12 septembre 2026

Changements climatiques: un rapport accablant

« Les effets du changement climatique au Canada sont désormais en grande partie irréversibles et les températures moyennes devraient augmenter d’au moins 3,5 °C d’ici la fin du siècle, met en garde un nouveau rapport gouvernemental.


Publié jeudi, ce rapport est le deuxième diffusé par Environnement et Changement climatique Canada à examiner les changements climatiques au pays. Il a été rédigé par près d’une vingtaine d’experts gouvernementaux et de climatologues.


Il indique que, même si le monde atteignait la carboneutralité d’ici 2075 — ce qui signifie que tous les gaz à effet de serre encore émis sont capturés par la nature ou par la technologie —, les effets au Canada seront dramatiques.


Parmi ceux-ci, on note une augmentation de près de 50 % de la superficie brûlée par les feux de forêt ainsi que l’estimation d’une perte de plus de 75 % de la massee des glaciers de l’Ouest canadien.


« Le plus surprenant, c’est le contraste entre ce que le rapport annonce concernant notre climat futur et le niveau d’action mis en œuvre par le gouvernement fédéral et les autres gouvernements du Canada », s’est désolé Ryan Ness, directeur de la recherche sur l’adaptation au sein de l’Institut climatique du Canada.


En vertu des politiques en vigueur dans le monde, les températures moyennes au Canada devraient augmenter de 5 °C d’ici 2100, avec une probabilité de 50 % que les températures hivernales augmentent de plus de 10 °C dans une grande partie du Nunavut.


Adaptation insuffisante

« C’est un changement climatique considérable auquel nous devons nous adapter, et nous n’y sommes pas préparés », prévient M. Ness, ajoutant que le Canada est à la traîne en matière d’adaptation au changement climatique.


« Nous constatons déjà à quel point nous sommes vulnérables face aux catastrophes d’origine climatique que nous avons connues ces dernières années. La situation ne fera qu’empirer, et pourtant, le rythme des mesures d’adaptation n’est pas suffisant. »


D’après Ryan Ness, l’adaptation devrait notamment passer par la rénovation des logements avec des matériaux plus résistants au feu, ainsi que par la construction de pare-feux et de digues anti-inondations autour des municipalités.


L’an dernier, dans un rapport sur la stratégie nationale d’adaptation au changement climatique du Canada, le commissaire à l’environnement et au développement durable, Jerry DeMarco, déclarait que les efforts d’Ottawa pour préparer le pays aux effets du changement climatique ont connu des ratés dès le départ.


Le rapport de M. DeMarco concluait que la stratégie n’était pas conçue de manière efficace, qu’elle ne hiérarchisait pas les risques liés au changement climatique au Canada et que les ministères s’appuyaient plutôt sur des priorités et des consultations existantes.


Le commissaire DeMarco a cité les effets à court terme de la fumée des feux de forêt sur la santé, dont le coût est estimé entre 410 millions $ et 1,8 milliard $ par an entre 2013 et 2018. Il a également souligné la forte hausse du nombre de cas de maladie de Lyme, passé de 144 en 2009 à 2525 en 2022, soit une augmentation de plus de 1500 %.


Le mois dernier, un rapport d’étape sur la stratégie d’adaptation au changement climatique publié par Ottawa indiquait que des centaines de nouveaux projets de cartographie des risques d’inondation sont en cours afin de mieux identifier les zones inondables. Il reconnaissait également que 94 % des personnes vivant dans des zones à haut risque ignorent encore que leur logement est exposé aux inondations.


Le document publié jeudi indique également que les sécheresses et les crues soudaines deviendront plus fréquentes et plus violentes à mesure que les températures augmenteront.


L’urgence « que la crise climatique requiert »

« Le dernier rapport sur l’état du climat au Canada est un avertissement sans équivoque de ce à quoi les Canadiens devront faire face si les gouvernements ne s’attaquent pas à la crise climatique avec l’urgence qu’elle requiert », a clamé Julia Levin, responsable des questions climatiques nationales chez Environmental Defence.


