13 juin 2026

Coupelles de porc haché dans des moules à muffins +

J’ai légèrement modifié la recette de Je cuisine par une version pour deux qui nous a comblés et ravis. J’ai remplacé le boeuf par du porc et ajouté des ingrédients que nous aimons. Le goût et la texture sont ceux d’une sauce à spaghetti épaisse sans les pâtes,  on la cuit dans des tortillas insérées dans des moules à muffins et garnie de cheddar. Du bonheur pour les papilles !

Ingrédients pour quatre coupelles avec petit reste de viande 

4 petites tortillas, moi Compliments

2 c. à soupe d’huile d’olive environ, pour badigeonner le moule et les tortillas

1 petit oignon rouge, en lamelles

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à soupe de beurre

1/2 poivron jaune, en dés

1 gousse d’ail, pressée

1/2 c. à thé de: basilic, origan et thym séchés 

450 g de porc haché maigre

2 c. à soupe comble de concentré de tomate

1 lichette de sauce au piment ou 1/8 c. à thé de poivre de Cayenne

7 olives noires, dénoyautées et hachées

1/2 tasse de bouillon de boeuf

1/2 tasse de cheddar fort, râpé


La cuisson se termine dans un four à 350 °F (180 °C) où elle passe une vingtaine de minutes.


1. Badigeonner d’huile d’olive 4 alvéoles d’un moule à muffins standard, puis y déposer les tortillas elles aussi huilées légèrement sur leurs deux faces. Façonner les tortillas en coupelles et garder en attente.


2. Dans un poêlon profond ou un wok, chauffer l’huile d’olive sur feu moyen et y cuire l’oignon, le poivron, l’ail et les herbes séchées 2 ou 3 minutes. Retirer du poêlon.


3. Assaisonner le porc haché de sel, de poivre et de paprika et le cuire dans l’huile et le beurre. L’étendre dans le poêlon comme une galette et la cuire 2 ou 3 minutes sur feu moyen-vif avant de la retourner et de la cuire sur l’autre face de manière que la viande soit bien dorée. Égrener ensuite la viande à l’aide d’un spatule en bois.


4. Remettre dans le poêlon la préparation de légumes et d’herbes séchées, ajouter le concentré de tomate et la sauce au piment, et cuire 2 minutes en remuant. Verser le bouillon de boeuf et poursuivre la cuisson de 4 à 5 minutes en remuant de temps en temps, jusqu’à évaporation presque complète du liquide.


5. Répartir la préparation au boeuf dans les coupelles de tortillas, mais sans les remplir car elles pourraient déborder, quitte à ce qu’il reste de préparation pour un autre usage ce petit reste additionné d’une sauce tomate fait une bonne sauce pour des pâtes. Répartir le fromage entre les quatre coupelles.


6. Enfourner et cuire de 15 à 20 minutes, ou jusqu’à ce que le fromage soit fondu.


7. Contrairement à la recette originale, j’ai servi une salade au lieu de garnir les coupelles de tomates et de romaine.


La recette originale donne 6 coupelles, mais demande 8 tortillas, sans doute une erreur...,

https://www.recettesjecuisine.com/fr/recettes/plats-principaux/boeuf/coupelles-de-tacos/






La bonne idée de la semaine - Des trains pour tout le Québec



« J’aime les trains depuis que je suis tout jeune. J’ai fait partie des premiers écologistes il y a plus de 50 ans et je le suis encore. J’étais d’accord pour qu’il y ait un train à grande vitesse (TGV), à cette époque.

« Dans les dernières années, j’ai fait plusieurs voyages en train sur différents tronçons, dont Québec-Toronto, Québec-Halifax, Chambord-Montréal, etc. Le personnel est gentil, les sièges sont confortables, les wagons sont propres, mais ça brasse comme si on était dans une machine à laver.


« Les rails sont en piteux état et le Canadien National (CN), qui en est le propriétaire, ne veut pas investir là-dedans. À tout moment, le train s’arrête pour laisser passer les marchandises du CN. Récemment, un spécialiste international des réseaux ferroviaires disait dans la revue L’actualité qu’on avait un des pires réseaux ferroviaires au monde pour les passagers.


« Actuellement, si vous prenez le train de Chambord, au Lac-Saint-Jean, vers Montréal, en calculant les temps d’arrêt, le train file à la fabuleuse vitesse moyenne de 40 kilomètres à l’heure, alors qu’en 1888 le premier train à venir à Chambord dépassait les 60 kilomètres à l’heure.


