07 juillet 2026

États-Unis - Le vent tourne chez nos voisins du sud


« De New York au Colorado, les candidats progressistes aux États-Unis ont enregistré récemment une série de victoires retentissantes aux primaires démocrates, sur fond de mécontentement populaire envers l’establishment du parti, à quelques mois d’élections de mi-mandat cruciales.


« Le vent est en train de tourner », s’est réjoui mercredi Bernie Sanders, figure historique de la gauche américaine.


« Les Américains sont fatigués du statu quo en politique », a ajouté le sénateur dans un message de félicitations à Melat Kiros, victorieuse aux primaires la veille dans le Colorado.


« Dans cet État de l’Ouest américain, l’avocate de 29 ans a remporté l’investiture démocrate pour les législatives de novembre face à Diana DeGette, la sortante arrivée au Congrès quelques mois avant la naissance de son adversaire.


« L’actuelle députée bénéficiait pourtant d’un avantage financier considérable, plus d’un million de dollars ayant notamment été versés par ses alliés à sa campagne les jours précédant la primaire, selon le quotidien local The Denver Post.


« Mais Melat Kiros a réussi à susciter un engouement populaire dans sa circonscription qui englobe la capitale Denver.


« Fille d’immigrés éthiopiens, elle se revendique du Parti socialiste-démocrate et a obtenu le soutien de grands noms de la gauche aux États-Unis, comme l’influenceur Hasan Piker.


Dans son discours de victoire, la candidate a souligné que les électeurs de Denver « ont envoyé un message clair : nous n’attendrons pas ».


« Nous n’attendrons pas pour porter le combat contre Donald Trump et l’oligarchie », a-t-elle ajouté, avant de répéter les priorités de son programme, comme « abolir l’ICE» (la police de l’immigration), l’accès à l’assurance santé pour tous, « mettre fin au génocide en Palestine », et « expulser » les gros donateurs des campagnes électorales.


« Nous n’attendrons pas pour mettre fin aux politiques du passé », a-t-elle affirmé.


« À ses côtés, d’autres candidats progressistes ont gagné leur primaire dans le Colorado mardi, comme Phil Weiser qui a créé la surprise en battant l’actuel sénateur Michael Bennett pour l’investiture à l’élection de gouverneur.


« Ces résultats arrivent dans le sillage des victoires remportées la semaine dernière à New York par plusieurs candidats ancrés à gauche. Des candidats soutenus notamment par la députée new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez et par le maire Zohran Mamdani, lui-même devenu récemment une figure de proue de la gauche américaine.


« De quoi provoquer des tourments internes au Parti démocrate, dont les principaux chefs voient leur stature remise en question.


« L’establishment démocrate et les centristes démocrates peuvent s’arracher les cheveux et pleurer après les résultats au Colorado. Ou ils peuvent en tirer une leçon : le rejet dont ils font l’objet vient en grande partie de leur manque apparent de volonté d’affronter Trump fermement et sans hésitation. Alors commencez à le faire ! », a estimé l’éditorialiste conservateur Bill Kristol, opposant de longue date au président républicain.


« Pour Kurt Bardella, ancien républicain devenu consultant démocrate, ces victoires doivent moins au socialisme qu’au désaveu des élites de Washington.

« C’est une question d’“anciens” contre “nouveaux”. C’est générationnel », a-t-il assuré sur X.


« La vague actuelle à gauche suscite des comparaisons avec celle vécue par le Parti républicain il y a plus de 10 ans, au moment de l’émergence du « Tea Party ».


« Ce mouvement très conservateur avait grignoté le pouvoir de l’establishment républicain et ouvert la voie à la victoire de Donald Trump à la présidentielle quelques années plus tard.


« Aujourd’hui, sous la houlette du milliardaire octogénaire, le parti maintient la barre fermement à droite, et c’est à son tour de dénoncer le virage chez les adversaires démocrates.