« Ce rapport devrait être un appel à l’action. L’avenir de nos enfants dépend des choix politiques qui sont faits aujourd’hui. Les pires conséquences du changement climatique sont loin d’être inévitables. »


En réponse à ce rapport, le cabinet de la ministre de l’Environnement, Julie Dabrusin, a déclaré que le gouvernement restait déterminé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.


« Pour protéger la population canadienne des impacts des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes, le gouvernement fédéral a engagé plus de 2,1 milliards de dollars pour mettre en œuvre la Stratégie nationale d’adaptation et appuyer une grande variété de mesures d’adaptation », a soutenu Chris Zhou, directeur des communications de Mme Dabrusin, dans un communiqué.


« Le gouvernement du Canada agit avec urgence pour lutter contre les changements climatiques, tout en travaillant en collaboration en vue d’accroître la sécurité énergétique, la capacité industrielle et l’autonomie stratégique qui définiront le présent siècle au Canada. »

 

Article intitulé

Les changements climatiques sont grandement irréversibles au Canada, 

montre un rapport fédéral.

Nick Murray

La Presse canadienne

Le Devoir

Le 4 septembre 2026

11 septembre 2026

Galettes d’agneau aux herbes +

Faites avec de l’agneau haché maigre, un petit peu plus cher que la viande hachée de porc, mais néanmoins délectables et avec un goût unique, ces petites galettes cuites dans un poêlon à rainures sont presque aussi délicieuses qu’au barbecue. Et le poêlon, tellement moins long à récurer que des grilles. 


Ingrédients pour deux (2 galettes ch.)

1 petit oignon blanc, haché finement
1 gousse d'ail, hachée finement
1 c. à soupe d'huile d’olive
375 g d'agneau haché maigre
1 c. à thé de cumin moulu
1 /2 c. à thé d'origan séché
1 c. à soupe  de feuilles de menthe, ciselées

1 c. à soupe de ciboulette fraîche, ciselée
Le zeste de 1/2 demi-citron
Sel et poivre au goût
Huile d'olive, pour badigeonner


1. Dans un poêlon, attendrir l'oignon et l'ail dans l’huile 2 ou 3 minutes sur feu doux. Réserver dans un grand bol. 


2. Ajouter la viande, les épices, les herbes et le zeste de citron. Saler et poivrer. Couvrir et réfrigérer environ 2 heures.

3. Façonner 4 galettes et les huiler avec un pinceau..… Griller les demi-citrons et les galettes jusqu'à ce que la viande soit bien cuite au centre, soit environ 4 minutes de chaque côté. Badigeonner d'huile pendant la cuisson.


4. Chauffer un poêlon à rainures, et y cuire les galettes d’agneau 4 ou 5 minutes de chaque côté.

Servies hier avec des petites pommes de terre La Gabrielle rôties dans le gras de canard et des demi-rondelle de courgette poêlées.





Le 11 septembre 2001 - Le jour où l’impensable est arrivé

« Le ciel était fermé, mais pas la frontière. Le photographe Pierre McCann et moi sommes passés par une petite douane, en ce 11 septembre 2001. Nous n’allions pas à New York, mais à Shanksville, en Pennsylvanie.

On a beau couvrir un « évènement international », celui-là n’était pas vraiment extérieur. Le sentiment confus qu’un monde venait de prendre fin nous habitait. Notre monde. Celui de la sécurité américaine. La Terre entière avait beau trembler sans cesse, la forteresse américaine était imprenable. Il y avait eu Pearl Harbor, mais c’était si loin dans le temps et l’espace…


C’est ce temps de l’année où l’on est surpris de voir la nuit arriver si vite. On ne veut pas y croire.


Sur cette route rurale de Pennsylvanie, une calèche amish est passée en sens inverse sur l’accotement. Je repense souvent à cette scène. Cet homme en vêtements de coton rude, hors des temps électriques et électroniques, tiré par un cheval comme au XVIIe siècle, en marge de la route comme de ce monde en convulsion vers lequel nous roulions.


