04 mars 2026

Bons achats en épicerie - Du 5 au 11 mars 2026

Cette semaine chez Métro, les clémentines, les fraises, les poires, l’aiglefin, le doré, les poitrines de poulet emballées par deux et l’épaule de porc sont aux meilleurs prix. Chez IGA, on trouve des pommes du Québec et des raisins d’ailleurs à prix doux, ainsi que des champignons cremini, du brocoli et du beurre de marque maison. Super C, offre des oranges à prix avantageux, des pêches, des prunes, du filet de saumon coho, des petits concombres libanais, de la laitue fraîche en duo, des poivrons de couleurs en vrac, des radis, des poulets entiers, mais hélas, à près de 2 $ le kilo de plus que le prix de 4,39 $ le kg que l’on payait encore quelques semaines auparavant. Chez Maxi, l’ananas, le cantaloup, les framboises, le chou-fleur, quelques charcuteries, le trio de viandes hachées, le sucre et la cassonade sont à prix réduits. Une semaine qui permettra des menus équilibrés si on se donne le temps de visiter ces quatre grandes chaînes d’alimentation. 


Métro

Ananas, Costa Rica, 4 $  *Maxi 3 $

Cantaloup gros Honduras Guatemala, 5 $ *Maxi, 2 $

*Clémentines Maroc, 3 lb, 4 $

= Fraises, 454 g, É.-U ou Mexique, 4 $ = Super C

Mûres, Mexique, 4 $  *IGA, 2,95 $

*Poires variées É.-U. ou Af du Sud, 2,18 $ le kg

Raisins, verts, rouges, noirs Pérou ou Chili, 10,34 $ le kg  *Super C, 4,39 $ *IGA, 4,34 $

Brocoli, couronne, 2,69 $  *IGA, 2 x 4 $

*Champignons bios, 2 $ 

*Little Potato Can, 4 $

*Petites pommes de terre à chair jaune Qc, 3 lb, 0,99 $

Conserves thon dans l’huile ou dans l’eau, Sélection Qc 1,49 $ *Maxi, 1,25 $

= Moules Canadian Cove, 907 g, 7 $ = Super C, 7 $

*Aiglefin frais, 22,02 $ le kg

*Filet de doré, 28,64 $ le kg

*Filets de sébaste, 19,82 $ le kg

*Filet de truite, 28,64 $ le kg

*Poulet haché Prime, 454 g, 7 $

*Poitrines de poulet désossées Prime emballés par deux, 7 $

*Côtes de dos de porc, 15,41 $ le kg

*Épaule de porc Picnic, 4,28 $ le kg

*Nouilles Epik, Qc, 3 $

Fromages Sélection Can, Suisse, Mozza, 375-400 g, 4,88 $

= Yogourt à boire, Yop Qc, 0,88 $ = IGA = Maxi

*Yogourt grec Liberté Qc, petits formats 4 x 100 g: 3 $


IGA

*Kiwis verts, Grèce, 0,99 $ ch

*Mûres, Mexique, 2,95 $

Oranges Navel, Espagne ou Égypte, 3 lb, 6 $  *Super C, 5 $

*Pommes Qc plusieurs variétés, 4,39 $ le kg

= Raisins verts, Af. du Sud ou Chili, membres, 4,34 $ le kg = Super C, 4,39 $

Raisins noirs, rouges, 8,80 $ le kg, *Super C, 4,39 $ le kg

Artichauts frais, 2 $ ch.

