01 juin 2026

Crevettes-papillons à la grecque à refaire


J’ai suivi la recette ci-dessous hier, mais je l’ai regretté, la prochaine fois, j’omettrai la chapelure et me contenterai de recouvrir chaque crevette de beurre à l’ail au citron et au basilic, comme je le fais pour les langoustines.


Ingrédients pour deux

14 crevettes-papillons

1/4 tasse chapelure avec pépites d’olives noires

1/3 tasse beurre

1 c. à soupe de basilic frais

1 ou 2 gousses d’ail

1 c. à thé de jus de citron

Zeste de 1/2 citron

Sel et poivre au goût


La cuisson se fait dans un four à 425 °F (220 °C) sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin ou d’un tapis en silicone.

1. Éponger le surplus d’eau de chaque crevette papillon à l’aide de papier absorbant. Disperser les crevettes géantes sur la plaque de cuisson tapissée.


2. Dans un bol, mélanger le beurre fondu, l’ail haché, le jus de citron, le sel et le poivre. Incorporer la chapelure et bien mélanger jusqu’à ce que le mélange épaississe.


3. Répartir le mélange de chapelure et de beurre sur le dessus des crevettes. Cuire entre 8 et 10 minutes où jusqu’à ce que les crevettes soient fermes et roses. Au besoin, terminer la cuisson en allumant le gril et en surveillant.

4. Servir les crevettes chaudes avec des quartiers de citron et le reste du beurre à l’ail fondu.






États-Unis - La destitution du président, une fausse bonne idée ?


(New York) La procédure de destitution d’un président n’a pas de secret pour George Conway. À l’époque où il était un avocat bien en vue chez les conservateurs, il a été mêlé aux manœuvres qui ont mené à la mise en accusation de Bill Clinton par la Chambre des représentants pour avoir menti sous serment sur sa relation avec une stagiaire de la Maison-Blanche (le Sénat a par la suite acquitté le président démocrate).

« C’était en 1998. De l’eau a coulé sous les ponts depuis. Ces dernières années, George Conway est devenu l’un des plus féroces critiques de Donald Trump. Ce rôle a contribué à ses divorces d’avec le Parti républicain et d’avec sa femme Kellyane, ancienne conseillère du 45e président.


« Et le voici aujourd’hui dans un nouveau rôle : candidat démocrate à la Chambre des représentants dans la 12circonscription de New York, qui comprend les parties les plus huppées de Manhattan.


« Sa principale promesse : mettre en accusation Donald Trump dans le cadre d’une procédure de destitution.


« La question de la mise en accusation et de la destitution touche à l’intégrité de ce pays », a répété George Conway la semaine dernière sur CNN. « Elle touche à l’intégrité de notre Constitution. Elle concerne la question de savoir si nous avons un gouvernement fondé sur les lois et non sur les hommes. Il s’agit de savoir si nous allons laisser un criminel condamné, un agresseur sexuel reconnu coupable, qui commet continuellement des crimes, semaine après semaine, diriger le gouvernement comme s’il s’agissait essentiellement d’une organisation mafieuse, et qui a amassé 4 milliards de dollars depuis son retour au pouvoir. Telle est la question, et c’est au Congrès de trancher. »


Une idée populaire

« George Conway est loin d’être assuré de la victoire lors de la primaire démocrate du 23 juin. Il compte parmi ses rivaux Jack Schlossberg, petit-fils de l’ancien président John Kennedy, qui jouit notamment de l’appui de l’ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.


« Mais sa promesse résonne non seulement chez les électeurs démocrates, mais également au sein de la population générale.


« En avril dernier, 55 % des adultes américains estimaient que la Chambre des représentants devait mettre en accusation Donald Trump, selon un sondage Strength In Numbers/Verasight. Cette enquête avait été menée après la menace du président d’éliminer la civilisation iranienne, menace qui avait poussé 85 représentants démocrates à réclamer sa destitution.


« Donald Trump, lui, semble tenir pour acquis qu’il sera visé par une troisième procédure de destitution si, comme on s’y attend, les démocrates deviennent majoritaires à la Chambre lors des élections de mi-mandat.


« Il faut absolument qu’on remporte les élections de mi-mandat, parce que, si on ne les remporte pas, ils trouveront un prétexte pour me mettre en accusation », a-t-il dit au groupe républicain de la Chambre le 6 janvier dernier.


« Mais l’idée de lancer une troisième procédure de destitution contre Donald Trump ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition. Le chef des démocrates à la Chambre, Hakeem Jeffries, répète que la mise en accusation du président ne représente pas une priorité.


