17 avril 2026

Pavés de saumon croustillants, version craquante +

Une chouette association que cet enrobage de mayonnaise et de marmelade qui tartine le saumon à laquelle j’ai ajouté hier une chapelure aux noix de Grenoble, une autre suave manière (oui, il y en a beaucoup) de se régaler de notre poisson préféré.


Ingrédients pour deux

1 pavé de saumon coho de 280 g, séparé en deux portions

Sel et poivre au goût


Enrobage tendre

3 c. à soupe comble de mayonnaise légère

3 c. à thé de marmelade d’orange


Chapelure croustillante

1/2 tasse de noix de Grenoble, hachées grossièrement

2 c. à soupe de chapelure panko

1 c. à soupe de levure alimentaire (facultative)

Sel léger, environ 1/4 c. à thé 


1. Allumer le four à 375 °F (190 °C) en mode convection.


2. Dans un petit bol, réunir les ingrédients de l’enrobage tendre.


3. Dans un bol un peu plus grand, réunir les ingrédients de la chapelure croustillante.


4. Sur une assiette allant au four et tapissée de papier parchemin, déposer les deux pavés et les assaisonner de sel et de poivre.


5. Les tartiner ensuite avec un peu de l’enrobage tendre, il va vous en rester pour une petite sauce.


6. À l’aide d’une cuillère, recouvrir les pavés de la chapelure croustillante.


7. Enfourner et cuire une dizaine de minutes. Vérifier la cuisson avec un couteau piqué au centre d’un pavé: le couteau doit s’insérer facilement dans la chair du poisson et demeurer chaud quand on le retire. Au besoin, passer 30 secondes au four micro-ondes.






En Ukraine, «une nouvelle attaque atroce»


(Kyiv) Des frappes russes massives sur l’Ukraine ont fait au moins 19 morts dans la nuit de mercredi à jeudi, notamment à Kyiv et Odessa, ont indiqué jeudi les autorités ukrainiennes, ces attaques étant parmi les plus meurtrières de ces dernières semaines. 


« Honnêtement, c’est horrible. Toute la nuit on nous a bombardés – ils n’ont pas arrêté, même pas une demi-heure », a témoigné auprès de l’AFP Tetiana, une habitante de la ville portuaire d’Odessa (Sud), dont la fenêtre a volé en éclats. 


« Les tirs de missiles et de drones ont également fait au moins 111 blessés à travers le pays, selon les autorités de plusieurs régions. 


« Le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué que ces frappes visaient des sites militaro-industriels et des infrastructures énergétiques utilisées par l’armée ukrainienne, assurant, comme d’habitude, que toutes les cibles avaient été atteintes.  


« En visite jeudi aux Pays-Bas, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à observer une minute de silence pour les victimes, « de simples personnes, des enfants, des civils tués par la folie russe », a-t-il souligné. 


« Les négociations entre Moscou et Kyiv pour mettre fin au conflit en Ukraine sont au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, qui a détourné l’attention de Washington. 


« Attaque atroce » 

« Depuis le déclenchement en 2022 de son invasion de l’Ukraine – pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale –, la Russie attaque presque chaque nuit le pays voisin à l’aide de missiles et de centaines de drones. Récemment, elle a aussi intensifié les raids aériens diurnes. 


« En 24 heures, l’armée russe a lancé 659 nouveaux drones et 44 missiles contre l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui dit avoir intercepté 636 des premiers et 31 des seconds.  


« Le président du Conseil de l’Union européenne, Antonio Costa, a dénoncé « une nouvelle attaque atroce ». « La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a échoué, et c’est pourquoi elle choisit de terroriser délibérément les civils », a-t-il estimé sur X.  


« La Russie mise sur la guerre » et ne mérite « aucune levée de sanctions », a déclaré Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.  


« Le secrétaire américain aux Finances, Scott Bessent, a annoncé mercredi que les États-Unis ne prolongeraient pas la suspension des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer, qui avait été décidée pour atténuer l’impact de l’envolée du cours du baril provoquée par la guerre au Moyen-Orient.  


