08 septembre 2026

Guerre tarifaire États-Unis-Canada - Un enjeu pour les élections de mi-mandat

 


« Alors que les États-Unis se préparent à des élections de mi-mandat décisives en novembre prochain, un nouvel enjeu inattendu occupe l’esprit des électeurs dans de nombreux États : l’escalade de la guerre commerciale entre le président Donald Trump et le Canada.


« Le Canada est notre ami, notre plus proche allié et notre premier partenaire commercial », a déclaré la sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, à Politico, dans une entrevue publiée la semaine dernière.


« Ce n’est pas de la Chine que nous parlons. Ce n’est pas un pays hostile. Et… nos économies sont tellement liées que si vous essayez de nuire à l’une, vous finissez par nuire au Maine. »


Mme Collins est depuis longtemps une figure politique influente dans son État frontalier, mais les politiques impopulaires de Donald Trump — notamment sa campagne de droits de douane contre le Canada — ont mis son siège en péril.


Le Canada est le premier partenaire commercial du Maine et de nombreuses industries clés de l’État, comme celles des produits de la mer et du bois d’œuvre, sont étroitement liées aux secteurs canadiens. Mme Collins a reconnu que les droits de douane imposés au Canada étaient « terribles pour le Maine » et rendaient sa réélection beaucoup plus difficile.


Si le siège de Mme Collins dans le Maine est peut-être le plus menacé, il n’est pas le seul à être ébranlé par les attaques de M. Trump contre le Canada, alors que les républicains cherchent à conserver le pouvoir au Congrès.


Matthew Lebo, professeur de sciences politiques à l’Université Western de London, en Ontario, a expliqué que les tendances historiques à long terme montrent que, en général, les élections de mi-mandat sont souvent défavorables au parti du président au pouvoir.


De nombreux observateurs politiques prédisent depuis un certain temps que la Chambre des représentants basculera du côté des démocrates, mais le Sénat pourrait désormais également être en jeu, a ajouté M. Lebo.


« Certains des États clés qui sont devenus des États indécis sont ceux qui entretiennent des relations commerciales très étroites avec le Canada », a indiqué M. Lebo, citant l’Alaska, l’Iowa, le Maine, le Michigan et l’Ohio.


« Il y a des candidats républicains qui sont confrontés à des politiques commerciales défavorables au Canada, qui compliquent les exportations vers ce pays et rendent certaines importations très coûteuses pour les habitants de ces États. »


Contre-mesures dans des États clés

Les relations entre le Canada et les États-Unis ont été bouleversées par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Du jour au lendemain, le Canada s’est retrouvé la cible de droits de douane et de menaces d’annexion de la part d’un président qui le considère davantage comme un adversaire que comme un allié proche.


Alors que les Canadiens ont suivi de très près ces bouleversements, de nombreux Américains n’ont pas pris conscience de la détérioration de ces relations. Cela a changé le mois dernier, lorsque les tensions se sont intensifiées après l’échec des négociations commerciales entre les deux pays.


Donald Trump a ensuite imposé des droits de douane de 50 % sur toute une série de produits canadiens, allant des bâtons de hockey au ciment en passant par le miel. Il a également intensifié sa rhétorique anticanadienne et signé un décret visant à rebaptiser le lac Ontario « Lake America ».


Le Canada s’apprête à mettre en œuvre ses contre-mesures mardi. Bon nombre d’entre eux visent des secteurs clés dans des États où la course aux élections de mi-mandat s’annonce serrée.


Les deux pays se sont mutuellement accusés d’avoir apporté des modifications de dernière minute aux négociations. L’équipe de M. Trump s’est exprimée sur les chaînes d’information américaines pour tenter de rejeter la responsabilité sur Ottawa et d’accuser le premier ministre Mark Carney d’avoir fait échouer un accord pour des raisons de politique intérieure.


M. Carney, réfutant ces allégations, a déclaré la semaine dernière qu’il ne pensait pas que « les membres du gouvernement américain, nommés et non élus, soient des experts en politique canadienne ».


Il est difficile de savoir si les arguments de l’administration Trump concernant la guerre commerciale fonctionnent. Tant les droits de douane que la décision de renommer le lac Ontario s’avèrent très impopulaires auprès des Américains.


Un sondage Ipsos/Reuters publié la semaine dernière indiquait que deux Américains sur trois désapprouvaient le changement de nom du lac. Il révélait également que seuls 20 % des Américains étaient favorables à une hausse des droits de douane à l’encontre du Canada.