*Brocoli, couronne, 2 x 4 $

*Champignons cremini, 3 $

Pommes de terre Fingerling, La Gabrielle Qc, 4 $

*Salades mélangées Attitude É.-U. 3 $

*Filet de saumon Coho, surgelé ou décongelé, 19,82 $ le kg

*Pilons de poulet, 7,69 $ le kg

*Hauts de cuisse de poulet, 18,72 $ le kg

*Côtelettes de longe de porc, 6,59 $ le kg

*Rôti de fesse de porc, 7,69 $ le kg

*Sauce VH Qc, membres, 2,79 $

*Beurre Compliments, 454 g, 5,49 $ 

Yogourt Astro, 2 X 7 $

= Yogourt à boire Yog, 0,88 $ = Métro = Maxi


Provigo

Bleuets Mexique ou Maroc, 4,50 $

Raisins rouges, verts, très gros, Af. du Sud ou Chili, 5,49 $ le kg *Super C, 4,39 $ *IGA, 4,34 $

*Mini-pommes de terre assorties CduP, 2,50 $

Sirop d’érable Bernard, 6 $

= Moules IPÉ, 907 g, 7 $ = Métro

*Saumon Coho frais, 22,05 $ le kg


Super C

*Bananes Costa Rica, 1,74 $ le kg

Cantaloup gros Honduras ou Guatemala, 3 $  *Maxi, 2 $

*Fraises  É.-U. ou Mexique, 454 g, 4 $

*Jus de pomme Tradition Qc, 2,25 l, 5,49 $

*Oranges Navel, Af. du Sud ou Égypte, 3 lb, 5 $

*Pêches, Nectarines, Prunes, panier de 2 lb, 4 $

= Raisins rouges, verts, Af. du Sud ou Chili, 4,39 $ le kg = IGA membres

*Asperges Mexique, 325 g, 4 $  *IGA, 2 x 4 $

Brocoli, couronne, É,-U. ou Mexique, 2,79 $  *IGA, 2 X $ 

*Carottes ou Oignons jaunes Qc, 3 lb, 1,50 $

*Chou rouge, Chou de Savoie, 3,31 $ le kg

*Concombres libanais Qc., 2 lb, 7 $

*Laitue fraîche en duo Gen V Qc, 2 $

= Laitue en feuilles, rouges ou vertes, 2,49 $ ch.= Maxi

*Poivrons de couleurs, 4,39 $ le kg

*Radis Ciel Qc, membres, 2 $

*Conserves de thon dans l’eau Clover Leaf Can, 1,25 $

*Filet de saumon Atlantique, 28,64 $ le kg

*Cuisses de poulet, 7,69 $ le kg

*Poulets entiers Exceldor Qc, emballés par deux, 6,59 $ le kg *Plus de 2 $ le kilo du prix du spécial habituel

*Rôti de longe de porc, 11 $ le kg (!)

*Saucisses La Fernandière Qc, 375 g, 6 $ (!)

*Farines Robin Hood ou Five Roses, 2,5 kg, membres 4,50 $

*Sirop d’érable Irrésistible Qc, 5,88 $

Fromages Black Diamond ou P’tit Québec, 5,47 $


Maxi

*Ananas Costa Rica, 3 $

*Cantaloup gros Honduras ou Guatemala, 2 $

Fraises, 454 g, 5 $  **Métro + Super C : 4 $

*Framboises, Mexique ou É.-U. 2 $

Nectarines, Pêches, Prunes, panier 2 lb, 5,88 $  *Super C, 2 lb, 4 $

*Noix de cajou en moitiés 200 g, Planters, 3,77 $, ?non salées?

