13 octobre 2026

Coupelles au cheddar dans des pâtes à won ton +

 


Cette recette facile de petites quiches se fait ordinairement avec du poireau (ou de l’oignon) et du cheddar dans des moules à mini-muffins. Mais comme j’avais de plus en plus de difficultés à les démouler au cours des années, même après avoir beurré généreusement les moules, je les ai testées hier dans des coupelles de won ton. Les coupelles cuisent em même temps que leurs garnitures: pratiques, croustillantes, délicieuses !

 

Ingrédients pour 21 coupelles

1 petit oignon, haché finement 

2 c. à soupe de beurre 

2 gros oeufs 

3 cuillères à soupe de farine 

3 c. à soupe de lait, moi boisson aux amandes non sucrée 

40 g de cheddar

1 pincée de sel 

2 pincées de poivre de Cayenne  


La cuisson se termine dans un four à 400 °F (200 °C) et dure une vingtaine de minutes. 


1. Dans un petit poêlon, attendrir l’oignon dans le beurre en le cuisant sur feu très doux environ 5 minutes. 


2. Dans un bol, réunir les oeufs, la farine et le lait et bien battre. Ajouter le fromage, puis les oignons, puis le beurre restant au fond du poêlon, et bien mélanger. Garder en attente.


3. Huiler légèrement un moule à mini-muffins de 12 ou 24 alvéoles. Y déposer des pâtes à won ton huilées elles aussi sur leurs deux faces. À l’aide d’une cuillère à thé, répartir la préparation de quiche dans les alvéoles aux trois-quarts de leur capacité. 


4. Enfourner pour 15 minutes à 400 °F (200 °C), en vérifiant. Hier ce fut tout juste 15 minutes, un peu plus et elles auraient été brûlées. Je les ai servis hier midi à nos invités avec d’autres entrées, dont des verrines très simples à réaliser  !


Le coup de poignard du président-enfant


« Le coup de poignard de Donald Trump contre Voldymyr Zelensky, le vendredi 9 octobre, alors qu’il a annoncé l’achat de diesel à la Russie de Vladimir Poutine, équivaut à une levée de facto des sanctions américaines contre Moscou. Et ce, à l’encontre d’une loi que Trump avait lui-même signée… trois semaines plus tôt !


C’est une trahison majeure, venant d’un homme qui a fait preuve d’une déloyauté systématique envers tous ceux qui ont croisé sa route, à une ou deux exceptions près.


On s’en doutait, mais le flux incessant, depuis 20 mois, de déclarations contradictoires et improvisées de la Maison-Blanche sur l’Ukraine — y compris cette toute récente signature de la loi portant le nom d’un sénateur défunt (Lindsay Graham), censée resserrer les sanctions contre l’Iran et la Russie — aurait pu faire croire le contraire.


À savoir qu’on se trouvait devant l’inconstance constitutive d’un président-enfant qui s’amuse de ses pouvoirs et les agite comme un hochet contre les uns et les autres, au gré de sa fantaisie.


Cette inconstance est réelle et générale chez Trump, mais elle souffre au moins une exception, qui a un nom : Vladimir Poutine.


Donald Trump recherche désespérément l’approbation et l’affection du dictateur russe. Il adore être avec lui et a mis sur les murs de la Maison-Blanche des photos de lui avec l’homme du Kremlin. Il souhaite son bien et fera tout son possible pour obtenir un accord favorable à Moscou dans cette guerre.


Ceux qui, au fil des mois, ont cru ou espéré le contraire, que Trump pouvait toujours, en fin de compte, se rallier à la cause du faible et de l’agressé — qui est aussi, pour le coup, le défenseur en première ligne d’une certaine idée de l’Europe et de la démocratie occidentale —, en sont aujourd’hui pour leurs frais.


Les États-Unis sont aux côtés de la Russie, et ce, depuis janvier 2025 : c’est Donald Trump lui-même qui l’affirme haut et fort.


***


En recoupant toutes ses déclarations, on constate que Trump a repris depuis le début, de façon pavlovienne, la vision de la guerre défendue par Moscou… L’idée folle que c’est l’Ukraine qui a déclenché la guerre. Qu’elle a eu tort de se défendre. Que la Russie l’emportera inévitablement du fait de sa taille.