« La Russie a relativisé la portée de cette annonce qu’elle a qualifiée de « prévisible ». « Depuis des années, nous vivons sous le poids des sanctions. […] Nous avons déjà appris à en minimiser l’impact », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 


« Ensevelis » 

« Des dizaines de milliers de civils ont été tués en Ukraine depuis l’invasion russe de février 2022.  


« La dernière attaque nocturne a fait au moins neuf morts et 23 blessés à Odessa.  


« On s’est réveillés à cause d’une frappe et on a été tout à coup ensevelis sous les meubles. Les plafonds se sont effondrés », a témoigné auprès de l’AFP Roman, un habitant.  


« Ma femme et moi avons essayé de sortir. Elle s’est précipitée vers notre fils et a crié “Il lui manque la moitié de la tête !” », a-t-il dit. 


« À Kyiv, quatre personnes ont été tuées, dont un garçon de 12 ans, et 48 autres blessées. 


« Ma mère et mon petit frère de deux ans […] ont survécu grâce à un miracle parce que le toit s’est effondré sur eux », a confié Ieva, 19 ans, dont la maison a été entièrement détruite. 


« Des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes détonations pendant la nuit dans la capitale et vu d’importants panaches de fumée noire s’élever au-dessus du centre-ville à l’aube. 


« Cinq personnes ont également été tuées dans la région de Dnipropetrovsk (Centre), et une autre à Merefa, dans la région de Kharkiv (Est), selon les autorités ukrainiennes. 


« Jeudi dans la journée, une autre personne a perdu la vie dans une attaque russe contre une station-service près de Soumy (Nord). 


« Côté russe, une adolescente de 14 ans et une jeune femme ont été tuées et cinq autres personnes blessées dans une attaque nocturne de drones ukrainiens contre la ville portuaire de Touapsé, sur les rives de la mer Noire, a annoncé le gouverneur régional Veniamin Kondratiev. 


« La ville abrite une raffinerie de pétrole et a été visée par des frappes ukrainiennes à plusieurs reprises dans le passé.  


« Le ministère russe de la Défense a indiqué que les systèmes de défense antiaérienne avaient intercepté et détruit 207 drones ukrainiens dans la nuit. 


Article intitulé
Au moins 19 morts dans des frappes russes en Ukraine
Genya SAVILOV et Serhii OKUNEV
Agence France-Presse
La Presse 

le 16 avril 2026

16 avril 2026

Grands-pères au poulet cuit +


Je cuisine presque chaque semaine un poulet en morceaux, nous aimons le poulet à toutes les sauces et j’ai toujours de bons restes à cuisiner. Mais quand je n’ai pas beaucoup de temps, c’est ce que je préfère préparer, des boulettes de pâtes cuites dans la sauce dans laquelle a cuit le poulet. J’ajoute toujours des herbes et des épices différentes qui donnent d’autres saveurs à ces restes délicieux, ceux que j’ai recyclés hier provenaient de cuisses au romarin et au vin blanc (voir le lien ci-dessous,) la sauce était abondante, je n’ai fait qu’ajouter des carottes nantaises cuites, un repas très savoureux. 

Ingrédients pour deux

2 c. à soupe de margarine non hydrogénée

1 petit oignon rouge, en lamelles

6 carottes cuites, en rondelles (ou autres légumes cuits au goût)

1 1/2 tasse de sauce du poulet

1 c. à soupe de fécule de maïs délayée dans un peu d’eau, au besoin

Herbes et épices au goût (facultatif, pour ma part, la sauce était bien goûteuse)

1 1/2 tasse environ de poulet cuit, défait en morceaux

Sel au goût


Pâte à grands-pères

1/2 tasse de farine non blanchie

1/4 c. à thé de sel

1 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte)

1/2 c. à thé d’estragon séché + 1/2 c.  à thé de cari en poudre

1 c. à soupe bombée de margarine non hydrogénée

1/4 tasse de lait de soja sans sucre, ou de lait


La cuisson se termine dans un four à 400 °F (200 °C) et dure une vingtaine de minutes.