Poires Bartlet, 4,41 $ le kg   *Métro, 2,18 $ le kg

*Chou-fleur, Mexique ou É.-U. 5 $ 

Concombres anglais, 1,88 $

= Laitues frisées rouges, vertes, 2,50 $ = Super C

= Oignons jaunes 3 lb, Can ou É.U., 1,50 $ = Super C Qc 

Poivrons de couleurs, 6,35 $ le kg,  *Super C, 4,39 $ le kg

*Pommes de terre rouges, jaunes, 10 lb, 5 $

*Pommes de terre Mamzells, 4 $

*Tomates BeefSteak, Can ou Mexique 3,90 $ le kg

*Crevettes sauvages crues 20-30, 300 g, 7,88 $

*Charcuteries Royal, voir variétés, membres 3 $

*Pâté La Belle Bretagne, Cretons Nore, 150 g, 3,55 $

*Conserves de thon Clover Leaf, dans l’huile ou dans l’eau, 1,25 $

Dinde surgelée Flamingo, 3,17 $ le kg

*Poitrines de poulet désossées emballées par quatre, 15 $

*Viandes hachées, boeuf, porc, veau, 454 g, 6,88 $ 

Miche tranchée multigrain La Baguettine Can, 4,88 $  

*Sucre granulé, 2 kg, 1,79 $

*Cassonade, 2,77 $

*Beurre Lactantia, 454 g, 5 $

*Fromage Oka Classique, 5,88 $

= Yogourt à boire, Yop Qc, 0,88 $ = Métro= IGA

*Yogourt Liberté Qc classique, 3,33 $

...

« La coalition MAGA en train de se fracturer»



« Au début de la semaine, l’ex-députée républicaine de la Géorgie et égérie du mouvement Make America Great Again (MAGA) Marjorie Taylor Greene a mis en doute l’état de santé mental du président Donald Trump dans la foulée de l’intervention militaire lancée samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran.


« Qu’est-ce qui lui passe par la tête ? Quelle est sa condition mentale ? » a demandé l’ex-alliée du populiste devenue une de ses critiques les plus virulentes. C’était lundi, au micro de la commentatrice politique conservatrice Megyn Kelly sur Sirius XM. « Qu’arrive-t-il à l’homme que j’ai soutenu, l’homme qui a dénoncé ce qui s’est passé en Irak, l’homme qui a dit “Plus de guerre à l’étranger”, “Plus de changement de régime” ? »


« Et d’ajouter : « On est de nouveau dans une putain de guerre, et on a des soldats américains qui se font tuer. » Six sont morts en service depuis le début de la guerre, indique le dernier bilan de l’armée américaine, contre 787 victimes iraniennes, selon le Croissant-Rouge.


« La stupeur qui a suivi le déclenchement de l’opération « Fureur épique » (Epic Fury) lancée samedi contre le régime iranien par le Pentagone et l’armée israélienne ne s’est pas seulement répandue partout dans le monde. Elle semble aussi avoir gagné les rangs des fidèles du populiste et de son mouvement MAGA, où plusieurs se retrouvent désormais en porte-à-faux face à une guerre déclenchée par le président du peuple et « de la paix ».


« Depuis des années, l’homme a promis à sa base électorale de sortir le nez des États-Unis des affaires des autres sur l’échiquier international et des conflits lointains et sans fin, pour mieux se concentrer sur les besoins essentiels des Américains à l’intérieur du pays. Un engagement à mettre l’« Amérique en premier », au cœur de sa dernière campagne, et que les frappes américaines en Iran viennent de transformer pour plusieurs en « trahison ».


« Le président a été très mal conseillé », a résumé dimanche le directeur exécutif du magazine The American Conservative et voix forte du trumpisme, Curt Mills, invité dans le balado de Steve Bannon, ex-conseiller du président américain. « Certes, l’Iran est un adversaire des États-Unis, mais le pays ne représentait aucune menace imminente. Ce n’est donc pas une question que le président Trump devait gérer dans l’intérêt des États-Unis.» 


« Selon lui, cette guerre est menée « par les élites, et plus précisément par l’État profond », a-t-il dit dans les pages de The Atlantic, plaçant ainsi le président, ouvertement anti-élite et promoteur de la théorie complotiste dudit État profond, face à une drôle de contradiction.


Entre condamnation et célébration

« Le suprémaciste blanc Nick Fuentes, dont la radicalité séduit les jeunes partisans de Donald Trump, est allé plus loin en disant voir dans les frappes américaines sur l’Iran la preuve que « le mouvement MAGA est bel et bien mort », a-t-il dit dans son balado baptisé America First. « Vous pouvez voter pour un candidat qui rejette la guerre mondiale contre le terrorisme, la guerre en Irak, les changements de régime, quelqu’un qui promet explicitement de ne pas nous entraîner dans de nouveaux conflits et vous aurez tout cela quand même. Nous sommes dans une situation désespérée. Ce n’est plus une république », a-t-il ajouté en qualifiant le gouvernement Trump de « régime illégitime » et en appelant à le « destituer ».


