28 février 2026

Cari de poisson au lait de coco +


Le poisson a subi des hausses de prix tout comme les viandes au cours des derniers mois, alors quand il arrive en promotion, nous en profitons; hier c’était de la morue, merci Super C !Et une manière hyper facile d’apprêter la morue est de la pocher dans une sauce au lait de coco, ce qui la rend délicieuse. Servie hier avec des pâtes que j’avais, des croûtons dorés au beurre et au fromage* en feraient également un plat très gourmand !


Ingrédients pour deux

2 demi-poivron en dés, un jaune + 1 orange

1 petite échalote sèche, hachée finement

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 c. à soupe de farine

1 c. à thé de pâte de cari

1/2 c. à thé de paprika fumé (facultatif)

1 tasse de bouillon de poisson ou de poulet

1/2 tasse de lait de coco

240 g de poisson blanc, hier de la morue, coupées en bouchées

Pâtes cuites au goût, hier des farfalles

Coriandre ou autre herbe fraîche

Sel au goût


1. Dans un poêlon de type wok, attendrir les poivrons et l’échalote dans la matière grasse entre 3 et 5 minutes.


2. Saupoudrer de farine, ajouter la pâte de cari et la paprika, bien remuer  2 ou 3 minutes et mouiller avec le bouillon de poisson. Je me sers de cubes, mais parfois aussi de bouillon de poulet. Porter à ébullition et cuire 3 minutes en continuant de remuer.


3. Verser le lait de coco et poursuivre la cuisson en remuant jusqu’à homogénéité. Quand la sauce est bien chaude et bouillonne, lui ajouter les bouchées de poisson assaisonnées de sel et laisser cuire entre 3 et 5 minutes.


4. Ajouter les pâtes et la coriandre, bien réchauffer et servir. 


*Si on choisit de remplacer les pâtes par des croûtons dorés au beurre, on les répartit une fois dorés dans des plats allant au four où on a mis un peu de sauce au poisson, un peu moins de liquide qu'avec les pâtes. On ajoute ensuite du fromage et on place les ramequins sur la grille du centre d’un four préchauffé à gril (broil) durant 3 minutes en surveillant jusqu’à ce que le fromage soit doré.




Des populations d’oiseaux en déclin en Amérique du Nord

 


(Washington) Une nouvelle étude révèle que le nombre d’oiseaux qui traversent le ciel nord-américain a diminué de plusieurs milliards par rapport à il y a quelques décennies et que leur population diminue de plus en plus rapidement, principalement en raison de la combinaison de l’agriculture intensive et du réchauffement climatique. 


« Près de la moitié des 261 espèces étudiées ont subi des pertes suffisamment importantes pour être statistiquement significatives, et plus de la moitié de celles dont la population est en déclin voient leurs pertes s’accélérer depuis 1987, selon la revue Science publiée jeudi. 


« Cette étude est la première à examiner non seulement la population totale d’oiseaux, mais aussi les tendances de leur déclin, les zones où leur population diminue le plus et les causes de ce déclin. 


« Non seulement nous perdons des oiseaux, mais nous les perdons de plus en plus rapidement d’année en année, a prévenu Marta Jarzyna, co-auteure de l’étude et écologiste à l’université d’État de l’Ohio. À l’exception des oiseaux forestiers, presque tous les groupes sont en déclin. Nous devons donc nous poser la question suivante : comment protéger ces groupes d’oiseaux ? » 


« La seule consolation est que les oiseaux dont le nombre diminue le plus rapidement sont des espèces telles que l’étourneau sansonnet, le corbeau américain, le quiscale bronzé et le moineau domestique, dont les populations sont suffisamment importantes pour qu’elles ne soient pas encore menacées d’extinction, a souligné l’auteur principal de l’étude, François Leroy, également écologiste à l’université d’État de l’Ohio.  


« Le fait est que l’extinction des espèces commence par un déclin de leur abondance », a déclaré M. Leroy, ajoutant que « ce déclin donne en quelque sorte un aperçu de ce à quoi il pourrait conduire en termes d’extinction des espèces ». 


