27 septembre 2026

Gâteau-pouding choco-pêches +

Pêches et chocolat, une harmonie découverte récemment avec des fruits surgelés, une version pratique qui évite de faire un glaçage et cuit dans une assiette à tarte. Le sirop dont on recouvre la pâte avant la cuisson la transforme en un gâteau moelleux doublement imprégné de chocolat. 

Ingrédients servant 6 ou 8 portions

1/4 tasse d’huile de pépins de raisin ou neutre

1/2  tasse de sucre

1 œuf battu

1/4 tasse de lait, moi soya à la vanille

1 tasse de farine tout usage

Noix de muscade fraîchement râpée, + ou – au goût

1/2 c. à thé de sel

1 c. à thé de bicarbonate de soude

Le zeste de 1/2 orange

1 tasse de tranches de pêches décongelées,  en dés

1/2 tasse de pépites de chocolat mi-sucré


Sirop au chocolat

50 g de chocolat, moi 1/2 tablette Sans Nom, en petits carrés

3 c. à soupe de beurre ou margarine

3 c. à soupe de cassonade

1/4 de jus d’orange, de clémentine ou d’eau


La cuisson se fait dans un four à 350 °F (180 °C) et dure de 35 à 40 minutes.


1. Dans un bol moyen, réunir l’huile, le sucre, ajouter l’œuf et le lait. Bien mélanger jusqu’à consistance homogène.


2. Dans un bol plus grand, tamiser la farine avec la muscade, le sel, le bicarbonate et le zeste d’orange.


3. Sur ces ingrédients secs, verser la préparation à l’œuf et bien mélanger, la pâte sera épaisse. Ajouter les dés de pêche et les pépites de chocolat et bien mélanger avant de verser la pâte dans une assiette à tarte profonde soigneusement beurrée.


4. Préparer le sirop en faisant fondre le chocolat et le beurre, 30 secondes dans un bol en verre (ou une tasse à mesurer)  au micro-ondes. Ajouter la cassonade et le jus d’orange et remettre au micro-ondes 30 secondes.


5. Verser doucement ce sirop chaud sur la pâte et enfourner. 


6. Cuire de 30 à 35 minutes où jusqu’à ce qu’un cure-dents ressorte propre quand on l’a enfoncé dans la pâte.


Secret de cuisine

Le gâteau se découpe mal en sortant du four, il vaut mieux le refroidir avant de le trancher. Pour le réchauffer et rendre le chocolat fondant, il suffit de le passer au micro-ondes une quinzaine de secondes.






Comment distinguer le vrai du faux ?


Et si le héron se mettait à marcher sur les nuages...


« À peu près à la même époque où Luc Ferrandez a quitté Le Plateau-Mont-Royal, d’autres signes de la fin du monde sont apparus.


Un auteur en lice pour le Goncourt fut accusé d’avoir fait écrire son roman par un robot.


Au départ, on a été très occupé, non sans raison, par le volet policier de l’affaire. S’agissait-il d’une imposture ? Qui était ce type ? Était-il un fumiste ou une victime de fausses accusations ?


Il y a eu ensuite la question du vrai et du faux, bien sûr. Si les jurys des plus prestigieux prix français de littérature, des gens qui ont tout lu, des citoyens de la république des lettres, si ces gens-là eux-mêmes, donc, s’étaient fait berner par un robot, c’est que personne ne pourrait plus jamais distinguer avec certitude ce qui est proprement humain dans l’art d’écrire.


Personne, sauf un autre robot.


Vous vous souvenez de Leonard Cohen ?


Things are gonna slide, slide in all directions
There won’t be nothing, nothing you can measure anymore


Dans le Northeastern, le train qui remonte de Boston vers le Maine, le gars de 29 ans assis à côté de moi vendredi m’a dit la même chose autrement.


« Les gens ne croient plus à la politique, moi en tout cas, et de toute manière, on ne peut plus jamais savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas… »


***


Ensuite arrivent les questions plus angoissantes.


Si le robot peut écrire une œuvre de qualité, que reste-t-il de l’acte même d’écrire ?


Déjà qu’on en bave pour exprimer une idée avec un minimum de clarté et d’élégance, avec des résultats jamais totalement satisfaisants. Dans un autre siècle, j’avais souligné cette phrase au crayon à mine dans la version poche de Madame Bovary : « La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles. »


Et voilà que des robots y parviennent aussi bien que des humains. Ou plutôt, et c’est ce qui est terrifiant : aussi mal que des humains. Avec des traces apparemment uniques, ces restes d’imperfections ou de divergences du convenu qui font ce qu’on nomme un « style ».


On arrive ensuite à cette interrogation terminale : c’est quoi au juste, penser ? Si on me demande « tu en penses quoi ? », ma réponse au fond n’est qu’un agrégat misérable de mots puisés dans les maigres données que mon cerveau a emmagasinées, c’est ça ?


Aux balbutiements de l’intelligence artificielle, on entendait souvent dire : oui, mais le robot ne fait qu’assembler tout ce qu’il a puisé dans le savoir des humains. Il fait une synthèse. L’humain, lui, a une pensée personnelle, originale.