« J’ai clairement indiqué dès le début que notre priorité absolue serait de réduire le coût élevé de la vie », a-t-il déclaré fin avril sur Fox News.


« D’autres démocrates font valoir qu’une nouvelle mise en accusation mènerait au même résultat que les deux premières, soit l’acquittement de Donald Trump par le Sénat, où la destitution d’un président nécessite une majorité des deux tiers.


« Se concentrer sur la « corruption »

« Daniel Goldman suggère une autre voie. Comme George Conway, il s’y connaît en matière de procédure de destitution. L’ancien procureur fédéral a agi comme conseiller juridique de la Commission du renseignement de la Chambre lors de la première mise en accusation de Donald Trump, en 2019. Le président s’était alors vu reprocher d’avoir fait pression sur son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour qu’il annonce des enquêtes sur Joe Biden et son fils Hunter, en utilisant le gel d’une aide militaire comme levier.


« Aujourd’hui, Daniel Goldman sollicite un deuxième mandat à la Chambre des représentants dans la 10circonscription de New York, qui comprend le Lower Manhattan et une partie de Brooklyn.


« Comme d’autres collègues démocrates de la Chambre, il s’oppose à la mise en accusation précipitée de Donald Trump « pour ceci ou pour cela ».


« Cela ne ferait que détourner l’attention », a-t-il déclaré la semaine dernière lors du balado animé par Preet Bharara, ex-procureur des États-Unis pour le district Sud de New York. « Ce sur quoi nous voulons vraiment nous concentrer, c’est la corruption et la mise au jour de cette corruption flagrante d’une manière sans précédent. Nous en connaissons une partie, car il en parle très ouvertement, mais il y a beaucoup plus que nous ignorons. »


« Cela dit, les faits peuvent aussi forcer la main des démocrates. Nancy Pelosi, qui était opposée au lancement d’une procédure de destitution contre Donald Trump, l’a découvert en septembre 2018 lorsque la transcription de la conversation téléphonique entre Trump et Zelensky a été rendue publique. La pression était trop forte. Elle a dû donner le feu vert à une enquête de destitution.


« Le même scénario s’est répété en janvier 2021 lorsque des partisans de Donald Trump, enflammés par ses mensonges, ont pris d’assaut le Capitole en scandant : « Pendons Mike Pence ! »


Chronique intitulée

La destitution de Trump, prise trois

Richard Hétu, collaboration spéciale

La Presse

Le 31 mai 2026, publiée à 19h 45

31 mai 2026

Se contenter

 


Celui qui ne sait pas

se contenter de peu

ne sera jamais 

content de rien.


Épicure

philosophe grec

341-270 av. J.C.

30 mai 2026

Pain de viande de porc aux pommes +

Une chouette recette trouvée dans un fascicule intitulé Taillefer et fille, saveurs internationales, que j’ai confectionnée dans un moule à tarte. J’ai pris quelques libertés en remplaçant le moule à pain en pyrex et en réduisant les quantités. Original et savoureux, et qui conviendrait bien aux ingrédients de la cuisine indienne. À refaire avec du cari et du lait de coco.

Ingrédients pour quatre pointes

450 g de porc haché maigre

1 oeuf

1 petit oignon, haché finement

1 petite gousse d’ail, pressée

1/3 tasse de carottes, râpées

1/3 tasse de panais, râpé (en remplacement du rutabaga)

1 c. à soupe de fécule de maïs

1 c. à thé de sel

1/2 c. à thé de poivre 

1 c. à thé d’aneth frais

1/2 c. à thé de quatre-épices, moulues (cari la prochaine fois)

1/4 tasse de jus de pomme brut

1/4 tasse de crème légère, 15 %

4 petites pommes, moi Empire, pelées et tranchées

1 c. à soupe de beurre fondu


La cuisson se fait dans un four à 350  °F (180 °C) et dure 90 minutes, moi 1 heure.


1. Dans un grand bol, battre l’oeuf, puis ajouter la viande, l’oignon, l’ail, les carottes et le panais râpé, la fécule de maïs, le sel, le poivre, l’aneth, les quatre-épices, le jus de pomme et la crème. Bien mélanger à la cuillère de bois.


2. Beurrer un moule à pain rectangulaire ou, comme je l’ai fait, une assiette à tarte profonde en céramique. Déposer le tiers des tranches de pomme au fond du moule et couvrir avec la moitié du mélange de viande. Placer un autre couche de pomme sur cette viande et couvrir avec le reste du mélange de viande en pressant bien et en lissant. Couvrir avec le reste des pommes (2 petites). Verser le beurre fondu sur le tout.