1. Dans un poêlon haut, faire fondre la moitié de la margarine et y attendrir les lamelles d’oignon durant 3 et 5 minutes. Ajouter les carottes cuites, la sauce du poulet, les herbes et épices au goût, puis les morceaux de poulet. Mouiller avec la sauce, si elle est trop liquide, l’épaissir avec la fécule de maïs. Goûter et assaisonner. Verser dans un plat allant au four.


2. Pour la pâte des grands-pères, dans un bol moyen, réunir la farine, le sel et la poudre à pâte, l'estragon et le cari. Ajouter la margarine et bien méanger au fouet avant de couper avec un coupe-pâte, puis mouiller avec le lait et bien mélanger à la cuillère. Ajouter un peu de farine si la pâte est trop collante, mais elle doit rester humide.


3. Déposer cette pâte épaisse par cuillerées sur la sauce ou former 4 petites boulettes avec les doigts à disposer dans la sauce en les enfonçant légèrement.


4. Enfourner et cuire une vingtaine de minutes et servir bien chaud.


La recette originale est d’Isabelle et Ricardo, je l’ai refaite avant hier, mais l’avais déjà consignée en janvier,

https://lescarnetsdemessidor2.blogspot.com/2026/01/poulet-au-romarin-et-au-vin-blanc.html








Guerre en Iran - La stratégie chinoise



À première vue, la séquence actuelle autour de l’Iran se joue sur des bases familières.


« Menaces américaines, démonstrations de force, tensions dans le détroit d’Ormuz, diplomatie de crise. Un scénario presque classique, où Washington frappe, Téhéran résiste, et la communauté internationale retient son souffle.


« Mais cette lecture est parcellaire, et donc trompeuse.


« Car pendant que l’attention se fixe sur l’affrontement visible entre les États-Unis et la« République islamique, un autre acteur agit – en retrait, sans éclat, mais avec une constance stratégique redoutable : la Chine.


« Depuis les premières frappes américaines de la fin de février, un schéma se dessine : à chaque montée des tensions répond, en arrière-plan, un mouvement discret de stabilisation. Comme si, derrière chaque poussée d’escalade, une main invisible s’employait à rétablir un fragile équilibre. Ce mécanisme n’a rien de spontané – ni de neutre.


« Pékin n’a aucun intérêt à une guerre ouverte. Non par pacifisme, mais par calcul : une conflagration régionale menacerait deux piliers de sa puissance – ses approvisionnements énergétiques et ses corridors commerciaux. Le détroit d’Ormuz en est une artère vitale.


« Et pour cause : près de 85 à 90 % des exportations pétrolières iraniennes sont aujourd’hui absorbées, directement ou indirectement, par la Chine, souvent via des circuits contournant les sanctions. L’asymétrie est claire : Téhéran dépend de Pékin bien plus que l’inverse.


« Dès lors, la logique chinoise devient lisible : contenir sans s’exposer, stabiliser sans s’engager, peser sans apparaître.


L’Iran affaibli, mais stratégique

« Cette logique s’est accélérée depuis la séquence militaire de juin 2025. Loin de s’éloigner d’un partenaire fragilisé, Pékin a renforcé ses positions : flux énergétiques accrus, coopérations technologiques approfondies, investissements consolidés. L’Iran, affaibli, mais stratégique, a été plus étroitement arrimé à l’architecture eurasiatique chinoise.


« C’est dans ce cadre qu’il faut relire les tentatives de négociations à Islamabad. Présentées comme une initiative régionale, elles s’inscrivent en réalité dans un espace d’influence structuré par la Chine.


« Plusieurs signaux indiquent que Pékin a exercé des pressions directes sur le premier ministre pakistanais afin de faciliter l’ouverture de ces discussions. L’objectif n’était pas tant de produire un accord durable que d’imposer une pause stratégique compatible avec ses intérêts. Que ces discussions aient échoué importe moins que ce qu’elles révèlent : la capacité de la Chine à façonner les conditions mêmes de la diplomatie. Ce glissement est stratégique.


« Pékin ne cherche pas seulement à éviter l’escalade : il redéfinit les règles du jeu. Là où les États-Unis privilégient la pression directe – sanctions, frappes, menaces –, la Chine avance autrement. Elle structure des dépendances, tisse des réseaux, consolide des partenaires affaiblis.