« Si vous me demandiez « aimerais-tu qu’il y ait un TGV au Québec? », je répondrais « bien sûr que j’aimerais ça, tout comme j’aimerais que les études universitaires soient gratuites, qu’on augmente la pension des plus âgés et que les logements soient moins chers ». Mais tout ça a un prix. Parlant de prix, combien coûteront les billets et qui pourra se les payer ?


« Pour le TGV, c’est un minimum de 100 milliards, plus les « nécessaires et obligatoires » dépassements des coûts, plus les coûts d’entretien et celui des déficits annuels. À n’en pas douter, ce projet a d’excellentes chances de devenir pharaonique. 


« Au moment où on nous dit qu’il va falloir investir massivement dans l’armement pour nous protéger, on manque cruellement d’argent pour la santé, l’éducation, l’environnement, etc. Certains diront que le TGV est écologique. Ils et elles ont en partie raison, mais est-ce le meilleur investissement que nous pouvons faire en matière d’environnement ? Je ne crois pas.


Faire des choix

« On ne pourra pas tout se payer. On devrait prendre exemple sur la Suisse, la Finlande et la Norvège, qui ont fait le choix de ne pas avoir de TGV, qui n’aurait desservi que les grandes villes. Ils ont privilégié des trains beaucoup moins coûteux qui peuvent atteindre tout de même 220 kilomètres à l’heure et relient l’ensemble de leurs territoires, favorisant ainsi les transports interrégionaux. 


« Miser un gros magot qui risque de devenir un éléphant blanc, qu’on ne cessera de nourrir annéeaprès année, peut devenir un gouffre financier sans fin. Offrir un service encore meilleur pour les grands centres, qui sont à proximité de tous les services et qui sont déjà desservis par plusieurs moyens de transport, m’apparaît comme n’étant ni équitable ni écologique.


« Ceux des différentes régions, qui ont le plus de distance à parcourir afin d’avoir accès à des services spécialisés, sont habituellement ceux qui sont les moins bien desservis en matière de transport en commun. Beaucoup de Québécois n’ont accès ni aux avions, ni aux autobus, ni aux trains. Et lorsqu’ils et elles possèdent certains services de transport, ce n’est pas un service quotidien et ça file à la folle vitesse de 40 kilomètres à l’heure.


« Une partie des impôts que paient les régionaux servira à payer le TGV, sans qu’ils reçoivent une amélioration de leur situation. La présence du gouvernement fédéral dans les grandes villes, tant en matière d’emplois que d’investissements, est très importante par le biais de différents services, de centres de recherche, d’agences de toutes sortes, de ministères, etc.


« La situation dans les régions et les petites municipalités est totalement inverse. Au cours des 50 dernières années, le gouvernement fédéral y a réduit sa présence de façon radicale. C’est ainsi qu’on a coupé le soutien aux petits aéroports régionaux, aux quais fédéraux, au transport par train et que, bientôt, on fermera les bureaux de poste qui n’avaient pas été encore fermés. La seule présence du fédéral qui nous restera sera celle de la collecte des impôts. Soyons clairs : les régionaux n’en ont pas pour leur argent.


« Nous sommes à l’heure des choix. Une société ne progresse que lorsqu’elle a des objectifs communs qui rassemblent. Lorsqu’un projet qui devrait rallier soulève beaucoup de controverses, c’est un signe qui ne ment pas.


« Si nous voulons développer l’ensemble du Québec, si nous voulons favoriser les échanges et le tourisme interrégional, si nous voulons améliorer tant les services que la sécurité des gens dans une perspective écologique et économique, ce n’est pas d’un TGV que nous avons besoin, mais d’un train efficace à coût acceptable pour toutes les régions qui seraient ainsi reliées à Québec et Montréal.


« Un service de train pour tout le Québec sera plus écologique, plus équitable et moins coûteux qu’un TGV, ce qui nous permettra d’investir dans d’autres services essentiels.» 


Article dans la section Idées intitulé

Nous avons besoin d’un train de toutes les régions

Denis Trottier

député de Roberval du parti Québécois entre 2007 et 2014

Le Devoir

le 12 juin 2026

12 juin 2026

Saumon laqué à l’érable et au soya +

Une autre délicieuse recette avec du saumon, facile et rapide à préparer, un repas pour deux cuit sur une plaque avec un bon reste à recycler.

