24 mars 2026

La plus spectaculaire volte-face du président voisin



« Droits de douane, Groenland… Donald Trump a habitué les marchés et la communauté internationale à des revirements abrupts, dont sa volte-face sur l’Iran lundi est le plus spectaculaire exemple à ce jour.


« Depuis son retour au pouvoir, il assume ouvertement qu’il gouverne « à l’instinct ».

Sur le conflit au Moyen-Orient, le président américain a multiplié les déclarations contradictoires sur les objectifs et le calendrier, pour asséner finalement, le 13 mars, que la guerre finirait quand il « le sentirait dans ses tripes ».


« Donald Trump « est passé maître en l’art des virages et des changements soudains. Il est donc difficile de dire s’il y a une stratégie ou si c’est de l’improvisation », soutient


« Garret Martin, professeur à l’American University, à l’Agence France-Presse.

Ces revirements suivent toujours la même trajectoire.


«Le républicain émet des menaces commerciales, diplomatiques ou militaires, souvent assorties d’ultimatums, qui sidèrent le monde entier.

Puis il revient subitement sur ses projets, assure avoir arraché des concessions déterminantes qu’il détaille rarement, et promet une sortie de crise, provoquant de très violents mouvements sur les marchés.


« Lundi, ce sont les cours du pétrole qui ont plongé de manière spectaculaire après que Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social la tenue de discussions sur une cessation du conflit avec des responsables iraniens.


« TACO »

« Immédiatement après la publication de son message, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a chuté brièvement de plus de 14 %. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a perdu près de 10 %. Ce sont là de très fortes amplitudes.

Le changement de ton pourrait difficilement être plus abrupt.


« Samedi encore, il avait donné « 48 heures » à l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays, sans évoquer le moindre dialogue.

Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre.


«Il a évoqué des discussions « très productives » avec des responsables iraniens « très respectés » et « très solides », sans les identifier.


« Toute ma vie a été une négociation, mais avec l’Iran cela fait longtemps que nous négocions. Et cette fois ils sont sérieux ! » a affirmé le président américain dans un discours à Memphis, mettant en avant son instinct d’homme d’affaires plutôt que des concessions précises venues de Téhéran.


Démenti iranien

« Le terme servait au départ à désigner une stratégie boursière consistant à profiter de la baisse des actifs ou indices après une annonce tonitruante de Donald Trump pour acheter, dans l’espoir de revendre à bon prix après que le président américain aura changé d’avis.

« Les commentateurs ont par exemple parlé de « TACO » quand le président — qui déteste cette expression — a annoncé le 2 avril 2025 de lourds droits de douane mondiaux, pour décréter ensuite une pause de 90 jours.


« Ou quand il a soudainement renoncé à des menaces sur le Groenland ou dirigées contre le patron de la banque centrale américaine Jerome Powell.


« Bien souvent, ces volte-face, si elles ravissent les marchés, restent nébuleuses sur les « accords », les « discussions » ou les « pauses » annoncés par Donald Trump.

Lundi, des dirigeants iraniens ont démenti la tenue de négociations, ce qui a en partie refroidi l’enthousiasme observé sur les places boursières.


« Les partenaires ou adversaires des États-Unis savent désormais « qu’il y a toujours quelque chose de précaire avec cette administration, les promesses ne sont valables qu’à la seconde où elles sont faites », note Garret Martin.


« L’expert en relations internationales juge que, concernant l’Iran, Donald Trump a reculé sous l’effet de trois facteurs : la nervosité des marchés, de possibles pressions des pays du Golfe, et l’apparition de « tensions » au sein de son mouvement politique « MAGA » (Make America Great Again) face au coût du conflit.»


Article intitulé

Sur l’Iran, Trump opère sa plus spectaculaire volte-face à ce jour

Aurélia End

Agence France-Presse

Le Devoir 

le 23 mars 2026

23 mars 2026

Pad thaï aux crevettes grillées, version simplifiée +

Ce plat de crevettes se prépare rapidement, je suggère de préparer la sauce d’abord, puis de cuire les crevettes séparément sur un poêlon à rainures afin de conserver leur bon goût de grillé. Un plat succulent et hyper savoureux.


