05 mars 2026

L’Espagne redit « Non à la guerre » !


« Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez maintient son opposition à l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran malgré les menaces de la Maison-Blanche.

« Sa prise de position sans ambiguïté est largement saluée dans le pays mais suscite des tensions avec d’autres dirigeants européens qui multiplient les contorsions pour éviter d’irriter le dirigeant américain.


« Lors d’un entretien avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Washington, le président Trump avait décrié mardi la position de l’Espagne, qui a refusé notamment aux forces américaines d’utiliser deux bases situées dans le pays pour soutenir l’opération militaire en cours.


« Il a aussi décrié le fait que le gouvernement espagnol avait refusé de s’engager à hausser ses dépenses militaires à 5 % du PIB comme les autres pays membres de l’OTAN, allant jusqu’à menacer d’imposer un « embargo » contre l’Espagne.


Réplique de Madrid

« M. Sánchez a rétorqué mercredi en relevant que son pays ne serait pas complice d’une opération « contraire à ses valeurs et ses intérêts » par « crainte de menaces de représailles émanant de quelqu’un ».


« Le dirigeant socialiste a comparé l’offensive militaire en cours à une forme de « roulette russe » et souligné qu’il était « inacceptable » de voir des dirigeants politiques utiliser la guerre comme « écran de fumée » pour cacher leurs échecs.


« L’assaut frontal du premier ministre espagnol contraste fortement avec le ton adopté dimanche dans un communiqué commun des dirigeants de l’Allemagne, de la France et de l’Italie qui dénonçaient les frappes menées dans plusieurs pays du Moyen-Orient par l’Iran sans dénoncer l’attaque qui les a suscitées.


« Le chancelier allemand a manifesté la même réserve lors de la rencontre avec le président Trump et s’est abstenu de réagir lorsque le chef d’État a menacé l’Espagne, se bornant plutôt à souligner que le pays devait accepter de hausser ses dépenses militaires.


« M. Merz a fait valoir par la suite qu’il s’était porté à la défense du gouvernement de Pedro Sánchez en relevant que les États-Unis ne pouvaient chercher à sanctionner un pays individuel de l’Union européenne en contrevenant aux accords commerciaux conclus avec l’ensemble des membres de l’organisation.


L’Europe « marche sur un fil de fer »

« La France a affiché sa solidarité avec l’Espagne, mercredi, en dénonçant toute forme de« coercition économique » après avoir esquissé la veille un durcissement de sa position sur l’Iran.


« Le président français Emmanuel Macron a déclaré lors d’une allocution télévisée que son pays « ne pouvait approuver » les frappes américaines et israéliennes parce qu’elles « ont été menées hors du droit international ».


« Les dirigeants européens doivent « marcher sur un fil de fer » pour éviter de mettre Donald Trump en colère tout en défendant Madrid, relève Joan Ramon Resina, un professeur de l’Université Stanford qui suit de près les développements politiques en Espagne.


« L’analyste estime que M. Sánchez cherche à marquer des points sur le plan politique « en se posant symboliquement » comme le principal opposant européen à Donald Trump alors qu’il se retrouve en perte de vitesse face à la droite espagnole à 18 mois des prochaines élections législatives.


« Ses critiques dénonçant l’attaque contre l’Iran trouvent de larges échos dans la population, particulièrement à gauche, où existent, dit-il, une longue tradition « d’antiaméricanisme » et un fort sentiment anti-israélien alimenté dans les dernières années par l’opération militaire dans la bande de Gaza.


Droit international

« Héctor Sánchez Margalef, un analyste du Barcelona Centre for International Affairs, pense que la posture du premier ministre espagnol peut le servir politiquement. Mais elle est d’abord motivée, dit-il, par une profonde conviction quant à l’importance du droit international qui a aussi guidé ses actions sur la guerre en Ukraine, à Gaza et, plus récemment, après la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.


« Les dirigeants espagnols « sont convaincus qu’ils sont du bon côté de l’histoire et ne changeront pas leur position » sur l’attaque contre l’Iran, a relevé le chercheur.


« Madrid a rapidement réagi mercredi pour démentir catégoriquement des propos de l’administration américaine suggérant que le pays avait finalement décidé de collaborer avec les forces américaines sur l’Iran.


