26 juin 2026

Géants du web - Peut-on leur tenir tête ?

« Pourquoi le Canada échoue-t-il à réguler les géants de la tech ? Face à la menace de l’administration Trump et le trafic lucratif engendré par les contenus haineux en ligne, les experts interrogés déplorent un combat inégal qui exige une réponse collective.


« Réussir à faire une stratégie sur l’IA sans dire un mot sur la façon de traiter les données, qui sont en quelque sorte le carburant à partir duquel l’IA fonctionne, c’est vraiment quelque chose d’incroyable ! »


«Pierre Trudel, professeur émérite de la faculté de droit de l’Université de Montréal, ne le cache pas : il est terriblement déçu par les angles morts de la nouvelle stratégie d’intelligence artificielle du gouvernement fédéral.


« Ce qui manque, c’est qu’il faut s’assurer qu’une portion des flux financiers que l’IA permet de générer soit retournée vers ce qu’on pourrait appeler les producteurs d’information et vers les détenteurs de données, comme les citoyens », explique-t-il.


« J’ai interviewé Pierre Trudel et une poignée d’autres experts au cours des derniers jours parce qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’on rapporte un dérapage provoqué par la négligence de l’un des géants du numérique.


« J’avais en tête quelques cas récents, dont celui du compte Facebook qui inquiète les policiers du Québec parce qu’il diffuse des vidéos de scènes de crimes qui semblent générées par l’IA. Ces vidéos provoquent de nombreux « commentaires crédules ou racistes », rapportait mon collègue Gabriel Béland1.


« Quelques jours plus tard, il nous apprenait qu’une Québécoise a perdu 31 500 $ après s’être laissé enfirouaper par une vidéo générée par l’IA, celle-là diffusée sur YouTube. Un faux Mark Carney y faisait la promotion d’une cryptomonnaie2.


« On le sait, c’est loin d’être la première fois que les géants de la tech laissent des fraudeurs sévir en usurpant l’identité de personnalités d’ici3.


« Ma question était aussi simple que la réponse est complexe : pourquoi n’arrive-t-on pas à dompter les géants technologiques ?


« L’une des réponses tient en deux mots : Donald Trump.


« L’exemple le plus récent étant, selon Pierre Trudel, l’aplaventrisme dont Ottawa fait preuve dans sa stratégie sur l’IA.


« Encore une fois, l’impression très désagréable qu’on a, c’est que nos politiciens ont peur de froisser l’intimidateur de la Maison-Blanche. C’est décourageant.»


-Pierre Trudel, professeur émérite de la faculté de droit de l’Université de Montréal »


« Le retour de Trump est un obstacle évident. Mais même avant son retour à la Maison-Blanche, tenir tête aux Meta, Google et autres géants américains était complexe et délicat, rappelle de son côté Michèle Rioux, professeure titulaire au département de science politique de l’UQAM.


«Car au-delà de l’occupant de la Maison-Blanche, il existe des problèmes structurels importants, explique celle qui est aussi directrice du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation à l’UQAM.


« Les voies du commerce électronique sont très libéralisées et c’est donc très difficile de réaffirmer un pouvoir de régulation sur le plan transnational. Surtout quand on a une administration Trump qui est très agressive sur le plan du commerce numérique. Très vite, l’accusation de discrimination envers des entreprises américaines peut surgir. »


« J’ai notamment évoqué avec elle l’impuissance de nos élus à empêcher Meta de censurer les nouvelles sur Facebook et Instagram.


« On a une entreprise gigantesque et un petit pays comme le Canada, avec une puissance d’influence intermédiaire qui n’est pas négligeable, mais qui est quand même dépendante de l’économie américaine », souligne-t-elle.


« En somme, on ne fait tout simplement pas le poids.


« Le manque de volonté de la part de nos élus est notamment lié au rapport de force qui existe tant avec les géants du numérique qu’avec le gouvernement américain. Mais le problème est plus vaste. Et nos élus n’en sont pas les seuls responsables.