« Kenneth Rosenberg, scientifique spécialisé dans la conservation à l’Université Cornell, qui n’a pas participé à l’étude, a estimé que les espèces dont le déclin est le plus rapide dans la nouvelle étude « sont souvent considérées comme “des nuisibles ou des oiseaux indésirables”, mais si notre environnement ne peut pas soutenir des populations saines de ces espèces extrêmement généralistes et extrêmement adaptables qui tolèrent les humains, alors c’est un indicateur très fort que l’environnement est également toxique pour les humains et toutes les autres formes de vie ».  


« Une étude réalisée en 2019 par M. Rosenberg a révélé que l’Amérique du Nord comptait 3 milliards d’oiseaux de moins qu’en 1970, mais elle ne s’est pas penchée sur l’évolution du taux de perte ni sur ses causes. 


« Selon la nouvelle étude, les régions où la perte d’oiseaux s’est accélérée le plus sont le centre du littoral atlantique, le Midwest et la Californie. Et la géographie s’est avérée importante lorsque M. Leroy et Mme Jarzyna ont cherché les raisons pour lesquelles tant d’espèces d’oiseaux diminuent de plus en plus rapidement. 


« En ce qui concerne le déclin des populations – et non l’accélération –, les scientifiques ont constaté des pertes plus importantes plus au sud. Après une analyse plus approfondie, ils ont établi un lien statistique entre ces pertes et le réchauffement climatique causé par l’activité humaine. 

[...]


« David Bird, biologiste spécialiste de la faune sauvage à l’Université McGill, qui n’a pas participé à l’étude, a estimé qu’elle était bien menée et que ses conclusions étaient pertinentes. 

« Avec l’augmentation de la population humaine, les pratiques agricoles s’intensifient, de plus en plus d’habitats d’oiseaux sont convertis en terres agricoles, les machines modernes détruisent souvent les nids et les œufs, et les monocultures offrent moins de possibilités aux oiseaux de trouver de la nourriture et des nids, a énuméré M. Bird, rédacteur en chef de Birds of Canada.  


« Cependant, l’impact le plus important de l’intensification agricole est notre guerre contre les insectes. De nombreuses études récentes ont montré que les populations d’insectes dans de nombreux endroits à travers le monde, y compris aux États-Unis, ont chuté de plus de 40 %, a écrit M. Bird dans un courriel. Bon nombre des oiseaux concernés par cette nouvelle étude et dont la population est en déclin dépendent fortement des insectes pour se nourrir. » 


« Cette étude est à la fois « alarmante » et « donne à réfléchir » en raison du nombre considérable de pertes et des tendances à la baisse qui s’accélèrent, a estimé Richard Gregory, le responsable de la surveillance des sciences de la conservation à l’University College London. Il n’a pas participé à cette recherche. 


« Cet article montre que les gens doivent changer leur mode de vie afin de réduire le réchauffement causé par l’homme, l’intensité agricole, la monoculture et l’utilisation généralisée de produits chimiques, a prévenu Andrew Farnsworth, ornithologue à l’Université Cornell, qui n’a pas participé à l’étude. 


« Voici pourquoi cette étude est particulièrement importante : les oiseaux rendent de grands services aux humains, a souligné M. Bird de l’Université McGill, dans un courriel. 


« Ils nous nourrissent, nous habillent, mangent les parasites, pollinisent nos plantes et nos cultures, et nous avertissent des catastrophes environnementales imminentes. Avec leurs chants, leurs couleurs et leur diversité, les oiseaux enrichissent nos vies… et des études récentes montrent que leur présence immédiate augmente en fait notre bien-être et notre bonheur, et peut même prolonger notre vie ! Pour moi, un monde sans oiseaux est tout simplement inconcevable. » 


Article intitulé

Il y a de moins en moins d’oiseaux dans le ciel de l’Amérique du Nord

Seth Borenstein

Associated Press

La Presse

le 27 février 2026

27 février 2026

Aiglefin au pesto en croûte de noix +


Nous aimons beaucoup ce genre de plat vite prêt, c’est notre fish and chips polyvalent par excellence: on peut varier les enrobages presque à l’infini sans trop d’efforts et d’ingrédients. 