3. Enfourner et cuire une heure.


Adaptée librement de la recette suivante,

Une recette originale publiée dans le fascicule Taillefer fille No.10, Saveurs internationales, 1997.








Comment peut-on miser sur des énergies qui menacent l’avenir de la planète !

« En démissionnant, l’ancien ministre de l’Environnement Steven Guilbeault a mis en lumière l’ampleur des reculs du gouvernement de Mark Carney en matière de lutte contre la crise climatique, estiment des experts consultés par Le Devoir. Ceux-ci sont d’ailleurs formels : le Canada fait fausse route en misant sur l’industrie des énergies fossiles, qui représente une menace directe pour les citoyens du pays.


« Steven Guilbeault a totalement raison de s’inquiéter des reculs du gouvernement Carney », affirme sans hésiter Catherine Potvin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’atténuation des changements climatiques et la forêt tropicale et membre de l’Académie des sciences du Canada.


« La scientifique ne mâche d’ailleurs pas ses mots pour décrire les politiques du Parti libéral sous la gouverne de l’ancien envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l’action climatique : « C’est scandaleux d’avoir perdu autant d’acquis en si peu de temps, d’autant plus que les reculs de Mark Carney justifient le discours de ceux qui disent que la lutte contre la crise climatique n’est pas importante. C’est un manque de leadership déplorable et le Canada glisse vers son identité profonde de pollueur irrécupérable. »


« C’est un manque de leadership déplorable et le Canada glisse vers son identité profonde de pollueur irrécupérable. »

-Catherine Potvin 


« On veut devenir l’Arabie saoudite des Amériques », ajoute cette ancienne membre du Comité consultatif sur les changements climatiques (CCCC) du gouvernement du Québec. « On est gouvernés par le lobby du pétrole et du gaz. C’est déplorable et c’est profondément décourageant de voir ce qui se passe. »


Professeure agrégée à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, Annie Chaloux est aussi d’avis que le fédéral fait fausse route en misant sur l’expansion de l’industrie la plus polluante au pays. « Nous sommes dans une logique inquiétante de reculs dans la lutte contre les changements climatiques. Par exemple, en promettant la construction d’un nouveau pipeline, nous sommes en train de verrouiller notre économie dans le secteur pétrolier pour les prochaines décennies. »


À cela s’ajoute la multiplication des projets d’exportation de gaz naturel liquéfié, conçus pour favoriser la croissance de l’exploitation gazière au pays, principalement en recourant à la fracturation hydraulique. Sans compter les reculs sur la tarification du carbone et sur le plafonnement des émissions du secteur pétrolier et gazier. Tout cela signifie que le Canada ratera tous ces objectifs climatiques, a déjà prévenu Steven Guilbeault.


« Je me sens trahie »

« Mme Chaloux insiste pour rappeler que l’action climatique n’est pas un enjeu environnemental. « C’est un enjeu économique et social. Le gouvernement, en faisant ce qu’il fait, est en train de nuire à tout ça. On n’investit pas dans l’adaptation climatique, on ne prépare pas notre résilience climatique et on nuit à notre commerce, notamment avec l’Europe. Tout ça est vraiment problématique. »


« Son verdict est d’ailleurs sans équivoque. « Alors qu’il a bien conscience des impacts des changements climatiques, Mark Carney, par ses gestes, est en train de sacrifier les prochaines générations. »


« L’écosociologue Laure Waridel, qui a cofondé Équiterre en compagnie de Steven Guilbeault, rappelle, à l’instar de l’ancien ministre de l’Environnement du gouvernement Trudeau, que la plateforme électorale libérale de 2025 mentionnait l’enjeu climatique à 28 reprises, alors que l’idée de construire un nouveau pipeline pour favoriser l’exploitation des sables bitumineux n’y figurait pas.