« Tucker Carlson, vecteur médiatique de la droite radicale et du complotisme, a qualifié le déclenchement de la guerre d’« absolument dégoûtante et maléfique ».


« Des propos durs qui contribuent à alimenter un schisme au sein même de la coalition ayant redonné les clefs du pouvoir à Donald Trump en 2024 et où, dans d’autres extrêmes, plusieurs osent aussi saluer la décision du président. « C’est un héros, et il fait la fierté de notre pays », a résumé Laura Loomer, militante extatique du trumpisme sur le réseau X après avoir félicité au téléphone le président pour ses frappes, samedi.


« C’est le plus grand jour de la politique étrangère américaine depuis la chute du mur de Berlin », a commenté le chroniqueur conservateur Marc Thiessen sur les ondes de Fox News samedi. « Donald Trump va s’imposer aujourd’hui comme l’un des commandants en chef les plus influents de l’histoire américaine », a-t-il ajouté.


« N’empêche, les Américains restent divisés devant la décision de Donald Trump de partir en guerre contre l’Iran, tout comme devant les justifications divergentes des frappes en provenance de la Maison-Blanche et de l’entourage du président depuis près de 72 heures. Un sondage YouGov dévoilé lundi indique que 48 % d’entre eux désapprouvent l’intervention miliaire lancée contre l’Iran, contre 37 % qui disent l’approuver. Chez les démocrates (78 %) et les indépendants (55 %), la désapprobation est majoritaire.


« Lundi, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a cherché à convaincre l’opinion publique du bien-fondé de cette guerre, en cherchant au passage à rassurer la base électorale de Donald Trump sur la conformité du geste avec l’idéologie du mouvement MAGA.


« L’opération Fureur épique, a-t-il dit, est un acte de résistance « au politiquement correct » mené « selon nos conditions, avec tous les pouvoirs nécessaires », et sans nos « alliés traditionnels qui s’indignent et s’offusquent de l’usage de la force », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Ce n’est pas l’Irak. Ce conflit n’est pas sans fin. Notre génération est plus avisée, et ce président aussi. Il a qualifié de stupides les vingt dernières années de guerres [visant à reconstruire et démocratiser des pays], et il a raison. C’est tout le contraire qui s’est produit. »


« Un message qui semble percoler depuis samedi dans les rangs républicains, où l’appui aux attaques est passé de 68 %, au moment du déclenchement des hostilités, à 76 % lundi, selon YouGov, creusant ainsi davantage le clivage au sein d’une coalition MAGA en train de se fracturer.»


Analyse intitulée

L’Iran réveille un schisme au sein du mouvement MAGA

Fabien Deglise

Le Devoir

publiée le 3 mars à 16 h 49

03 mars 2026

Poêlée de gnocchis aux saucisses italiennes +


Une succulente trouvaille de Laurence, de l’équipe de Ricardo, qui l’a réalisée sur une plaque à cuisson. Comme les gnocchis cuisent au four à une température élevée, j’ai préféré utiliser un grand poêlon, je n’ai pas de plaque antiadhésive. Cette cuisson rend les gnocchis dorés et fondants et forment une gourmande association avec la chair des saucisses italiennes. La petite sauce aux tomates séchées se fait rapidement, le tout cuit en trente minutes. Je la recommande vivement.