Ingrédients pour deux

1 sac de crevettes de 300 g, les crevettes décongelées, décortiquées et asséchées

1 c. à soupe d’une huile neutre, pépins de raisin est un bon choix

Vermicelles de riz


Sauce à la thaïlandaise

1 petit oignon en lamelles

2 demi-poivrons, en dés, moi un jaune, un orange

1 gousse d’ail, pressée

2 c.  à soupe d’huile d’une huile neutre

1/3 tasse de lait de coco

1/3 tasse de bouillon de poisson (cube) ou bouillon de légume ou de poulet

2 c. à soupe de sauce soya réduite en sel

1 c. à soupe de sauce poisson

1 c. à soupe de sirop d’érable

1 lichette de sauce au piment

2 c. à soupe de beurre d’arachide


Garnitures

2 c. à soupe de coriandre, moi persil et menthe

Noix de cajou en moitiés ou arachides, non salées


1. Commencer par préparer la sauce, elle se cuit dans un poêlon profond ou un wok. Tout d’abord, dans une tasse graduée, réunir le lait de coco, le bouillon, la sauce soya, la sauce de poisson, le sirop d’érable et la sauce au piment.  Chauffer le poêlon avec l’huile et y attendrir les lamelles d’oignon et les dés de poivron 5 ou 6 minutes. Ajouter ensuite les ingrédients de la sauce et la porter à ébullition. Lorsqu’elle est chaude, ajouter le beurre d’arachide qui fondra et enrichira la sauce. Porter à ébullition, réduire le feu et laisser mijoter sur feu très doux durant la cuisson des crevettes.


2. Pour les vermicelles, on aura fait chauffer de l’eau dans une casserole moyenne. Les indications suggèrent de les laisser ensuite reposer dans de l’eau très chaude, mais selon mon expérience (je ne suis pas une habituée des vermicelles), les nouilles ne cuisent pas uniformément et certaines restent dures sous la dent. La prochaine fois, je les ferai bouillir 2 ou 3 minutes avant de les laisser reposer.


3. Une fois les crevettes asséchées les saupoudrer de paprika et à l’aide d’un pinceau, les badigeonner des deux côtés d’une fine couche d’huile. Chauffer un poêlon à rainures et les cuire 3 minutes de chaque côté.


4. Il suffit ensuite de garnir deux assiettes de vermicelles, d’y disposer les crevettes, de napper de la sauce thaïe et de garnir de coriandre ou de persil, de noix de cajou ou d’arachides.





Le bonheur d’être Québécois


« Impossible de ne pas ressentir un petit velours à voir le Québec et sa société distincte frayer avec les champions du Rapport mondial sur le bonheur. Encore plus quand on y lit que, s’il a de si bons résultats, au 5e rang ex æquo avec la Suède, c’est en partie grâce à « sa langue » et à « sa culture », qui l’ont probablement mis à l’abri de la pire dégringolade recensée dans cette nouvelle mouture, soit celle du carré d’as anglo-saxon que forment le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.


« La nation québécoise a en commun avec les pays nordiques et le Costa Rica qui se partagent les positions de tête, un filet social robuste (sans être parfait, tant s’en faut) et une société qui valorise l’équité, le collectif, le lien et un environnement sain. Expulsé pour la première fois du top 20 mondial, le Canada, qui a déjà fait le top 5, jadis, naguère, a atterri cette année au 25e rang, deux rangs derrière les États-Unis, aussi en recul. Sans le Québec, il serait au 35e rang.


« Ce qui aurait contribué à tirer ces géants vers le bas ? Notamment une porosité plus grande à la fange qui circule sur les réseaux sociaux, répondent le Centre de recherche sur le bien-être de l’Université d’Oxford, la firme Gallup et le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies, qui cosignent ce rapport. Ceux-ci observent que l’utilisation de réseaux où le contenu est contrôlé par un algorithme de même qu’une navigation de loisir plus intense (défilement morbide en tête) ont tendance à diminuer notre niveau de bonheur. À l’inverse, lorsque ces réseaux facilitent la communication, l’apprentissage, l’actualité et la création, ils ont sur nous l’effet contraire.


« On comprend vite que le Canada « postnational » de Justin Trudeau, caractérisé par une absence d’identité culturelle fondamentale ou même de « courant dominant », a très peu en main pour se défendre contre ces mécaniques de prises de contrôle bien huilées. Dans cet écosystème de l’attention passé sous la poigne d’une poignée de techno-oligarques principalement états-uniens, c’est l’argent qui compte, point à la ligne. Et tant pis pour les bons sentiments, la culture nationale, l’égalité ou la paix sociale, qui ne font ni les tendances ni les profits.


