juillet 2026