20 juillet 2026

Canada - Près de 960 incendies actifs au pays


«Le Canada traverse l’une des saisons d’incendies de forêt « les plus intenses » de son histoire, selon le premier ministre Mark Carney. Des centaines de Canadiens évacués de leur domicile vivent dans l’angoisse en attendant de voir ce qu’il en restera.

« On dénombre près de 960 incendies actifs à l’échelle du pays, dont 35 se sont déclarés dimanche. Plus de 5000 pompiers et 300 avions-citernes participent à la lutte d’un océan à l’autre.


« Ces incendies ravageurs s’expliquent par une vague de chaleur extrême et de sécheresse, particulièrement intense cet été, a indiqué Mark Carney, dimanche, après avoir rencontré les fonctionnaires fédéraux au front contre les incendies en Ontario.


« En soirée, le premier ministre a assisté à la finale de la Coupe du monde de soccer, auprès du président américain, Donald Trump. La qualité de l’air était au cœur de la conversation des élus.


« Je lui ai dit : “Tu dois éteindre ces feux qui viennent empoisonner notre air” », a indiqué Donald Trump sur le tarmac, dimanche soir, quelques minutes avant de quitter le New Jersey.


« M. Trump a ensuite suggéré que le Canada « devrait peut-être payer des dommages » aux États-Unis, ou que des droits de douane supplémentaires devraient être imposés, citant notamment la fermeture forcée d’usines de l’industrie automobile au Michigan.


Chagrin et espoir

« L’heure est particulièrement grave en Ontario, où les incendies de forêt ont déjà ravagé une superficie supérieure à celle de l’ensemble des incendies de l’année dernière.


« Dans la région de Fort Frances, près de la frontière américaine, un incendie de 51 000 hectares, l’équivalent de près de 71 500 terrains de soccer, fait rage.


« De nombreuses communautés reçoivent des ordres d’évacuation. Plus de 500 personnes ont trouvé refuge à Thunder Bay, dont Daniel Nodin, membre de la Première Nation de Whitesand, dans le nord de l’Ontario.


« En se rendant à Thunder Bay, il ne voyait que de la fumée et une lueur rouge dans le ciel. Il y avait de longues files d’attente à une station-service devant laquelle il est passé.« C’était la pagaille, les gens étaient en pleine panique », a raconté M. Nodin à La Presse Canadienne.


« Des cendres brûlantes tombaient sur mon nouveau pick-up. Des cendres chaudes et froides tombaient du ciel », a indiqué son frère, Andrew Nodin. Avec sa famille, il a réussi à fuir avec seulement quelques vêtements, laissant derrière leur berger allemand, « comme un fils » pour eux.


« Devant le Superior Inn de Thunder Bay, La Presse Canadienne décrit des scènes de chagrin et d’espoir. Des habitants déposaient des dons, notamment des vêtements, de la nourriture et des couches pour bébés, tandis que les évacués discutaient de ce qui les attendrait à leur retour chez eux. Dans l’hôtel, une grande salle était remplie de dons disposés sur des tables, tandis que les personnes évacuées choisissaient des vêtements et des chaussures.


« Le premier ministre de l’Ontario a prié les citoyens exilés à Thunder Bay d’y rester, de ne pas retourner chez eux. « Nous vous trouverons un endroit où loger, une chambre d’hôtel, nous vous fournirons de quoi manger, nous veillerons à ce que vous soyez bien pris en charge », a-t-il promis samedi.


« Les récentes pluies dans le nord de la province ont contribué à ralentir certains incendies, mais des précipitations soutenues seront nécessaires pour les éteindre, a indiqué le ministre des Ressources naturelles, Mike Harris.


Mal invisible

« Au Québec, 148 incendies sévissaient dimanche, soit 12 de moins que la veille. La grande majorité d’entre eux se trouvent au nord du 51e parallèle.


«Environ une vingtaine d’interventions sont en cours dans la province, notamment dans la région de Val-d’Or, Matagami et Nemaska.