« À l’inverse, les sociétés qui s’en tirent le mieux sont celles dont les « valeurs culturelles, les normes sociales et les modes d’adoption des technologies » leur garantissent plus d’indépendance d’esprit tout en nourrissant un sentiment d’appartenance plus affirmé. Mais gare à la cassure générationnelle, préviennent les auteurs. La relation estimée entre l’utilisation d’Internet et le bien-être est « fortement négative pour la génération Z, modérément négative pour les millénariaux, quasi nulle pour la génération X et légèrement positive pour les baby-boomers ».


« C’est tout aussi vrai pour les jeunes Québécois, qui, parce qu’ils consomment moins de culture et de médias d’ici, se retrouvent plus exposés et plus vulnérables aux contenus anglos préfabriqués et fortement orientés.


« On a souvent plaidé pour une valorisation ambitieuse de notre culture et de notre langue et pour des protections numériques accrues pour nos jeunes. Non seulement le constat que dresse ce rapport apporte de l’eau à ce moulin, mais il souligne l’urgence de s’y attaquer maintenant. Car des vents de face, il y en a, et ils soufflent de partout à la fois.


« Les acquis de la « troisième vague de démocratisation », amorcée au Portugal dans les années 1970, sont presque aujourd’hui anéantis, lit-on dans le rapport de V-Dem fraîchement sorti des presses. La « troisième vague d’autocratisation » amorcée ces dernières années a ramené la démocratie à son niveau de 1978 sur la planète. En vérité, le monde n’a jamais vu autant de pays s’autocratiser simultanément, poursuit l’institut suédois. Au sein de l’Union européenne, le phénomène touche sept États en plus de deux alliés proches : le Royaume-Uni et les États-Unis.


« Ces derniers accusent la plus spectaculaire chute de l’histoire moderne en matière de démocratie, poursuit V-Dem, dont les données remontent jusqu’à 1789. Il a fallu peu ou prou une décennie au président Recep Tayyip Erdogan pour matérialiser un recul équivalent en Turquie et plus de la moitié moins à Viktor Orbán pour faire le même « prodige » en Hongrie. En un an seulement, la concentration rapide et agressive des pouvoirs au sein de la présidence de Donald Trump place désormais les États-Unis au même niveau qu’en 1965, ce qui les rapproche dangereusement du seuil requis pour ne plus être reconnus comme une démocratie.


« Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que, si on veut prendre nos distances de ce monde préfabriqué qui carbure à la polarisation et aux antagonismes, il va nous falloir mieux protéger et cultiver ce que nous avons de plus précieux, soit notre unicité. Certes, notre culture et notre modèle québécois traversent de profondes turbulences et doivent être adaptés aux impératifs de ce siècle. Reste qu’ils demeurent notre plus sûr parapluie collectif contre les temps durs qui secouent la planète. »


Éditorial intitulé

Aux abris sous le parapluie québécois

Louise-Maude Rioux-Soucy

Le Devoir

le 23 mars 2026

22 mars 2026

Saumon en sauce presque crémeuse sur raviolis +

Nous avions des pâtes farcies à passer et un beau pavé de saumon frais en promotion cette semaine. J’ai associé les deux avec l’idée de les envelopper d’une bonne sauce crémeuse. Mais comme je n’avais pas trouvé de crème hier, je me suis servie de lait de coco. Dommage qu’on ne trouve plus de mélange laitier à 5 % de matière grasse, j’en avais toujours au frigo, je me demande pourquoi Québon a cessé d’en offrir, il n’y aurait pas eu de loupe sur l’étiquette ... !


Ingrédients pour deux 

1 pavé de truite de 280 g

1 contenant de raviolis au fromage et aux épinards du commerce


Sauce légère 

2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1 échalote sèche, hachée finement

1 gousse d’ail, pressée 

2 c. à soupe rases de farine

1/3 tasse de vin blanc sec

1/3 tasse de bouillon de poisson, ou de légumes, ou de poulet 

3/4 tasse de lait de coco léger ou de lait de vache, je n’avais plus de crème*

Le zeste de 1/2 citron 

1 poignée de feuilles de basilic émincées, aneth serait un bon choix aussi

Sel et poivre au goût

Poivre vert en saumure (optionnel)


1. Saler et poivrer les pavés de saumon, les saupoudrer de paprika, les enduire d’une fine couche d’huile d’olive. Chauffer un poêlon à rainures, cuire les pavés 2 ou 3 minutes sur feu moyen, les retourner côté peau et cuire encore 1 minute. Retirer du feu et laisser tiédir avant de retire la peau, celle-ci sera facile à enlever. 