« Le gouvernement espagnol avait adopté une tout autre approche en 2003 lors de la guerre en Irak en soutenant les États-Unis de concert avec la Grande-Bretagne après que les Nations unies eurent rejeté l’idée d’une telle intervention.


Opposition à Trump 

« Pedro Sánchez a été « très habile » mercredi dans son discours en reprenant à son compte le slogan « Non à la guerre » qui était le cri de ralliement des opposants au gouvernement de l’époque, relève M. Sánchez Margalef.


« Carlota García Encina, une spécialiste des États-Unis et des relations transatlantiques du Real Instituto Elcano, à Madrid, pense que l’opposition à Donald Trump trouve un large écho dans la population.


« Les Espagnols ont une très, très, très mauvaise opinion de [Trump]. Ils lui préfèrent même le président chinois Xi Jinping.


« Carlota García Encina, spécialiste des États-Unis et des relations transatlantiques du Real Instituto Elcano 


« Le gouvernement s’est déjà opposé par le passé à ce que des opérations militaires contraires à ses convictions soient lancées à partir des bases américaines installées dans le pays et dispose du « droit légal » de le faire lorsqu’il ne s’agit pas d’opérations sanctionnées par l’OTAN ou les États-Unis.


« Carlota García Encina doute que la colère du président américain relativement au dossier iranien puisse mener concrètement à des sanctions contre l’Espagne mais note que le gouvernement doit se montrer « prudent » en raison notamment de l’importance des relations économiques entre les deux pays.


« Je pense que Donald Trump a d’autres priorités pour l’heure », relève Mme García Encina.»


Article intitulé

L’Espagne tient tête à la Maison-Blanche

Marc Thibodeau

La Presse

le 5 mars 2026

04 mars 2026

Bons achats en épicerie - Du 5 au 11 mars 2026

Cette semaine chez Métro, les clémentines, les fraises, les poires, l’aiglefin, le doré, les poitrines de poulet emballées par deux et l’épaule de porc sont aux meilleurs prix. Chez IGA, on trouve des pommes du Québec et des raisins d’ailleurs à prix doux, ainsi que des champignons cremini, du brocoli et du beurre de marque maison. Super C, offre des oranges à prix avantageux, des pêches, des prunes, du filet de saumon coho, des petits concombres libanais, de la laitue fraîche en duo, des poivrons de couleurs en vrac, des radis, des poulets entiers, mais hélas, à près de 2 $ le kilo de plus que le prix de 4,39 $ le kg que l’on payait encore quelques semaines auparavant. Chez Maxi, l’ananas, le cantaloup, les framboises, le chou-fleur, quelques charcuteries, le trio de viandes hachées, le sucre et la cassonade sont à prix réduits. Une semaine qui permettra des menus équilibrés si on se donne le temps de visiter ces quatre grandes chaînes d’alimentation. 


Métro

Ananas, Costa Rica, 4 $  *Maxi 3 $

Cantaloup gros Honduras Guatemala, 5 $ *Maxi, 2 $

*Clémentines Maroc, 3 lb, 4 $

= Fraises, 454 g, É.-U ou Mexique, 4 $ = Super C

Mûres, Mexique, 4 $  *IGA, 2,95 $

*Poires variées É.-U. ou Af du Sud, 2,18 $ le kg

Raisins, verts, rouges, noirs Pérou ou Chili, 10,34 $ le kg  *Super C, 4,39 $ *IGA, 4,34 $

