24 mai 2026

Guerre en Ukraine - Fortes attaques russes à Kyiv


(Kyiv) D’intenses bombardements frappent dimanche Kyiv, selon des journalistes de l’AFP sur place, faisant au moins un mort, quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire. 

« Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale Vitali Klitschko. 


« Des journalistes de l’AFP à Kyiv ont entendu plusieurs séries d’explosions qui ont fait trembler les immeubles, et vu des balles traçantes fendre le ciel noir. Ils ont également entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville.  


« Quelques heures plus tôt, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ambassade des États-Unis à Kyiv s’étaient inquiétés de la possibilité d’une frappe russe imminente contre le pays. 


« Selon le maire de Kyiv, une école a été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky, et une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants. 


« Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque « massive » contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne. 


Mise en garde

« Le président Zelensky avait mis en garde samedi contre une attaque russe imminente et massive contre le pays. 


« Nous voyons des signes de préparations pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kyiv, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire, avait-il déclaré, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se rendre dans les abris en cas d’alerte. 


« L’ambassade américaine à Kyiv avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué sur son site internet. 


« L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, l’année dernière en Biélorussie. Ce pays allié de Moscou est frontalier de trois États membres de l’OTAN et de l’Union européenne-la Pologne, la Lituanie et la Lettonie-ainsi que de l’Ukraine. 


« Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022 : en novembre 2024 contre une usine militaire, et en janvier 2026 contre une usine aéronautique de l’ouest de l’Ukraine, près des frontières de l’Alliance atlantique. Dans les deux cas, les missiles n’étaient pas chargés d’ogives nucléaires. 


« Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Louhansk (est) occupée par Moscou, qui a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.


« Kyiv a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région. 


« Le président Zelensky a appelé la communauté internationale à faire « pression » sur la Russie pour la dissuader d’une telle attaque et prévenu que l’Ukraine « répondra entièrement et de manière égale à chaque frappe russe ». 


Article intitulé 

Kyiv visée par d’intenses bombardements

Ania Tsoukanova 

Agence France-Presse

La Presse

le 23 mai à 22 h 15

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23 mai 2026

Pavés de truite au four, câpres, olives et citron +




Une manière goûteuse et pratique d’apprêter deux beaux pavés de truite, c’est de les tremper dans une vinaigrette express avant de les cuire au four pendant que l’on cuisine un riz au poivron jaune. Un menu simplissime et délicieux qui nourrit et fait du bien.


Ingrédients pour deux

2 c. à thé de câpres, hachée

4 olives noires, hachées en fines pépites

1 c. à soupe d’aneth ou de basilic frais

2 tranches de citron

3 c. à soupe d’huile d’olive

2 pavés de saumon ou de truite

Sel et poivre au goût


Riz au poivron

1/2 poivron jaune, en dés

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1/2 tasse de riz basmati

1/4 c. à thé de thym séché 

Sel et poivre au goût


1. Préchauffer le four à 375 °F en mode convection (190 °C). Faire tremper le riz.

2. Dans un plat allant au four pouvant contenir les pavés côte à côte, combiner et mélanger les câpres, les pépites d’olive noire, l’aneth ou le basilic, le jus d’une tranche de citron pressée et d’huile d’olive. Saler et poivrer les pavés de truite et les retourner deux ou trois fois dans la vinaigrette afin de bien les enrober de marinade.

3. Préparer le riz. Dans une petite casserole, attendrir le poivron dans l’huile et le beurre 3 minutes. Égoutter le riz et l’ajouter au poivron, cuire 1 minute. Ajouter le thym, saler et poivrer, puis verser 1 tasse d’eau. Porter à ébullition et réduire le feu, cuire entre 6 et 9 minutes.


4. Pendant ce temps, enfourner le plat contenant les pavés de truite et cuire entre 13 et 15 minutes.


5. C’est prêt, ne reste plus qu’à servir et à déguster.







 

L’Iran accuse les États-Unis de saboter les négociations


(Téhéran) L’Iran a accusé samedi les États-Unis de saboter avec des « exigences excessives » les négociations pour mettre fin à la guerre, un changement d’agenda de Donald Trump alimentant dans le même temps les spéculations sur une reprise des hostilités. 


« Dans une conversation avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des États-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. 


« Ces facteurs « perturbent le processus de négociations menées sous l’égide du Pakistan », a estimé M. Araghchi, au moment où le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. 