Ingrédients pour deux

2 pavés d’aiglefin de 130 g chacun


Enrobage tendre

3 c. à soupe de mayonnaise légère  et un peu plus

1 c. à soupe de pesto au basilic (moi du commerce Irrésistibles)


Enrobage croustillant 

1/3 tasse de chapelure, noix mélangées broyées en laissant des morceaux

1/3 tasse de panko

1 c. à soupe d’huile d’olive


La cuisson se fait dans un four préchauffé à 450 °F (220 °C) et dure entre  6 et 8 minutes.


1. Tapisser une petite plaque à cuisson de papier d’aluminium ou se servir d’un poêlon allant au four légèrement huilé. Déposer les pavés de poisson sur la plaque. Saler légèrement et poivrer au goût.


2. Dans un petit bol, réunir la mayonnaise et le pesto, et bien mélanger.


3. Dans un autre petit bol, mélanger le panko, la chapelure de noix broyées et l’huile d’olive. Éviter de saler si le mélange de noix est déjà salé...


4. Tartiner le poisson de l’enrobage tendre  puis répartir l’enrobage croustillant sur la surface des pavés.


5. Cuire au four sur la grille de centre environ 8 minutes ou jusqu’à ce que le poisson soit cuit et que la chapelure soit légèrement dorée. Terminer la cuisson à gril (broil) au besoin.


6. Servir avec une bonne salade, des frites et une sauce faite avec le reste de l’enrobage tendre au pesto et un peu plus de mayo.




La haine entre à l'école



« On a l’impression de retourner 20 ans en arrière ! » Les témoignages d’enseignants recueillis par le professeur de l’Université du Québec à Montréal Francis Dupuis-Déri sur la monté des discours hostiles aux femmes et aux minorités sexuelles chez les écoles primaire et secondaire glacent le sang. Il s’agit d’une minorité de jeunes, principalement des garçons, mais celle-ci frappe fort : opposition à la diversité de genre et sexuelle, stigmatisation des enseignantes, sexisme ordinaire, attaques contre les célébrations de la diversité et même saluts nazis. Derrière cette montée en force inquiétante, l’ombre d’omnipuissants comme Donald Trum, Elon Musk et Andrew Tate plane, relayée avec force sur les réseaux sociaux.


« M. Dupuis-Déri étudie le masculinisme chez les adultes depuis des années, mais le voici avec cette dernière étude en face des actions et propos concrets de jeunes dont la parole émancipée et violente signe un inquiétant retour en arrière. Cette étude qualitative menée en partenariat avec la Fédération autonome de l’enseignement est faite des témoignages d’une centaine d’enseignants, d’élèves et d’intervenants issus de quelque 200 écoles publiques réparties dans huit régions du Québec. Dupuis-Déri dresse un portrait qui serre la gorge. Quatre-vingt-dix pour cent des participants à l’étude estiment que les manifestations de misogynie, d’homophobie et de transphobie sont plus fréquentes qu’il y a cinq ans à peine. Et, surtout, complètement décomplexées.


« Les exemples recueillis par le chercheur sont affolants. Des garçons refusent de travailler en équipe avec des filles, traitent les enseignantes de « salopes », leur rappelant que leur place est derrière les fourneaux ou qu’elles sont « inefficaces une fois par mois » en raison de leurs menstruations. Des profs racontent que des élèves ont qualifié les féministes de « féminazies » qui « veulent tuer tous les hommes ».


« Ce n’est pas tout. Des dizaines d’écoles ont été le théâtre d’attaques contre les comités de diversité : de jeunes garçons se regroupent à la porte des locaux pour intimider ceux qui veulent y entrer, font du vandalisme. Des drapeaux arc-en-ciel sont arrachés, piétinés ou même brûlés. Lors de journées de la fierté, des jeunes arrivent vêtus de noir, en signe de protestation organisée. Des enseignantes ont même raconté voir de plus en plus de saluts nazis s’immiscer dans la gestuelle des élèves masculins, chez des garçons se revendiquant d’Elon Musk, qui avait posé un geste similaire lors d’un rassemblement trumpiste à Washington en 2025.