Brocoli, couronne, 2,69 $  *IGA, 2 x 4 $

*Champignons bios, 2 $ 

*Little Potato Can, 4 $

*Petites pommes de terre à chair jaune Qc, 3 lb, 0,99 $

Conserves thon dans l’huile ou dans l’eau, Sélection Qc 1,49 $ *Maxi, 1,25 $

= Moules Canadian Cove, 907 g, 7 $ = Super C, 7 $

*Aiglefin frais, 22,02 $ le kg

*Filet de doré, 28,64 $ le kg

*Filets de sébaste, 19,82 $ le kg

*Filet de truite, 28,64 $ le kg

*Poulet haché Prime, 454 g, 7 $

*Poitrines de poulet désossées Prime emballés par deux, 7 $

*Côtes de dos de porc, 15,41 $ le kg

*Épaule de porc Picnic, 4,28 $ le kg

*Nouilles Epik, Qc, 3 $

Fromages Sélection Can, Suisse, Mozza, 375-400 g, 4,88 $

= Yogourt à boire, Yop Qc, 0,88 $ = IGA = Maxi

*Yogourt grec Liberté Qc, petits formats 4 x 100 g: 3 $


IGA

*Kiwis verts, Grèce, 0,99 $ ch

*Mûres, Mexique, 2,95 $

Oranges Navel, Espagne ou Égypte, 3 lb, 6 $  *Super C, 5 $

*Pommes Qc plusieurs variétés, 4,39 $ le kg

= Raisins verts, Af. du Sud ou Chili, membres, 4,34 $ le kg = Super C, 4,39 $

Raisins noirs, rouges, 8,80 $ le kg, *Super C, 4,39 $ le kg

Artichauts frais, 2 $ ch.

*Brocoli, couronne, 2 x 4 $

*Champignons cremini, 3 $

Pommes de terre Fingerling, La Gabrielle Qc, 4 $

*Salades mélangées Attitude É.-U. 3 $

*Filet de saumon Coho, surgelé ou décongelé, 19,82 $ le kg

*Pilons de poulet, 7,69 $ le kg

*Hauts de cuisse de poulet, 18,72 $ le kg

*Côtelettes de longe de porc, 6,59 $ le kg

*Rôti de fesse de porc, 7,69 $ le kg

*Sauce VH Qc, membres, 2,79 $

*Beurre Compliments, 454 g, 5,49 $ 

Yogourt Astro, 2 X 7 $

= Yogourt à boire Yog, 0,88 $ = Métro = Maxi


Provigo

Bleuets Mexique ou Maroc, 4,50 $

Raisins rouges, verts, très gros, Af. du Sud ou Chili, 5,49 $ le kg *Super C, 4,39 $ *IGA, 4,34 $

*Mini-pommes de terre assorties CduP, 2,50 $

Sirop d’érable Bernard, 6 $

= Moules IPÉ, 907 g, 7 $ = Métro

*Saumon Coho frais, 22,05 $ le kg


Super C

*Bananes Costa Rica, 1,74 $ le kg

Cantaloup gros Honduras ou Guatemala, 3 $  *Maxi, 2 $

*Fraises  É.-U. ou Mexique, 454 g, 4 $

*Jus de pomme Tradition Qc, 2,25 l, 5,49 $

*Oranges Navel, Af. du Sud ou Égypte, 3 lb, 5 $

*Pêches, Nectarines, Prunes, panier de 2 lb, 4 $

= Raisins rouges, verts, Af. du Sud ou Chili, 4,39 $ le kg = IGA membres

*Asperges Mexique, 325 g, 4 $  *IGA, 2 x 4 $

Brocoli, couronne, É,-U. ou Mexique, 2,79 $  *IGA, 2 X $ 

*Carottes ou Oignons jaunes Qc, 3 lb, 1,50 $

*Chou rouge, Chou de Savoie, 3,31 $ le kg

*Concombres libanais Qc., 2 lb, 7 $

*Laitue fraîche en duo Gen V Qc, 2 $

= Laitue en feuilles, rouges ou vertes, 2,49 $ ch.= Maxi

*Poivrons de couleurs, 4,39 $ le kg

*Radis Ciel Qc, membres, 2 $

*Conserves de thon dans l’eau Clover Leaf Can, 1,25 $

*Filet de saumon Atlantique, 28,64 $ le kg

*Cuisses de poulet, 7,69 $ le kg

*Poulets entiers Exceldor Qc, emballés par deux, 6,59 $ le kg *Plus de 2 $ le kilo du prix du spécial habituel

*Rôti de longe de porc, 11 $ le kg (!)

*Saucisses La Fernandière Qc, 375 g, 6 $ (!)