«On ne combat pas tous les feux, seulement ceux qui menacent une communauté ou des infrastructures stratégiques.»

- Léa Bédard-Beaulieu, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU)


« De forts vents sont attendus au cours des prochains jours, ce qui pourrait compliquer la lutte contre les incendies au Québec, pour laquelle près de 1000 personnes sont mobilisées, note-t-elle.


« Plusieurs provinces prêtent main-forte au Québec dans ces opérations, dont le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et l’Alberta. Une quarantaine de Français issus de l’Unité internationale des sapeurs forestiers (UISF) sont aussi débarqués samedi, de même qu’une vingtaine de pompiers du Maine, du Connecticut et du New Hampshire.


« Des panaches de fumée issus du nord-ouest de l’Ontario pourraient continuer d’atteindre l’ensemble du Québec au cours des prochains jours, prévient la SOPFEU.


« En Outaouais, dans Lanaudière, les Laurentides, le Nord-du-Québec et l’Abitibi-Témiscamingue, il est présentement interdit de faire des feux à ciel ouvert. »


Article intitulé

«Une des saisons « les plus intenses » de l’histoire»

Éric Martel

La Presse

le 19 juillet 2026

19 juillet 2026

Petites coquilles de fruits de mer express +


Un plat simple et délicieux, et plutôt économique, que nous aurions dégusté avec encore plus de plaisir en y ajoutant un bon fromage à gratiner, mais les conditions ne s’y prêtant pas, le gratin sera pour une prochaine fois. 


Ingrédients pour deux avec restes

1 oignon moyen rouge ou jaune, en lamelles

1/2 poivron jaune, en dés

1 c. à soupe d’huile + 1 c. à soupe  de beurre

1 sac de petits pétoncles de baie, décongelés et essorés

14 crevettes moyennes, décortiquées et essorées

1 c. à thé de mélange d’épices cajun ou autre au goût, par exemple une pâte de cari

3/4 tasse de lait de coco léger et de crème légère à cuisson

1 c. à soupe de fécule de maïs délayée dans un peu d’eau

1 1/2 tasse de petites pâtes cuites, hier des farfalles

2 c. à soupe de ciboulette fraîche, ciselée

Sel et poivre au goût


1 Dans un poêlon profond ou un wok, attendrir l’oignon dans l’huile et le beurre sur feu moyen 2 ou 3 minutes. Ajouter les dés de poivron et poursuivre la cuisson 2 minutes. 


2. Faire de même dans le poêlon avec les pétoncles, puis les crevettes en les retournant après 2 minutes de cuisson, puis ajouter le mélange d’épices en remuant, puis le lait de coco ainsi que la fécule délayée et laisser mijoter doucement 3 minutes, le temps d’épaissir la sauce. 


3. Incorporer les pâtes, goûter et rectifier l’assaisonnement, et servir dans deux coquilles ou ramequins.




Environnement - M. Carney tente de justifier ses reculs sur ses positions climatiques


(Ottawa) Le premier ministre Mark Carney justifie ses reculs sur plusieurs politiques du gouvernement canadien qui visaient à réduire les émissions de gaz à effet de serre, en prédisant que les décisions qu’il a prises attireront les investissements requis pour une diminution.


« Nous avons trop compté sur des cibles, des lois qui n’entraînaient pas les investissements qui sont nécessaires pour réduire nos émissions. Alors, nous avons changé notre point de focalisation », a-t-il dit jeudi au cours d’un point de presse à London, en Ontario.


« Il répondait en anglais à une question qui lui était posée dans cette langue et dont le préambule soulignait les incendies de forêt qui sévissent dans le nord de l’Ontario.


« M. Carney a détricoté plusieurs jalons du plan environnemental qui avait été mis en place par son prédécesseur, Justin Trudeau, ce qui a notamment poussé l’ex-ministre de l’Environnement Steven Guilbeault à annoncer son départ de la vie politique.


« Parmi les reculs, on retrouve de nouveaux assouplissements dans une mesure phare, la tarification fédérale du carbone, et ce, dans le but de favoriser un projet de pipeline visant à acheminer du pétrole de l’Alberta vers le Pacifique.