Il y avait des réservistes au restaurant du village. Des gars de 20 ans qui sont sûrement allés en Afghanistan ou en Irak. Ou les deux. Ils n’attendaient que le signal.


C’est à Shanksville, une bourgade de 230 habitants, que le Boeing 757 de la United s’était écrasé dans un champ. Ce quatrième avion détourné par les terroristes kamikazes d’Al-Qaïda devait s’écraser sur le Capitole. Des hommes à bord, qui avaient pu parler au FBI, avaient compris ce qui se passait et avaient foncé dans la cabine de pilotage. Ils savaient qu’ils mourraient, mais au moins, ils éviteraient un plus grand désastre.


Une femme de Shanksville regardait les tours jumelles s’effondrer à la télé en se disant qu’au moins, au village, ces choses-là n’arriveraient pas… Et c’est là qu’un énorme boum a retenti. L’avion s’était écrasé dans le champ tout près.


« C’est la chose qui ne pouvait pas arriver, et elle est arrivée ici, en plein small town America », m’avait-elle dit. « Dieu a été bon, [l’avion] aurait pu tomber sur l’école… »


Cette chose « qui ne pouvait pas arriver » a changé radicalement la trajectoire de la politique américaine. De la guerre au terrorisme à celle d’Irak et même à celle d’Iran.


Plus profondément, cet évènement « impensable » est une meurtrissure qui dure encore. Pour ce pays « le plus puissant du monde », économiquement, militairement, cette spectaculaire vulnérabilité a été autant un deuil qu’une humiliation.


Depuis, même si les autorités prédisaient en 2001 une autre attaque majeure, probable « à 100 % », le terrorisme islamiste n’a pas récidivé à un niveau le moindrement comparable aux États-Unis.


Mais tous ont à l’esprit que l’invincibilité n’existe plus. Le Viêtnam leur avait enseigné que même la plus puissante armée ne peut gagner toutes les guerres. Le 11–Septembre montrait que le territoire des États-Unis n’était pas hors d’atteinte.


Aussi, quand j’entends les cris de ralliement politique « USA ! USA ! USA ! » scandés toujours plus fort, quand j’entends le secrétaire à la Défense se renommer « secrétaire à la Guerre » et commander des tests de testostérone… ce n’est pas l’assurance retrouvée que j’entends. C’est le doute. Un doute qu’on tente d’enterrer sous les hurlements patriotiques.


La violence et la haine du 11–Septembre ont suscité une riposte nécessaire. Elles ont aussi distillé une haine qui infecte encore la politique, et pas seulement aux États-Unis.


À côté de cette haine, il y a eu un incroyable mouvement de solidarité envers les États-Unis, qui s’est manifesté de toutes sortes de manières.


Mais nulle part de manière plus sympathique qu’à Gander, à Terre-Neuve.


Quand tous les vols en Amérique du Nord ont été annulés, des dizaines de vols américains se sont posés en urgence dans cette petite ville qui a longtemps été un lieu de ravitaillement pour les avions transatlantiques, et qui conservait donc de vastes pistes d’atterrissage.


Gander, 10 000 âmes, a accueilli d’un seul coup plus de 7000 passagers américains. Ils ont habité chez les gens, car évidemment, il était impossible de tous les loger à l’hôtel. Ils ont été accueillis comme s’ils étaient de la famille. On leur a organisé des spectacles de musique. On les a nourris. On a fait d’eux des amis.


Cela aurait pu se produire en Finlande ou au Sénégal. Mais il se trouve que ça s’est passé au Canada, et c’est devenu l’expression très concrète de l’amitié entre les peuples.


