17 août 2026

Pouding chômeur aux pêches +

J’avais un reste de pêches et le sirop d’érable que j’ai toujours au frigo m’a convaincue de l’essayer. Comme très souvent quand je teste des desserts, j’ai fait la demi-recette. Mais contrairement à mon habitude, je n’ai  presque rien changé, simplement remplacé le Pastis par du Triple sec dont me je sers pour parfumer des desserts, mais qui n’est pas vraiment indispensable. Un pouding moins sucré que les chômeurs habituels, mais hyper savoureux !


Ingrédients pour neuf portions 

Pâte 

1/4 tasse de beurre ramolli, ou d’une bonne margarine 

1/3 tasse de sucre 

1 oeuf 

1 c. à soupe de Triple sec (optionnel)

1 tasse farine tout usage

1/4 c. à thé de bicarbonate

1 c. à thé levure chimique (poudre à lever) 

1 pincée de sel

1/2 tasse de boisson soya à la vanille ou de lait


Sauce à la pêche 

1 tasse de tranches de pêches ,décongelées

1/3 tasse de sirop d’érable 

1/3 tasse cassonade 

1 c. à soupe de beurre 


La cuisson se termine dans un four à 325 °F.


1. Préparer d’abord la pâte. Battre le beurre et le sucre à la cuillère de bois jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer l’oeuf et le pastis. Mélanger la farine et la poudre à pâte, le bicarbonate et le sel, puis les incorporer au mélange de beurre, en alternance avec le lait. Étendre cette pâte dans un plat de 20 cm (8 po) allant au four, beurré. 


2. Répartir les tranches de pêche sur la pâte.


3. Préparer la sauce. Dans une casserole, verser le sirop d’érable, incorporer la cassonade et le beurre, et porter à ébullition. Verser délicatement la sauce bouillante dans le plat. 


4. Enfourner sur la grille du centre pendant 35 minutes (moi, 40) ou jusqu’à ce que le dessus du pouding soit doré. Servir à la température ambiante. 


Dents sucrées, attention !

Si vous êtes tenté d’ajouter plus de sirop d’érable et de cassonade, il vaut mieux choisir un moule plus grand, car avec la quantité proposée, le mien aurait pu déborder. Je suggère donc une assiette à tarte profonde, je me propose de l’essayer ainsi avec un autre fruit bientôt. 





Images du déclin de l'empire états-unien


« Si ce n’était pas réel, si cela ne se passait pas dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, au fameux Resolute Desk où sont signés les décrets et les ordres de bombardement tous azimuts, l’image semblerait tirée d’une de ces comédies burlesques aux rires enregistrés, typiques de la télévision américaine, une caricature visant à ridiculiser une présidence décadente.


« On y voit un président endormi et affalé pendant qu’un de ses ministres, à la voix ridicule et aux mains tremblantes, égrène une nouvelle politique. Au premier plan, une jeune femme au sourire niais et à l’air perdu.


« Mais non, ce n’est pas une comédie et la scène est véridique. C’est la chaîne télévisée Fox News, réputée être, depuis des années, la caisse de résonance de la propagande trumpienne, qui a diffusé ces images vidéo. Des images qui deviennent autant de documents à charge.


« Fox, en diffusant et en suivant à la trace tout ce que fait Trump, livre la chronique quotidienne du déclin du régime Trump et du gouvernement américain, de son incompétence, comme aucune autre chaîne ne saurait le faire.


« Sur ces images du 10 août, on voit, pour une énième fois il est vrai, mais pour une (assez) longue séquence idéalement cadrée, le président s’endormir, les yeux fermés, la tête en train de ballotter et de pencher.


« Pendant le petit somme du grand chef, des officiels — le président des Instituts nationaux de la santé, puis le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Junior (voix rauque d’outre-tombe et débit fiévreux caractéristiques, un homme qui a déclaré lui-même avoir un ver dans le cerveau) — expliquent pourquoi il faut absolument rendre plus difficile, et espacer dans le temps, l’accès des enfants aux vaccins, parce que ces vaccins peuvent prétendument causer l’autisme (selon une thèse complotiste largement réfutée, mais à laquelle Kennedy croit dur comme fer).