Petit florilège, sur un an et trois quarts…


Au début de son mandat, le 18 février 2025 à Mar-a-Lago, à l’adresse de Volodymyr Zelensky : « Vous n’auriez jamais dû commencer. Vous auriez pu conclure un accord. »


Le 10 octobre 2026 à la Maison-Blanche : Zelensky « veut créer des problèmes au monde entier. Il veut causer des problèmes à nos agriculteurs et à nos éleveurs concernant le carburant diesel ».


Et entre ces deux dates :


« Il n’y avait aucune raison pour que la guerre entre l’Ukraine et la Russie éclate. Elle a commencé à cause de l’incompétence. »


« On ne déclenche pas une guerre contre quelqu’un qui est vingt fois plus puissant que soi pour ensuite espérer que les gens vous fournissent des missiles. »


« Il est temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président. »


Tout cela, c’est la rhétorique russe, telle quelle et sans filtre, régurgitée avec conviction par le président des États-Unis.


Trump aime les dictateurs et les agresseurs. Il est fort avec les faibles, faible avec les forts. C’est comme ça. Et celui qu’il aime et admire par-dessus tout, le modèle entre tous, c’est celui-là. Soit dit sans vouloir offenser Xi et Kim… sur lesquels il ne crache pas non plus.


***


L’achat de diesel russe renvoie aussi à l’incompétence et à la courte vue de Donald Trump et de ses acolytes au pouvoir. Au-delà de son à-plat-ventrisme devant Poutine, une motivation accessoire est de freiner ou d’inverser la hausse des prix des hydrocarbures. Et plus précisément, celle du diesel, qui fait très mal aux agriculteurs américains, électeurs républicains essentiels.


Mais les chiffres mentionnés dans « l’accord » russo-américain sont dérisoires : il est question de 300 000 tonnes de diesel (deux millions de barils) « maintenant », suivis de 500 000 tonnes « en novembre ».


Tout cela, malgré l’importance politique de cette « reddition » symbolique de Trump à Poutine, équivaut au total à deux ou trois jours de consommation américaine. Rien pour faire baisser le prix à la pompe.


On retrouve ici un autre trait caractéristique de ce vendeur de rêve et de camelote : il présente souvent comme des réussites 

« énormes, gigantesques, sans précédent »… des mesures en fait insignifiantes, du moins sur le plan matériel.


***

La cause de l’Ukraine est-elle pour autant perdue ? Absolument pas : les trahisons et retournements successifs de Trump ont été systématiquement suivis, du côté de Kiev, par un renforcement des capacités militaires ukrainiennes, de plus en plus indépendantes des fournitures américaines.


Contrairement à ce que claironnent à l’unisson Trump et Poutine, la victoire russe n’est pas « inévitable ». Le front terrestre ne s’est pas seulement figé malgré l’envoi cynique de centaines de soldats russes à la mort chaque jour. Les dernières informations font même état d’une progression ukrainienne dans plusieurs zones, formant un vaste arc allant de l’oblast de Zaporijjia jusqu’à la frontière russe dans l’oblast de Kharkiv.


En outre, les bombardements ukrainiens contre des cibles économiques russes font mouche. Après la destruction de nombreux sites, la Russie a de plus en plus de difficulté à extraire et surtout à raffiner son pétrole.


Oui, les bombardements russes — ceux-là, délibérés, contre des cibles humaines et civiles — sont terribles, sanglants. Ils posent la question technique des défenses antiaériennes, en pénurie grave.


Mais aussi celle, politique, de l’Europe livrée à elle-même face à deux géants, la Chine et les États-Unis, qui soutiennent Moscou. L’Europe a la puissance économique et technologique à même d’aider l’Ukraine à gagner la guerre. Mais la grande inconnue est de savoir si elle a la capacité politique et stratégique ainsi que la volonté de mettre cette puissance à profit. »


Chronique intitulée

Le coup de poignard de Trump

François Brousseau 

Le Devoir

le 13 octobre 2026

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12 octobre 2026

Dire merci...