« Malgré sa profonde méfiance envers les États-Unis, la République islamique d’Iran s’est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s’efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable », a toutefois ajouté le ministre iranien. 


« Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent « profondes » entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d’Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui « en suspens », de même que le volet nucléaire. 


« Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, et d’autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d’une délégation qatarie vendredi. 


« Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. 


« Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d’éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu’à lundi aux États-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios. 


Trump modifie son agenda

« Le président américain a en outre annoncé qu’il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu’il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’État ». 


« Il a cependant déclaré vendredi lors d’un discours près de New York que les dirigeant iraniens « ont désespérément envie de conclure un accord. » 


« Depuis l’entrée en vigueur d’une fragile trêve le 8 avril après plus d’un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s’est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens.  


« Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite. 


« Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l’économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. 


« De son côté, le pouvoir iranien a répété qu’il ne céderait « jamais à l’intimidation » et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d’étendre la guerre « bien au-delà de la région » en cas de nouvelle attaque. 


«Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. 


« Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l’armée israélienne. »


Article intitulé

L’Iran accuse les États-Unis de saboter les négociations

Agence France-Presse

Bureaux à Téhéran, Washington et Islamabad 

La Presse

le 22 mai 2026 à 23 h 33 

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22 mai 2026

États-Unis - Tout n’est pas foutu


(London, Kentucky) Ça peut paraître incroyable après tout ce qu’on a toléré depuis un an et demi. Mais il y a peut-être certains actes de corruption que Donald Trump ne sera pas capable d’accomplir.


« Son « fonds antipolitisation », destiné à « rembourser » les attaquants du Capitole poursuivis et condamnés en justice, ne passe tout simplement pas.


« Jeudi, les sénateurs ont refusé de voter sur un projet de loi portant sur les budgets de la police de l’immigration parce qu’il contenait aussi 1 milliard pour la salle de bal de Trump et 1,8 milliard pour « indemniser » les insurgés. Tout est reporté de 10 jours.


« Déjà que le président a accordé un pardon aux quelque 1270 délinquants dûment condamnés pour avoir envahi l’enceinte sacrée dans l’intention d’empêcher la certification de la victoire de Joe Biden, ce triste 6 janvier 2021. Il a aussi commué la peine des six plus violents d’entre eux, membres de milices d’extrême droite.


« Et voilà que cette semaine, il annonce un fonds de 1,8 milliard du département de la Justice pour indemniser ces délinquants. « Un fonds de remboursement pour les agresseurs de policiers du Capitole », a dit un sénateur démocrate.


« J’ai écrit 1,8 milliard, mais c’est 1,776 milliard, comme dans 1776, année de la Déclaration d’indépendance, dont on célébrera le 250e anniversaire le 4 juillet. Car Trump l’a souvent dit : ces gens n’étaient pas des insurgés, mais des « patriotes ».


« Plusieurs sénateurs encore en poste étaient au Capitole ce 6 janvier 2021. Ils ont eu la peur de leur vie. Non seulement le président des États-Unis a inspiré cette agression, mais il en a fait un acte héroïque. Les républicains ont avalé cette couleuvre. Ils n’ont rien dit quand il a signé les pardons. Mais maintenant, « indemniser » des gens condamnés par la justice – la plupart ayant plaidé coupable –, c’est un peu trop fort de café.


« Eh oui, mesdames et messieurs, il y a un degré de corruption qui peut sonner le réveil tardif de certains sénateurs.


***


« Je rappelle que ce fonds est le fruit d’une entente elle-même hallucinante entre Donald Trump… et lui-même.


« Trump poursuivait l’État fédéral, avant même sa réélection, pour la fuite de ses documents fiscaux personnels, obtenus par le New York Times. Divulguer les informations fiscales d’une personne est un crime, et si Trump pouvait prouver la responsabilité d’employés du fisc, il avait une cause. Sûrement pas pour 10 milliards, mais ça, c’est une autre histoire.


« Voilà qu’il redevient président. Le procureur général par intérim est maintenant son propre avocat, Todd Blanche. Même Trump a blagué que si sa poursuite allait de l’avant, à la cour, il se retrouverait à se poursuivre lui-même. Ce n’est évidemment pas le cas, puisqu’il n’est pas (encore) l’État, et que le procureur général est censé être indépendant. 


« Sauf qu’on a la preuve depuis longtemps qu’il n’y a plus d’indépendance au département de la Justice, qui est à la botte du président.