2. Cuire les raviolis en suivant les indications sur l’emballage.


3. Préparer ensuite la sauce. Dans un poêlon ou un wok, attendrir l’échalote dans la matière grasse environ 3 minutes. Ajouter l’ail, cuire 1 minute, puis saupoudrer de farine et bien mélanger, cuire 1 ou 2 minutes en remuant sans cesser. Verser ensuite les liquides bien froids, vin, bouillon et lait de coco ou lait de vache et continuer à remuer jusqu’à épaississement de la sauce. Goûter, saler et poivrer au besoin.


4. Une fois le saumon refroidi, en gratter la partie grise et séparer le saumon en bouchées. Les ajouter dans le poêlon de sauce, ainsi qu’une partie des pâtes (il en restera pour un autre usage), puis le zeste de citron et les feuilles de basilic d’aneth émincées.


5. J’ai saupoudré de poivre vert en saumure, une touche qui donne un surcroit de plaisir piquant en bouche.






Regard sur le Moyen-Orient - 22e jour de guerre


Au 22jour du conflit, l’Iran s’accroche et ne montre aucun signe de recul. En frappant lourdement le sud d’Israël samedi, Téhéran perce le système de défense israélien et attise les ardeurs de ses opposants. Au petit matin dimanche, Israël ripostait déjà avec de nouvelles frappes. Donald Trump, lui, a lancé un ultimatum au régime des mollahs au sujet du blocage du détroit d’Ormuz.


Attaques en Israël

« Samedi, les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre un complexe nucléaire dans la ville de Natanz, le principal site d’enrichissement nucléaire de l’Iran, selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. L’armée israélienne a toutefois nié l’attaque – et le Pentagone a refusé de commenter la situation. Dans la soirée, l’armée iranienne n’a pas tardé à répliquer : des missiles ont atteint deux localités du sud de l’État hébreu, détruisant des bâtiments et faisant une centaine de blessés, selon le service national d’urgence médicale en Israël, qui a décrit la situation comme une « catastrophe ». La cible ? Vraisemblablement un centre de recherche nucléaire israélien, près de la ville de Dimona, qui n’a toutefois pas été atteint. D’après la presse étrangère, ce centre de recherche a contribué à la production d’armes nucléaires au cours des dernières décennies. « Si le régime israélien est incapable d’intercepter des missiles dans la zone hautement sécurisée de Dimona, cela signifie, sur le plan opérationnel, que nous entrons dans une nouvelle phase du conflit », a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, sur X. À peine quelques heures plus tard, la ville israélienne d’Arad a été lourdement frappée.


Des frappes marquantes

« Ma mère a crié », a raconté à l’AFP Ido Franky, un adolescent de 17 ans vivant à Arad. « C’est effrayant, cette ville n’avait jamais connu ça », a-t-il décrit, après s’être réfugié dans un abri avec sa famille. Cette frappe sur Arad est majeure, dans le conflit, puisqu’elle a fait – selon les dires d’Israël – le plus grand nombre de blessés en une seule attaque. Il s’agissait également de la première fois que des missiles iraniens pénétraient le système de défense aérienne israélien dans cette zone. La soirée a été très difficile pour Israël, a déclaré le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. « Nous sommes déterminés à continuer de frapper nos ennemis sur tous les fronts », a-t-il assuré. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que ses menaces soient mises à exécution : la journée de dimanche était à peine entamée en Iran, que l’armée israélienne menait déjà de nouvelles frappes au cœur de Téhéran. Pendant ce temps, l’Iran continuait de tirer des missiles, notamment en Arabie saoudite, où le ministère de la Défense a rapporté que la région de Riyad avait été visée par trois missiles balistiques iraniens.


Une puissance affaiblie ?