« S’arrêter sur de telles images et sur un tel sujet peut paraître anodin ou frivole, alors que l’Europe brûle, que les femmes afghanes sont depuis cinq ans écrasées par l’islamisme, que la bulle boursière enfle, que le conflit avec l’Iran vire à la débâcle, que la Russie s’acharne sur l’Ukraine, harcèle ses voisins (reportage-choc, ce week-end, du New York Times sur le plan moscovite, déployé sur des années, de subversion de la démocratie en Moldavie)… Mais le sujet de la santé, de l’état mental et cognitif du président des États-Unis n’est pas anodin.


***


« Cet homme qui, selon le mémorialiste Michael Wolff, auteur de quatre ouvrages sur la présidence Trump, n’a jamais lu un livre et serait incapable de déchiffrer un bilan financier passe son temps à dormir, à jouer au golf, à insulter ses adversaires et à apposer son nom sur des bâtiments publics, partout où il le peut.


« Avec, par exemple, ce projet d’arc de triomphe à la romaine, qui dépasserait en hauteur celui de Paris (50 m), à l’effigie et à la gloire de Donald Trump, non loin du Mémorial de Lincoln.


« La journaliste Maggie Haberman, autre spécialiste de la présidence Trump, a affirmé fin juillet, lors d’une entrevue au balado The Ezra Klein Show sur le site du New York Times, que la majeure partie de l’attention du président est accaparée par ses projets de rénovation, de monuments et de legs personnels. « Si vous regardiez un graphique de son attention mentale, a-t-elle affirmé, 70 % [de celle-ci] serait consacrée à ses rénovations. » On parle ici du massacre de l’aile est de la Maison-Blanche, du projet d’arc de triomphe, du bassin réfléchissant du National Mall, etc.


***


« Car voilà bien les sujets qui comptent, qui passionnent vraiment Donald Trump : des sujets qui l’interpellent, l’obsèdent… et (aussi) des sujets qu’il peut comprendre. Ces questions majeures et essentielles passent pour lui bien avant les problèmes des États-Unis et du monde.


« Pour bien moins que cela, Fox News et Trump lui-même, dans ses messages assassins, avaient dépeint Joe Biden comme un président sénile, dément, incapable de diriger la première puissance du monde. Les chroniqueurs de droite, surtout après la catastrophe du premier (et seul) débat présidentiel de Joe Biden en juin 2024, s’en sont alors donné à cœur joie, ont poussé des cris d’indignation. On les attend aujourd’hui, ces chroniqueurs, sur la folie (cognitive, mégalomaniaque, idéologique) de l’actuel président.


« La chaîne Fox ne dit mot des siestes innombrables de Trump, de ses pertes de mémoire, de son vocabulaire de plus en plus limité et tordu, de sa syntaxe décroissante, de ses journées de travail espacées. Au contraire, elle le décrit comme un homme extraordinaire qui, à 80 ans, travaille jour et nuit avec audace, ténacité, intelligence.


« Même une porte-parole fidèle comme Karoline Leavitt n’en pouvait plus de jouer les perroquets. Devant ce carnaval de l’absurde, elle a annoncé le 13 août sa démission.


« Nous assistons à la déchéance et à la décomposition du président sous nos yeux, écrit David Rothkopf dans The Daily Beast. S’il était une banane, il serait déjà à la poubelle. Ou, au mieux, en passe de devenir un ingrédient pour un gâteau à la banane. » Image insultante, à la hauteur du vocabulaire de Trump.


Chronique intitulée

Images de la décadence - Trump est-il «une banane en décomposition» ?