Une source non autorisée à s’exprimer publiquement a fait savoir que des républicains issus d’États frontaliers avaient approché le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, lors d’un événement à la Maison-Blanche le 2 septembre. Ils ont demandé au responsable des affaires commerciales de Donald Trump de trouver une issue à la guerre commerciale, car celle-ci devenait politiquement toxique, a précisé la source.


Une opportunité pour les démocrates

Les démocrates n’ont pas tardé à exploiter les faiblesses mises en évidence par la guerre commerciale avec le Canada. Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, a déclaré la semaine dernière que « cette guerre de vanité n’est pas une guerre contre le Canada. »


« C’est une guerre contre le Michigan, car c’est nous qui en payons le prix, a-t-il ajouté. Et nous le payons chaque jour pour des produits qui ne devraient pas coûter aussi cher. »


M. Lebo a mentionné que certains candidats républicains tentaient déjà de prendre leurs distances de M. Trump et de ses droits de douane imposés au Canada.


Alors que la gouverneure démocrate de New York, Kathy Hochul, n’a pas mâché ses mots pour critiquer la guerre commerciale avec le Canada, son adversaire soutenu par M. Trump, Bruce Blakeman, s’est montré plus évasif.


« Je ne vais pas m’exprimer sur les questions fédérales », a déclaré M. Blakeman, à la fin août, lorsqu’il a été interrogé par Spectrum News au sujet des tensions commerciales.


D’autres républicains en rajoutent une couche. Anthony Constantino, candidat républicain pour un siège à la Chambre des représentants dans l’État de New York, a qualifié le changement de nom du lac Ontario de « génie marketing » et a affirmé que « M. Trump avait fait preuve de force dans les négociations avec le Canada en jouant la carte dont il disposait ».


Christopher Sands, directeur du Centre d’études canadiennes de l’université Johns Hopkins, a expliqué que, dans une perspective plus large, l’économie américaine est en pleine mutation, ce qui engendre une grande incertitude à l’approche des élections de novembre.


La guerre avec l’Iran, la hausse des prix de l’essence et les droits de douane ont affecté l’investissement et l’emploi nationaux, à un moment où la question principale du scrutin est le pouvoir d’achat.


M. Sands a ajouté que, même si aucun des deux partis ne peut s’attendre à ce que ça soit un jeu d’enfant en novembre, M. Trump a offert une opportunité aux démocrates en s’en prenant au Canada.


Les démocrates cherchent depuis longtemps un sujet susceptible de rassembler les membres centristes du parti et les factions plus à gauche, comme les Democratic Socialists of America. M. Sands croit que la guerre commerciale avec le Canada pourrait bien remplir ce rôle.


« Ils estiment pouvoir faire valoir qu’il s’agit d’une guerre commerciale absurde, a-t-il expliqué. Je pense que la plupart des Américains ne comprennent même pas pourquoi elle a lieu. »


Article intitulé

La guerre commerciale avec le Canada devient un enjeu électoral aux États-Unis

Kelly Geraldine Malone

La Presse canadienne

Le Devoir

Le 8 septembre 2026

07 septembre 2026

Poulet sauté à la niçoise +

J’avais donné trois étoiles à cette recette le 4 juillet 1999. Elle était publiée dans un petit fascicule de Coup de Pouce, un magazine qui contenait à l’époque des recettes différentes de celles que je connaissais, mettant l’accent sur les cuisines du monde avec des ingrédients parfois nouveaux pour nous, par exemple des olives noires et des câpres. Je l’ai refaite hier et nous l’avons trouvée savoureuse, même si elle nous a semblé moins exotique que dans «notre» bon vieux temps.

Ingrédients pour quatre

1 poulet de 1, 3 kg, en 6 ou 8 morceaux, la peau retirée sauf celle des ailes

2 c à soupe d’huile d’olive + 1 c à thé de beurre

2 oignons jaunes moyens, en quartiers, ceux-ci en deux

2 c à thé d’herbes sèches, origan (1), thym (1/2) basilic (1/2)

1 ou 2 feuilles de laurier

1 ou 2 gousses d’ail entières

1/2 tasse de vin blanc

3/4 tasse de bouillon de poulet (mon ajout)

2 c. à soupe de concentré de tomate

12 olives noires, dénoyautées et hachées au couteau

2 c. à soupe de petites câpres

3 c. à soupe de persil

1 c. à soupe de fécule de maïs délayée dans un peu d’eau (mon ajout)

Sel, poivre et paprika au goût


La cuisson se fait sur la cuisinière dans un grand poêlon muni d’un couvercle et cuit une peu plus d’une trentaine de minutes.