Ingrédients pour deux avec reste

1 filet de saumon de 450 g séparé en trois pavés

Sel, poivre et paprika au goût


Laque express à l’érable et au soya

1 c. à soupe de miso

1 c. à soupe de vinaigre de riz

2 c. à soupe de sauce soya réduite en sodium

3 c. à soupe de sirop d’érable

2 c. à soupe de sauce hoisin

1 c. à soupe de gingembre, râpé

1 gousse d’ail, pressée


Garnitures

1 ou  2 petits pak choy

4 ou 5 fleurettes de brocoli

1 c. à soupe d’huile végétale neutre, par exemple, pépins de raisin


1. Assaisonner les pavés de sel, de poivre et de paprika. Les laisser sécher à découvert au frigo au moins 30 minutes.Préchauffer le four à 425 °F (220 °C). Faire tempérer le poisson 15 minutes avant de le faire cuire. Bien l’assécher à l’aide d’un papier absorbant.


2. Dans un bol, délayer le miso dans le vinaigre de riz. Ajouter la sauce soya, le sirop d’érable, la sauce hoisin, le gingembre et l’ail et bien mélanger. 


3. Placer les pavés sur une plaque tapissée d’un papier parchemin. Les laquer avec environ la moitié du mélange de sirop d’érable. Ajouter les bok choy et le brocoli sur la plaque en laissant un peu d’espace entre les morceaux. Arroser les légumes d’un filet d’huile et les assaisonner.


4. Enfourner la plaque sur la grille du centre et cuire 10 minutes jusqu’à ce que le saumon ait pris une belle coloration et qu’il soit à peine cuit au centre.


5. Retirer la plaque du four et la laisser reposer de 3 à 5 minutes à couvert.


6. Badigeonner le saumon avec un peu du restant du mélange au sirop d’érable, le remettre au four avec les légumes quelques instants pour les réchauffer.


J’ai servi hier avec des nouilles instantanées nappées avec le reste de la laque.


Adaptée de la recette de l'équipe de Mordu pour quatre,

https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/7864/saumon-erable-soya-cuit-fou




Entente Iran-États-Unis - « Est-ce vrai cette fois ? »


C’est la base de la parentalité. Apprendre à son enfant qu’il y a un véritable danger à crier au loup pour le plaisir, pour attirer l’attention. Lui faire comprendre que chaque interjection sans fondement mine sa crédibilité. Manifestement, les parents de Donald Trump ont eu du mal à enseigner cette leçon de vie à leur quatrième enfant.


« Jeudi, c’était presque comique de lire la dernière publication du président américain sur les réseaux sociaux au sujet de la guerre que les États-Unis et Israël ont déclenchée contre l’Iran le 28 février dernier.


« Prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d’Iran ont été portées aux plus hautes autorités iraniennes et approuvées, j’ai […] annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l’Iran [jeudi] soir », a écrit M. Trump sur Truth Social, sa courroie de transmission préférée, ajoutant que les « derniers éléments » d’un accord avec l’Iran ont été conclus et que le lieu et le moment de la signature seront annoncés bientôt.


« Moins de deux heures plus tard, il a ajouté lors d’un point de presse dans le bureau Ovale que l’Iran n’aurait jamais l’arme nucléaire, que le détroit d’Ormuz serait bientôt ouvert à la circulation maritime et que la poignée de main entre les parties au conflit aurait lieu en Europe ce week-end.


« En principe, il n’y a rien de drôle là-dedans. Voici 104 jours que le Moyen-Orient en entier est sur le qui-vive, et ce, malgré un cessez-le-feu décrété le 8 avril. En Iran, au moins 3400 personnes ont perdu la vie. Au Liban, le bilan des morts frôle les 3700, le nombre de blessés dépasse les 11 000, et on estime que plus d’un million de personnes sont déplacées.


« Au moins 13 soldats américains ont péri. En Israël, on déplore 26 morts et plus de 7830 blessés. Et le décompte ne cesse d’augmenter au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en Oman, des pays visés par l’Iran parce qu’ils abritent des troupes américaines.


« Il y aurait donc habituellement de quoi se réjouir en lisant l’annonce d’une entente imminente sous la plume numérique du président américain… s’il n’avait pas déjà fait la même annonce au moins, euh, quarante fois depuis le 23 mars dernier. Quarante fois à crier non pas au loup, mais à la colombe.


« On remercie d’ailleurs la chaîne CNN d’avoir fait le décompte plus tôt cette semaine. Un décompte auquel nous ajoutons les deux derniers énoncés de Donald Trump, survenus quelques petites heures après qu’il a menacé de « frapper l’Iran très fort » et de prendre d’assaut l’île de Kharg, où se trouve un important terminal pétrolier.


***


« Est-ce vrai, cette fois ? Sommes-nous vraiment à un cheveu d’une entente ? Ou est-on encore devant un gros coup de bluff dont l’objectif semble être surtout de calmer la grogne des électeurs et des élus républicains qui ont cru lors des élections de 2024 que Donald Trump allait être un président de paix plutôt qu’un fauteur de guerre ?


