02 août 2026

Clafoutis aux fruits congelés de Zeste +


Un chouette  petit dessert qui se fait très rapidement et cuit en 50 minutes. Je vais sûrement l’essayer avec d’autres fruits, simple, ne requiert que peu d’ingrédients et bon au goût.


Ingrédients pour 8 et plus

3 tasses de fruits rouges congelés, moi 500 g de petits fruits rouges surgelés

1 tasse de crème sure, moi yogourt nature Activia

2 oeufs

6 c. à soupe de farine 

6 c. à soupe de sucre 

6 c. à soupe de lait, moi soya à la vanille

1 c. à thé d'extrait de vanille


1. Allumer le four à 400°F (200°C).


2. Déposer les fruits encore congelés dans un plat qui va au four, de type plat en pyrex carré, moi rectangulaire  de 19 x 23 x 8 cm (7 1/2 x 9 x 3 po).


3. Dans un bol, mélanger tous les autres ingrédients. Ajouter quelques gouttes d'extrait de vanille.


4. Verser la préparation sur les fruits.


5. Cuire au four pendant 45 minutes, moi 50 minutes.


Saupoudrer légèrement de sucre à la sortie du four, ce que je n’ai pas fait.


Laisser refroidir avant de servir.


Note de la recette

Utiliser des fruits encore congelés permet qu’ils restent fermes à la cuisson. Se mange tiède ou froid. Les quantités se changent très facilement selon la grandeur du plat et la quantité de fruits. Se cuit également en portions individuelles dans des petits pots.


https://www.zeste.ca/recettes/clafouti-aux-petits-fruits-rouges





Les États-Unis suspendent des frappes contre l’Iran



« (Washington) Le président Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis et Israël avaient convenu de suspendre les nouvelles frappes prévues contre l’Iran à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région, à condition qu’un accord soit rapidement conclu.


« Vendredi, Donald Trump avait menacé lors d’un conseil des ministres de frapper l’Iran « très fort ».


« Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis sont « prêts à frapper la République islamique d’Iran, à des niveaux de terreur militaire, de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale ».


« Malgré cela, nous venons d’être priés par l’Iran, et par d’autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque », a-t-il indiqué. « Sur la base de cette demande, j’ai accepté… d’annuler l’attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un ACCORD. Israël se joint à moi dans cet engagement », a-t-il dit.


« Cette annonce intervient peu après que les États-Unis ont appelé leurs ressortissants à « envisager de quitter » le Moyen-Orient en raison d’une possible « escalade » du conflit régional.


« Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. D’après CBS News, les États-Unis et Israël préparaient des frappes conjointes, visant les raffineries de pétrole et les centrales électriques comptant parmi les cibles possibles.


« Dans son message dimanche, le président américain a déclaré que l’accord avec l’Iran devrait inclure l’ouverture « COMPLÈTE ET TOTALE DU DÉTROIT D’ORMUZ, ainsi qu’une fin de la menace nucléaire iranienne ».


« Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a appelé Donald Trump samedi pour exprimer ses inquiétudes concernant ses projets de frappes, a rapporté Axios, citant des responsables américains anonymes.


« Désamorcer »

« Une source au fait de l’appel a indiqué à Axios que le prince héritier saoudien avait « exhorté Trump à désamorcer la situation et à s’abstenir de lancer les frappes ».


« La Maison-Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant cette information de presse.


« Jeudi, le Pakistan, pays médiateur, avait affirmé que les belligérants négociaient en vue d’une désescalade, en particulier concernant le détroit d’Ormuz, passage stratégique au cœur des tensions et verrouillé par Téhéran.


« Mais l’armée iranienne avait accusé samedi les États-Unis de favoriser l’« escalade des tensions » dans la guerre au Moyen-Orient.


« Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien. L’Égypte mène une enquête, mais n’a, à ce stade, accusé aucun groupe d’être à l’origine de l’attaque.


« Dans une entrevue publiée sur Fox News avant l’annonce de Donald Trump, son secrétaire d’État Marco Rubio assure que les capacités militaires de l’Iran ont été amoindries et que les responsables iraniens « sont maintenant disposés, et dans certains cas semblent impatients, à conclure un accord sur la dénucléarisation ».


« La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté par des attaques de missiles et de

drones dans la région.


« Malgré un protocole d’accord signé à la mi-juin pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix, de nouvelles frappes réciproques ont eu lieu début juillet.  


« La guerre s’est étendue récemment avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites houthis, soutenus par l’Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


« Ces mesures font peser une menace sur la circulation maritime par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, dont l’importance s’est accrue depuis le blocage du détroit d’Ormuz.


« Les rebelles ont cependant démenti samedi vouloir imposer des droits de passage aux navires franchissant le détroit de Bab el-Mandeb, comme allégué par un ministre yéménite.


