19 mai 2026

Rôti de porc aux saveurs d’orange +



Lorsque, il y a deux semaines, le rôti de longe de porc était en promotion, j’ai choisi un morceau de 2 kilos, je l’ai mis en portions de quatre petits rôtis et les ai congelés. J’en ai décongelé un en fin de semaine et l’ai fait cuire hier en souhaitant lui donner un goût d’orange. Pas très prononcé le goût d’orange, je vous conseille de mettre le double de la marmelade si vous aimez, la sauce était toutefois très savoureuse et le rôti délicieusement tendre. À refaire avec un peu plus de marmelade. 

Ingrédients pour deux avec petit reste

1 petite longe de porc désossé de 500 g (coupe du centre)

2 c. à soupe d’huile d’olive

1 oignon jaune, en lamelles

1 c. à soupe de sauce soya légère (réduite en sodium)

1/4 de c. à thé de chacun: sel, poivre, paprika, poivre, thym

1/8 c. à thé de poivre de Cayenne

1/4 tasse d'eau


Sauce au goût d’orange

Le jus de cuisson du rôti

Le jus de 1 clémentine  ou de 1 orange + 2 c. à soupe de marmelade, moi 4 la prochaine fois

1/2 tasse de bouillon de boeuf réduit en sel

1 c. à soupe de sauce soya

1 c. à soupe rase de fécule de maïs délayée dans un peu d'eau


La cuisson se termine dans un four à 300 °F (150 °C) et dure 40 minutes pour un rôti de ce poids.


1. Dans un petit bol, réunir les assaisonnements et les herbes séchées, les saupoudrer sur toutes les faces du rôti , ajouter un peu d’huile d’olive et bien masser la pièce de viande avec les mains imbibées d’huile. Laisser reposer au frigo 1 heure ou deux, puis laisser tempérer 30 minutes à la température de la pièce. Allumer le four, chauffer un poêlon ayant un couvercle et allant au four, verser l'huile et y faire revenir le rôti sur toutes ses faces.


2. Incorporer l’oignon, le jus de clémentine, la sauce soya. Couvrir, chauffer au point d'ébullition et enfourner.


3. Cuire  40 minutes  en retournant le rôti à mi-cuisson.


4. Retirer le rôti du poêlon et le laisser reposer sur une planche, recouvert d’un papier alu, une dizaine de minutes, le temps de préparer la sauce.


5. Dans le poêlon contenant le jus de cuisson et les oignons, verser le jus de clémentine, la marmelade, le bouillon de boeuf, la sauce soya ainsi que la fécule de maïs délayée dans un peu d’eau.  Porter à ébullition, réduire le feu et laisser mijoter entre 5 et 7 minutes, jusqu’à la cuisson désirée


6. Servir les tranches du rôti, nappées de sauce, hier avec une purée de pommes de terre et des asperges.




Guerre en Iran - L’influence états-unienne mise en péril ?

 

« Le président américain n’est pas seulement en train d’enliser les États-Unis dans la guerre qu’il a lancée, avec Israël, contre l’Iran. Donald Trump se retrouve également à affaiblir considérablement l’influence de son pays dans cette région du globe, après avoir ébranlé par son intervention militaire les monarchies du Golfe, pourtant des piliers inébranlables de la puissance américaine au Moyen-Orient.


« Alors que les pourparlers de paix entre les belligérants piétinent, que la réouverture du détroit d’Ormuz alimente surtout attentes et déceptions et que le régime iranien est encore très loin de donner les signes de capitulation que Trump avait pourtant promis à ses troupes, les dommages collatéraux dans la diplomatie des États-Unis en ce qui concerne l’Iran, eux, se révèlent un peu plus chaque jour.


« Le tournant de cette reconfiguration a certainement été le fiasco de l’opération Projet Liberté annoncée un dimanche par Donald Trump pour forcer l’ouverture du détroit, avant d’être mise au rancart le mardi suivant, après le passage limité sous escorte militaire américaine d’une minuscule poignée de navires commerciaux. C’était au début du mois.


« Officiellement, le président américain a prétendu que cette pause avait été réclamée par le « Pakistan et d’autres pays » en raison des « progrès considérables accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les représentants iraniens » sur la réouverture de la voie maritime stratégique. En substance, Trump le va-t-en-guerre acceptait donc de suspendre sa bravade pour laisser la diplomatie faire son travail.


« Mais, selon le réseau NBC, ce serait plutôt le refus de l’Arabie saoudite de coopérer avec Washington dans ce « projet » qui aurait forcé cet autre revirement spectaculaire du président, qui a offert au passage une justification dont la crédibilité a été rapidement minée par la suite des choses.