 « Après l’abandon complet du premier volet de la tarification du carbone, celui visant les consommateurs, une brèche a été faite dans le deuxième pan de la politique, soit celui visant les industries.


« Dans le cadre d’une entente avec le gouvernement albertain, le prix industriel a été fixé à 130 $ la tonne d’ici 2040 plutôt que 170 $. La tarification fédérale ne s’applique pas en Alberta, du moment où Ottawa considère que le régime provincial va assez loin.


« M. Carney a fait écho jeudi à ce que le fédéral répète depuis mai pour se défendre de ce rétropédalage, soit que les crédits de carbone sont en fait échangés à plus bas prix sur le marché.


« Ainsi, l’Alberta et le fédéral se sont mis d’accord pour établir un prix plancher de 110 $ la tonne en 2040 que le marché sera tenu de respecter, ce qu’Ottawa présente comme une « police d’assurance ». Cet ajustement signifiera une forme de « compensation » pour les autres provinces, a signalé M. Carney en précisant que cela exclut le Québec puisqu’il a son marché du carbone avec la Californie.


« Une analyse de l’Institut climatique du Canada suggère qu’il y aura probablement une offre excédentaire de crédits à bas prix après 2030. Selon l’organisation, les producteurs pourront facilement dépasser leurs objectifs d’émissions jusqu’à cette date et se constituer une réserve de crédits grâce à une souplesse au niveau de ce qui est appelé le « taux de resserrement », qui définit la quantité d’émissions que les industries sont autorisées à produire dans le cadre du système de tarification du carbone de l’Alberta.


« Le premier ministre a aussi sous-entendu jeudi que l’atteinte des cibles climatiques du Canada en vertu de l’accord de Paris était déjà bien difficile sans les changements qu’il a apportés.


« Notre gouvernement a reçu les résultats de l’ancien gouvernement », a-t-il dit en français.« Je viens d’arriver avec une situation où on a des cibles importantes. On a des règles et des lois et des conflits avec les provinces et pas assez d’investissements dans les réductions de gaz à effet de serre », a poursuivi celui qui a succédé à M. Trudeau il y a plus d’un an.


« Comme il le fait à chaque fois qu’il est questionné sur l’accroissement de la production de pétrole qu’apporterait un nouveau pipeline, M. Carney a souligné que la réalisation du projet de l’Alberta est conditionnelle à celle d’une initiative de captage et de stockage de carbone connue comme étant Pathways.


« Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, interpellé sur les propos du premier ministre durant son propre point de presse à Saint-Hyacinthe, a pourfendu le bilan de ce dernier.


« Si le premier ministre est sérieux dans sa préoccupation de faire autre chose que de mettre le blâme sur Justin Trudeau […], il va suspendre sa folie pétrolière et il va remettre en place les mesures de protection du climat parce que la sécurité, la santé et l’économie du Québec et du Canada sont en jeu », a-t-il tonné en rappelant que le réchauffement climatique augmente notamment la prévalence des incendies de forêt.


« M. Carney avait commencé son point de presse en exprimant son appui aux leaders communautaires et aux premiers répondants qui s’affairent à protéger les populations touchées par les brasiers.


« Lorsque questionné sur les plaintes exprimées par plusieurs élus américains républicains quant aux répercussions, aux États-Unis, de la fumée des incendies de forêt, le premier ministre canadien a paru exaspéré en laissant échapper une onomatopée qui ressemblait à « hum ».


« Il a ensuite répondu que la lutte aux changements climatiques relève de la responsabilité de tous, y compris des États-Unis.»


Article intitulé

Mark Carney tente de justifier ses reculs sur plusieurs politiques climatiques

Émilie Bergeron

La Presse Canadienne

La Presse

le 16 juillet 2026 

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18 juillet 2026

Nos forêts brûlent et le président voisin nous menace de droits de douane



« (New York et Washington) Donald Trump s’en est pris vendredi au Canada pour la sévère pollution de l’air qui affecte le nord-est des États-Unis, causée par les incendies de forêt qui brûlent chez son voisin.


