30 août 2026

Clafoutis choco-cantaloup +


Ce dessert léger qui se fait généralement avec des cerises ressemble à s’y méprendre à une de mes tartes de paresseuse. Il se prépare rapidement avec peu de farine et peu de sucre et avec de l’huile au lieu de beurre. Pour le rendre plus appétissant, je le recouvre de tranches d’amande et d’une fine couche de sucre brut et le repasse au four, ce qui lui a conféré un croustillant craquant.


Ingrédients pour six portions ou huit portions

2 tasses de cubes ou morceaux plutôt petits de cantaloup 

1 c. à soupe de cassonade 

4 c. à soupe de pépites de chocolat noir 

2 gros œufs 

1/4 tasse de tranches d’amande, moulues finement 

1/3 tasse de lait ( moi, soya à la vanille) 

1/2 c. à thé d’essence de vanille (omettre si le lait est vanillé) 

1/4 tasse d’huile de pépins de raisin ou autre végétale au goût neutre 

1/2 tasse de farine tout usage non blanchie 

2 c. à soupe de cacao non sucré

1 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte) 

1/3 tasse de cassonade 

1 pincée de sel 


Garniture craquante 

1 poignée de tranches d’amande 

2 c. à soupe de sucre brut 


La cuisson se fait dans un four à 375 °F (190 °C) et dure un peu plus de 30 minutes. 


1. Beurrer une assiette à tarte profonde et y disposer les morceaux de cantaloup. Parsemer de cassonade et de pépites de chocolat. 


 2. Dans un bol moyen, battre les oeufs au fouet avec les amandes moulues, le lait et l’huile. 


 3. Dans un bol un peu plus grand, mélanger la farine, le cacao, la levure, la cassonade et le sel. 


 4. Incorporer les ingrédients liquides (2.) aux ingrédients secs (3.) et bien mélanger à la spatule. Verser cette préparation sur les cubes de cantaloup. 


 5. Enfourner et cuire 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit ferme. 


6. Retirer du four et recouvrir de tranches d’amande et de sucre brut. Remettre au four sur la grille du centre, le gril (broil) allumé et laisser bronzer 2 minutes en surveillant bien, 1 minute de plus et les amandes cramaient. 


Secret de cuisine 

Cuit dans une assiette à tarte, ce dessert fait de plus belles tranches après avoir été réfrigéré. Meilleur tiède, on réchauffera les portions restantes 15 secondes au micro-ondes avant de les servir. 


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http://lacuisinedemessidor.blogspot.ca/2015/10/clafoutis-aux-poires.html




 

Y a-t-il des adultes auprès du président ?


« Et voici que Trump signe un décret présidentiel pour rebaptiser le lac Ontario « lac Amérique ». Et quoi encore !

C’est une provocation inutile de plus dans le cadre du conflit absurde et puéril qu’il entretient avec le Canada. Une guerre qu’il mène avec encore plus d’enthousiasme aujourd’hui qu’à l’époque de son premier mandat.


Plus les jours passent, plus la situation s’envenime. Et plus ça semble plaire au président américain, qui s’amuse à jeter de l’huile sur le feu.


N’y a-t-il pas quelqu’un dans son entourage qui pourrait lui expliquer à quel point cette guerre contre le Canada est stupide ?


Quelqu’un qui pourrait lui rappeler que traiter le Canada avec moins d’égards que l’Arabie saoudite et Mark Carney avec moins de bienveillance que Kim Jong-un est indécent ?


Quelqu’un qui aurait pu lui dire que c’était à la fois bête et contre-productif de se présenter jeudi devant les caméras avec son marqueur et de faire subir au lac Ontario le traitement qu’il avait réservé au golfe du Mexique ?


Hélas, non.


Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a les deux mains sur le volant, pour le meilleur et (surtout) pour le pire.


Pendant la quasi-totalité de son premier mandat, les membres de son entourage qu’on surnommait « les adultes » le protégeaient contre lui-même. Ils mettaient ainsi le reste du monde à l’abri des plus folles lubies de ce président, dont on se demande parfois s’il a encore toute sa tête.


Plus personne n’ose aujourd’hui se mettre sur son chemin. Il parvient ainsi à mener plusieurs de ses idées les plus délirantes à terme. Les nombreux errements, faux pas et scandales depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump en sont l’évidence même.