« Ou le président cherche-t-il à lancer un peu d’eau froide sur l’angoisse brûlante qui consume les marchés mondiaux ? Pas plus tard que jeudi, la Banque mondiale prédisait que l’économie planétaire connaîtrait sa pire année depuis la pandémie de COVID-19. À cause de la crise énergétique et de l’incertitude que génère cette guerre.


« Même si Donald Trump s’est assuré de faire son annonce alors que la nuit était tombée depuis longtemps sur le Moyen-Orient, les premiers échos en provenance de Tel-Aviv et de Téhéran offraient un début de réponse jeudi. De quessé ? ont dit, en substance, des responsables israéliens aux médias de leur pays alors que l’armée de l’État hébreu continuait de bombarder Tyr, dans le sud du Liban, après la publication du premier message du président américain.


« Les Iraniens, qui ont nié aussi souvent les avancées diplomatiques que Donald Trump a annoncé la fin « imminente » de la guerre, ont maintenu leur posture. Non, non, il n’y a pas d’entente. Les États-Unis sont en train de perdre cette guerre et cherchent désespérément la sortie, ont répété les responsables iraniens dans les premiers rapports médiatiques.


« Et c’est tout à l’avantage du régime de Téhéran, qui semble pas mal moins pressé que Washington de tourner la page sur un conflit qui a renforcé son pouvoir en Iran plutôt que de le faire fléchir, en plus de montrer sa résilience sur la scène mondiale. Et tant pis pour les civils iraniens qui en paient le prix !


***


« Cela dit, un jour, Donald Trump finira par avoir raison. Une horloge en panne donne la bonne heure deux fois par jour. Tous les conflits finissent autour d’une table de négociations, et en coulisses, d’immenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés. Le Qatar, qui a joué un grand rôle dans les négociations d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, est de nouveau très actif. Le Pakistan n’est pas loin derrière. Tous les pays du Golfe, victimes collatérales de ce conflit, en ont plus qu’assez et font pression pour que cessent les hostilités. Pour de bon.


« Le problème, c’est qu’en hurlant à tue-tête et à répétition que la paix est arrivée, Donald Trump fait décamper les colombes bien plus qu’il ne les fait chanter. »

Chronique intitulée

Quand Donald Trump crie à la paix

Laura-Julie Perreault

La Presse

le 11 juin 2026, à 19 h 30

11 juin 2026

Tofu à l’italienne du mercredi soir +


J’ai trouvé une recette de tofu qui me plaisait, mais elle n’avait pas grand-chose d’italien. Moi non plus d’ailleurs, mais j’avais tout de même au frigo un reste de prosciutto, des pâtes et de la sauce tomate du commerce, et bien sûr du tofu. Alors j’ai improvisé, comme souvent avec le tofu, un petit repas simple et bon, grâce surtout à l’harmonie des saveurs.


Ingrédients pour deux

3 tranches de prosciutto

1 1/2 c. à soupe de fécule de maïs

1 1/2 c. à soupe de lait, de boisson au soya ou autre sans sucre

1/2 c. à thé de mélange d’herbes italiennes

1/2 bloc de tofu extra-ferme de 300 g, épongé et défait en bouchées

1/4 tasse de chapelure panko

1 c. à soupe de levure alimentaire (facultative)

2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 tasse de sauce tomate + 1/4 tasse de crème légère + 1/4 herbes italiennes

1 lichette de sauce au piment, + ou- au goût

1 tasse de pâtes cuites, conservées dans un peu d’eau de cuisson

1/2 tasse de cheddar ou d’un autre fromage râpé

1 herbe fraîche, hier du basilic

Sel et poivre au goût


1. Envelopper les tranches de prosciutto dans 2 feuilles de papier essuie-tout et les passer 30 secondes au micro-ondes. Les détacher du papier aussitôt, retirer le gras et couper en petits carrés avec des ciseaux de cuisine. Réserver.


2. Dans un bol, réunir la fécule de maïs, le lait ou l’équivalent, les herbes italiennes ainsi que les bouchées de tofu. Bien mélanger. Ajouter ensuite la chapelure et la levure alimentaire et bien enrober les bouchées de tofu.


3. Dans un poêlon profond ou un wok, chauffer l’huile et le beurre et faire revenir les bouchées jusqu’à ce qu’elles soient dorées.


4. Dans une petite casserole, réchauffer la sauce avec la crème et les herbes italiennes et la sauce au piment. Au micro-ondes, réchauffer les pâtes cuites.


5. Répartir les pâtes dans deux assiettes, verser un peu de sauce sur chacune, disperser les bouchées de tofu et garnir de fromage et de basilic frais.