 « Nous tenons le Canada pour responsable du fait qu’il n’entretient pas correctement ses forêts […], et les États-Unis se retrouvent inutilement envahis par un air sale, pollué et dangereux pour la santé […], totalement inacceptable ! », a attaqué le président américain sur sa plateforme Truth Social.


« Je vais appeler le premier ministre dans la journée pour savoir ce qu’ils [les Canadiens] comptent faire », a-t-il ajouté.


« Dans son message, Donald Trump menace également le Canada de droits de douane plus lourds pour couvrir le « coût de cette pollution ».


« La fumée des incendies de forêt en Ontario a plongé dans un épais voile de pollution plusieurs métropoles américaines, de Chicago à Washington, en passant par New York. C’est en banlieue de la mégapole que la finale de la Coupe du monde de soccer entre l’Espagne et l’Argentine est programmée dimanche après-midi.


« Selon les derniers chiffres des autorités locales, la situation continue de se détériorer au Canada, avec 207 incendies hors de contrôle à travers le pays sur un total de 897 brasiers actifs.


« La fumée des incendies au Canada a plongé vendredi plusieurs métropoles américaines dans un épais voile de pollution, suscitant des inquiétudes à l’approche de la finale de la Coupe du monde prévue ce week-end près de New York.


Crainte pour la finale

« Les organisateurs « surveillent de près » l’évolution de la situation, a déclaré Andrew Giuliani, qui dirige l’équipe de la Maison-Blanche chargée de l’organisation de la Coupe du monde, lors d’un point presse. « Il y a eu des discussions à ce sujet, nous avons quelqu’un des services météorologiques nationaux auprès de la FIFA », a-t-il ajouté.


« Au New Jersey, où se disputera dimanche, dans un stade à ciel ouvert, la finale opposant l’Espagne à l’Argentine, la qualité de l’air était encore jugée « mauvaise pour la santé » vendredi matin. Elle est cependant en légère amélioration par rapport à jeudi, quand la silhouette des gratte-ciel de Manhattan était à peine visible depuis certains secteurs.


« Depuis jeudi, l’application officielle de sécurité à destination des partisans partage des alertes sur ces fumées, encourageant à rester à l’intérieur ou à porter un masque.


« On ne peut pas vraiment voir l’horizon »

« Les services météorologiques nationaux (NWS) avertissent que « la fumée pourrait s’épaissir de nouveau durant la nuit et samedi matin », mais les prévisions ne laissent pas entrevoir, à ce stade, des conditions aussi dégradées pour dimanche.


« Enveloppées dans un brouillard jaunâtre, Detroit et Chicago affichent des indices de qualité de l’air classés dans la catégorie « dangereuse ». Selon le site spécialisé IQAir, elles sont parmi les métropoles les plus polluées au monde vendredi.


« Les vents soufflant vers le sud ont également acheminé les fumées jusqu’à la capitale Washington, où la qualité de l’air est jugée « très malsaine ». À ce niveau, les autorités recommandent à l’ensemble de la population d’éviter toute activité extérieure non essentielle, et certains passants portent des masques.


« Les pluies attendues ce week-end pourraient contribuer à dissiper la fumée la plus dense, selon Mark Parrington, scientifique au sein du service européen Copernicus de surveillance de l’atmosphère. « Mais ce qui se passera ensuite dépendra de l’évolution des incendies et de leur intensité », a-t-il nuancé auprès de l’AFP.


« L’enjeu pour la finale de dimanche sera de savoir si davantage de fumée viendra du Canada après ces pluies,» confirme Joel Dreessen, prévisionniste sur la qualité de l’air au Maryland. « Certains modèles commencent à indiquer que les niveaux de fumées vont commencer à baisser », ajoute-t-il.