C’est aussi l’un des constats des journalistes du New York Times Maggie Haberman et Jonathan Swan, qui ont publié en juin un essai captivant sur la première année de Trump 2.0. Dans Regime Change, ces deux journalistes nous entraînent dans les coulisses de la Maison-Blanche. Ils nous permettent de mieux comprendre les causes et l’ampleur de la dérive en cours.


« Trump a abordé son premier mandat présidentiel en novice, rappellent-ils. Et bien que l’on ait beaucoup écrit sur les bouleversements de cette première présidence et sur l’ensemble des normes qu’il a transgressées, ces inquiétudes paraissent aujourd’hui bien désuètes. »


En 2015, il « avait rempli son cabinet de gens qui lui étaient étrangers, aux états de service irréprochables, des généraux comme James Mattis et John Kelly, qui le considéraient, lui ainsi que sa vision du monde, comme dangereux et 

détestables ».


Or, « vers la fin de son mandat, il a nourri un profond ressentiment face à l’impact qu’ils avaient eu sur sa présidence. Il a alors pris la résolution de gouverner différemment la fois suivante – s’il devait y avoir une prochaine fois », écrivent les journalistes.


Et c’est exactement ce que Donald Trump a fait.


***


On retrouve aujourd’hui autour de lui des idéologues zélés, comme Stephen Miller, qui est notamment conseiller à la sécurité intérieure, ou Russell Vought, qui dirige le Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche.


Il y a aussi bon nombre de lèche-bottes. Le cas du secrétaire d’État, Marco Rubio, l’illustre de façon éloquente dans Regime Change.


« Il attendait que Trump sollicite son avis pour le lui donner, avec déférence. Il voyait son rôle comme celui d’un exécutant de la volonté de Trump et cherchait rarement à lui imposer ses propres vues », lit-on. Comme la plupart des membres de l’entourage du président.


Il y a enfin, parmi les autres personnalités qui ont gravité dans l’entourage de Donald Trump depuis janvier 2025, une série de personnages louches et amoraux (Bill Pulte, Laura Loomer, Boris Epshteyn…), qui l’ont flatté tout en alimentant sa paranoïa, nourrissant ainsi ses « penchants les plus sombres ».


Des conditions gagnantes pour que les choses tournent mal.


D’autant plus que Donald Trump aime toujours plus provoquer des crises que les gérer, qu’il s’estime maintenant tout-puissant… et qu’il vieillit. Il est plus fatigué, il entend moins bien qu’avant et il apparaît encore plus décomplexé qu’autrefois, signalent les journalistes.


« Quel que fût le mince filtre verbal qu’il possédait par le passé, il avait désormais disparu. Il disait tout ce qu’il voulait, quand il le voulait. »


Les décisions de Donald Trump font trop souvent l’unanimité à la Maison-Blanche. Les républicains au Congrès sont également presque tous serviles. L’institution ne joue donc plus son rôle traditionnel de contre-pouvoir.


Mais il arrive parfois qu’un conseiller de Donald Trump, consterné par une décision prise par le président, tente de s’interposer et de le faire changer d’avis.


On apprend dans Regime Change que le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a demandé au président de mettre de l’eau dans son vin avant l’imposition de droits de douane à quelque 180 pays en avril 2025.


Lors d’une réunion à ce sujet dans le bureau Ovale, il a tenté d’intercéder en faveur du Canada et du Mexique et de freiner l’imposition de droits de douane dans le secteur automobile.


En vain.


Howard Lutnick a par la suite été pris à partie par Donald Trump, qui l’a accusé d’être trop faible. Il a appris la leçon. On l’a vu à plusieurs reprises, depuis, défendre publiquement son président avec zèle.


C’est ce qu’il a fait encore jeudi, en accusant le premier ministre Mark Carney de viles manœuvres qui auraient eu pour but d’empêcher le Parti québécois de remporter les élections provinciales.


On ne saura probablement jamais ce qui s’est vraiment passé vendredi dernier à Washington lorsque les négociations ont achoppé. Mais il faut s’attendre à ce que les membres de la garde rapprochée de Donald Trump continuent à s’en prendre au Canada et à Mark Carney avec virulence.


Certains recommenceront peut-être même à évoquer l’idée de faire du Canada le 51e État américain.


Ces loyaux conseillers ne se comportent pas en adultes. Ils ne reculeront devant rien pour faire le bonheur du président. »


Chronique intitulée

Trump, les adultes en moins

Alexandre Sirois

La Presse

le 28 août 2026

...