1. Saler et poivrer les morceaux de poulet et les saupoudrer de paprika. Dans un grand poêlon ayant un couvercle, faire dorer les morceaux de poulet sur toutes leurs faces dans l’huile et le beurre.


2. Tasser les morceaux de poulet d’un côté du poêlon et jouter les lamelles d’oignon.  Les dorer à leur tour avant d’ajouter l’ail.


3. Verser le vin, porter à ébullition, laisser réduire 3 minutes, verser ensuite le bouillon et le concentré de tomate, porter à ébullition, réduire le feu, couvrir et poursuivre la cuisson 30 minutes en retournant les morceaux de poulet à la mi-cuisson.


4. Dans le poêlon, ajouter ensuite les olives,  les câpres, le persil et la fécule délayée  et laisser cuire à découvert une dizaine de minutes. 


*Servi hier avec des farfalles et des betteraves jaunes.




Élection régionale en Allemagne - Victoire historique de l’extrême-droite

« (Magdebourg) L’extrême droite allemande a revendiqué une victoire électorale historique dimanche en Saxe-Anhalt et infligé un camouflet au chancelier conservateur Friedrich Merz, même si elle semble rater la majorité absolue de peu, selon les résultats préliminaires.


L’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation antimigrant, russophile et pro-Trump, est devenue aux législatives de 2025 le premier parti d’opposition du pays.  


Avec un score de près de 44 % en Saxe Anhlat, un de ses bastions de l’ex-Allemagne de l’Est, elle devance largement les conservateurs (CDU) crédités de 17,5 %, selon des résultats préliminaires publiés par les chaînes publiques ARD et ZDF.


La droite radicale obtiendrait 39 sièges, à trois élus de la majorité absolue au parlement régional, ouvrant la voie à une période de tractations.


Pour l’atteindre, elle devra débaucher dans d’autres partis, comme la CDU, ou former une alliance de circonstances avec le mouvement de gauche prorusse BSW, par exemple, qui obtient quatre élus, selon ZDF et ARD, et n’est pas opposé à une coopération au cas par cas.


Les sociaux-démocrates (SPD), la gauche radicale Die Linke et les Verts tournent eux autour de 9 %. Un score trop faible pour empêcher l’AfD de gouverner.


Aucune région allemande n’a été dirigée par l’extrême droite depuis 1945.

« Nous avons écrit l’Histoire dans ce pays », a répété toute la soirée Ulrich Siegmund, chef régional de l’AfD.


« Bien entendu, nous avons un mandat de gouvernement », a-t-il aussi tonné devant ses soutiens à Magdebourg, capitale régionale de cette région pauvre d’ex-RDA de 2,1 millions d’habitants.


Main tendue

Il a ajouté « tendre la main » à quiconque « souhaite résoudre avec nous les problèmes fondamentaux de ce Land ».


Cette claque électorale est « un signal envoyé à Berlin », qui doit « réfléchir à la voie des réformes empruntée », a reconnu le vice-chancelier Lars Klingbeil, membre des sociaux-démocrates, au micro de la ZDF.


Le chancelier Friedrich Merz n’avait pas réagi dans l’immédiat et prévoit de s’exprimer lundi, après une réunion de la CDU.


« C’est un moment grave en Europe de voir l’extrême droite l’emporter dans une élection régionale en Allemagne », a réagi ministre français chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, sur X.


À Magdebourg, les partisans de l’AfD ont exulté en voyant les scores, selon une journaliste de l’AFP présente à la fête du parti.


« Je préfère toujours être un peu pessimiste au préalable pour être agréablement surpris après coup. Et c’est le cas aujourd’hui », confie à l’AFP Angela Maike, retraitée de 65 ans en commandant deux bières et un verre de vin rouge pour célébrer avec ses camarades.


La co-dirigeante nationale de l’AfD, Alice Weidel a elle appelé « à la CDU, ou une partie de la CDU » à venir vers elle.


Avec entre 44 et 44,5 %, l’Alternative pour l’Allemagne devance largement les conservateurs (CDU) qui obtiendraient 18,5 %, selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote pour les chaînes ARD et ZDF.