« Résultat : il n’y aura pas de procès ; une entente à l’amiable est intervenue, par laquelle le fisc s’engage à ne jamais poursuivre Trump et sa famille pour une quelconque raison fiscale. C’est un énorme gain, car les contestations visant la famille Trump s’élèveraient à 100 millions de dollars.


« À côté de ce règlement, le département de la Justice a accepté de créer ce « fonds » tout à fait exorbitant. Pour évaluer les demandes, on formerait un comité de cinq personnes, choisies par nul autre que Todd Blanche. Aussi bien dire par Donald Trump.


***


« On aurait pu penser qu’après le laminage de leur collègue contestataire Thomas Massie mardi, les républicains au Congrès se tiendraient tranquilles. Qui veut se faire mettre un opposant de son propre parti dans les pattes ? Ou voir les fonds pro-Trump déferler pour assurer sa défaite aux élections ?


« Un phénomène contraire semble émerger. Plusieurs élus, en fait, n’ont pas accepté le traitement réservé à Massie et à d’autres, comme le sénateur républicain Bill Cassidy de Louisiane, que Trump a réussi à faire battre par un des siens.


« S’ajoute à cela l’impopularité grandissante du président. Les élus d’États plus modérés sont maintenant en danger s’ils continuent à signer tout ce que Trump demande. Le président contrôle très bien sa base et son parti. Mais la bataille électorale se joue chez les indépendants. Et ce groupe est en train de tourner le dos massivement aux républicains.


« Et puis, en janvier, il ne restera plus que deux ans à cette présidence. Son pouvoir d’influence sera grandement diminué. On pensera à l’après-Trump.


« Attribuer des fonds publics pour une salle de bal à la gloire du président, pendant que tout coûte plus cher, cela n’est pas de nature à vous faire gagner des votes.


« Et récompenser financièrement des gens qui ont saccagé le Capitole, blessé des policiers, menacé la démocratie, contribué à des morts, c’est simplement inacceptable… Ou trop coûteux politiquement.


« Dans un Congrès où l’on ne semblait plus se scandaliser de rien, ni de l’abus de pouvoir ni de la corruption, on est presque étonné que ce minimum éthique soit atteint.


« Il y a de l’espoir, en somme. »


Chronique intitulée

Tout n’est pas foutu

Yves Boisvert

La Presse

le 21 mai, à 20 h00  

21 mai 2026

Poêlée de poulet croustillant, sauce rosée +

Quand on a eu la bonne idée de décongeler une poitrine de poulet la veille, on prend ce qui reste au frigo, on glane ce qu'il y a dans les armoires et on se compose un repas vite prêt qui laisse un bon goût dans la bouche.

Ingrédients pour deux

1 poitrine de poulet de 300 g environ, découpée en lanières

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

3 tomates séchées, hachées finement

1 petit oignon, en lamelles

Sel, poivre et paprika au goût


Sauce rosée

6 champignons, hachés finement

1 petite gousse d’ail, pressée

2 c. à soupe de concentré de tomate

1/2 tasse de bouillon de poulet

3/4 tasse de crème légère

1/4 c. à thé de curcuma + 1/4 c. à thé de cari en poudre

2 ou 3 tranches de pain multigrain, en dés

1 c. à soupe de beurre

Sauce au piment et poivre de Cayenne au goût

20 ou 30 g de fromage à gratiner (facultatif)


1. Saler et poivrer les lanières de poulet et les saupoudrer de paprika. Dans un poêlon ou un wok allant au four, faire fondre le beurre dans l’huile et y dorer les lanières de poulets sur toutes leurs faces 5 minutes ou un peu plus. Retirer du poêlon et réserver.


2. Dans le poêlon, ajouter les tomates séchées et les lamelles d’oignon et les colorer 2 ou 3 minutes. 


3. Pendant ce temps, dans un petit poêlon, dorer les dés de pain dans le beurre sur feu moyen-doux en les remuant de temps à autre pour qu’ils prennent de la couleur sans brûler.


4. Dans le poêlon contenant les oignons et tomates,  faire sauter les champignons hachés, et remuer jusqu’à ce qu’il soient cuits. Ajouter la gousse d’ail, le concentré de tomate, le bouillon et la crème, puis le curcuma et cari.  Porter à ébullition et laisser cuire entre 3 et 5 minutes. 


5. Remettre les lanières de poulet dans la sauce, goûter rectifier l’assaisonnement au besoin, ajouter un peu de poivre de Cayenne au goût.


6. Recouvrir de croûtons dorés et du fromage râpé, passer sous le gril  2 ou 3 minutes, et servir.