« On n’a pas constaté une réelle volonté d’appliquer la loi, non seulement aux individus, mais aussi aux plateformes qui profitent de ces publications illicites. Il y a donc une espèce de nonchalance. [On se dit] que c’est bien du trouble, c’est bien des problèmes, c’est compliqué.»


- Pierre Trudel, professeur émérite de la faculté de droit de l’Université de Montréal 


« Il cite le moment où, en 2019, à la suite de la mort d’une fillette de 7 ans à Granby, des usagers des réseaux sociaux n’ont pas hésité à l’identifier. C’est pourtant interdit en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse. Mais personne n’a alors tenté de faire respecter cette loi.


« Et ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres, hélas.


« Le projet de loi C-34, qui vient d’être déposé à Ottawa, pourrait changer la donne. Cette législation (qui vise notamment à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans) devrait mener à la création de la Commission canadienne de la sécurité numérique, qui « va être chargée d’imposer des règles aux réseaux sociaux », dit-il.


« À suivre, puisque son adoption n’est pas une bataille gagnée d’avance. Entre autres parce que Donald Trump nous guette.


« N’oublions pas non plus que les géants du numérique ont tout avantage à ne pas freiner ces dérives. Le contenu toxique qu’ils diffusent rapporte gros. C’est une autre des raisons pour lesquelles les dompter est si difficile.


« Les contenus négatifs qui suscitent l’indignation sont viraux. Qui dit viraux dit beaucoup de partages. Et qui dit beaucoup de partages dit beaucoup d’argent. Il y a donc des choses à faire, mais les plateformes ne le font pas », dit Mélissa Canseliet, experte en neurosciences et cyberpsychologie.


« Elle fait remarquer, elle aussi, que l’État peine à faire respecter les lois qui pourraient s’appliquer.


« Sous couvert de liberté d’expression, on oublie le fait que la discrimination est un délit, que l’incitation à la haine est un délit. On oublie ces choses qui sont fondamentales. »


- Mélissa Canseliet, experte en neurosciences et cyberpsychologie 


« Dompter les géants technologiques passe aussi par la littératie numérique, affirme Mélissa Canseliet. Comprendre comment nos cerveaux sont manipulés par les géants technologiques est essentiel.»


« Et ça, ça ne repose pas seulement sur les épaules de nos élus.»


« Elle cite les pouvoirs publics, mais aussi les enseignants et les parents.


« Michèle Rioux m’a dit sensiblement la même chose. Elle a aussi ajouté les jeunes à cette liste. « Car ce sont eux qui comprennent le mieux les dangers auxquels les outils des géants du numérique nous exposent», pense-t-elle.


« C’est une coresponsabilité de tous les acteurs de toute la chaîne, affirme la professeure. Il y a une mobilisation et une sensibilisation qui doivent se faire. J’ai confiance, mais ça va être long. » 


Chronique intitulée

Géants de la tech - Les dompter, trop difficile ?

Alexandre Sirois

La Presse

le 26 juin 2026

...

25 juin 2026

Combattre la haine


« Montréal a vu la haine droit dans les yeux lundi. Une haine organisée, déshumanisante, meurtrière. Deux hommes en sont morts: un policier en service, Mohamed Lamine Benredouane, et un civil, Michael Mizrahi. Deux tragédies sans nom. Une policière a aussi été blessée durant l’opération. On leur doit le courage de nommer correctement cette haine afin de l’épingler et d’en faire l’aiguillon d’un puissant éveil collectif.


« Parti d’Alberta, le tireur de 25 ans avait dans sa mire les bureaux de Pornhub dans Côte-des-Neiges. Son attaque, il l’a justifiée dans un « manifeste » d’une centaine de pages dans lequel il vomit sur une société qu’il accuse de l’avoir laissé de côté, lui et tous les hommes qui se sentent rejetés par les femmes, et plus largement par un système qui n’en a que pour les plus attirants, les plus favorisés, les plus puissants.