« Oui, ce sont les garçons qui sont surtout associés à cette montée de violence insidieuse. On la voit encore davantage chez les joueurs de hockey, dont la culture de vestiaire hypermasculine semble perméable aux discours les plus délétères. L’exemple leur vient de haut, il faut le dire : Donald Trump a raillé de manière sexiste l’équipe de hockey féminin en félicitant le groupe des hockeyeurs américains, victorieux aux Jeux olympiques. Plus que sa mauvaise blague, c’est l’écho du rire gras des membres de l’équipe des hommes qui a choqué, signe de solidarité de ce sexisme éhonté digne d’un autre temps.


« On la voit aussi chez les adeptes d’influenceurs masculinistes, notamment d’Andrew Tate, cet Américain qui se proclame fièrement misogyne et qui a construit un empire numérique sur la défense d’une virilité brutale et dominatrice. Il y a ensuite les sympathisants de Donald Trump et d’un certain populisme et les gamers, dont certains baignent dans des communautés en ligne où le mépris des femmes et la haine des personnes LGBTQ+ circulent abondamment.


« La série télévisée britannique Adolescence a mis en scène avec une puissance rare l’influence empoisonnée des réseaux sociaux, qui banalisent le décadent et l’horrible. Cette série suivait le chemin tortueux d’un adolescent ordinaire contaminé, en quelques mois, par les discours masculinistes qu’il absorbait seul dans sa chambre, à l’insu de ses parents. Le garçon n’était ni un monstre ni un cas isolé. Il était le produit d’un écosystème numérique qui glorifie la domination masculine comme une vérité naturelle, comme un droit.


« Ces garçons ordinaires bâtissant en silence une pensée masculiniste ne sont pas que le produit de séries télévisées, ils sont bel et bien à l’école. Et de la pensée, voilà qu’ils passent maintenant aux paroles et aux gestes. Que faire ? Dénoncer les propos dégradants et y réagir lorsqu’ils surviennent. Favoriser la discussion, montrer des modèles inspirants, être constants et cohérents. Mais le monstre auquel on doit s’attaquer est vigoureux. Le masculinisme en ligne est le fruit d’une industrie. Ses producteurs de contenu sont des professionnels de la manipulation algorithmique. Ils savent exactement comment cibler des garçons adolescents, comment les rendre accros, comment les convaincre que leurs difficultés — scolaires, relationnelles, affectives — sont la faute des femmes, du féminisme, des personnes LGBTQ+.


« Ce que cette étude nous enseigne est important. Certes, il s’agit d’une minorité d’élèves dans nos écoles qui sont absorbés par des idéologies qui les abîment. Mais la majorité silencieuse, tout autour, observe, encaisse les coups, change de parcours pour éviter les oppresseurs, n’ose pas dénoncer par peur de représailles. Le phénomène est suffisamment important pour qu’on s’y attaque urgemment. »


Éditorial intitulé

Le masculinisme entre à l’école

Marie-Andrée Chouinard

Le Devoir

le 26 février 2026

26 février 2026

Cuisses de poulet braisées à l’estragon +


Contrairement à mon habitude de cuire le poulet au four, j’ai cuit les cuisses sur la cuisinière hier et elles ont légèrement collées, ce qui a caramélisé la sauce, le poireau et les cuisses. Ô la délicieuse surprise: le poulet était fondant au bout d’une heure et la sauce aussi, un pur délice, même en ajoutant du bouillon pour le détacher !
 

Ingrédients pour deux avec petit reste

3 cuisses de poulet avec peau

Sel et poivre au goût

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à soupe de  beurre

1 c. à thé d’estragon

1 ou 2 poireaux, émincés finement, moi, 1/3 de sachet

1 c. à soupe de farine

1/2 tasse de vin blanc

1 c. à soupe de moutarde à l’ancienne

1 tasse bouillon de poulet

3 gousses d’ail entières, dans leur enveloppe

Persil pour garnir 


La cuisson se termine dans un four à 350 °F (180 °C) et dure 1 heure mais comme je le mentionne en introduction, on peut le faire sur la cuisinière.


1. Sur une assiette, saler et poivrer les cuisses de poulet et les saupoudrer de paprika.


2. Dans un poêlon, allant au four ou pas, sur feu moyen-élevé, dorer les cuisses de poulet de chaque côté dans 15 ml (1 c. à soupe) l’huile. Parsemer de romarin ciselé. Réserver sur une autre assiette.