Ingrédients pour deux

1 /2 paquet de gnocchis frais, emballés sous vide de 500 g 

1 oignon rouge, en lamelles

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

4 saucisses italiennes, les membranes retirées, env. 200 g de chair

6 asperges en tronçons, facultatives, mon ajout

1/2 tasse d’eau

3 tomates séchées dans l’huile

1 c. à soupe de concentré de tomate

1 gousse d’ail pressée

Fromage au goût, moi, omis hier

4 c. à thé de pesto du commerce ou maison, divisées

Sel et  poivre au goût


1. Commencer par préparer les gnocchis.  Placer la grille au centre du four.  et préchauffer celui-ci à 425 °F  (220 °C).  Sur une plaque de cuisson antiadhésive ou dans un grand poêlon, enrober les gnocchis et l’oignon de l’huile. Saler légèrement et poivrer.


2. Avec les mains, défaire la chair des saucisses en petites bouchées et déposer celles-ci un peu partout sur le mélange des gnocchis aux oignons. j’ai ajouté des asperges, elles cuisent rapidement et mettent de la verdure. Enfourner le tout et cuire 20 minutes.

3. Entre-temps, dans un bol, mélanger l’eau, les tomates séchées, le concentré de tomates et l’ail. Saler et poivrer et bien mélanger.


4. Retirer le plat de cuisson du four. Y répandre le mélange de tomates séchées un peu partout ainsi que des demi-cuillerées de pesto. Poursuivre la cuisson au four 10 minutes ou jusqu’à ce que la chair des saucisses soit légèrement dorée et que les gnocchis soient tendres tandis que la sauce aura réduit. Servir sans attendre.


Adaptée très librement pour deux, la recette est pour quatre, j’ai préféré omettre le fromage, c’est un plat copieux et riche.


https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/10110/plaque-gnocchis-saucisses-pesto-roquette








Dans l’antichambre d’un nouveau bourbier en Iran ?


« Les États-Unis rejouent-ils le scénario irakien des « armes de destruction massive » dans l’attaque lancée samedi contre l’Iran et le régime des mollahs ? La question se pose dans la foulée de cette offensive qui a conduit à l’assassinat du guide suprême, Ali Khamenei, et que Washington a justifiée par la menace que fait peser la théocratie sur la sécurité nationale américaine.


« Depuis quelques jours, Donald Trump et ses proches conseillers répètent en effet que Téhéran a relancé son programme nucléaire, qui avait pourtant été la cible de raids américain et israélien en juin dernier et qui, selon le populiste à l’époque, avait été « complètement anéanti ». Son régime affirme désormais que l’Iran a suffisamment de matières nucléaires pour fabriquer une bombe « en quelques jours » et développe même des missiles à longue portée bientôt capables d’atteindre les États-Unis.


« Les faits ne permettent pas à ce jour de soutenir ces trois affirmations. Pire, plusieurs rapports, dont un produit l’an dernier par les services américains du renseignement militaire, tendent même à en contester la véracité. La semaine dernière, Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a reconnu qu’il n’existait aucune preuve que les Iraniens enrichissaient du combustible nucléaire, étape pourtant nécessaire pour développer une bombe.


« En 2003, le gouvernement de George W. Bush avait fait entrer les États-Unis dans une deuxième guerre du Golfe en exagérant la menace de l’Irak et de son dictateur, Saddam Hussein. Son gouvernement affirmait que le pays avait cherché à se procurer de l’uranium en Afrique pour développer un programme nucléaire, pourtant abandonné dans les années 1990, en plus de posséder des armes chimiques de destruction massive qui menaçaient, selon lui, la région et la sécurité des Américains.


« Les accusations se sont révélées être des mensonges, qui ont terni la réputation des États-Unis comme celle du chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, porteur de cette propagande, avec une assurance troublante, devant les membres de l’ONU cette année-là.