« Mike Marinella, porte-parole du Parti républicain, a affirmé dans un communiqué que les résultats au Colorado illustraient « la prise de pouvoir socialiste » au sein du Parti démocrate.Une tendance qui selon lui « fait sombrer leurs chances » de reprendre aux républicains la majorité au Congrès en novembre.


« Donald Trump a assuré lundi que derrière la façade socialiste, se cachait en réalité « le communisme », mot épouvantail aux États-Unis.


« C’est la plus grande menace qui existe pour notre pays, peut-être depuis notre fondation », a lancé le président républicain, jamais avare de superlatifs. »


Article intitulé

Aux États-Unis, une vague progressiste prend forme chez les démocrates

Robin Legrand

Agence France-Presse

Le Devoir

Le 1er juillet 

06 juillet 2026

Carrés aux bleuets +

Aussi délicieux que des carrés aux dattes et faits avec des fruits bien de chez nous, ces carrés croustillants  débordent de bleuets, une recette d'Isabelle et Ricardo. Les auteurs les jugeant peu sucrés, j’ai pensé leur ajouter un tantinet de sucre avec quelques pépites de chocolat, une idée qui a beaucoup plu à mon goûteur et à notre invitée. 


Ingrédients pour neuf carrés

Garnitures

1/2 tasse de sucre 

4 c. à thé de fécule de maïs

3 tasses de bleuets, moi décongelés

1 c. à soupe du jus de citron

1/2 tasse de pépites de chocolat noir


Croustade

1 1/2 tasse de flocons d’avoine

¾ tasse de farine non blanchie

1/2 tasse d’amandes réduites en poudre

1/2 c. à thé de bicarbonate de soude

1 pincée de sel

1/2 tasse de beurre ou de margarine, tempérés

1/2 tasse de cassonade

1 gros oeuf



1. Placer la grille au centre du four. Préchauffer le four à 350 °F (180 °C). Beurrer un moule carré de 20 cm (8 po) et le tapisser d'une bande de papier parchemin en la laissant dépasser sur deux côtés.


2. Dans une casserole, hors du feu, mélanger au fouet le sucre et la fécule. Ajoutez les bleuets et le jus de citron. Porter doucement le mélange à ébullition en remuant fréquemment jusqu’à ce que la préparation épaississe. Retirer la casserole du feu et laisser tiédir la garniture.


3. Pendant ce temps, dans un bol moyen, mélanger les flocons d’avoine, la poudre d’amandes, la farine, le bicarbonate et le sel.


4. Dans un bol plus grand, mélanger le beurre avec la cassonade à la maryse. Ajouter l'œuf et remuer la préparation jusqu’à ce qu’elle soit homogène, travailler avec les mains. Incorporer les ingrédients secs. Presser les deux tiers de la croustade dans le fond du moule.


5. Répartir la garniture aux bleuets sur la croustade dans le moule, puis ajouter les pépites de chocolat. Parsemer le reste de la croustade sur les fruits en l’émiettant grossièrement.


6. Cuire au four entre 35 et 40 minutes ou jusqu’à ce que la surface soit bien dorée. Laisser la croustade tiédir avant de la démouler et de la couper en carrés. Pour ma part, je l’ai préparée la veille et l’ai mise au frigo jusqu’au moment de servir. L’ai démoulée, l’ai coupée en neuf carrés juste avant de la servir.


La recette originale de Ricardo,

https://www.ricardocuisine.com/recettes/11159-carres-aux-bleuets-a-l-avoine-et-aux-amandes






Le message de l'été


Nous oublions 

que la vie est fragile,

friable, éphémère.

Nous faisons tous semblant 

d’être immortels.


Éric-Emmanuel Schmitt

écrivain et réalisateur franco-belge

né en 1960


05 juillet 2026

Souriez, c'est bon pour la santé !



Si un animal vous dit

qu'il peut parler, 

il ment probablement.


