10 août 2026

Environnement - Nouveau record de chaleur fracassé


« Les océans de la planète ont fracassé un record de chaleur, en juillet, en raison des changements climatiques causés par les activités humaines.


« La température moyenne mensuelle de surface de la mer a atteint 20,96 °C dans les océans extrapolaires, c’est-à-dire la portion des océans située en dehors des pôles, entre 60° de latitude sud et 60° de latitude nord.


« Il s’agit du niveau le plus élevé jamais enregistré pour un mois de juillet, qui dépasse le précédent record de 20,89 °C, établi en 2023, a rapporté lundi le Service Copernicus sur le changement climatique du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.


« Le mois de juillet a notamment été marqué cette année par des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du Pacifique tropical, une situation qui s’explique en partie par le développement du phénomène El Niño, dans cette partie du monde, et qui devrait se renforcer dans les mois à venir.


« Autour de l’Europe, les températures de surface de la mer record dans l’Atlantique et la Méditerranée occidentale « ont été associées à des vagues de chaleur marines étendues, fortes ou sévères, affectant les communautés côtières et les écosystèmes », ajoute le Service Copernicus.


Signature humaine

« La surchauffe des océans, un phénomène en hausse depuis des décennies, est « une preuve tangible des changements climatiques » causés par les activités humaines, explique le consortium québécois de recherche sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques Ouranos.


« Les océans, qui couvrent plus de 70 % de la surface de la Terre, absorbent 93 % de l’énergie disponible sur la planète en stockant d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, ainsi qu’une grande quantité de la chaleur du soleil.


« Ces fonctions cruciales contribuent à maintenir l’équilibre climatique de notre planète », indique un article d’Ouranos consacré au sujet.


« Mais l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de la combustion des énergies fossiles perturbe cet équilibre, puisque les océans n’arrivent plus à capter suffisamment de carbone pour le maintenir.


« Et l’augmentation de la température des océans contribue à son tour aux changements climatiques, notamment en influençant la circulation atmosphérique, « ce qui peut entraîner des variations climatiques à l’échelle mondiale », ajoute l’article.


« Cette augmentation de température accroît aussi le nombre et l’ampleur des ouragans, puisque ceux-ci se développent lorsque la température de l’eau est d’au moins 26,5 °C.


« Plus la température de l’eau dépasse ce seuil, plus il y a d’énergie disponible pour intensifier la tempête », indique le texte.


L’air aussi

« L’air a aussi enregistré des records de chaleur, en juin et en juillet, en Europe occidentale, souligne Copernicus.


« La température moyenne a atteint 21,62 °C, soit 2,79 °C au-dessus de la moyenne pour la période 1991-2020 au même moment de l’année, dépassant le précédent record de 2022.


« Les températures extrêmes et la sécheresse généralisée qui sévit dans la région se sont mutuellement amplifiées, a déclaré dans un communiqué Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.


« À mesure que les sols s’assèchent, ils perdent leur capacité à assurer un refroidissement naturel, ce qui favorise l’accumulation de la chaleur », a-t-elle expliqué.


« Il s’agit là d’un exemple clair de la manière dont le changement climatique intensifie les épisodes de chaleur extrême, la chaleur et la sécheresse se renforçant de plus en plus mutuellement.»

- Samantha Burgess, Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. 


« À l’inverse, les pays baltes ainsi que la Finlande, la Turquie, la Grèce, l’est de l’Ukraine et de vastes parties de l’ouest de la Russie ont connu des conditions plus humides que la moyenne, avec des inondations localisées, relève Copernicus.


« À l’échelle mondiale, juillet figure au deuxième rang des plus chauds jamais enregistrés. 


« La température moyenne de l’air en surface pour le mois s’est élevée à 16,9 °C, soit 1,47 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle estimée pour la période 1850-1900 et 0,67 °C au-dessus de la moyenne pour la période 1991-2020. »


Article intitulé

Les océans fracassent un record de chaleur

Jean-Thomas Léveillé

La Presse

le 9 août 2026


09 août 2026

Portrait d’une « gardienne de l’ordinaire »


Portrait de la concierge d’un vieil immeuble montréalais, dont la sagesse et la discrète bienveillance ont marqué notre collaborateur.