« Depuis le début du conflit, la puissance de combat de l’Iran a été considérablement réduite, d’après l’armée américaine, qui a déclaré avoir frappé plus de 8 000 cibles et 130 navires. Selon les rapports des services de renseignement américains, les frappes de l’été dernier ont aussi retardé de plusieurs mois le programme nucléaire de Téhéran, sans toutefois l’avoir éliminé. Mais après que l’armée iranienne eut tiré des missiles, sans atteindre la cible, vers la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien à environ 4000 km du Moyen-Orient, des experts estiment que l’Iran a encore des atouts cachés dans sa manche. Cette attaque est un signal politique qui démontre que l’Iran a encore des capacités militaires jusqu’ici insoupçonnées, a écrit sur X le chercheur français Etienne Marcuz. L’armée iranienne a aussi averti samedi les Émirats arabes unis qu’elle les prendrait pour cible s’ils autorisaient des attaques contre des îles du Golfe appartenant à l’Iran.


Risque d’« accident nucléaire »

« Pendant ce temps, les critiques contre les attaques se multiplient. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), notamment, redoute le pire, et appelle « à la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire ». Aucune fuite de matières radioactives n’a été signalée sur le site de Natanz, a tout de même précisé le directeur de l’Agence. De leur côté, les membres du G7 ont demandé samedi à l’Iran « la fin immédiate et sans condition » de ses attaques « injustifiées ». Même le Kremlin, allié de longue date de l’Iran, a condamné les frappes, qu’il qualifie d’« irresponsables », car elles présentent « des risques réels de catastrophe à l’échelle de tout le Moyen-Orient ». Israël est considéré comme le seul pays doté de l’arme nucléaire dans la région, mais entretient l’ambiguïté sur le sujet.


Un ultimatum de Trump

« En fin de soirée, samedi, Donald Trump a lancé un ultimatum à l’Iran sur Truth Social : si la République islamique ne rouvre pas le détroit d’Ormuz dans les 48 prochaines heures, les États-Unis anéantiront les centrales électriques de l’Iran – ce à quoi l’armée iranienne a répondu qu’elle riposterait et ciblerait les infrastructures énergétiques dans la région. La veille, le président avait pourtant affirmé que les opérations militaires contre l’Iran pourraient être graduellement réduites. Ses directives sont donc très attendues par le Congrès américain, qui n’avait pas donné son aval au déclenchement de la guerre avec l’Iran. Entre-temps, le détroit d’Ormuz demeure bloqué. L’armée américaine a déclaré, samedi, qu’elle avait « réduit » la capacité de l’Iran à y paralyser la navigation en bombardant cette semaine une installation souterraine. Une vingtaine de pays – dont le Canada, les Émirats arabes unis et le Japon – ont réitéré être « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du passage maritime. »


Article intitulé

De lourdes frappes iraniennes dans le sud d’Israël

Megan Foy

Avec les informations de l’Agence France-Presse, du New York Times, du Washington Post, de l’Associated Press et de CNN

La Presse

le 22 mars 2026

21 mars 2026

Escalopes de poulet, sauce orientale



Le poulet aime les sauces aigres-douces, il s’imprègne rapidement d’un liquide et demeure juteux quand on ne prolonge pas sa cuisson. Les escalopes sont idéales si on a peu de temps pour cuisiner et toujours plus économiques quand on les coupe soi-même.


Ingrédients pour deux

1 poitrine de poulet désossée d’environ 220 g, tranchée en deux escalopes

1 c. à soupe d’huile de pépins de raisin + 1 c. à thé de beurre


Sauce à l’orientale

2 c. à soupe de sauce soya réduite en sodium

1 c. à soupe de vinaigre de riz

1 c. à soupe de sirop d’érable

1 c. à thé d’huile de sésame grillé

1/2 c. à thé de sauce au piment

2/3 tasse de bouillon de poulet

1 gousse d’ail, pressée


Garnitures

Noix de cajou et arachides pour servir (facultatif)


1. Dans une assiette creuse, réunir les ingrédients de la sauce et bien mélanger.


2. Saler légèrement les escalopes et les poivrer plus généreusement avant de les faire tremper dans la sauce une dizaine de minutes.


3. Chauffer un poêlon à rainures. Retirer les escalopes de la sauce, les égoutter au-dessus de l’assiette et les cuire dans le poêlon 3 minutes de chaque côté. Garer au chaud, le temps de faire la sauce.


4. Transférer la sauce dans une petite casserole, porter à ébullition et laisser réduire 5 minutes, en napper les escalopes cuites. Garnir ou pas de noix mélangées.


Accompagnées hier de nouilles instantanées et d'une poêlée de champignons et petits pak-choy.