« Irrité par l’opération militaire américaine lancée sans concertation préalable avec les alliés américains dans la région, Riyad aurait informé Washington que les bases et l’espace aérien saoudiens ne seraient pas mis à disposition pour soutenir sa mission de libération du détroit.


« Le Koweït a emboîté le pas, tout comme le Qatar, qui a également imposé des restrictions aux activités de la base aérienne d’Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine au Moyen-Orient.


« Or, sans ces bases et sans l’accès à ces ciels, les capacités opérationnelles américaines dans le golfe Persique devenaient soudainement limitées.


« L’appétit croissant des États-Unis pour l’agression inquiète nombre d’acteurs de la région », a résumé il y a quelques jours le Quincy Institute for Responsible Statecraft, un groupe de réflexion américain prônant le réalisme et la retenue en matière de politique étrangère, dans une analyse sur la situation au Moyen-Orient après les frappes américaines. « Dans un sondage mené auprès de 40 000 personnes dans 15 pays du Moyen-Orient, 77 % des répondants estiment que les politiques américaines menacent la sécurité et la stabilité régionales. Plus encore, 84 % considèrent que les politiques israéliennes mettent la région en danger ; par ailleurs, 53 % estiment que les politiques iraniennes constituent également une menace. »


Scepticisme et reconfiguration

« Pris entre l’arbre et l’écorce, les alliés américains dans la région semblent désormais ne plus compter sur une collaboration étroite avec Washington pour assurer leur sécurité.


« Pis, confrontés à un président qui, depuis sa reprise brutale du pouvoir, a remplacé les engagements stratégiques durables de son pays par de simples transactions, par des analyses de coût-bénéfice reposant sur les humeurs d’un seul homme, les pays du Golfe contestent désormais ce nouveau régime transactionnel. Et ils le font voir.


« Le Qatar, tout en évitant d’afficher publiquement une rupture avec les États-Unis, est en train de revoir ses alliances dans la région, et plus loin encore. Il a renforcé sa coopération militaire avec la Turquie et a renforcé ses liens avec le Royaume-Uni et la France. L’Arabie saoudite réduit sa dépendance envers les États-Unis en renforçant ses relations avec le Pakistan et l’Égypte et en renouant même ses liens avec l’Iran et la Turquie.


« Cette réévaluation des alliances suit de près la prise de conscience par les États du Golfe que les opérations militaires américaines dans leur coin peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour eux. Le réveil a été induit par les frappes iraniennes sur leurs installations énergétiques et leurs usines de dessalement en représailles pour avoir coopéré avec l’ennemi des mollahs, selon Téhéran.


« Les monarchies du Golfe n’abandonnent pas les États-Unis, mais elles redéfinissent leur relation selon des modalités plus restrictives, résume l’essayiste Brahma Chellaney dans les pages du quotidien politique américain The Hill. Les alliés du Golfe ne sont plus disposés à servir de paratonnerre aux campagnes militaires américaines tout en comptant sur une protection devenue incertaine en cas de représailles. »


 « Et le changement de cap risque de laisser des traces durables dans la région en y réduisant considérablement l’influence et la domination des États-Unis, ce qui confirmerait l’échec de la politique de l’intimidation projetée avec arrogance par le populiste dans le monde.


« Si les États du Golfe deviennent des hôtes réticents aux opérations militaires américaines, la capacité de Washington à projeter sa puissance au Moyen-Orient diminuera considérablement, écrit M. Chellaney. Les États-Unis possèdent un matériel militaire inégalé, mais le matériel seul est insuffisant sans un accès fiable à un territoire, sans des bases opérationnelles et un soutien politique. »


« Et il ajoute : « En s’aliénant l’OTAN et les alliés de la région indo-pacifique, en inquiétant ses partenaires du Golfe, Washington risque de découvrir que même une superpuissance ne peut finalement pas agir efficacement en vase clos. »


Analyse intitulée:

Donald Trump met-il en péril l’influence américaine dans le Golfe ?

Fabien Deglise

Le Devoir

le 19 mai 2026

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18 mai 2026

Lasagne, sauce au veau, notre préférée +



Nous avions deux invités hier, nous leur avons servi une lasagne qu’ils ont grandement appréciée. 


Ingrédients pour quatre

6 lasagnes, cuites à l’eau al dente

2 c. à soupe combles de beurre ou d’une bonne margarine

2 c. à soupe combles de farine

1/4 c. à thé de muscade

1  tasse de lait ou de boisson au soya sans sucre 

2 tasses de jeunes feuilles d’épinards, émincées au couteau, divisées en deux, une moitié pour chacune des sauces

La sauce au veau (recette ci-dessous), environ 2 1/2 tasses, je la prépare souvent la veille

90 g de fromage Comté ou autre fromage goûteux, râpé


La cuisson se termine dans un four à 350 °F (180 °C) et dure une trentaine de minutes.