Proverbe africain

04 juillet 2026

Enfants ukrainiens militarisés en Russie dès leur jeune âge



« Lorsque des enfants sont rapatriés en Ukraine depuis des territoires contrôlés par la Russie, un vaste réseau de soutien se déploie autour d’eux. Certains souffrent de traumatismes, d’autres ont de la difficulté à réintégrer leur vie. Et tous doivent rebâtir leur confiance. Un accompagnement qui est encore plus crucial depuis que les autorités russes « militarisent » les enfants dans les écoles et les camps de vacances.

« Pour Yuliia Tukalenko, psychologue à la fondation Voices of Children en Ukraine, il s’agit de l’une des conséquences « les plus terrifiantes » de la propagande russe et des politiques déployées par le Kremlin. « Ce n’est absolument pas une question de choix pour ces jeunes. Nous allons devoir gérer les conséquences de cette militarisation pendant de nombreuses années », souffle-t-elle en entrevue virtuelle depuis Kiev.


« Lorsque des familles ou des enfants non accompagnés réussissent à quitter des territoires conquis par la Russie, ils sont pris en charge par une équipe multipartite rassemblant plusieurs organisations de la société civile, sous la coordination du commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien. Dès la première rencontre avec les services de sécurité ukrainiens, des psychologues de Voices of Children sont aux côtés des familles.


« Au début de la guerre, les enfants que Yuliia Tukalenko accompagnait revenaient surtout de séjours prolongés dans des camps de vacances où ils avaient été soumis à la propagande russe. Mais depuis de nombreux mois maintenant, les mineurs qu’elle traite ont été exposés à un endoctrinement encore plus poussé, y compris souvent un apprentissage militaire, et ce, directement à leur école.


« Dès le primaire, les élèves sont invités à participer à des mouvements militarisés », indique la psychologue qui a suivi une centaine de mineurs ukrainiens à leur retour de territoires occupés par la Russie. « Les autorités russes créent un climat dans lequel les jeunes ont le sentiment qu’en participant à ce type de mouvements, ils ont de la valeur, ils prennent part à quelque chose d’important et de cool. »


Armée des jeunes

« Le plus connu de ces mouvements est Yunarmiya (armée des jeunes, en français), créé en 2016 par le ministère russe de la Défense pour les enfants de 8 à 18 ans. Ce groupe, offrant une formation prémilitaire, compterait aujourd’hui 1,8 million de membres en Russie et dans les territoires occupés par la Russie. Un autre mouvement, Orlyata Rossii (aiglons de Russie, en français), a été créé en 2021 par le ministère russe de l’Éducation spécifiquement pour les enfants du primaire. Plus de 4 millions de jeunes participeraient aux activités patriotiques de ce groupe.


« Des témoignages d’écoliers récoltés par la BBC en 2025 révèlent que les enfants faisant partie de Yunarmiya bénéficient de faveurs à l’école, les incitant à s’enrôler. Ils mangent de meilleurs repas, se voient décerner des notes plus élevées à leurs évaluations, reçoivent des médailles et des cadeaux et ont le privilège de porter un uniforme militaire. La BBC a aussi révélé que des membres de Yunarmiya apprennent le maniement des armes et le pilotage des drones. Les enfants rencontrent aussi des recruteurs militaires russes.


« De son côté, l’Institut pour l’étude de la guerre à Washington a indiqué que des enfants ukrainiens vivant dans des territoires occupés sont envoyés en Russie, notamment avec le groupe Voin (guerrier, en français), pour participer à des camps d’entraînement militaro-patriotiques. D’autres effectuent des voyages en Russie pour visiter des installations militaires, comme des sites de lancement de missiles balistiques. L’objectif du Kremlin est de « former une génération d’enfants ukrainiens favorable aux forces armées russes et souhaitant y faire carrière ou les soutenir », précise l’Institut.