« La première chose que j’ai remarquée, ce n’était pas son visage. C’était sa façon de tenir son trousseau de clés.


« Dans un vieil immeuble de quartier, quelque part entre Hochelaga et le Centre-Sud, Denise avançait derrière son chariot de ménage, le manteau à moitié posé sur les épaules, avec la fatigue calme des gens qui commencent leur journée avant que les autres aient fini de se plaindre de la leur. Les clés tintaient à sa ceinture. Chaque porte la connaissait. Chaque marche d’escalier avait déjà reçu son balai. Chaque ampoule brûlée, chaque poignée desserrée, chaque plainte griffonnée sur un bout de papier finissait tôt ou tard entre ses mains.


« Elle était concierge. Pas seulement celle qui lave, répare, ramasse, débloque les portes et change les sacs de poubelle. Elle était cette personne qu’on ne remarque pas, jusqu’au jour où elle manque. Là, tout se met à paraître en même temps : les corridors sentent mauvais, les néons clignotent, les boîtes aux lettres débordent, et les locataires découvrent que la propreté n’est pas un état naturel, mais le travail de quelqu’un qui se penche.« Un homme est sorti de chez lui, une cafetière vide à la main.


– Denise, l’eau chaude est encore partie ?

Elle n’a même pas levé les yeux.

– Non, monsieur Raymond. C’est votre patience qui est partie avant l’eau chaude.

« Il a ri. Elle aussi. Un rire court, de ceux qu’on échange dans un corridor sans s’arrêter de marcher.


« Denise n’avait rien d’une héroïne. Son nom ne sera sur aucune plaque, son visage dans aucun journal. Elle avait son chariot, ses gants, son cahier de notes, sa manière de dire « mon beau » au vieux monsieur du deuxième qui perdait toujours ses lunettes, et « ma grande » à la jeune mère du troisième qui descendait l’escalier avec un bébé dans un bras, un sac d’épicerie dans l’autre, et l’air de quelqu’un qui tient à bout de bras une journée déjà trop lourde.


« Elle connaissait l’immeuble mieux que certains connaissent leur propre famille. Elle savait quelle porte grinçait depuis l’hiver, quel locataire claquait la sienne par habitude, quelle fenêtre laissait entrer le froid, quel enfant avait peur de l’ascenseur, quelle dame s’attardait près des boîtes aux lettres juste pour parler deux minutes à quelqu’un.


« Ce savoir-là n’était écrit nulle part et ne portait aucun titre. Pourtant, quand une serrure coinçait, quand un colis disparaissait, quand une tache d’eau s’élargissait au plafond, c’est vers elle que tout le monde se tournait. Quand un nouvel arrivant ne comprenait rien aux consignes du recyclage, c’est elle qui expliquait. Quand une personne âgée n’avait pas été vue depuis deux jours, c’est elle qui s’inquiétait la première.


« Un matin, je l’ai vue s’arrêter devant une porte. Elle a frappé doucement.

– Madame Lavoie ? C’est Denise. Je ne vous ai pas vue hier. Tout est correct ?

« Une voix faible a répondu derrière le battant.

– Oui, oui, ça va.

« Denise n’a pas insisté. Elle faisait la différence entre la pudeur et le danger. Elle a seulement ajouté :

– Je repasse tantôt. J’ai fait trop de café. Faudrait pas le gaspiller, hein.


« C’était ça, sa façon de prendre soin des gens : sans discours, sans mettre personne mal à l’aise, en faisant semblant d’avoir trop de café.

« Dans le hall, un jeune homme parlait fort au téléphone, à moitié en français, à moitié en anglais, passant d’une langue à l’autre sans même s’en apercevoir.