Le parti du chancelier Merz exclut toute alliance, mais l’ampleur de la défaite pourrait relancer le débat, certains cadres militant depuis longtemps pour un rapprochement.  


Consterné

S’il gouverne, M. Siegmund a promis de multiplier les expulsions d’étrangers, de modifier les programmes scolaires d’histoire, trop centrés à son goût sur la culpabilité de l’Allemagne du IIIe Reich ou encore de sortir de l’audiovisuel public, jugé anti-AfD.


« Je suis personnellement consterné par le résultat de cette élection », a réagi le président du Conseil central des Juifs en Allemagne, Josef Schuster, au journal Die Welt.


Vedette des réseaux sociaux, M. Siegmund joue aussi sur la nostalgie de la RDA de ses sympathisants, qui s’estiment défavorisés par rapport à leurs cousins de l’ouest et aux migrants.


Dimanche, il est arrivé au bureau de vote avec sa femme Julia sur une Simson, mobylette iconique de l’ex-Allemagne de l’Est.


« Il est vraiment très bon et proche des gens ordinaires, il va vers les gens, donne la parole à chacun ou les écoute », dit à l’AFP Peter Harmuth, agent d’entretien de 56 ans.


La défaite est retentissante pour les conservateurs, avec un score divisé par deux par rapport à 2021.


Holger Schmieding, analyste pour la banque Berenberg, prédit une « période d’introspection sérieuse, et potentiellement tumultueuse » pour le parti.


M. Merz, arrivé au pouvoir en mai 2025 avec un programme de durcissement migratoire pour siphonner les voix de l’AfD, est au plus bas dans les sondages, plombé par une économie en difficulté, des disputes avec ses alliés sociaux-démocrates et des gaffes à répétition.  


De son côté, Sven Schulze, a reconnu dimanche soir sa cuisante défaite et félicité le gagnant : « Les électeurs ont ainsi envoyé un message clair », a-t-il dit, souhaitant que les dirigeants régionaux et nationaux prennent « pleinement la mesure de ce signal ».  


Des renforts policiers ont été déployés dimanche de crainte de débordements entre pro et anti-AfD. Des grilles métalliques ont été érigées autour du Landtag, le parlement régional, et de nombreux policiers patrouillent, selon des journalistes de l’AFP.


Article intitulé

Importante victoire de l’extrême droite lors d’une élection régionale

Céline Le Prioux avec Edouard Merlo

Agence France-Presse

La Presse 

Mis à jour le 6 septembre à 17 h 16

06 septembre 2026

Renversé aux fraises et au chocolat +



Ce gâteau était à l’origine un pouding aux fraises que j’ai renversé sur une assiette pour mettre en vedette les fraises et le chocolat. Pas trop sucré et très économique en ce moment, et naturellement, hyper savoureux !


Ingrédients pour 6 au 8 portions

1 1/4 tasse de farine 

1 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte )

1/4 de c. à thé de sel 

3/4 tasse de sucre 

1 c. à thé d’extrait de vanille (pas nécessaire si le lait est vanillé)

1 oeuf 

1/3 de tasse d’huile végétale neutre, moi pépins de raisin

2/3 de tasse de lait 2 % , moi boisson au soya à la vanille


Pour la garniture aux fraises et au chocolat

2 tasses de fraises coupées en deux ou en quatre

3 c. à soupe de cassonade

1 tablette de chocolat noir Sans Nom de 100 g, coupée en petits morceaux


La cuisson se fait dans un four à 350 °F (180 °C) et dure de 45 à 50 minutes


1. Dans une assiette à tarte profonde bien beurrée de 20 cm (7 po) de diamètre et de 10 cm (3 po) de hauteur, déposer les fraises. Saupoudrer de la cassonade et du chocolat noir.


2. Dans un bol moyen, mélanger au fouet la farine avec la poudre à pâte et le sel.


3. Dans un bol un peu plus grand, fouetter le sucre avec la vanille (si on a du lait, sinon l’omettre), l’oeuf et l’huile. 


4. Ajouter graduellement à ces éléments liquides les ingrédients secs en alternant avec le lait et mélanger jusqu’à l’obtention d’une préparation homogène.


5. Verser la pâte sur les fraises et le chocolat dans le moule. Égaliser la surface. Cuire au four de 45 à 50 minutes.


6. Laisser tiédir une vingtaine de minutes avant de renverser sur une assiette. (Il suffit de recouvrir le moule d’une assiette et de les retourner tous les deux d’un seul mouvement rapide.)