1. Cuire d’abord les lasagnes dans une bonne quantité d’eau bouillante salée en suivant la durée de cuisson sur l’emballage. Les égoutter, les placer autour de la cassrole dans l’évier, elles seront parfaites.


2. Préparer ensuite la béchamel. Dans une petite casserole, faire fondre le beurre, ajouter la farine et bien mélanger à la cuillère de bois avant de verser le lait froid. Porter à ébullition en remuant, la sauce va épaissir. Ajouter ensuite 1 tasse d’épinards, saler et poivrer. Garder en attente.


Montage

3. Dans un plat allant au four de 19 x 27 x 5 cm (7 x 10 x 2 po) , verser une fine couche de sauce au veau. Déposer 3 feuilles de lasagne et recouvrir avec la sauce béchamel en réservant 1/2 tasse de cette sauce. Déposer les dernières feuilles de lasagne. 


4. Dans la sauce au veau, ajouter le reste des épinards. Si la sauce est plutôt liquide, on peut à cette étape ajouter en remuant un oeuf battu, ou une bonne cuillerée de beurre manié, ce qui facilitera le service, je n’en ai pas eu besoin hier. Verser cette sauce sur les lasagnes, déposer à la surface par cuillerées la demi-tasse de béchamel réservée, puis recouvrir de fromage râpé.


5. Enfourner le plat et cuire durant une trentaine de minutes. Allumer le gril (broil) et sans déplacer le plat, faire bronzer le fromage 2 ou 3 minutes en surveillant.





Sauce au veau pour lasagne +


Une belle sauce style bolognaise, épaisse comme nous l’aimons, excellente avec des pâtes longue, idéale pour une lasagne, je la prépare le plus souvent la veille.


Ingrédients pour quatre 

2 c. à soupe d’huile d’olive 

450 g de veau haché maigre 

1 oignon, haché finement 

2 carottes moyennes, en dés 

1/2 poivron jaune ou orange, en dés

2 gousses d’ail, pressées 

1 c. à thé d’un mélange d’herbes séchées (basilic, origan, menthe, fenouil) 

1 ou 2 feuilles de laurier

1/4 c. à thé de flocons de piment, + ou - au goût 

1/2 tasse de vin blanc 

1  tasse de bouillon de boeuf réduit en sel 

3 c. à soupe comble de concentré de tomate 

Sel et poivre au goût 


1. Dans un grand poêlon muni d’un couvercle ou une casserole à fond épais, chauffer 1 c. à soupe d’huile et y faire revenir le veau haché jusqu’à ce qu’il ait perdu sa teinte rosée. Retirer du poêlon, réserver la viande dans une assiette. 


2. Dans le poêlon, ajouter le reste de l’huile, et y attendrir l’oignon, le poivron et les dés de carotte 2 ou 3 minutes. 


3. Incorporer l’ail, les herbes séchées et le piment, et cuire 1 minute. Ajouter le vin blanc, puis le bouillon et le concentré de tomate, remettre le veau, couvrir et porter à ébullition. 


4. Réduire le feu et laisser mijoter à feu doux une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce que les dés de carottes soient tendres.


5. Saler et poivrer, goûter, retirer le laurier, rectifier l’assaisonnement au besoin.






Deux mots pour bien vivre




La tranquillité de deux mondes

repose sur ces deux mots:

bienveillance envers les amis,

tolérance à l’égard des ennemis.


Proverbe persan

17 mai 2026

Sondage - Les Québécois boudent encore les États-Unis

« Les Québécois continuent de bouder leur voisin du Sud comme destination pour leurs vacances, révèle un nouveau sondage Synopsis-La Presse. En raison du contexte politique, mais aussi à cause de la hausse du coût de la vie, la vaste majorité compte rester dans la province.


«D’après ce sondage, un peu moins de la moitié des Québécois prévoit de prendre des vacances cet été, tandis qu’un tiers est encore incertain. « Ça dénote une certaine insécurité », remarque Youri Rivest, associé chez Synopsis.


« Pour 64 % des voyageurs, le coût de la vie influence « beaucoup » ou « assez » le choix de la destination pour les vacances d’été. « Peu de gens disent que ça n’a pas ou peu d’impact », note Youri Rivest.


« Des personnes qui ont déjà commencé à planifier leurs vacances, 85 % entendent demeurer au pays ; les deux tiers comptent même rester au Québec ou autour de chez elles. Parmi les destinations québécoises envisagées, Québec ressort comme la plus prisée (voir autre texte).