« Les gens ont voté pour Mark Carney en se disant qu’il ne fallait pas aller vers un retour des conservateurs au pouvoir. Mais on est en train de se faire servir des politiques environnementales qui sont plus graves que celles des conservateurs. »

-Laure Waridel 


« Je me sens trahie », laisse tomber la cofondatrice de l’organisme Mères au front, qui milite pour la protection de l’environnement. « Les gens ont voté pour Mark Carney en se disant qu’il ne fallait pas aller vers un retour des conservateurs au pouvoir. Mais on est en train de se faire servir des politiques environnementales qui sont plus graves que celles des conservateurs. Il n’y a pas de justification économique pour ce virage antienvironnement, à part de se mettre au service de l’Alberta. »


« La crise énergétique actuelle révèle pourtant le coût du pétrole dans nos vies. On devrait donc développer des stratégies pour décarboner notre économie, comme le font plusieurs pays européens, mais aussi la Chine », ajoute Philippe Gachon, professeur au Département de géographie de l’UQAM et spécialiste des enjeux climatiques. « Plus on perdure dans notre dépendance au pétrole, plus on aggrave la situation pour notre économie, notamment parce que le coût des changements climatiques devient exorbitant. »


Crises sociales

« Le pire est toutefois à venir, selon ce qui se dégage des données scientifiques probantes. Les dérèglements climatiques vont engendrer une augmentation de la pauvreté et des inégalités économiques, des crises sociales et humanitaires majeures, une multiplication des migrants, forcés de quitter des régions devenues inhabitables, des conflits pour l’accès aux ressources, des morts, mais aussi un recul généralisé de l’espérance et de la qualité de vie.


« Le Canada ne sera d’ailleurs pas épargné par cet éventail de conséquences découlant de notre dépendance aux énergies fossiles, qui produisent 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. M. Gachon cite comme exemples les impacts des feux de forêt, des pénuries d’eau, de la dégradation des infrastructures, comme les routes, des vagues de chaleur provoquant des décès et des hospitalisations, de l’érosion côtière, etc.


« Uniquement au Québec, le naufrage climatique prédit par la science coûtera plusieurs dizaines de milliards de dollars », principalement en fonds publics, a déjà prévenu Alain Bourque, président du CCCC et directeur général du consortium de recherche Ouranos sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques.


« Dans ce contexte, le manque d’ambition en matière de transition énergétique et les reculs imposés par le gouvernement Carney ne sont pas une option, affirment les experts.


« La situation actuelle n’est d’ailleurs pas une fatalité, souligne Catherine Potvin. « Le Canada a tout pour lutter contre les changements climatiques : nous avons tout pour développer les énergies propres, nous avons la richesse nécessaire, nous avons des gens bien formés pour aller de l’avant avec la transition énergétique. » Mais le temps commence à manquer pour éviter le pire, redoute-t-elle. »


Article intitulé

Steven Guilbeault a-t-il raison de s’inquiéter des reculs climatiques du gouvernement Carney?

Alexandre Shields

Le Devoir

le 29 mai 2026, mis à jour à 20 h

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29 mai 2026

Burgers au thon aux saveurs grecques

Ce burger n’a pas besoin de viande pour être délectable; étonnamment, ce sont les pépites d’olives noires qui vont réveiller les saveurs du thon. Pour réaliser ce dépanneur par excellence, on se sert d’une petite conserve de thon et on garnit les galettes d’une mayo au yogourt et au zeste de lime. Ici, servis entre deux moitiés de pains-croissants.


Ingrédients pour deux

1 petite boîte de thon dans l’huile de 80 g, égouttée et hachée au couteau

1 oeuf légèrement battu

5 c. à soupe de chapelure panko

1 c. à soupe de mayonnaise du commerce, moi Mag

1/4 c. à thé de chacun: thym, origan, curcuma, paprika 

4 olives noires, dénoyautées et hachées très finement 

Très peu de sel, les olives sont déjà salées, moins de 1/4 c. à thé devrait suffire

2 pains-croissants


Sauce mayo-yo lime

3 c. soupe de mayo

1 c. à soupe de yogourt

Le zeste de 1 lime

Sel, poivre, aneth ou menthe


La cuisson se fait dans un four à 400 °F (200 °C) et dure une dizaine de minutes. 


1. Dans un bol, mélanger le thon égoutté avec l'œuf, la chapelure, la mayonnaise, le thym, l’origan, le curcuma et le paprika, ainsi que les pépites d’olives noires. 


2. Diviser ce mélange en deux et façonner des galettes ou se servir d’un emporte-pièce, ce que j’ai fait pour bien répartir le mélange. 


3. Placer les galettes sur une plaque à cuisson doublée de papier parchemin et enfourner. 


4. Cuire 10 minutes. À mi-cuisson, retirer la plaque du four, retourner délicatement les galettes et ajouter les pains à burger sur la plaque. Remettre au four et terminer la cuisson. 


5. Pendant ce temps, rassembler les ingrédients de la sauce dans un petit bol et en tartiner les galettes à leur sortie du four.