Cette histoire extraordinaire et infiniment simple est probablement mieux connue aux États-Unis. C’est l’idée que se font du Canada la plupart des Américains. Et comme par hasard, elle est rappelée ces jours-ci dans certains médias, au moment où Donald Trump dénonce la terrible injustice faite aux États-Unis par ce pays profiteur au nord…


C’est une ligne d’attaque qui ne prend pas, qui ne prendra jamais. Et pour beaucoup plus que ces 7000 personnes… »


Chronique intitulée

La haine et l’amitié

Yves Boisvert

La Presse

le 11 septembre 2026

10 septembre 2026

Guerre tarifaire - Le président voisin a-t-il un plan ?



« La scène se passe à la Maison-Blanche, le 1er février 2025. Donald Trump vient de signer trois décrets imposant des droits de douane de 25 % visant le Canada et le Mexique.


La raison ? « La menace extraordinaire posée par les immigrés clandestins et la drogue, notamment le fentanyl mortel », explique le décret.


Le candidat Trump a passé la campagne électorale à parler des « tarifs » (droits de douane), le « plus beau mot de la langue anglaise ». On pouvait donc s’y attendre.


Mais ce premier décret arrive tellement vite, et frappe tellement fort, qu’il prend même ses plus proches conseillers par surprise. Aucun expert n’a véritablement été consulté. Les raisons données par le président n’ont pas de sens : ni les migrants ni la drogue ne passent en grande quantité depuis le Canada.


Quant au Mexique, « il a fait tout ce que vous lui avez demandé », plaide Stephen Miller, un des plus proches et des plus fanatiques conseillers du président. Miller est favorable en principe aux droits de douane, mais encore faut-il les concevoir logiquement selon une stratégie mondiale…


Le président ne veut rien entendre. « Au fait, dit-il soudainement, où en est-on avec la Chine ? Mettez-les à 10 %. »


C’est ainsi que les trois principaux partenaires commerciaux des États-Unis ont été frappés en premier.


On savait depuis le début qu’il y avait beaucoup d’improvisation et d’émotivité dans les actions du 47e président des États-Unis. Mais le récit détaillé des coulisses de ses décisions les plus graves raconté par les journalistes Maggie Haberman et Jonathan Swan dans le best-seller de l’été1 est ahurissant.

1. Regime Change : Inside the Imperial Presidency of Donald Trump, Simon & Schuster


Il faut cesser de tenter de deviner une profonde « stratégie », une théorie économique ou politique derrière les décisions de Donald Trump. Il ne prend l’avis que d’une poignée d’individus autour de lui, et encore : il se fie essentiellement à son instinct.


Il faut avouer que cet instinct l’a servi sur le plan personnel de manière spectaculaire, lui permettant de déjouer tous les pronostics de survie politique depuis 10 ans.


Mais quand vient le temps d’infliger des droits de douane, ce président décide sur un coup de tête, au mépris des données et de toute logique économique.


Ce qui compte, c’est le sentiment de victoire, ou plutôt de triomphe, et la défaite de l’autre.


***


Les péripéties entourant ce qu’il a appelé le « jour de la libération », le 2 avril 2025, touchent au burlesque.


C’est ce jour où le président a sorti son fameux carton détaillant quels seraient les droits de douane pour chaque pays du monde, y compris des îles peuplées uniquement de manchots.


Une semaine plus tôt, relatent Haberman et Swan, Trump réunit son équipe économique pour élaborer sa politique tarifaire. Le président veut avoir les « chiffres » concernant les droits de douane imposés par l’Inde et la Chine aux États-Unis. Howard Lutnick, secrétaire au Commerce, lui fournit les données.


Trump est furieux. Les « tarifs » imposés par ces deux pays sont beaucoup plus bas que ce à quoi il s’attendait.

« Ces chiffres sont de la bullshit ! dit le président, de la fucking bullshit.

— Non, monsieur le président, ce sont les vrais chiffres, ils viennent de l’USTR [Bureau du représentant au Commerce des États-Unis]. »


Lutnick tente d’obtenir le soutien des adultes autour de la table, pour calmer le président. Il s’agit de faits de base. Personne ne l’appuie. Tous se taisent. Ils ont peur de la réaction de Trump. Car ceci est une des caractéristiques majeures de cette présidence « impériale » : personne ne doit agacer le président avec des vérités déplaisantes, personne ne doit le contredire, et tous doivent le défendre furieusement en public.