François Brousseau 

Le Devoir

le 17 août 2026


16 août 2026

Témoignage - « Surmonter la sidération climatique »

 

« Je suis née en 1987. Comme beaucoup de jeunes Québécois de ma génération, j’ai eu une enfance privilégiée. Mes parents avaient atteint un niveau de vie suffisant pour s’assurer que je ne manquerais de rien, la guerre froide était terminée, le filet social était solide, j’irais à l’université : mon avenir serait celui de tous les possibles.


« C’était une illusion. J’ai compris sur le tard que mon avenir ne serait pas celui que je pensais. Et celui de mes enfants, encore moins. Pendant mes études en sciences politiques, il y a 15 ou 20 ans, mes amis et moi ne parlions pas beaucoup d’environnement. Nous savions qu’il y avait des défis à l’horizon, mais ça ne nous semblait pas aussi important que la réforme du mode de scrutin ou le nationalisme. Ça nous semblait surtout très loin dans le temps.


« Pourtant, beaucoup de gens sonnaient déjà l’alarme à cette époque et bien avant. Je regrette de ne pas avoir été plus attentive, et je ne peux qu’imaginer à quel point ces scientifiques et manifestants ont dû se sentir seuls.


« Ma fille est née en 2019. Un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a attiré mon attention pour la première fois cette année-là, et j’ai commencé à avoir peur et à en parler à mes amis. Quelques mois plus tard, la pandémie est arrivée et rien n’a plus jamais été pareil.


« Juste avant la naissance de mon plus jeune, à l’été 2023, le ciel s’est enfumé pour la première fois. Je me rappelle la marche vers la garderie ce matin-là, la main de mon aînée dans la mienne, mon bébé dans mon ventre. J’ai échangé quelques mots avec l’éducatrice. Nous étions sidérées toutes les deux.


« Trois ans plus tard, nous avons tous appris à ignorer les nœuds dans nos ventres quand l’odeur de la fumée envahit nos villes, mais nous sommes encore sidérés.


Comprendre

« Si je vous raconte tout cela, c’est que mon histoire, c’est peut-être aussi la vôtre. Nous savions, et pourtant, nous n’avions pas compris. En cet été 2026, la planète brûle. Des dizaines de milliers d’hectares ont brûlé en France, en Espagne, en Colombie-Britannique. Des centaines de maisons ont été réduites en cendres, des milliers de personnes, déplacées.


« Le rythme des changements climatiques s’accélère. De nouvelles études le confirment, mais vous le saviez déjà. Nous le ressentons tous : ce qui semblait une menace lointaine est maintenant réalité.


« L’horizon du temps qu’il nous reste à mener une vie normale, et peut-être à vivre tout court, se rétrécit chaque année. C’est majeur. Et pourtant, on parle si peu de l’avenir qui nous attend. Comme vous, je continue à planifier les vacances scolaires et à cotiser à mes REER, dissonance cognitive en prime.


« Pourtant, contrairement à d’autres risques qui menacent l’humanité, l’issue de la crise climatique est presque certaine. La planète va devenir inhabitable. En jargon gouvernemental : probabilité élevée, impact élevé. D’ici là, elle va exacerber toutes les autres crises.


Inconfort

« C’est normal d’avoir de la difficulté à intégrer ces informations. Notre cerveau, pour nous protéger contre l’inconfort et la dissonance, a tendance à minimiser les risques qui nous semblent éloignés dans le temps ou géographiquement. Nous nous habituons rapidement à de nouvelles réalités, et ce phénomène nous empêche parfois de voir l’ampleur du problème.


« Nous nous sentons coupables de nos habitudes de vie, ou encore nous avons l’impression que nos efforts ne serviront à rien si les autres n’en font pas aussi. Nous avons l’impression de ne pas avoir de contrôle, et cette impuissance nous paralyse.


« Mais nous sommes surtout sidérés. C’est allé trop vite, c’est trop complexe, trop gros. On n’arrive pas à comprendre ce qui se passe, à cerner la crise, à l’intégrer, à l’accueillir.