Déportation cognitive

« Pour Myroslava Kharchenko, avocate en chef de Save Ukraine, une organisation vouée au rapatriement et à la réhabilitation des enfants ayant été transférés en Russie ou ayant vécu dans des territoires occupés, les enfants ukrainiens soumis à cet endoctrinement ne subissent pas qu’un déracinement physique. « Il s’agit aussi d’une déportation cognitive ou mentale. Ils ne sont pas seulement déracinés de là où ils vivent. Leurs esprits aussi sont volés et on essaie de les transformer en enfants russes. »


« L’identité se construit normalement à partir de racines historiques et culturelles, mais la militarisation vient remplacer cette construction identitaire. Un ennemi est ensuite trouvé, et ils se concentrent dessus. »

- Yuliia Tukalenko 


« Cette pratique est d’autant plus dommageable qu’elle est exercée sur des êtres dont l’identité est en formation, pointe Yuliia Tukalenko. « L’identité se construit normalement à partir de racines historiques et culturelles, mais la militarisation vient remplacer cette construction identitaire. Un ennemi est ensuite trouvé, et ils se concentrent dessus », dit-elle en rappelant que les enseignants russes inculquent aux élèves — même ukrainiens — que l’Ukraine est l’ennemi numéro un.


« Quand ces enfants reviennent en Ukraine, le plus important est de rétablir les liens de confiance, rend compte la psychologue. De l’espace leur est offert pour qu’ils fassent leur quête de vérité par eux-mêmes. « Nous savons que nous ne pouvons pas exercer de pression, car ils ont déjà été soumis à une pression en Russie ou dans les territoires occupés, et ça pourrait raviver le sentiment qu’on reproduit le même schème [d’endoctrinement]. »


« Les enfants doivent aussi réapprendre qu’ils peuvent s’exprimer librement et qu’ils n’auront pas de punition ou de sanctions s’ils pensent différemment. Ces apprentissages se font principalement à travers des rencontres individuelles avec des psychologues pour les adolescents et des ateliers de groupe d’art-thérapie, par exemple, pour les plus jeunes. Des activités sociales et des camps sont aussi organisés par Voices of Children. »


« L’objectif est de créer un espace sécurisant, indique Yuliia Tukalenko. L’atmosphère est dépourvue de jugement : nous ne formulons pas de conclusions critiques sur leurs comportements, leurs personnalités ou sur qui ils sont. » Puisqu’en fin de compte, le but est de permettre aux enfants d’être simplement des enfants… comme dans tout pays. »


Article intitulé

Militarisés dès l’école primaire

Magdaline Boutros

Le Devoir

le 4 juillet 2026

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03 juillet 2026

« Être américain », une fierté qui bat de l’aile

« Alors que les États-Unis se préparent à franchir samedi un marqueur important de leur jeune histoire, en célébrant le 250e anniversaire de naissance du pays, la fierté des Américains, elle, semble avoir été passablement affectée par le retour triomphal et brutal de Donald Trump au pouvoir. Et elle s’affiche désormais à son plus bas niveau depuis le début du siècle.


« C’est ce qu’indique un sondage Gallup, qui révèle que 53 % des 1001 adultes sondés au pays dans les premiers jours de juin se disent aujourd’hui « très fiers » ou « extrêmement fiers » d’être Américains. Une majorité, certes, mais loin de celle, écrasante, de 87 % exprimée en janvier 2001, souligne l’institut de mesure de l’opinion.


« Plus d’un an et demi après la reprise du pouvoir par le populiste à Washington, la mise en place de ses politiques répressives, les attaques contre le système démocratique et le bourbier iranien dans lequel il a conduit son pays, la fierté identitaire des Américains poursuit un lent déclin, en suivant les lignes de faille idéologiques qui fracturent le pays.


« Ainsi, 14 % des électeurs démocrates sont encore capables de se dire extrêmement fiers d’être Américains, une baisse considérable de 40 points par rapport au début du millénaire. Les électeurs se qualifiant d’indépendants nourrissent une tendance similaire, à 28 %, contre 46 % il y a 25 ans. Seuls les républicains cultivent encore l’extrême fierté d’être Américain, à 70 %, une hausse depuis 2001, où ils étaient 64 % à se décrire ainsi.


Currently, 70% of Republicans, 28% of independents and 14% of Democrats say they are extremely proud to be American. 