3. Dans le poêlon, sur feu moyen, dorer les poireaux dans le beurre, saupoudrer la farine dans le poêlon et poursuivre la cuisson 1 minute en remuant au fouet. Déglacer avec le vin. et laisser bouillonner 1 minute. Ajouter le bouillon, la moutarde et les gousses d’ail en remuant au fouet jusqu’à ce que la sauce soit homogène.

4. Remettre les cuisses de poulet dans le poêlon et porter à ébullition. Couvrir et cuire au four, ou sur la cuisinière 1 heure. À mi-cuisson, ne pas faire comme moi, vérifier s’il reste du bouillon et en ajouter au besoin.


Servi avec du riz et des betteraves rouges, mais le visuel serait meilleur avec des jaunes... !





États-Unis - Une réplique démocrate solide au discours du président


(Washington) La gouverneure Abigail Spanberger, choisie pour donner mardi la réplique au président américain lors de son discours de politique générale, pourrait incarner la stratégie de l’opposition démocrate, qui cherche comment mieux peser face à Donald Trump. 


« À quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, qui pourraient renverser en novembre le rapport de force avec un Donald Trump disposant des pleins pouvoirs depuis son retour à la Maison-Blanche, c’est la nouvelle gouverneure de Virginie, 46 ans et fraîchement élue sur un programme centriste, qui a prononcé la traditionnelle réponse de l’opposition au président lors du « discours sur l’état de l’Union », au Congrès. 


« Dans son discours, le président a fait ce qu’il fait toujours : mentir, chercher des boucs émissaires, détourner l’attention et n’offrir aucune solution concrète aux défis de notre nation », a-t-elle déclaré face caméra.  


« Pourtant, a-t-elle asséné dans une allocution aux airs de discours de campagne, « les Américains méritent des dirigeants qui s’attachent à résoudre les problèmes qui les empêchent de dormir ». 


« Première femme gouverneure de Virginie, plusieurs fois élue au Parlement, ancienne agente de la CIA – la principale agence américaine de renseignement –, cette étoile montante du camp démocrate coche toutes les cases du parti, qui veut miser sur des voix centristes, des personnalités à poigne et prêtes à ferrailler en coulisses comme sur le terrain.  


Élargir la base

« Elle a été élue l’an dernier dans un État de plus de huit millions d’habitants au terme d’une campagne pragmatique, centrée sur le coût de la vie. 


« Sur le terrain, « j’ai entendu partout les mêmes préoccupations pressantes, les coûts trop élevés du logement, des soins, de l’énergie, de la garde des enfants… », a-t-elle insisté mardi, autant de sujets chers à Donald Trump dont elle n’entend pas laisser la primeur au camp républicain. 


« Cela vaut aussi pour les questions de sécurité et même d’immigration, une politique migratoire qu’elle juge « défaillante » et « à résoudre », tout en fustigeant la brutalité de la méthode Trump.  


« Inconnue du grand public il y a encore quelques années, Abigail Spanberger est passée dans les années 2000 par la CIA, pour le compte de laquelle elle a mené plusieurs missions à l’étranger, dont certaines sous couverture. 


« Elle s’est ensuite fait connaître sur la scène nationale en 2018, en remportant une circonscription de Virginie alors détenue par les républicains. Elle y a ensuite été réélue comme députée avant d’accéder au siège de gouverneure. 


« Dans ce nouveau fauteuil, elle a assis sa stature de femme politique capable de toucher des électeurs au-delà de la base démocrate, notamment sur les enjeux économiques et de sécurité nationale. 


« Son choix pourrait aussi refléter l’orientation prise par les démocrates pour leur stratégie à long terme : miser sur une personnalité consensuelle, à la communication maîtrisée, plutôt que sur une opposition frontale et idéologique, représentée pour l’instant par l’icône de la gauche et nouveau maire socialiste de New York, Zohran Mamdani, ou par le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, une des cibles préférées de Donald Trump. »


Article intitulé

La gouverneure de Virginie réplique à Trump

Shahzad ABDUL 

Agence France-Presse

La Presse

le 25 février 2026 

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