Lien avec le changement climatique

« Alors que la fumée recouvre de vastes régions du Canada et des États-Unis, experts et défenseurs de l’environnement soulignent le lien entre la multiplication de ces épisodes de pollution liés aux incendies de forêt et le changement climatique.


« Un ciel de plus en plus enfumé souligne l’urgence d’une transition rapide vers les énergies propres plutôt que la construction de nouvelles infrastructures liées aux combustibles fossiles, qui aggravent encore le changement climatique », a déclaré Paul Mathewson, directeur des programmes scientifiques de l’organisation Clean Wisconsin.


« Selon le scientifique, le changement climatique favorise l’allongement de la saison des incendies en raison de températures plus élevées et d’une diminution de l’humidité des sols. »


Article intitulé

Trump blâme le Canada pour la pollution de l’air aux États-Unis

Maggy Donaldson avec Issam Ahmed, à Washington

Agence France-Presse

La Presse

le 17 juillet 2026, à 16 h 41

17 juillet 2026

Sauté de poulet crémeux à la sauge de l’IA*



C’était la première fois que j’essayais une recette générée par l’intelligence artificielle. Et jusqu'à cette semaine, j’étais sceptique. Comment l’IA peut-elle suggérer et recommander une recette si elle ne l’a pas d’abord préparée, goûtée ou appréciée. Certes, en bonne intelligence, elle se sert de règles de base ayant fait leurs preuves, que ce soit pour les assaisonnements, le mariage des saveurs et la cuisson. Elle a donc compilé et étudié un certain nombre de recettes avant de proposer la sienne. Mais même si elle ne commet pas d’erreurs techniques ou de fautes de goût, comment peut-elle réussir un plat et le rendre bon et agréable à manger ? Pour ma part, comme j’ai omis le parmesan de la recette, j’ai ajouté un peu de bouillon avant d’insérer la crème et j’ai remis le poulet dans la sauce. J’en conclus qu’il faut avoir une certaine expérience quand on essaie une recette de l’IA, mais qu’elle peut être une bonne ressource pour cuisiner un plat simple et délicieux, ce qui fut le cas avant-hier.


Ingrédients pour deux

2 blancs de poulet coupés en cubes, moi environ 375 g de poitrines crues

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 échalote sèche, hachée finement

1/4 tasse de bouillon de poulet + 1 c. a thé de pâte de cari doux (mes ajouts)

1/2 tasse de crème légère ou 15%

10 feuilles de sauge fraîches, ciselées

2 ou 3 c. à soupe de parmesan râpé (omis)

Sel et poivre du moulin ,et paprika (mon ajout)


Dorer le poulet : Dans une grande poêle, faites fondre le beurre dans l’huile sur  feu moyen-vif. Saler et poivrer les cubes de poulet, puis les faire dorer de 3 à 4 minutes de chaque côté jusqu'à ce qu'ils soient cuits et dorés. Retirer le poulet de la poêle et le réserver dans une assiette.


Préparer la sauce : Dans la même poêle, faire revenir les échalotes hachées pendant 2 minutes jusqu'à ce qu'elles prennent de la couleur. Puis, ajouter le bouillon au cari, la poêle encore chaude fera rapidement réduire ce bouillon.


Lier la sauce : Baisser le feu, verser la crème à cuisson et ajouter la sauge ciselée ainsi que le poulet. Laisser mijoter doucement pendant environ 2 minutes pour infuser les saveurs.


*Généré par l’IA




Se déconnecter




« Il est devenu presque étrange de s’asseoir sur un banc dans un parc pour regarder des gens qui passent, les oiseaux qui volent sans scroller son téléphone. La récupération cognitive à l’ère de l’hyperconnexion est pourtant une véritable compétence, et on semble l’ignorer.


Un cerveau qui ne s’arrête jamais

« Pour être en santé, il est primordial de prendre soin de celui qui nous permet de fonctionner : le cerveau.



« Notre cerveau a des ressources énergétiques limitées. Il n’est pas invincible et pour rester en santé il a besoin de plusieurs éléments. Les connaissez-vous ? On pense immédiatement à l’alimentation, le sommeil, l’activité physique, les relations sociales. Et on en oublie souvent un, pourtant absolument primordial dans notre monde hyper moderne et hyper stimulant : le temps d’arrêt, la pause, le silence.