« Il faut surmonter ensemble cette sidération. Le monde a changé, pour toujours, et ne redeviendra jamais comme avant. Il faut regarder cette réalité en face, mettre des mots sur ce que nous vivons. En parler, entre nous, à nos proches, même si c’est lourd, même si on préférerait se changer les idées.


« Nous ne pouvons plus laisser les scientifiques et les manifestants porter cela sur leurs seules épaules. C’est une crise immense et collective, qui est en train de changer nos vies à tous de façon irrémédiable. N’attendons pas que les murs de feu nous encerclent pour en prendre conscience.


« Nous devons traverser l’inconfort, le choc, le deuil. De l’autre côté, il y a l’action. Une action lucide, qui ne sauvera peut-être pas le monde, mais qui pourrait le rendre un peu plus habitable, un peu plus longtemps. Et surtout, nous redonner du pouvoir et la force de continuer. »


Texte d’opinion intitulé

Surmonter la sidération climatique

Isabelle Giroux

Analyste de politiques publique

Le Devoir

le 15 août 2026


15 août 2026

Pilons de poulet au paprika et au curcuma +

Une première chez nous : des pilons de poulet, une recette d’Isabelle Plante que j’ai vue à la télé. Je l’ai très peu modifiée, juste remplacé l’ail frais par de l’ail en poudre, je craignais que le frais devienne amer. Nous avons aimé pour la facilité, le goût des épices et le poulet très tendre. Ce ne sera pas une dernière, j’ai servi avec du quinoa et du fromage à griller qu’il me restait d’un repas précédent.

Ingrédients pour deux

1 c. à soupe de paprika fumé
1 c. à soupe d'assaisonnement au chili

2 c. à thé de curcuma 

1/2 c. à thé de sel
8 pilons de poulet, avec ou sans la peau
2 gousses d'ail, hachées, j’ai mis 1 c. à thé de poudre d’ail
2 c. à soupe d'huile d'olive


1. Placer la grille au centre du four. Préchauffer le four à 350 °F (180 °C).

2. Dans un petit bol, mélanger le paprika, l'assaisonnement au chili, le curcuma et le sel. (Il m'en est resté 1 c. à soupe)

3. Dans un autre bol, mélanger le poulet et l'ail. Saupoudrer du mélange d'épices. Poivrer et mélanger.

4. Dans une grande poêle allant au four, sur feu moyen, dorer le poulet de tous les côtés dans l'huile, soit environ 10 minutes. 


5. Cuire au four de 30 à 40 minutes (40 pour moi) ou jusqu'à ce que la chair se détache facilement de l'os.

La recette est pour 12 pilons, j’en avais 8, il nous en est resté deux, la viande ira dans une salade,

https://www.ricardocuisine.com/recettes/2076-pilons-de-poulet-au-paprika-et-au-curcuma




Son pouvoir est-il sans limite ?


Il n'y a rien de plus terrible

qu’un pouvoir illimité

dans les mains d’un être borné.


Vasyl Symonenko

poète ukrainien

1935-1963

14 août 2026

Filets de truite au pesto +



Ce repas n’a pas grand-chose de nouveau, nous consommons régulièrement de la truite et du saumon qui cuisent dans un poêlon à rainures, accompagnés de frites et de légumes Ce qui a relevé d’un cran ce déjà savoureux repas, c’est le pesto qui contient de la coriandre, des noix de cajou et des flocons de  noix de coco. Je vous le recommande, il est vraiment différent en raison des ingrédients très harmonieux qui le composent. 