29 août 2026

Lettre d’opinion - Voter pour la planète



« Selon moi, il n’y a qu’un enjeu principal pour les prochaines élections : l’environnement. Car, au-delà des problèmes sociaux et économiques, se pose la « question de l’urne » : comment sauver la planète ?

En effet, comment éviter les catastrophes entamées des changements climatiques ? Comment faire pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent vivre décemment dans un environnement plus sain, ou simplement viable ? Comment freiner la croissance économique qui ruine les ressources naturelles et réduire les spéculations qui détruisent les conditions de vie humaine ? Comment vivre mieux sans excès, sans engranger des surplus au détriment des générations futures ?


Bref, un coup de barre est nécessaire. Il est presque trop tard pour éviter les inondations, les feux de forêt et l’augmentation de la température. Pensons aux enfants et aux adolescents qui vivront avec les conséquences de nos choix écologiques, politiques et économiques. En allant voter, pensons aux jeunes qui ne peuvent pas encore voter pour leur survie. 


Quel parti politique comprendra cette urgence au-delà d’une campagne partisane pour le pouvoir ? »


Lettre intitulée

Voter pour l’avenir

Guy Ferland

Professeur retraité de philosophie et de littérature

Le Devoir

le 27 août 2026

28 août 2026

Pilons de poulet sur plaque de Geneviève +

J’aime bien les recettes de Geneviève O’Gleman et c’est sans le vouloir que j’ai modifié hier sa recette, mais comme nous l’avons trouvée savoureuse, je suis sûre que ma distraction n’a pas eu de conséquences fâcheuses sur le goût. Je la publie donc comme je l’ai réalisée avec un peu plus d’huile pour la cuisson.

Ingrédients pour deux avec petit reste

1/2 patate douce, en cubes, 200 g, en cubes (ou autre, voir note)

400 g de pommes de petites pommes de terre grelot ou La Gabrielle, en morceaux égaux ou en tranches épaisses

1 oignon, en quartiers

2 c à soupe d’huile d’olive

1 c à soupe de moutarde en poudre (j'ai oublié)

8 pilons de poulet avec la peau, de marque Prime en promotion chez Maxi*

1 c à soupe de cassonade

1 c à thé de poudre d’ail

1 c à thé de paprika fumé

1/4 c à thé de sel et un peu plus

1/8 c à thé de poivre de Cayenne


*Jusqu’au 2 septembre 26, 8 pilons pour 6 $


La cuisson se fait dans un four à 425 °F (210 °C) sur la  grille au centre, dans un grand poêlon comme je l’ai fait ou sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin (ou d’une feuille de cuisson réutilisable).


1. Déposer les légumes sur la plaque ou  dans le poêlon et verser 1 c. à soupe d’huile. Mélanger avec les mains pour bien les enrober. Saler et poivrer.


2. Verser l’autre cuillerée d’huile dans un petit bol et la mélanger avec la cassonade, la poudre d’ail, la moutarde, le paprika, le sel et le poivre de Cayenne.


3. Enrober un pilon à la fois du mélange d’épices et l’imprégner avec les mains, puis le déposer sur la plaque ou dans le poêlon et faire de même avec les autres.


4. S’il y a lieu, saupoudrer les légumes avec le mélange restant.

Cuire au four 45 minutes ou jusqu’à ce que le poulet et les légumes soient dorés et servir.


Note de Messidor

Le poulet n’est pas sec, mais une petite sauce barbecue maison au service serait un atout. Et je remplacerais la patate douce qui devient pâteuse à la cuisson par des carottes nantaises colorées.


La recette originale est pour quatre 

https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/4636/plaque-pilons-poulet-bbq






Pendant que le président s'amuse à signer des décrets, le directeur du FBI se rend à Moscou

« (Moscou) Le Kremlin a qualifié jeudi d’« histoires alarmistes » les informations parues dans la presse américaine selon lesquelles le directeur de la CIA s’est rendu à Moscou cette semaine pour dissuader la Russie d’attaquer l’OTAN, les jugeant dénuées de tout lien « avec la réalité ».

Donald Trump, qui avait déjà minimisé l’importance de ce voyage inhabituel, a de son côté assuré que son homologue russe Vladimir Poutine « n’allait pas attaquer un territoire de l’OTAN », dans un échange avec la presse à la Maison-Blan.


La Russie, qui mène depuis février 2022 une offensive militaire de grande ampleur contre l’Ukraine, a toujours catégoriquement démenti toute velléité d’attaquer les pays de l’Alliance atlantique, une organisation militaire dont l’expansion jusqu’aux frontières russes ces dernières décennies est considérée comme une menace existentielle par Moscou.