Faux et usage de faux

« Les déclarations de Donald Trump sur l’Iran me rappellent les stratégies discursives imaginées par George Orwell dans son roman d’anticipation 1984 », résume en entrevue Nicholas J. Cull, spécialiste de la diplomatie publique à l’Université de Californie du Sud. Ce livre raconte un régime autoritaire dont l’emprise sociale repose en grande partie sur une réécriture systématique de la vérité pour la rendre conforme aux volontés du « Grand Frère », guide suprême de cette dystopie. « Comment les États-Unis peuvent-ils avoir simultanément détruit le programme nucléaire iranien l’an dernier et exiger une nouvelle guerre pour le détruire à nouveau cette année ? L’une ou l’autre de ces affirmations, voire les deux, sont forcément fausses. »


«Les racines de l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran sont fragiles, comme en témoignent les nombreuses incohérences et contradictions qui accompagnent depuis plus de 48 heures le discours de la Maison-Blanche et des alliés de Donald Trump sur les objectifs que le pays cherche finalement à atteindre avec ce déploiement de forces.


« Dimanche matin, le sénateur républicain Lindsey Graham, proche du président, a assuré que les États-Unis cherchaient à réduire la menace nucléaire et balistique iranienne, sans pour autant vouloir faire tomber le régime des mollahs.


« Après avoir évoqué en janvier un soutien aux Iraniens pour les aider à sortir de la dictature, dans la foulée de manifestations lourdement réprimées par le régime des mollahs, Donald Trump s’est dit dimanche ouvert à reprendre les discussions avec les dirigeants iraniens actuels pour mettre fin à cette guerre, a-t-il dit dans les pages de The Atlantic.


« Lundi, il a toutefois bombé le torse en affirmant que la « grande vague » de l’offensive américaine sur l’Iran n’avait pas encore été lancée et a laissé entendre qu’il pourrait envoyer des troupes américaines au sol, contredisant ainsi son message initial, celui d’une intervention rapide contre l’Iran pour faire disparaître une menace.


« Le dernier déploiement à grande échelle de troupes américaines au sol remonte à 2003 et au début d’un conflit en Irak dans lequel les Américains se sont en grande partie perdus. Il a fait entrer ce pays du Golfe dans une instabilité toujours présente au début de 2026, selon le Council on Foreign Relations.


Réécrire le pire

« Ironiquement, ce même organisme a révélé en janvier que 88 % des membres d’un groupe de 350 experts en politique, en sécurité et en diplomatie estiment que l’invasion effectuée en Irak en 2003 pour y débusquer des armes de destruction massive a été « la pire décision de politique étrangère américaine de l’histoire du pays ». L’enquête a été menée dans le cadre d’une série d’activités entourant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.


« Recourir à cette même approche dans le cas de l’Iran, même à titre de bluff, me semble d’une folie sans nom », mentionne Nicholas J. Cull, auteur en 2023 d’un essai sur l’importance de la réputation d’un pays en matière de sécurité, et ce, dans un monde de plus en plus dangereux. « Faire pression sur l’Iran actuellement risque surtout de rallier une population, jusque-là divisée par la dissidence, derrière un gouvernement qu’elle déteste par ailleurs. »


« Selon des sources proches de la CIA citées par le Wall Street Journal lundi, la mort de Khamenei pourrait permettre à des extrémistes et tenants de la ligne dure du régime au sein des Gardiens de la révolution, qui contrôlent le pays depuis près de 47 ans, de prendre le pouvoir.


« Les États-Unis ont été admirés pas seulement pour leur puissance, mais pour leurs valeurs, leur culture et leurs politiques perçues comme servant le bien commun à travers le monde, ajoute-t-il. Porter atteinte à cette réputation avec une propagande insensée pour justifier des actions insensées ne peut qu’éroder le leadership américain. »


« Et dans ce contexte, croit-il, Donald Trump vient surtout de s’assurer que l’année des 250 ans de la fondation de son pays « ne soit plus une célébration de cette réputation », comme cela aurait dû être le cas, mais une sorte de « veillée funèbre symbolique » pour se recueillir collectivement sur un passé qu’il vient, avec ses frappes sur l’Iran, de faire mourir. »


Analyse intitulée

Donald Trump dans l’antichambre d’un nouveau  bourbier en Iran ?

Fabien Deglise

Le Devoir

le 3 mars 2026