« Cette folie trouve sa racine dans l’hypergamie, une théorie récupérée par la mouvance incel (pour « célibataire involontaire »), dont il se réclame. Cette branche létale fleurit sur la fange d’une « manosphère » hyperactive où triomphe la misogynie, et dont les frontières s’étendent comme du chiendent. Ce ne sont pas là des idées cantonnées au dark Web, ce sont des idées qui circulent librement, en pleine lumière, sur nos réseaux sociaux.


« Il n’y a rien à rationaliser dans la pensée du tueur qui tire à gauche comme à droite, pourfendant aussi bien le capitalisme que la pornographie, tout en réclamant une monogamie imposée et en discutant d’essentialisme. Il y a un terme pour définir ce genre de boue intellectuelle : « rouge-brun ». Reste un fil conducteur patent sous la bouillie pseudoscientifique : une misogynie assumée et délirante. À Montréal, ville meurtrie à jamais par la tuerie de Polytechnique, cette haine des femmes résonne plus cruellement encore.


« À Poly, en 1989, l’attentisme des forces policières avait été mortifère. Lundi, on a montré qu’on ne négocie plus avec ce genre de folie meurtrière. Les policiers de quartier sont montés tout de go au front, faisant preuve d’un héroïsme extraordinaire. Si l’agent Xavier Gaumond n’avait pas abattu le tireur, l’issue aurait sans doute été bien plus sanglante.


« Il urge par ailleurs de reprendre la conversation difficile autour de la carabine semi-automatique SKS,  qui traîne un passé funeste. Facile à trouver et à modifier, prisée par les tueurs de masse et le crime organisé, cette arme longue ne figure pas sur la liste des armes prohibées au Canada, car elle est utilisée par des communautés qui dépendent de la chasse. Son statut légal fait actuellement l’objet d’un « examen complet » du fédéral. Profitons-en pour donner un coup d’accélérateur : la balance des risques est devenue trop grande.


« Il importe aussi de bien saisir ce que cette haine intérieure vise au cœur, soit nos valeurs féministes et progressistes. Et si on tient vraiment à continuer de parler du tireur comme d’un loup solitaire, alors ayons l’honnêteté d’admettre que les loups solitaires sont de plus en plus légion et que ce qu’ils fabriquent porte un nom commun : celui de terreur.


« Le vice-premier ministre Ian Lafrenière a péché par précipitation en écartant aussi vite la piste du terrorisme. Son commentaire démontre par l’absurde à quel point on ne prend pas la menace incel suffisamment au sérieux. Dans un rapport récent, le Service canadien du renseignement de sécurité note pourtant que les « adeptes de l’extrémisme violent qui se réclament de différentes idéologies » — que ce soit « la xénophobie, l’accélérationnisme, le nihilisme, la misogynie et les interprétations extrêmes de la religion » — font « de plus en plus cause commune ».


« Cette terreur ne peut pas être circonscrite à quelques esprits malades. Elle doit devenir l’affaire de toute une société qui regarde la haine grandir en s’imaginant que le mal qui croît sous ses yeux restera trop marginal pour la contaminer. Cessons de croire que la misogynie ordinaire est détestable, mais sans danger. Elle peut vite métastaser.


« Soyons plus vigilants aussi devant les dérives découlant d’un retour aux valeurs traditionnelles. Redoublons de fermeté contre le harcèlement, les abus et les violences de toutes sortes. Et attaquons-nous une fois pour toutes à la solitude masculine et aux extrêmes qu’elle peut produire. On s’imagine que la radicalisation s’installe une fois le vide installé. On voit plus souvent l’inverse. Ce sont les rejets et les mépris répétés (à l’endroit des femmes, des minorités, de ce qui est différent) qui creusent le vide autour de ceux qui s’y adonnent. C’est donc là qu’il faut entre autres agir.