« Mais près d’un an et demi après les droits de douane imposés par l’administration Trump, la grogne envers les États-Unis demeure élevée. À peine 4 % des répondants ont dit vouloir s’y rendre pour leur voyage « principal » cet été. C’est encore moins que l’an dernier, où seulement 6 % y avaient séjourné.


« Ces estimations peuvent sembler étonnamment basses, mais elles n’incluent pas les week-ends ou les séjours ponctuels de courte durée, précise Youri Rivest. « On regarde le voyage principal, et non tous les voyages » faits au cours de l’été, souligne-t-il.


« Cette bouderie des États-Unis n’est pas nouvelle. « L’année dernière, ça avait déjà baissé », se souvient Marc-Antoine Vachon, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM.


« Si on inclut tous les voyages « d’agrément », un sondage qui avait été réalisé pour sa chaire montre que 13 % des Québécois sont allés aux États-Unis durant l’été 2025 – soit une baisse de 10 points par rapport à 2024.


« Cette tendance à la baisse concorde avec les données de Statistique Canada, qui montrent que les traversées à la frontière sont, elles aussi, en déclin depuis février 2025.


« Au total, le nombre de Canadiens traversant la frontière terrestre a fondu de 31 % en 2025, en comparaison avec l’année précédente. Et la grogne ne semble pas s’être calmée depuis, puisque le nombre de Canadiens se rendant aux États-Unis en voiture a continué de décliner : dans les quatre premiers mois de 2026, le nombre de traversées était en baisse de 10 % par rapport à l’année précédente.


Le contexte politique en cause

« C’est quelque chose qui ne s’essouffle pas et qui est assez spécifique au Canada », remarque Julien Frédéric Martin, professeur au département des sciences économiques de l’UQAM.


« D’autres pays, comme l’Allemagne ou la France, ont eux aussi enregistré une baisse des voyages vers les destinations américaines, habituellement prisées par les touristes. Mais nulle on n’observe une chute « aussi constante et marquée » que chez nous, souligne l’expert.


« Chez les « hardcores », ceux qui sont vraiment férus de voyages aux États-Unis, ça a moins d’impact.

-Youri Rivest, associé chez Synopsis 


« Les pistes expliquant cette baisse des voyages vers notre voisin du Sud sont multiples : on peut penser au boycottage amorcé dès la mise en place des droits de douane par Donald Trump, ou encore à la peur de l’ICE, exacerbée par la médiatisation de cas de voyageurs qui restent bloqués à la frontière. « Mais je pense qu’il y a plus que ça », avance Julien Frédéric Martin.


Vancouver, Gaspésie, rester en ville…


« Selon lui, les menaces ciblées d’annexion de la part de Donald Trump ont fait l’effet d’une douche froide pour les Canadiens, après des décennies d’échanges économiques et amicaux avec ce pays allié.


« C’est un réflexe assez naturel », souligne le chercheur. « Je ne pense pas qu’il y ait d’animosité envers les Américains en général, c’est vraiment plus dirigé contre l’administration américaine. C’est la seule chose que les gens puissent faire pour riposter, pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ces décisions sur lesquelles ils ont, en fait, très peu de contrôle. »


Plusieurs stratégies pour réduire les frais… ou non

« Les stratégies adoptées par les répondants pour rester dans leurs frais varient. Beaucoup pensent réduire les dépenses sur place – restos, sorties, activités –, ou choisir une destination plus proche pour économiser sur le carburant. Un jeune sur cinq pense même reporter ses vacances ou voyager hors saison, et chez les moins de 55 ans, on se tourne souvent vers le camping ou l’hébergement chez des proches.


« Cependant, peu de Québécois se résignent à prendre des vacances plus courtes : les deux tiers pensent partir pendant à peu près la même durée qu’en 2025.


« Et paradoxalement, près du quart des répondants ne prévoient « aucun ajustement » pour réduire l’impact de la hausse des prix pendant leurs vacances, même si cela les préoccupe. Ces données concordent avec celles de la Chaire de tourisme Transat, qui montrent que 22 % des voyageurs ne comptent pas adopter de comportements économes en 2026 – une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.


« Certains se disent qu’ils regardent les prix à l’épicerie chaque jour, mais qu’en voyage, ils se font plaisir », explique Marc-Antoine Vachon.»


Avec Pierre-André Normandin, La Presse

Méthodologie :

« Le sondage a été réalisé du 7 au 10 mai. Les 1000 répondants ont été recrutés par des panels en ligne et avaient le choix de répondre en français ou en anglais. L’étude a été menée en ligne. Les données ont été pondérées sur la base de l’âge, du sexe, de la langue maternelle et de la région afin de représenter la population adulte du Québec.»


Article intitulé

Belles vacances dans la Belle province

Chloé Bourquin et Léa Carrier

La Presse

le 17 mai 2026

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