Les chiffres indiens et chinois, donc, ne font pas l’affaire de Trump. Il a lui-même imaginé un calcul pour fixer les nouveaux droits de douane, et il est contrarié.


Le plan est tellement arbitraire, les chiffres tellement aléatoires, que son cabinet tente de le dissuader. Lutnick ne s’entend pas du tout avec le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sauf sur un truc : il faut arrêter ce projet qui va faire dérailler l’économie mondiale.


L’absence d’exceptions, y compris pour des partenaires comme le Canada et le Mexique, semble particulièrement dangereuse aux yeux de Lutnick. Trump n’en a cure. Pas d’exceptions. « Tu étais un tueur à Wall Street à 35 ans, maintenant tu es une mauviette, Howard ! »


Bessent, lui, croyait que cette histoire de droits de douane était essentiellement une technique de négociation. « L’arme des droits de douane sera toujours chargée, mais rarement utilisée », avait-il déclaré à l’automne 2024.


C’était beaucoup plus que ça. Personne, en fait, n’était capable de dire si le but de ces droits de douane était d’obtenir des revenus pour le Trésor américain, d’éliminer le déficit commercial avec les autres pays, ou de négocier de nouvelles ententes.


On parle pourtant ici de ses deux ministres clés en matière économique, Lutnick et Bessent. Ils étaient incapables de comprendre où s’en allait le président.


Mais bien sûr, en public, à la télé, on les voyait défendre agressivement chaque détail du plan qu’ils méprisaient.


Alors, aujourd’hui, quand ces mêmes individus viennent justifier tout ce que Trump fait et dit au sujet du Canada, il faut retrancher une grande portion purement théâtrale.


Trump, lui, croit vraiment aux droits de douane comme outil de réindustrialisation et de développement économique, peu importe ce que dit la théorie économique. Peu lui importe aussi que la Cour suprême les ait déclarés illégaux ; pour cette nouvelle salve contre le Canada, il ressort une loi des années 1930, jamais utilisée, mais passée à l’histoire comme l’exemple à ne pas suivre en matière de commerce international. Le temps que les juges invalident son action, un autre président aura été élu.


***


Depuis un an et demi, on a vu Trump avancer, reculer, faire un pas de côté, différer, menacer, revenir. Impossible, donc, de savoir vraiment jusqu’où ira sa détermination dans ce conflit commercial avec le Canada, le plus ouvert et le plus acrimonieux qu’on ait vécu.


Mais de l’ouvrage méticuleux de Haberman et Swan, il ressort que ce président est un improvisateur impulsif qui n’a aucun plan à long terme, se fie à son instinct plus qu’à toute opinion bien informée, et s’entoure d’une cour de lèche-bottes.


C’est vrai pour le commerce comme pour la guerre.


Quand il parlait du Groenland, on s’est lancé dans des analyses géopolitiques et géologiques. C’est pour le passage du Nord-Ouest ! Ou les minéraux stratégiques ! Alors que les États-Unis ont déjà le droit légal d’y établir des bases militaires et qu’on n’a pas besoin de « posséder » un pays pour y exploiter des mines.


Pour le Canada, certains se demandent s’il veut mettre à genoux son économie pour qu’elle soit avalée par les entreprises américaines. Ou s’emparer de ses ressources naturelles. De son eau. De ses terres.


Pas vraiment – enfin, sûrement quelqu’un, quelque part aux États-Unis, y pense. Trump ne respecte visiblement pas la souveraineté canadienne.


Mais il ne faut pas chercher de grandes visées stratégiques. Ce qu’il veut, c’est crier victoire.»


Chronique intitulée

Quel est le vrai plan de Donald Trump ?

Yves Boisvert

La Presse

Le 10 septembre 2026