*Farines Robin Hood ou Five Roses, 2,5 kg, membres 4,50 $

*Sirop d’érable Irrésistible Qc, 5,88 $

Fromages Black Diamond ou P’tit Québec, 5,47 $


Maxi

*Ananas Costa Rica, 3 $

*Cantaloup gros Honduras ou Guatemala, 2 $

Fraises, 454 g, 5 $  **Métro + Super C : 4 $

*Framboises, Mexique ou É.-U. 2 $

Nectarines, Pêches, Prunes, panier 2 lb, 5,88 $  *Super C, 2 lb, 4 $

*Noix de cajou en moitiés 200 g, Planters, 3,77 $, ?non salées?

Poires Bartlet, 4,41 $ le kg   *Métro, 2,18 $ le kg

*Chou-fleur, Mexique ou É.-U. 5 $ 

Concombres anglais, 1,88 $

= Laitues frisées rouges, vertes, 2,50 $ = Super C

= Oignons jaunes 3 lb, Can ou É.U., 1,50 $ = Super C Qc 

Poivrons de couleurs, 6,35 $ le kg,  *Super C, 4,39 $ le kg

*Pommes de terre rouges, jaunes, 10 lb, 5 $

*Pommes de terre Mamzells, 4 $

*Tomates BeefSteak, Can ou Mexique 3,90 $ le kg

*Crevettes sauvages crues 20-30, 300 g, 7,88 $

*Charcuteries Royal, voir variétés, membres 3 $

*Pâté La Belle Bretagne, Cretons Nore, 150 g, 3,55 $

*Conserves de thon Clover Leaf, dans l’huile ou dans l’eau, 1,25 $

Dinde surgelée Flamingo, 3,17 $ le kg

*Poitrines de poulet désossées emballées par quatre, 15 $

*Viandes hachées, boeuf, porc, veau, 454 g, 6,88 $ 

Miche tranchée multigrain La Baguettine Can, 4,88 $  

*Sucre granulé, 2 kg, 1,79 $

*Cassonade, 2,77 $

*Beurre Lactantia, 454 g, 5 $

*Fromage Oka Classique, 5,88 $

= Yogourt à boire, Yop Qc, 0,88 $ = Métro= IGA

*Yogourt Liberté Qc classique, 3,33 $

...

« La coalition MAGA en train de se fracturer»



« Au début de la semaine, l’ex-députée républicaine de la Géorgie et égérie du mouvement Make America Great Again (MAGA) Marjorie Taylor Greene a mis en doute l’état de santé mental du président Donald Trump dans la foulée de l’intervention militaire lancée samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran.


« Qu’est-ce qui lui passe par la tête ? Quelle est sa condition mentale ? » a demandé l’ex-alliée du populiste devenue une de ses critiques les plus virulentes. C’était lundi, au micro de la commentatrice politique conservatrice Megyn Kelly sur Sirius XM. « Qu’arrive-t-il à l’homme que j’ai soutenu, l’homme qui a dénoncé ce qui s’est passé en Irak, l’homme qui a dit “Plus de guerre à l’étranger”, “Plus de changement de régime” ? »


« Et d’ajouter : « On est de nouveau dans une putain de guerre, et on a des soldats américains qui se font tuer. » Six sont morts en service depuis le début de la guerre, indique le dernier bilan de l’armée américaine, contre 787 victimes iraniennes, selon le Croissant-Rouge.


« La stupeur qui a suivi le déclenchement de l’opération « Fureur épique » (Epic Fury) lancée samedi contre le régime iranien par le Pentagone et l’armée israélienne ne s’est pas seulement répandue partout dans le monde. Elle semble aussi avoir gagné les rangs des fidèles du populiste et de son mouvement MAGA, où plusieurs se retrouvent désormais en porte-à-faux face à une guerre déclenchée par le président du peuple et « de la paix ».


« Depuis des années, l’homme a promis à sa base électorale de sortir le nez des États-Unis des affaires des autres sur l’échiquier international et des conflits lointains et sans fin, pour mieux se concentrer sur les besoins essentiels des Américains à l’intérieur du pays. Un engagement à mettre l’« Amérique en premier », au cœur de sa dernière campagne, et que les frappes américaines en Iran viennent de transformer pour plusieurs en « trahison ».