« L’Iran, à cet égard, est une pièce maîtresse.


« Touché militairement, isolé diplomatiquement, sous pression économique, le régime iranien pourrait apparaître comme un allié encombrant. Il est devenu, pour Pékin, un levier stratégique. Plus Téhéran est fragilisé, plus il est dépendant – et donc intégrable dans une architecture d’influence qui dépasse largement le cadre régional.


« C’est là le paradoxe : la crise iranienne renforce, à bas bruit, la position du géant asiatique.


« Washington, lui, semble osciller. Les menaces récentes de Donald Trump d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 50 % sur les produits chinois en cas de soutien militaire à l’Iran traduisent une irritation certaine. Mais elles visent à affaiblir un soutien direct, là où l’influence réelle de Pékin s’exerce déjà ailleurs : dans l’économie, la diplomatie, les infrastructures. Autrement dit, là où elle est la plus difficile à contrer.


« La Chine ne joue pas la crise du jour. Elle joue l’ordre de demain.


« Dans cette perspective, le détroit d’Ormuz change de nature. Il n’est plus seulement un point de friction entre Washington et Téhéran ; il devient un nœud critique dans une rivalité globale. Stabiliser cet espace, c’est peser sur l’équilibre énergétique mondial – et donc sur les rapports de force. Pékin l’a parfaitement compris.


« Son action reste indirecte, patiente, presque invisible : pressions diplomatiques, soutien économique calibré, intégration progressive de l’Iran dans ses réseaux. Pris isolément, ces leviers semblent limités. Ensemble, ils dessinent une stratégie cohérente et ambitieuse de long terme.


« Le risque, pour les observateurs occidentaux, est de continuer à lire cette crise comme un face-à-face conjoncturel entre Trump et les mollahs. Une confrontation bilatérale, certes explosive, mais relativement localisée.


« Cette myopie serait une erreur d’analyse – et, à terme, une erreur stratégique.


« Ce qui se joue dépasse le Moyen-Orient. Il s’agit d’un moment révélateur d’une recomposition plus profonde : celle d’un ordre international où la puissance se mesure moins à la capacité de frapper qu’à celle de structurer les dépendances et d’organiser les flux.


« Dans ce monde-là, la Chine ne cherche pas à gagner la guerre. Elle s’assure de rendre les autres dépendants de la paix qu’elle définit. Et pendant que Washington regarde encore Téhéran comme une cible, Pékin traite déjà l’Iran comme un système à intégrer. C’est peut-être là, et nulle part ailleurs, que se joue l’issue réelle de cette crise. »


Article intitulé

La Chine, l’ombre portée de la crise iranienne

Pierre Pahlavi Professeur au Collège d’état-major des Forces canadiennes de Toronto et membre de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand.

La Presse

publié le 15 avril 2026 à 23 h  30 

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15 avril 2026

Salade de pâtes au thon à la provençale +

Cette improvisation contient des ingrédients que l’on a presque toujours dans nos armoires ou au frigo, une petite boîte de thon de préférence dans l’huile, un reste de pesto au basilic ou du commerce, des pâtes cuites l’avant-veille et des olives noires, c’est presque tout, une herbe fraîche que l’on ajoute à la fin et on obtient un plat substantiel et savoureux que l’on déguste à midi.

Ingrédients pour deux

3 c. à soupe d’huile d’olive

3 c. à soupe de pesto 

3 c. à soupe d’eau et un peu plus pour détendre le pesto

1 petite conserve de thon de 80 g dans l’huile, égouttée et défaite

8 olives de Kalamata, dénoyautées et hachées au couteau

Quelques gouttes de sauce au piment

2 tasses de pâtes courtes, cuites

1 bouquet de coriandre, émincé avec les tiges


1. Dans un grand saladier, on fouette l’huile avec le pesto et l’eau, on ajoute la boîte de thon bien égouttée et défaite à la  fourchette, on mélange bien, on incorpore les olives noires puis les pâtes.


2. On mélange le tout et on sert avec une salade verte.