– Denise, est-ce que je peux just leave mes boxes ici for five minutes ?

« Elle l’a regardé par-dessus ses lunettes.

– Tu peux laisser tes boîtes ici cinq minutes, oui.

« Il a souri.

– C’est ça que je voulais dire.

– Je sais. Moi, je réponds seulement à la phrase complète.


« Il a ri. Elle aussi. Il n’y avait aucune dureté là-dedans. Juste l’exigence tranquille de ceux qui corrigent sans rabaisser, et qui savent qu’une phrase menée jusqu’au bout vaut mieux qu’une phrase abandonnée en chemin.


« Dans cet immeuble, la langue ne servait pas à faire joli. Elle servait à s’entendre. « Attention, le plancher est mouillé. » « Prenez votre temps. » « Je vais regarder ça. » « Ça va aller. » Des phrases ordinaires, dites au bon moment, qui suffisent parfois à rendre une journée supportable.


« Je me suis demandé combien de solitudes passaient chaque jour devant elle. Combien de gens descendaient l’escalier avec plus lourd que leurs sacs. Combien faisaient semblant d’être pressés pour ne pas avouer qu’ils étaient fatigués. Combien attendaient qu’elle prononce leur nom pour sentir qu’ils existaient toujours quelque part.


« Denise ne sauvait personne. Elle ne faisait pas de miracles. Mais elle faisait tenir les choses. Et ça, ce n’est pas rien.


« Avant de partir, je lui ai demandé depuis combien de temps elle travaillait là.

– Vingt-huit ans.

« Elle a regardé le hall, les boîtes aux lettres, l’escalier, les plantes un peu poussiéreuses, la porte d’entrée qui ferme mal quand il fait trop froid.

– J’en ai vu, du monde. Des bébés qui sont devenus grands, des couples qui sont arrivés ensemble pis qui sont repartis séparés, des vieux qui parlaient pas beaucoup, mais qui disaient merci avec les yeux. Un immeuble, ça parle plus qu’on pense.

– Et ça dit quoi ?

« Elle a souri.

– Que tout le monde veut une place propre où rentrer, même quand sa vie est en désordre.

Cette phrase-là, je l’ai gardée.


« Je suis sorti pendant qu’elle passait la vadrouille près de l’entrée. Dehors, Montréal continuait son vacarme : les autobus, les vélos, les chantiers, les terrasses pleines de conversations. Rien n’avait changé. Sauf que je regardais autrement.


« Une ville ne tient pas seulement par ses immeubles, ses vitrines, ses affiches et ses grands évènements. Elle tient aussi par des gens comme Denise, qui ne demandent rien et qui empêchent pourtant le quotidien de devenir invivable. Des gens qui ramassent ce que les autres laissent derrière eux, changent les ampoules, ouvrent les portes, calment les impatiences, gardent les corridors habitables et les mots en circulation.


« Denise n’avait pas besoin de déclarer son attachement à quoi que ce soit. « Elle le pratiquait. Elle dirigeait un petit ministère sans bureau ni budget. On n’y parlait pas fort. On y parlait juste, avec des accents, des maladresses, des reprises, des rires, des silences. 


« Mais on s’y parlait. Et tant qu’on se parle, comme elle disait, on n’est pas finis.»


Chronique intitulée

Une gardienne de l’ordinaire

Thélyson Orélien

collaboration spéciale

La Presse 

Le 5 août 2026

08 août 2026

Cuisses de poulet à l’italienne +


Quelques tranches de prosciutto, des pleurotes et une lichette de vin rouge se sont ont ajoutés à ces cuisses de poulet pour un repas à la bonne franquette, lequel a fait le bonheur de nos invités surprises. Rapide et délicieux.