Le Wall Street Journal et la chaîne de télévision CBS ont assuré que le patron de la CIA, John Ratcliffe, était allé mardi en Russie pour mettre en garde celle-ci contre toute potentielle attaque qui viserait un pays membre de l’OTAN, des évaluations des services de renseignement américains avertissant que le gouvernement russe pourrait chercher à mettre l’alliance à l’épreuve.


Interrogé sur les informations de ces médias américains jeudi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que « de nombreuses histoires alarmistes » étaient « publiées en ce moment ».


« Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la réalité et n’a rien à voir avec les intentions de la Russie », a-t-il dit, accusant au contraire les pays européens de faire preuve d’« agressivité ».


Une haute responsable européenne a affirmé jeudi que les services de renseignement européens ne disposaient d’aucun élément permettant de conclure que la Russie se préparait à attaquer l’OTAN.


« Les services européens ne voient pas de risques d’attaque russe contre les pays européens », a assuré cette responsable sous le couvert de l’anonymat.


Mais elle a ajouté qu’il n’y avait aucun doute sur le fait que la Russie essayait « activement de créer des difficultés à nos pays », l’Union européenne soutenant

fermement l’Ukraine. « L’escalade de la part de la Russie est clairement là ».


« Semi-routine »

Donald Trump avait déclaré mercredi que la visite du patron de la CIA n’était pas liée à des menaces russes contre l’OTAN, tout en laissant entendre qu’elle avait un lien avec l’Ukraine.


« Nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », avait-il déclaré dan un entretien avec le commentateur conservateur Glenn Beck.

Plusieurs pays de l’OTAN ont récemment dit avoir été la cible d’opérations de sabotage ou d’espionnage, des actes de « guerre hybride » imputés à la Russie. Et certains, comme la Pologne et la Roumanie, ont subi des intrusions de drones et de missiles, attribuées à la Russie.


Donald Trump avait aussi tenté d’atténuer la portée de cette visite en la qualifiant de « semi-routine », bien que le précédent voyage connu d’un directeur de la CIA en Russie remonte à novembre 2021, avant le début de l’offensive russe en Ukraine.


Sur la même ligne, le chef des services de renseignement extérieurs russes (SVR), Sergueï Narychkine, a estimé jeudi que sa réunion avec John Ratcliffe n’avait « rien d’inhabituel ».


« Les rencontres entre dirigeants [de services secrets], qu’elles soient en présentiel ou en ligne, font partie intégrante de notre travail », a-t-il insisté auprès de journalistes, assurant participer « presque chaque semaine » à des réunions avec ses homologues « de tous les continents ».


Sergueï Narychkine a refusé de détailler les sujets abordés avec John Ratcliffe, se contentant de noter qu’ils relevaient « de la compétence des services de renseignement ».


« Se calmer »

Le Kremlin avait jugé mercredi qu’il était « encore trop tôt » pour savoir si la visite de John Ratcliffe pourrait avoir une incidence quant à une sortie des relations russo-américaines « de la crise ».


Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a maintenu le contact avec Vladimir Poutine, avec lequel il a échangé au téléphone plusieurs fois et qu’il a reçu avec les honneurs en Alaska à l’été 2025.


Mais le président américain a ensuite multiplié les signes d’agacement envers son homologue russe, même s’il a aussi eu des mots durs pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky.


Donald Trump, qui a promis un temps de mettre fin au conflit en 24 heures et comptait être pour cela couvert de lauriers, s’est heurté aux positions inconciliables de Moscou et de Kyiv.


Le thème d’une supposée attaque russe en préparation contre l’OTAN revient régulièrement dans le débat public européen, malgré les démentis répétés de Moscou.


Interrogé à ce sujet en juin, le président finlandais Alexander Stubb, l’un des principaux alliés de Kyiv en Europe et dont le pays, voisin de la Russie, a rejoint l’Alliance atlantique en 2023, avait appelé à « simplement se calmer ».


« Je consulte tous les rapports des services de renseignement, je les lis très attentivement », avait souligné M. Stubb, estimant que mettre l’OTAN à l’épreuve n’aurait « aucun sens » pour Moscou.


Article intitulé

Le Kremlin rejette les récits « alarmistes » 

sur le risque d’une attaque contre l’OTAN

Agence France-Presse

La Presse

le 27 août 2026