« Oui, il faut aussi éduquer nos garçons et nos filles. Insister pour que les géants du Web rendent des comptes. Réduire les inégalités qui fragilisent et empoisonnent notre corps social. Développer le réflexe de se lever dès qu’une ligne, même mince, est franchie. Car déplorer la haine ne suffit pas, il faudra apprendre à l’épingler et à la refuser en bloc. Et bien avant cela, il faut cesser de prendre cette forme de terrorisme intérieur comme une anecdote et mobiliser des moyens et des savoirs à la hauteur de la terreur qu’elle est capable de semer. »


Éditorial intitulé

Épingler la haine pour ce qu’elle est

Louise-Maude Rioux-Soucy

Le Devoir

le 24 juin 2026


24 juin 2026

Bons achats en épicerie - Du 25 juin au 1er juillet 2026

Une petite semaine, mais il y a tout de même ce qu’il faut pour célébrer dignement notre fête. Je vous laisse découvrir quelques bonnes aubaines et vous souhaite une bonne Saint-Jean !


Métro

Ananas, Costa Rica, décortiqué ou pas, 5 $  *Maxi, non décortiqué, 3,88 $

Bleuets, Mûres, bios, É.-U. ou Mexique, 2,44 $

Cerises, Washington, 11 $ le kg  *Super C = Maxi, 4,34 $ le kg

Fraises du Québec, 750 ml , - 5 $  *Super C, 4 $

*Framboises, É.-U. ou Mexique, 4 $

*Kiwis à l’unité (gros), 0,99 $

*Mangue rouge (grosse) bio, Brésil ou Mexique, 0,99 $

*Rhubarbe, 9 tiges, -6 $

Champignons blancs, 2,50 $  *Maxi, 2 $

= Chou-fleur Qc, - 4 $ = Super C

Coeurs de romaine emballés par trois, -3 $

*Concombres libanais Toundra, 6 x 0,99 $

*Protéines végétales texturées, PVT, Red-Mill, 340 g, -6 $

*Sauce pour pâtes Classico, - 3 $

*Filet de saumon Coho surgelé ou décongelé, format écono. 19,82 $

? Bifteck de filet de boeuf - 30 % du prix régulier

*Côtelette de porc variées, 6,35 $ le kg

Pilons de poulet, 8,80 $ le kg  *Provigo, 5,49$

Crème sure Sélection 14 %, 3,49 $ *Maxi, Sealtest 2,,88 $


IGA

Fraises Québec, 1 L, -6 $ *Super C, 4 $

*Échalotes sèches, 3,49 $

= Laitue iceberg, - 3 $ = Super C

Laitues frisées rouges, vertes Qc, 2,50 $ ch

= Pommes de terre fingerling La Gabrielle Qc, - 4 $  = Maxi, 3,49 $

= Radis en feuilles Qc, 1,29  $ = Maxi, 1,50 $

*Tomates Roma, 6,59 $ le kg

*Tomates cerises ou raisins, Le Ciel Qc, gros format, membres, -4 $

*Tofu Sunrise, -3 $, seul sur les listes

*Crevettes-papillons d’Argentine, 16-20, 454 g, 10 $

*Saumon fumé Vasco, 120 g, - 8 $

*Darnes de saumon, 22,02 $ le kg

*Demi-filet de boeuf paré, 44,07 $ le kg

* Jambon toupie désossé Lafleur, 11, 44 $ le kg

= Croustilles Tostitos, membres, 2,47 $ = Super C

Pizza surgelée Rustica, 5,97 $

*Fromage Compliments, 400 g, 4,88 $

Oeufs blancs, la douzaine, - 5 $ *Super C, même prix: poules en liberté

*Yogourt Astro, 2 x 7 $


Provigo

Mangues à la caisse, env. 9 lb, 10,88 $

Melon d’eau, env. 9 lb, 4 $

= Asperges Can, 8,82  $ le kg = Super C Qc, 8,80 $

*Duo de laitues vertes, rouges, 3, 50 $

*Filet de saumon Coho frais, 22,05 $ le kg

*Filet de porc emballés par deux, 8,82 $ le kg

*Pilons de poulet, 5,49 $ le kg

Poulet ou Dinde hachés, 454 g, 9 $ *Super C, dinde hachée 7 $

*Pain plat ou Foccacia surgelés, 4 $ à essayer ?