« Le président a été très mal conseillé », a résumé dimanche le directeur exécutif du magazine The American Conservative et voix forte du trumpisme, Curt Mills, invité dans le balado de Steve Bannon, ex-conseiller du président américain. « Certes, l’Iran est un adversaire des États-Unis, mais le pays ne représentait aucune menace imminente. Ce n’est donc pas une question que le président Trump devait gérer dans l’intérêt des États-Unis.» 


« Selon lui, cette guerre est menée « par les élites, et plus précisément par l’État profond », a-t-il dit dans les pages de The Atlantic, plaçant ainsi le président, ouvertement anti-élite et promoteur de la théorie complotiste dudit État profond, face à une drôle de contradiction.


Entre condamnation et célébration

« Le suprémaciste blanc Nick Fuentes, dont la radicalité séduit les jeunes partisans de Donald Trump, est allé plus loin en disant voir dans les frappes américaines sur l’Iran la preuve que « le mouvement MAGA est bel et bien mort », a-t-il dit dans son balado baptisé America First. « Vous pouvez voter pour un candidat qui rejette la guerre mondiale contre le terrorisme, la guerre en Irak, les changements de régime, quelqu’un qui promet explicitement de ne pas nous entraîner dans de nouveaux conflits et vous aurez tout cela quand même. Nous sommes dans une situation désespérée. Ce n’est plus une république », a-t-il ajouté en qualifiant le gouvernement Trump de « régime illégitime » et en appelant à le « destituer ».


« Tucker Carlson, vecteur médiatique de la droite radicale et du complotisme, a qualifié le déclenchement de la guerre d’« absolument dégoûtante et maléfique ».


« Des propos durs qui contribuent à alimenter un schisme au sein même de la coalition ayant redonné les clefs du pouvoir à Donald Trump en 2024 et où, dans d’autres extrêmes, plusieurs osent aussi saluer la décision du président. « C’est un héros, et il fait la fierté de notre pays », a résumé Laura Loomer, militante extatique du trumpisme sur le réseau X après avoir félicité au téléphone le président pour ses frappes, samedi.


« C’est le plus grand jour de la politique étrangère américaine depuis la chute du mur de Berlin », a commenté le chroniqueur conservateur Marc Thiessen sur les ondes de Fox News samedi. « Donald Trump va s’imposer aujourd’hui comme l’un des commandants en chef les plus influents de l’histoire américaine », a-t-il ajouté.


« N’empêche, les Américains restent divisés devant la décision de Donald Trump de partir en guerre contre l’Iran, tout comme devant les justifications divergentes des frappes en provenance de la Maison-Blanche et de l’entourage du président depuis près de 72 heures. Un sondage YouGov dévoilé lundi indique que 48 % d’entre eux désapprouvent l’intervention miliaire lancée contre l’Iran, contre 37 % qui disent l’approuver. Chez les démocrates (78 %) et les indépendants (55 %), la désapprobation est majoritaire.


« Lundi, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a cherché à convaincre l’opinion publique du bien-fondé de cette guerre, en cherchant au passage à rassurer la base électorale de Donald Trump sur la conformité du geste avec l’idéologie du mouvement MAGA.


« L’opération Fureur épique, a-t-il dit, est un acte de résistance « au politiquement correct » mené « selon nos conditions, avec tous les pouvoirs nécessaires », et sans nos « alliés traditionnels qui s’indignent et s’offusquent de l’usage de la force », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Ce n’est pas l’Irak. Ce conflit n’est pas sans fin. Notre génération est plus avisée, et ce président aussi. Il a qualifié de stupides les vingt dernières années de guerres [visant à reconstruire et démocratiser des pays], et il a raison. C’est tout le contraire qui s’est produit. »


« Un message qui semble percoler depuis samedi dans les rangs républicains, où l’appui aux attaques est passé de 68 %, au moment du déclenchement des hostilités, à 76 % lundi, selon YouGov, creusant ainsi davantage le clivage au sein d’une coalition MAGA en train de se fracturer.»


Analyse intitulée

L’Iran réveille un schisme au sein du mouvement MAGA

Fabien Deglise

Le Devoir

publiée le 3 mars à 16 h 49