« Personne n’y échappe, même pas ceux qui semblent avoir une énergie sans limite. Aucun cerveau, même le plus performant, ne peut s’en passer. Les chercheurs distinguent trois modes de fonctionnement connus à ce jour : le système 1, le mode auto, le système 2, le mode de réflexion profonde et le réseau du mode par défaut, ce mode de rêverie qui bascule quand on ne stimule pas notre tête.


« Le cerveau représente 2 % du poids corporel, mais consomme 20 % de l’énergie totale quand il est au repos. On a l’impression qu’il fonctionne comme un bras : si on ne porte pas de poids, le bras est au repos. Mais c’est bien différent avec le cerveau, il ne s’arrête jamais.


« Même lorsqu’on arrête de le stimuler il va traiter les informations qu’on a reçues, les images qu’on a vues. Cette pause de stimulation permet au cerveau de « digérer » en quelque sorte ce qu’il a vu, vécu, entendu…


La « culture du sans repos »

« Selon plusieurs études internationales, un adulte passerait en moyenne 4 à 5 h sur le téléphone et le consulterait 160 fois par jour. Cette hyperconnectivité garde notre cerveau stimulé en permanence, et ne lui laisse jamais le temps de digérer.


« Ce n’est pas entièrement notre faute et c’est très important de le préciser. Nous avons dans les mains des outils numériques qui sont conçus pour nous faire consommer et pour créer des réflexes chez nous.


« S’ajoute à cela aujourd’hui ce que j’appelle la « culture du sans repos » : cette manie qu’on a de combler chaque instant de calme avec une connexion numérique pour occuper l’attente ou le silence.


« Les origines de ce geste sont variées et différentes pour chacun d’entre nous. Cela peut être une conséquence de la pression sociétale qui nous inflige une disponibilité numérique constante. Ou peut-être est-ce à cause de la glorification de cette célèbre phrase dans nos bouches « pas l’temps ».


« On veut avancer notre liste de choses à faire en permanence en oubliant qu’elle ne se réduira jamais vraiment. Alors on rentre dans une boucle infernale : on refuse des moments d’oisiveté, car même si ce qu’on fait n’est pas productif, il peut sembler bon de « paraître occupé ».


Les mythes de la déconnexion numérique

« La déconnexion numérique est la base d’une pause réussie pour notre cerveau dans notre société hyperconnectée.


« Mais attention, je ne parle pas ici de détox numérique drastique où on part au fond d’une forêt sans aucun réseau ! Je parle de pause consciente et progressive en fonction de son profil d’utilisateur.


« La déconnexion n’est pas forcément une activité lente. On associe souvent la déconnexion à une personne assise en position de yoga, une image qui en freine plusieurs. Or, elle peut prendre bien des formes et des rythmes. C’est à chacun de trouver sa façon de faire.


« Et parce que regarder des vidéos de chats qui se courent après stimule encore notre cerveau, pourquoi ne pas limiter son temps sur les réseaux sociaux plus souvent pour s’ancrer dans le moment présent ?


« Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que déconnecter est plus difficile que de continuer à scroller ou à travailler. On pense que la déconnexion est un geste plus simple, alors que c’est celui qui demande le plus d’effort. On doit prendre la décision de se reposer.


« On associe souvent la productivité à l’action, au mouvement, au fait de constamment « faire ». Mais s’accorder une vraie pause, sans écran, c’est le geste le plus productif qu’on puisse poser dans une journée et durant les vacances. Cette déconnexion donne au cerveau le temps de digérer avant de repartir. »


Article intitulé

L’ingrédient oublié d’un cerveau en santé

Laurie Michel

Fondatrice de Vivala, conférencière TEDx, experte en bien-être numérique et auteure du livre Votre bien-être numérique aux éditions Édito

La Presse

le 16 juillet 2026