« Le regain de tension au Moyen-Orient avait provoqué cette semaine une nouvelle hausse des prix du pétrole, avec notamment une flambée de 7,66 % du baril de Brent (à 90,53 dollars) mercredi. »


Article intitulé

Trump suspend les frappes américaines contre l’Iran

Agence France-Presse

La Presse

le 1 er août, à 23 h 44

01 août 2026

Quiche aux légumes en croûte de tortillas +


Une chouette surprise que cette recette de Châtelaine que j’ai adaptée pour deux. Originale avec sa croûte faite de tortillas et délicieuse en ce moment avec l’abondance de légumes offerts en épicerie ou dans les marchés publics.


Ingrédients pour quatre pointes en entrée

2 grandes tortillas 

1 c. à soupe d’huile d’olive 

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 petit oignon jaune, haché finement

1/2 poivron jaune, en dés
1/2 poivron orange, en dés
1/2 tasse de tiges de bette à carde rouge, haché

8 champignons blancs, hachés grossièrement
1 tasse de feuilles de bette à carde rouge, émincées

1  c. à thé de paprika fumé

3 gros œufs
1⁄4 tasse de parmesan, râpé
3 c. à soupe de yogourt grec

1/2 tasse de cheddar, râpé
Sel et poivre au goût


La cuisson se termine dans un four préchauffé à 350 °F (180 °C) où la quiche passera près de 30 minutes.


1. Huiler légèrement une poêle antiadhésive de taille moyenne (20 cm ou 8 po). Disposer les deux tortillas dans la poêle en les faisant se chevaucher de façon à ce qu’elles remontent bien sur les parois, pour former une croûte. Huiler les tortillas et réserver.


2. Chauffer un poêlon profond ou un wok sur feu moyen et y faire fondre le beurre dans l’huile. Ajouter les oignons, les dés de poivron et les tiges de  bette à carde, et cuire 3 minutes. Ajouter les champignons et cuire en remuant souvent jusqu’à ce que tous les légumes soient tendres, de 3 à 5 minutes. Incorporer les feuilles de bette à carde et les laisser flétrir une minute en remuant, elles poursuivront leur cuisson au four... Saler et poivrer au goût, ajouter le paprika fumé. Laisser tiédir.

3. Dans un grand bol, fouetter les œufs avec le parmesan, et le yogourt. Saler et poivrer.

4. Verser les légumes dans la poêle tapissée de tortillas, puis ajouter la préparation des oeufs au fromage. Parsemer de cheddar.

5. Cuire jusqu’à ce que la quiche soit gonflée, environ 28 minutes. Au besoin, pour obtenir un beau gratin, allumer le four à gril (broil) et faire dorer le dessus de la quiche 1 ou 2 minutes en surveillant. Laisser reposer 5 minutes avant de couper en pointes et de servir chaud. Il vaut mieux la démouler sur une planche pour en faire de belles pointes. (Se congèle en portions individuelles jusqu’à 1 mois.)


Recette adaptée  très librement de Châtelaine ,

https://fr.chatelaine.com/recettes/plats_vegetariens/quiche-champignons-poivrons-kale-fromage-chevre/?





« Quand le sauveur du Canada met son pays en péril »




« Le gouvernement Carney a pris trois décisions concernant les GAFAM depuis environ une année qui démontrent une totale incompréhension du domaine culturel.

« En juin 2025, le ministère des Finances du Canada annonçait l’annulation de la taxe sur les services numériques pour faire progresser les négociations commerciales avec les États-Unis ; on a vu ce que cela a donné. En juin 2026, Patrimoine canadien annulait les décisions du CRTC, qui prévoyait relever de 5 % à 15 % la contribution des Netflix, Amazon, Disney+ et Apple TV. Ces contributions ultérieurement totalement éliminées devaient être utilisées pour appuyer la production canadienne. On prétextait une crainte de la hausse des prix pour les usagers canadiens.


« L’appui au milieu culturel passera désormais par une contribution de l’État fédéral à partir de son propre budget (600 millions) : ce seront nos impôts qui connaîtront peut-être une hausse. Mais dernièrement, une décision fédérale nullement annoncée et découverte par The Wire Report nous apprend que le Canada abandonne la défense de sa cause devant les tribunaux dans laquelle les GAFAM devaient fournir une redevance de 5 % en faveur du développement de la culture nationale.


« Le cumul de ces décisions crée une situation inédite sur le plan de l’équité fiscale. Les entreprises médiatiques qui peinent à survivre précisément en raison de la spoliation de leur contenu et de la ponction publicitaire des GAFAM doivent désormais payer par leurs taxes de toutes sortes et leurs impôts pour que le gouvernement fédéral compense leurs pertes, alors que les responsables, eux, ne paient rien. Les travailleurs des entreprises de presse ne sont pas en reste : toutes leurs contributions fiscales servent à mettre en péril leur propre emploi, puisque la politique actuelle du gouvernement Carney banalise la situation, inéquitable, et même y contribue.