Sauce ou pâte de cari Patak’s ou Blue Dragon 3,50 $


Super C

Avocats 6 x 5 $

= Cerises Washington, 4,34 $ le kg = Maxi, 4,37 $ le kg

*Citrons, Limes, 0,59 $ ch

Clémentines, 2 lb, -5 $

* Fraises Québec, -4 $

Oranges Navel Égypte, 3 lb, -3 $

= Asperges Qc, 8,80 $ = Provigo, Can

*Bouillon Mieux-Être, 0,99 $

*Carottes nantaises douces, Mexique, 3 $

= Chou-fleur Qc, -4 $ = Métro

*Concombres sans pépins 0,88 $

*Concentré de tomate Hunt’s, 1,29 $p

*Épinards frais Qc, -2 $

*Farines tout usage Five Roses ou Robin Hood, 2,5 kg, - 5 $

*Haricots verts français en sachet de 400 g, Mexique, -4 $

= Laitue iceberg Qc, -3 $ = IGA

*Légumineuses Cedar, 1,25 $

Poivrons de couleurs par trois, Canada, 5 $ *Maxi, au kg, 5,47 $

*Pommes de terre rouges ou jaunes, Qc, 10 lb, 5 $

*Riz Dainty, 1,6 kg, - 9 $

*Salade Dole, 3 $

*Sucre Redpath 2 kg, -3 $

*Tomates rouges de serre, 2,18 $

= Croustilles maïs Tostitos, 2,77 $ = IGA

*Filet de saumon Atlantique frais  22,02 le kg

*Dinde hachée ex-maigre, 454 g, -7 $

Filets de porc emballés par deux, 13,21 $ le kg  *Provigo 8,82 $

= Crèmes Québon voir choix,  -3 $ = Maxi, 2,88 $

*Fromages Feta ou Bocconcini Sélection, 5 $

*Oeufs, poules en liberté Mieux-Être, la douzaine, -5 $

*Nourriture pour chats Friskies, 0,90 $

?Yogourt Iögo, 2 kg, 10,29 $


Maxi

*Ananas, 3,88 $

Cerises Washington, 4,37 $ le kg

= Fraises Qc, 1 L, 4,88 $ = Super C, 4 $

*Kiwis dorés 600 g, 4,88 $

*Mandarines, 1,5 lb, 3,88 $

Mangues Ataulfo, 0,88 $ ch

Mangues rouges, 1,50 $  *Métro, 0,99 $

*Raisins rouges, 8,55 $ le kg

Asperges, 8,55 $ le kg

*Betteraves rouges en botte Can, 3 $

*Champignons blancs, 2 $

Coeurs de romaine, emb. par trois, 2, 48 $

Concombres libanais, 2 lb, 4 $ 

*Courgettes vertes, jaunes, 4,14 $ le kg

*Poivrons de couleurs variées, 5,47 $ le kg

Pommes de terre Qc La Gabrielle, Raphaëlle, 3,49 $

= Radis en botte, 1,50 $ = IGA, 1,29 $

*Oignons verts, 1,50 $

*Tomates beefsteak, 4,14 $ le kg

Tomates La cerise Qc, 2 $

*Tomates Mignonnettes PC, 5,88 $

*Saumon fumé Dom en sachet de 50 g, 3,88 $

*Filets de truite surgelés, 21,78 $ le kg

*Boeuf, Porc, Veau hachés maigres, 454 g  6,88 $

*Poitrines de poulet désossées, 13,18 $ le kg 

= Crèmes Québon, 2,88 $ = Super C, 3 $

*Crème sure Sealtest, 2,88 $

*Fromage à la crème Philadelphia, 4 $

*Yogourt Liberté Qc, 3,88 $