Ah bon ?


Maintenant, j’ai l’impression inverse. Je pense à peine, si je compare au robot. Je ne pense même pas ; je ne fais que restituer une combinaison électrique, un assemblage fondé sur des données minuscules, incomplètes, souvent erronées.


***


J’étais à New York en 1989 quand le champion du monde d’échecs, Garry Kasparov, a affronté l’ordinateur le plus puissant au monde, Deep Thought. Il y avait là des dizaines de grands maîtres des échecs, impatients de voir le plus grand joueur vivant donner une raclée à la machine. Ce qui n’a pas manqué.


Après la partie, Kasparov a dit que les échecs sont beaucoup plus que du vulgaire calcul. Il y a une composante créative, artistique même, dans le jeu d’échecs, que seuls les humains possèdent.


Plus personne n’oserait dire cela.


Huit ans plus tard, une version améliorée de Deep Thought, Deep Blue, est sortie des labos d’IBM. Kasparov s’est fait donner une volée. Ce fut la fin de la domination des humains à ce jeu naguère prestigieux.


Ce n’était qu’un jeu, il n’y avait rien d’affolant. Ce n’était que la démonstration de la virtuosité de calcul d’un ordinateur, et du fait qu’avec une capacité de calcul illimitée, on trouve toujours le meilleur coup.


C’était aussi le prologue de ce à quoi on assiste aujourd’hui.


***


Probablement que la plupart des lecteurs en train de lire C’était ça ou mourir ont éprouvé le même écœurement que moi la semaine dernière, au point de ne plus l’ouvrir. Pourtant, c’était plutôt bon jusque-là. Pourquoi tout d’un coup sa valeur s’est-elle effondrée ?


C’est comme voir Lance Armstrong gagner en sachant qu’il est dopé, me direz-vous ?


Pas tout à fait. Cette fois, ce n’est pas le sport, ce n’est pas la course de haut niveau, c’est la bicyclette elle-même qui est dégradée.


Ce n’est pas seulement ce livre-là qui a perdu de sa magie, ce sont tous les livres à venir. Pas parce qu’ils peuvent être de « faux » livres humains. Parce que le livre humain, créé au prix d’efforts considérables, n’est pas vraiment « meilleur » qu’un livre de robot pondu en une seconde.


Les auteurs de découvertes scientifiques sensationnelles disent souvent par modestie qu’ils ne sont « que des nains sur les épaules de géants » du passé ; c’est l’accumulation des découvertes au fil des siècles qui rend possible les prochaines.


Aujourd’hui, j’ai l’impression que l’humanité a rapetissé, que notre monde a rétréci devant des cerveaux géants.


Un peu comme quand, avec Copernic, l’humanité a découvert qu’elle n’était pas le centre de l’univers, pas même de son système solaire. Juste les habitants d’une planète bleue qui décrit des ellipses dans l’infini.


Au moins, nous avions l’impression de faire la loi sur cette planète. D’en comprendre à peu près le fonctionnement, à force d’en percer les secrets.


Je ne sais pas si le monde sera détruit par un agent fou de l’IA sorti sans surveillance de sa cage, comme on nous l’annonce de plus en plus souvent. Mais avant la grosse fin du monde, on dirait qu’il y en a une petite.


Notre monde, il me semble, est ébranlé à jamais. Celui où l’on pouvait faire une liste de « ce que c’est qu’être humain ». C’est ce qu’il y a d’existentiel dans cette affaire de faux/vrai roman.


Ce serait moins dérangeant si l’on voyait tout d’un coup des ratons laveurs composer de la musique.»


Chronique intitulée

Petite fin du monde

Yves Boisvert

La Presse

Le 27 septembre 2026

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26 septembre 2026

Petits pâtés de poulet express aux croustilles de maïs +


J’ai déjà préparé quelque chose de semblable, mais la paresseuse en moi a voulu encore simplifier ce pâté parce qu’elle manquait de temps hier. J’avais un reste de poulet cuit au pesto, j’ai mis ces deux aliments à contribution dans une sauce aux poivrons et aux tomates fraiches avec une touche de gochujang, ce mélange coréen aux piments qui relève en douceur. Un repas simple et rapide qui a conquis mon goûteur, lequel avait participé au repas en coupant et en hachant les légumes et en râpant le fromage. Dé-li-cieux !

Ingrédients pour deux

1 petit oignon, en quartiers, ceux-ci tranchés en moitié et défaits en lamelles

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

1/2 poivron jaune, en dés

1/2 poivrons orange, en dés

1 tranche de poivron rouge, en dés

2 tomates des champs, leur peau abimée retirée, leur hachée finement

2 c. à soupe de pesto de basilic

1 c. à soupe de concentré de tomate

1 c. à thé de gochujang doux

2 tasses de poulet cuit, en bouchées

Croustilles de maïs Tostitos en quantité suffisante, environ 2 tasses

1 tasse de cheddar fort, râpé

Sel et poivre au goût


La cuisson se termine dans un four à 375 °F (190 °C) en mode convection en comptant 15 minutes.