Ingrédients pour quatre

4 tranches de prosciutto

2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à soupe de beurre

4 cuisses de poulet avec dos

1/3 tasse de vin rouge

1 tasse de bouillon de boeuf réduit en sel

1/4 c. à thé de chacune (basilic, origan, thym, menthe) séchée

Zeste de 1/2 orange

1 barquette de champignons pleurotes panicaut, tranchés

1 gousse d’ail, pressée

2 c. à soupe de beurre

2 c. à soupe de fécule de maïs diluée dans un peu d’eau

Sel, poivre et paprika


La cuisson se fait dans un grand poêlon sur la cuisinière et dure environ 60 minutes.


1. Placer les tranches de prosciutto entre 2 feuilles d’essuie-tout et les cuire 30 secondes au micro-ondes. Les retirer immédiatement du four, les détacher du papier et les découper en petits carrés à l’aide de ciseaux de cuisine. Réserver.


2. Disposer les cuisses de poulet sur une assiette et les assaisonner de sel, de poivre et de paprika sur leurs deux faces.


3. Dans un poêlon, faire fondre le beurre dans l’huile et y faire dorer les cuisses 3 à 4 minutes de chaque côté. 


4. Ajouter le prosciutto réservé, remuer 1 ou 2 minutes, puis verser le vin rouge. Laisser cuire 2 minutes.


5. Verser le bouillon, les herbes séchées et le zeste d’orange, porter à ébullition, couvrir, réduire le feu et laisser mijoter 40 minutes. 


6. Dans un poêlon, faire revenir les champignons dans le beurre entre 3 et 5 minutes, ajouter l’ail, cuire 1 minute, puis les ajouter au poulet. Incorporer ensuite la fécule de maïs diluée, porter à ébullition et cuire 2 minutes, le temps que la sauce épaississe. 


7. Goûter, corriger au besoin l’assaisonnement et servir avec des pâtes courte, ou du riz comme l’ai fait hier.



 


Vers le haut




Celui qui regarde 

vers le haut ne peut jamais

avoir le vertige.


Milan Kundera

écrivain tchékoslovaque naturalisé français

1929-2023

07 août 2026

Résister


L'espoir est ce petit oiseau

qui se perche sur notre âme, 

qui chante sans les paroles 

et qui ne se tait jamais.


Emily Dickinson

poétesse états-unienne

1830-1886

06 août 2026

L’Ukraine manque dramatiquement de missiles intercepteurs



« L’Ukraine, qui vient de subir une nouvelle attaque meurtrière de la Russie, manque dramatiquement de missiles intercepteurs et ne peut compter pour l’heure sur l’aide des États-Unis pour renflouer ses stocks.


« Ses forces n’ont réussi à abattre aucun des 28 missiles tirés sur la capitale dans la nuit de mardi à mercredi tout en arrêtant la majorité des drones envoyés par Moscou, ce qui confirme la situation difficile du pays sur ce plan.


« Le gouvernement a indiqué qu’au moins 17 personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées lors de l’attaque, qui a visé essentiellement des infrastructures civiles, selon le président Volodymyr Zelensky.


« Des missiles intercepteurs « auraient pu sauver les vies des personnes tuées aujourd’hui », a souligné le chef d’État en pressant ses « partenaires » d’en fournir sans tarder pour éviter d’autres victimes.


« C’est la première fois depuis le début de la guerre que l’Ukraine est incapable d’intercepter au moins une partie des missiles russes tirés lors d’une attaque. Ils n’ont plus de missiles intercepteurs », résume Dominique Arel, un spécialiste du pays rattaché à l’Université d’Ottawa.


Les États-Unis réticents

« L’Ukraine, dit-il, a reçu depuis le début de la guerre plus de 500 missiles intercepteurs Patriot de construction américaine.


« Les pays européens qui en ont fourni n’ont cependant plus les stocks pour le faire et les États-Unis rechignent à leur en transférer alors que la guerre en Iran et les attaques régionales qui en découlent exercent une pression sur l’arsenal américain, note M. Arel.


« Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a rejeté mercredi des rapports suggérant que le pays avait réduit pratiquement de moitié sa réserve de missiles intercepteurs depuis le début du conflit au Moyen-Orient.