« Avec leur statut de producteur-diffuseur, ces géants de l’audiovisuel agissent de façon non concurrentielle. Dans un laisser-aller réglementaire, ces mégaentreprises ont établi des positions monopolistiques qui leur ont permis de mettre la main sur l’usage de l’écoute, donc de la diffusion. Le producteur d’ici ne possède pas cet avantage et fait face à des pressions concurrentielles inéquitables.


« Les diffuseurs nationaux ne vont guère mieux. En contrôlant la production et la diffusion, les GAFAM en viennent à établir les critères pour que la création s’arrime à leur vision, à leur plan d’affaires. Le paradoxe fiscal se coiffe d’une menace délétère pour l’écologie culturelle d’une nation. Nous assistons donc à la soumission des États de droit devant des capitalistes sans âme.


« Le verdict est sans appel : les GAFAM dictent désormais la loi au Canada et dirigent des décisions cruciales concernant la culture canadienne.


« En matière d’ordres de gouvernance, il s’agit là d’une modification majeure dans l’histoire de l’humanité. L’idéal des Lumières, le désir démocratique et la liberté d’un devenir basé sur le bien commun sont relégués au domaine des souvenirs. L’avenir qui se dessine sera dicté par un nombre restreint d’individus qui se paient une armée de soldats techniques et qui alimentent le futur par des désirs façonnés par des algorithmes qui carburent au profit maximal.


« Mais cette complicité gouvernementale n’est possible que par une méconnaissance (je n’ose dire du mépris) du rôle de la culture dans une société. 


« Pour M. Carney, la culture semble être un produit comme un autre, une simple donnée comptable. Nous pourrions lui rappeler tous les débats sur la reconnaissance du patrimoine culturel et sur la pertinence des exemptions culturelles dans les traités internationaux. Il ne semble pas avoir compris que la préservation de l’identité culturelle est essentielle pour une nation, car elle définit sa cohésion sociale, sa continuité historique et son influence dans le monde. Sans culture, il n’y a pas de souveraineté.


« Celui qui ne veut pas que le Canada devienne un « 51e État » est en train d’ouvrir la porte toute grande à l’américanisation forcée du Canada. Le Québec pora-t-il résister longtemps grâce à sa langue ? Le modèle d’écoute médiatique  chez les nouvelles générations nous fait craindre le pire. »


Libre opinion intitulée

Quand le sauveur du Canada met son pays en péril

Raymond Corriveau

Ancien président du Conseil de presse

Le Devoir

le 1er août 2026



31 juillet 2026

Omelette italienne, juillet 26


Les Italiens appellent frittata ce délicieux plat dépanneur que nous appelons une omelette. Ils y mettent parfois du prosciutto, mais peut-être pas de courgettes ou de champignons, c’est pure fantaisie gourmande de ma part que d’y avoir ajouté des ingrédients que nous aimons autant qu’eux. Mais je pense qu’ils l’aimeraient tout autant que nous après la cuisson au four, surtout si nous l'avons parsemée de parmesan. 

Ingrédients pour deux

3 tranches de prosciutto

3 oeufs entiers

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

2 petites courgettes, une jaune, une verte, en demi-rondelles

6 champignons, hachés

3 c. à soupe de parmesan fraîchement râpé

Sel et poivre au goût, herbes fraîches, par exemple du basilic


La cuisson se termine dans un four préchauffé à gril (broil) durant quelques minutes.


1. Déposer les tranches de prosciutto dans une assiette entre 2 feuilles d’essuie-tout et passer 30 secondes au micro-ondes. Retirer du four, enlever le papier immédiatement et découper en petits carrés à l’aide de ciseaux de cuisine. Réserver.


2 Dans un poêlon, faire fondre le beurre dans l’huile et y attendrir les champignons 3 minutes sur feu moyen-vif. Puis ajouter les demi-rondelles de courgette et cuire encore 3 minutes en réduisant le feu. Allumer le four à gril (broil).


3. Pendant ce temps, battre les oeufs au fouet et les assaisonner, puis les verser sur les légumes quand ceux-ci  sont dorés. Parsemer les morceaux de prosciutto et laisser prendre l’omelette,


4. Parsemer de parmesan et d’herbes fraîches avant d’enfourner sur la grille du centre durant 3 minutes, en surveillant. 








Quand l’IA rattrape la science-fiction


« C’est un scénario de science-fiction utilisé à toutes les sauces depuis que Mary Shelley a publié son célèbre Frankenstein, il y a plus de 200 ans : l’histoire d’une créature mise au monde par l’homme qui, devenue plus puissante que prévu, échappe à son contrôle et finit par menacer l’humanité. Les dinosaures du Parc jurassique, les robots de Terminator, l’ordinateur de 2001. L’odyssée de l’espace… Autant de frissons qu’on est heureux de laisser dans la salle de cinéma et que l’on considère comme appartenant au monde de l’imaginaire.