1. Dans un poêlon profond ou un wok, faire fondre le beurre dans l’huile et y attendrir l’oignon 2 minutes. Ajouter les poivrons et et cuire encore de 3 à 5 minutes avant d’ajouter les tomates, le pesto, la concentré de tomate, le gochujang et les bouchées de poulet. Cuire 5 minutes, puis assaisonner au goût de sel et de poivre.


2. Répartir cette sauce dans deux plats allant au four, recouvrir de croustilles de maïs, puis de cheddar. 


3. Enfourner une quinzaine de minutes, puis allumer le gril (broil) et garder sur la grille du centre en comptant 2 minutes et en surveillant.








Xi aux États-Unis - Une mise en scène de « grande amitié»

 (Washington) Des apartés complices à la Maison-Blanche aux déclarations de « grande amitié », Donald Trump a voulu souligner jeudi ses affinités avec Xi Jinping, qui ne l’a pas tout à fait suivi dans ce registre.


Deux vidéos diffusées par une conseillère du président américain illustrent les efforts déployés pour établir un rapport chaleureux avec son homologue chinois, en visite pour trois jours à Washington.


Sur l’une, Donald Trump montre à Xi Jinping un portrait les représentant tous deux, accroché non loin du Bureau ovale.


Il fait part à son invité du « grand respect » que les États-Unis ont pour lui, et lui donne une petite tape dans le dos.


Sur un autre clip, il présente au dirigeant chinois l’une de ses innovations décoratives : une galerie de portraits des présidents américains, dans laquelle il a remplacé le cliché de Joe Biden par la photo d’une machine à signer.


Xi Jinping est visiblement amusé par cette image volontairement dégradante du 46e président américain. Pour Donald Trump, la photographie est censée montrer que son prédécesseur démocrate n’était plus en état de gouverner lui-même.


« La moindre des choses »

Lors de remarques publiques, le milliardaire de 80 ans a assuré avoir « forgé une amitié, vraiment une grande amitié » avec son homologue.


Xi Jinping a lui appelé, de manière plus pondérée, à une « coexistence pacifique » entre la Chine et les États-Unis, superpuissances rivales.


Le président chinois avait accueilli son homologue avec beaucoup d’égards en Chine en mai, mais sans les démonstrations d’amitié appuyées manifestées par Donald Trump.  


Xi Jinping « est dans une position beaucoup plus forte » en termes économiques, juge Judith Shapiro, spécialiste de la Chine à l’American University. Donald Trump est lui en délicate posture avant des élections en novembre qui pourraient lui coûter le contrôle du Congrès, et à cause de la guerre contre l’Iran, pays d’ailleurs allié de Pékin.


La Chine « considère qu’elle reçoit à nouveau la reconnaissance et le respect qu’elle mérite » et pour Xi Jinping, « une visite d’État à la Maison-Blanche est la moindre des choses », juge l’experte auprès de l’AFP.


Sur son réseau Truth Social, le président américain a même vanté un Xi Jinping « fort », « dynamique » et « en meilleure forme que jamais », dans un contexte de récentes rumeurs sur l’état de santé du dirigeant chinois.


Dans ce même registre de complicité, selon des photographes présents dans le Bureau ovale au début d’une réunion de travail, le président américain a vanté devant son invité l’amabilité des journalistes chinois.


Cela alors que son administration vient d’être forcée par la justice de rétablir l’accès de trois médias qu’elle avait bannis, CNN, MS NOW et Politico.


Liberté de la presse

En 2025, l’ONG Reporters sans frontières a classé la Chine à la 178e place sur 180 pays en matière de liberté de la presse.


Dès l’arrivée mercredi de Xi Jinping, Donald Trump avait bousculé le protocole en se rendant à la base aérienne où arrivait le dirigeant chinois, ce que les présidents américains ne font jamais d’ordinaire - à l’exception de quelques visites papales.


Sur une photographie de l’AFP, l’on voit des militaires américains à genoux, dépoussiérant le tapis rouge au pied de l’avion transportant le président chinois. Un autre cliché montre le dirigeant américain grimaçant aux côtés d’un Xi Jinping impassible pendant un survol d’avion de combat en l’honneur de son hôte, qui a considérablement développé la puissance militaire chinoise depuis son arrivée au pouvoir en 2012.


Le président américain, accusé par ses opposants d’avoir une affection particulière pour les dirigeants autoritaires, a tenu à montrer jeudi à son invité l’un des chantiers qu’il a menés à la Maison-Blanche, une gigantesque plate-forme d’hélicoptère flambant neuve.


Il a même fait monter brièvement son homologue dans l’hélicoptère présidentiel, Marine One.


Bombardé de questions par des journalistes présents sur Taïwan, l’Iran ou le fentanyl, autant de sujets de friction, Donald Trump n’a pas répondu. Aux côtés de Xi Jinping, il a assuré que le président chinois partageait son amour du « beau granite ».  


Article intitulé

Quand Trump met en scène sa « grande amitié » avec Xi

Aurélia End

Agence France-Presse

La Presse 

le 25 septembre 2026

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