Pesto de coriandre d’Isabelle

Ingrédients pour 1/2 tasse

1 tasse de feuilles et de tiges de coriandre, env 40 g

1/4 tasse de noix de cajou

2 c. à soupe de flocons de noix de coco non sucré

1 gousse d’ail, pressée

1/8 c. à thé de sauce au piment

1 c. à soupe de jus de lime

1/4 tasse d’huile de pépins de raisin ou autre huile végétale au goût neutre


Au robot culinaire, hacher finement la coriandre, les noix de cajou, la noix de coco, l’ail et le piment avec le jus de lime. Avec l’appareil toujours en marche, verser l’huile en filet et mélanger bien jusqu’à l’obtention d’une consistance onctueuse et légèrement granuleuse. À l’aide d’une spatule, racler la paroi à quelques reprises. Ajouter de l'huile, au besoin, pour obtenir la texture désirée. Saler.


Transvider le pesto dans un pot ou un contenant hermétique. Ajoutez une fine couche d’huile à la surface du pesto pour empêcher l’oxydation.


Chouette, il en reste !

Le pesto se conserve 2 semaines au réfrigérateur ou 6 mois au congélateur. Et bien entendu, il peut accompagner bien des plats de poisson, de viande et de pâtes.


Adapté de la recette suivante,

https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/9852/pesto-coriandre-noix-de-cajou




Washington menace l’Iran d’un «isolement comme le monde n’en a jamais vu»



« Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l’Iran d’un isolement économique « comme le monde n’en a jamais vu », nouveau signe d’un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d’Ormuz.


« Ce sera une combinaison d’un isolement économique comme le monde n’en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d’Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d’entrer ou de sortir des ports iraniens », a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature : « Restez à l’écoute, d’autres annonces arrivent la semaine prochaine. »

« Le ton a changé en quelques jours : le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran « aujourd’hui ou demain » pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures. « Nous avons de très bonnes discussions », avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l’Iran voulait passer un accord.


« Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole.


« Cette nouvelle escalade verbale intervient alors que la guerre, déclenchée fin février par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, approche de son sixième mois : le protocole d’accord conclu en juin pour y mettre durablement fin a volé en éclats début juillet, avant que Donald Trump ne suspende les frappes à la fin du mois, en conditionnant cette pause à la conclusion rapide d’un accord.


« Tout accord devait inclure l’ouverture « complète et totale » du détroit d’Ormuz et « la fin de la menace nucléaire iranienne », avait-il affirmé le 1er août.


« Le président américain semble depuis privilégier une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique.


« Actes de piraterie »

« Sur le terrain, le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole mondial, reste le point de friction le plus brûlant.


« Les Émirats arabes unis ont dénoncé une attaque iranienne menée jeudi soir contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC qui franchissaient le détroit. Abou Dhabi a condamné les « actes de piraterie » des Gardiens de la Révolution qui constituent « une menace directe » pour « la sécurité énergétique mondiale ».


« Les Émirats ont demandé à l’Iran de « rouvrir complètement et sans condition » ce passage.


« Téhéran a de son côté fustigé jeudi les « mensonges » de Donald Trump, qui avait assuré la veille, sur son réseau Truth Social, que les États-Unis avaient un contrôle « total » du détroit.


Ormuz reste « sous la gestion et le contrôle total de la République islamique », a martelé Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya.

« Dans les faits, le détroit est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, tandis que les États-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce que Washington refuse.


« Avant Scott Bessent, le vice-président J.D. Vance avait affiché jeudi sur Fox News la priorité donnée à l’arme économique : « l’objectif numéro un » des États-Unis est de « faire en sorte que le pétrole et l’essence restent bon marché pour les Américains », « l’objectif numéro deux » étant « d’assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ».


« M. Bessent a, lui, présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l’asphyxie financière et le blocus physique, citant Cuba et le Venezuela en comparaison : « Le Venezuela s’est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus », s’est-il félicité.


« Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les États-Unis de « mauvais calculs » liés à des défaillances du renseignement. « Un exemple : la guerre contre l’Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d’Ormuz », a-t-il écrit sur X.


Article intitulé

Washington menace l’Iran d’un «isolement jamais vu» loin des promesses d’accord sur Orumuz

Benjamin Legendre à Téhéran

Agence France-Presse

Le Devoir

Le 13 août 2026 à 22 h27