« C’est pourtant arrivé dans la vraie vie, la semaine dernière.


« Dans le cadre de tests, des employés d’OpenAI (créateur de  Chat GPT ) ont placé deux modèles d’intelligence artificielle (IA) dans un vase clos numérique, sans accès extérieur, et leur ont confié un problème de cybersécurité à résoudre. Travaillant ensemble, les deux modèles ont trouvé une faille dans leur environnement et ont accédé aux systèmes d’OpenAI, puis à Internet. De là, ils ont navigué librement puis ont piraté un site hébergeant une bibliothèque de codes en ligne, ce qui leur a permis de trouver la réponse au problème qu’OpenAI leur avait soumis.


« Pour la première fois (connue, du moins), une IA s’est donc introduite illégalement, de son propre chef et à l’insu des humains qui la gèrent, dans un système informatique hors de son propre environnement. C’est peut-être moins frappant que l’apparition d’un robot ayant l’apparence d’Arnold Schwarzenegger, mais cela devrait quand même alarmer l’ensemble du monde.


« Les capacités en programmation des modèles d’IA rivalisent déjà avec celles des meilleurs ingénieurs informatiques, et elles s’améliorent à vitesse grand V. Ces capacités leur permettent entre autres de détecter des brèches dans les systèmes informatiques avec une facilité qui déconcerte même les spécialistes, puis d’attaquer avec une force hors de portée pour un hacker ordinaire. Autrement dit, ces modèles sont de redoutables pirates en puissance.


« Or, tout notre monde numérique a été bâti par des humains et est forcément constellé de trous que les meilleurs systèmes de cybersécurité ne réussissent pas à bétonner totalement. Il y a quelques mois, l’entreprise Anthropic a constaté que la dernière version de son modèle Claude était si douée pour trouver des failles informatiques qu’elle en a retardé la mise en marché afin de laisser du temps à quelques grandes entreprises américaines pour rehausser la sécurité de leurs systèmes informatiques. Ce que l’entreprise a alors révélé sur son modèle a créé un choc, plusieurs organisations prenant soudain conscience qu’elles étaient bien plus à risque qu’elles le croyaient.


« Dans ce contexte, le danger qui menace nos infrastructures est réel. Comment s’assurer, par exemple, que nos gouvernements, notre système bancaire, nos réseaux de transport, d’énergie et de communications soient à l’abri des supercyberattaques désormais possibles grâce à l’IA ? A-t-on les moyens, l’expertise et le temps de se prémunir ?


« L’évasion des modèles d’OpenAI ramène aussi à l’avant-plan une préoccupation primordiale des chercheurs en sécurité de l’IA. L’incident a démontré qu’il n’y avait pas besoin d’une intention malfaisante pour que des méfaits soient commis ; le seul incitatif des modèles était d’obtenir le meilleur score possible à un test. Cela peut mener une IA à adopter une attitude de type « la fin justifie les moyens » et l’inciter à violer les règles de conduite dictées par son créateur. Selon les observations récoltées lors de tests par OpenAI et par Anthropic notamment, plus les modèles se perfectionnent, plus ils sont susceptibles d’adopter de mauvais comportements, comme mentir, contourner les règles ou s’adonner au sabotage.


« Comment les fabricants d’IA pourraient-ils s’assurer que leurs créatures ne poseront jamais de gestes malveillants ? On ne le sait pas encore.


« De quelle façon pourraient-ils contrôler une IA sortie de son environnement si elle est capable de couvrir ses traces et de copier une version d’elle-même ailleurs ? On ne le sait pas.


« Quels mécanismes réglementent cette industrie manipulant des produits potentiellement aussi dangereux ? À peu près aucun.


« Les développements technologiques en IA se font à un rythme si effréné que la société et les dirigeants politiques peinent à saisir l’ampleur des changements qu’elle entraîne et des menaces qu’elle représente. Les voix qui s’élèvent pour réclamer plus de prudence se font traiter de cassandres anti-progrès. Les géants américains de l’IA veillent à ce que rien n’entrave leur course aux profits.


« On a maintenant la démonstration qu’en plus de transformer nos façons de travailler, de communiquer, de s’informer et de penser, l’IA a les capacités d’attaquer ce qui tient notre monde debout. Il est urgent que la sonnette d’alarme tirée la semaine dernière soit entendue par tous, partout. Car la réalité a fini par rattraper la science-fiction. »


Éditorial intitulé

L’IA a dépassé la science-fiction 

Claudine St-Germain

Le Devoir

le 30 juillet 2026