« Le président Donald Trump a néanmoins fait écho à ces préoccupations en juillet lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky.


« Nous avons des missiles Patriot, mais nous n’en avons pas tant que ça. Nous en avons besoin aussi pour nous. »

- Donald Trump, lors de sa rencontre avec Volodymyr Zelensky


« Le chef d’État avait laissé entendre que les États-Unis pourraient accorder une licence à l’Ukraine afin que le pays en produise lui-même, mais il a fait marche arrière à ce sujet.


« Un projet a été lancé par l’Ukraine de concert avec plusieurs pays européens pour permettre le développement d’un nouveau missile intercepteur, mais il faudra beaucoup de temps avant qu’il puisse aboutir, note M. Arel.


Crimes de guerre

« La seule avenue pour tenter de minimiser les frappes de missiles à court terme est de s’attaquer aux lanceurs situés en territoire russe, indique le professeur, qui s’attend à ce que Moscou multiplie les frappes aériennes dans les mois à venir pour infliger un maximum de pertes militaires et civiles en Ukraine par la voie des airs, alors que ses troupes au sol peinent à faire de nouveaux gains.


« L’objectif est de « briser le moral des Ukrainiens pour faire capituler le pays, mais ça n’arrivera pas. La population sait ce qui l’attend si les Russes ont le dernier mot », souligne-t-il.


« Selon un récent décompte du New York Times, l’armée russe a tiré 126 missiles balistiques en Ukraine durant le mois de juillet, le total le plus élevé depuis le début de la guerre, faisant 400 morts.


« La Russie maintient que les frappes ont toujours pour objectif des cibles militaires, mais Kyiv accuse le pays de commettre des crimes de guerre en s’en prenant à répétition à des cibles civiles.


 « La situation survient alors que l’administration américaine mène une campagne agressive contre la Cour pénale internationale (CPI), qui mène notamment une enquête sur les crimes survenus en Ukraine.


« Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a déclaré à la mi-juillet que Washington utiliserait tous ses pouvoirs pour détruire la CPI en procédant « brique par brique » s’il le faut.


« Maria Elena Vignoli, une spécialiste du droit international rattachée à Human Rights Watch, relève que le gouvernement américain souhaite « accorder une carte de sortie de prison » à des alliés mis en cause par le tribunal international alors que l’institution a pour objectif de garantir que « personne ne soit au-dessus de la loi ».


« Le président Trump, rappelle Mme Vignoli, a déclaré que les attaques contre la CPI visent à aider notamment le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt lié aux opérations militaires menées dans la bande de Gaza en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.


« Washington s’était réjoui qu’un mandat d’arrestation ait été lancé contre le président russe Vladimir Poutine en lien avec la guerre en Ukraine, rappelle Fannie Lafontaine, professeure titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval, qui accuse le pays de faire preuve d’une « hypocrisie absolue » en défendant le droit international seulement lorsqu’il sert ses intérêts.


« Elle s’alarme que le Venezuela et le Tchad se soient récemment retirés de la CPI sous pression américaine et craint que d’autres pays ne leur emboîtent le pas.


« L’idéal serait de pousser pour une « ratification universelle » du traité sur lequel repose le tribunal plutôt que de chercher à réduire le territoire sous sa juridiction », estime Mme Lafontaine, qui aimerait entendre le Canada critiquer haut et fort les manœuvres américaines à ce sujet.


« En conférence de presse à Toronto mercredi, le premier ministre Mark Carney a affirmé que le soutien du Canada à la CPI était sans équivoque, tout en s’abstenant de critiquer le président américain Donald Trump. « Le Canada est fier d’être membre de la Cour pénale internationale, a-t-il déclaré. Nous la soutenons financièrement en lui fournissant du personnel, en lui transmettant nos valeurs et en agissant. Et nous continuerons à le faire. »


Article intitulé

Kyiv en manque de missiles Patriot

Marc Thibodeau, avec la Presse canadienne

La Presse

le 6 août 2026