— Gallup (@Gallup) July 1, 2026 


« À la veille d’une journée censée rassembler dans la fête l’ensemble des Américains autour d’un récit fondateur, et ce, pour mieux attiser le sentiment d’appartenance à une nation et à ses valeurs de liberté et d’indépendance, l’optimisme et la gaieté ont déserté en partie l’opinion publique.


« À preuve : 28 % des personnes interrogées il y a quelques semaines par le NORC Center for Public Affairs Research pour le compte de l’Associated Press (AP) étaient fières du fonctionnement de la démocratie américaine en 2026, alors qu’ils étaient 42% en 2017. Le déclin en accompagne un autre, puisque désormais, deux tiers des adultes estiment qu’un gouvernement démocratiquement élu est primordial pour l’identité des États-Unis, contre 80 % cinq ans plus tôt, à peine.


« Depuis le début du premier mandat de Donald Trump, en 2017, la fierté des Américains sur plusieurs éléments clefs de l’identité américaine ne cesse de s’éroder. C’est le cas des forces armées, qui attisent la fierté de 59 % de la population, contre 78 % il y a neuf ans à peine. La fierté dans l’histoire du pays est également en baisse de 15 points, à 44 %, tout comme celle exprimée envers l’influence du pays à travers le monde, à 24 %, contre 33 % en 2017.


« Je me demande ce que nous célébrons réellement », s’est demandé au début de la semaine l’essayiste et professeur en études afro-américaines de l’Université Princeton, Eddie Glaude, sur les ondes de MS NOW en réfléchissant à haute voix sur le sens des célébrations du 250e anniversaire de naissance des États-Unis. « Est-ce une version idéalisée de l’Amérique, cette idée que nous sommes un phare de la liberté et que notre perfection a été acquise par notre salut, ou bien sommes-nous plutôt en train de constater le décalage entre nos idéaux et nos actions ? » a-t-il poursuivi.


« Un décalage ressenti sans doute par trois Américains sur dix qui estiment qu’il existe aujourd’hui de meilleurs pays dans le monde que les États-Unis, selon le sondage AP-NORC. Ils étaient 19 % de cet avis en juin 2016.


Déclin mondialisé

« Le reste du monde semble désormais soutenir cette perception négative des États-Unis en exprimant à 57 % une opinion défavorable envers le pays, indique une vaste enquête menée dans un bassin de 42 000 personnes dans 36 pays par le centre de recherche américain Pew Research Center. Les résultats viennent d’être rendus publics. C’est plus que le sentiment négatif de 49 % exprimé à l’endroit du pays de Donald Trump en janvier 2025, dans 24 pays.


« Le déclin est d’ailleurs hautement significatif au Canada, où l’impression que les États-Unis peuvent encore et toujours être considérés comme un partenaire fiable a chuté de 48 points en quatre ans seulement. Elle est désormais partagée par 35 % de la population, contre 84 % en 2022, soit la baisse la plus importante enregistrée dans les différents pays sondés où la confiance envers l’Amérique de Donald Trump décline également, précise l’organisme américain.


« Un Donald Trump qui, ironiquement, a décidé de se placer au centre de l’attention générée par les célébrations nationales du 250e anniversaire des États-Unis, sans doute dans l’espoir de lustrer une image qui, dans son pays comme ailleurs dans le monde, ne cesse de ternir.


« Dans 26 des pays et régions du globe étudiés, le populiste inspire désormais moins confiance que d’autre chefs d’État, à 23 % d’opinions favorables dans sa capacité à gérer convenablement les affaires mondiales, loin derrière le président français, Emmanuel Macro (43 %), le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (35 %), et même le président chinois, Xi Jinping (34 %), et le président russe, Vladimir Poutine (31 %), résume le Pew, qui souligne : « Seul le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, obtient un score inférieur », soit 18 %. »


Article intitulé

Des Américains moins fiers que jamais d’être américains

Fabien Deglise

Le Devoir

le 2 juillet à 18h 05

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