Quand tu te lèves le matin, 

remercie pour la lumière du jour,

pour ta vie et ta force.

Remercie pour la nourriture

et le bonheur de vivre.

Si tu ne vois pas de raison de remercier,

la faute repose en toi-même. 


Tecumseh

chef états-unien de la tribu des Shawnees

1768-1813

11 octobre 2026

États-Unis - Pourquoi Trompe réclame-t-il le départ de Zelensky ?


« Donald Trump a encore fait d’un chef d’État son bouc émissaire. Et une nouvelle fois, c’est le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a été la cible de ses reproches. Dans la foulée d’un accord controversé sur le diesel avec la Russie, le dirigeant américain estime qu’il est « temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président ». Pourquoi cette sortie ? Explications de l’expert en politique américaine Rafael Jacob, Pourquoi Trump s’en est-il pris de la sorte à Zelensky ?

Le président américain a annoncé vendredi que son homologue russe, Vladimir Poutine, s’était engagé à fournir des millions de tonnes de diesel « pour le marché américain et mondial », en échange de la levée temporaire des sanctions de Washington sur le diesel. Or, cela n’a logiquement pas fait l’affaire du leader ukrainien, qui s’est indigné de l’entente, estimant qu’il s’agissait d’une « décision faible » de la part des États-Unis et que cela donnait un moyen à la Russie de financer une guerre qui dure depuis 2022. « Trump étant la personne qu’il est, très susceptible à la critique, on devait s’attendre à une telle réplique », explique M. Jacob.


Quelle est la raison derrière cette entente entre les États-Unis et la Russie ?

Si Donald Trump dénonce les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, c’est qu’il y voit un enjeu économique crucial dans sa stratégie pour conserver la majorité républicaine au Congrès, à moins d’un mois des élections de mi-mandat. Selon les plus récents sondages du New York Times,  les démocrates sont actuellement pressentis pour reprendre le contrôle du Congrès.


« Il s’agit d’une gestion à très court terme. On a un besoin en approvisionnement énergétique, maintenant, d’un point de vue politique », illustre Rafael Jacob. Le prix des carburants est élevé et le président américain sait que cela rend mécontents les Américains. « Ça ne me semble pas plus poussé et réfléchi que ça », ajoute M. Jacob.


En septembre dernier, le Congrès des États-Unis avait voté des sanctions permettant d’imposer des droits de douane aux cinq principaux pays importateurs de carburants russes. La Chine et l’Inde étaient visées par ces droits de douane.


Quel est l’impact de la guerre en Ukraine sur un Américain moyen ?

Si la guerre en Ukraine a provoqué un « choc sur le marché occidental » durant ses premiers mois, la situation n’est plus tout à fait la même aujourd’hui.


Les Américains se sont entre-temps impliqués dans une guerre en Iran qui a déjà coûté à l’armée plus de 43 milliards de dollars américains depuis le 28 février dernier.

« Ce qui fait mal, ce n’est pas tant la guerre en Ukraine, mais bien évidemment celle en Iran », dit Rafael Jacob. « [Donald Trump] ne serait pas à genoux en train de supplier le gouvernement russe de lui apporter son aide pour ce qui est de l’approvisionnement énergétique si on n’avait pas le chaos qu’on a présentement au Moyen-Orient. »


Quelle posture est-ce que cela montre de la part des États-Unis dans le conflit ?

Selon Rafael Jacob, c’est la crédibilité du pays qui « en prend un coup de plus ». Depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, « les relations [des États-Unis] avec les pays adverses ne se sont pas améliorées et les relations avec presque tous les pays alliés se sont dans bien des cas gravement détériorées », observe le politologue.


« Il est difficile de regarder la moindre région de la planète aujourd’hui, de la comparer à quand M. Trump est arrivé en fonction et de dire que ça s’est amélioré », soutient-il.


Une telle entente ne mettra pas un terme au conflit. « Il n’y aura pas davantage d’amélioration pour ce qui est de la posture russe dans d’autres régions de la planète », ajoute M. Jacob, qui précise que les Américains et les Russes ne deviennent pas amis pour autant.


Est-ce que la déclaration de Trump peut fragiliser Volodymyr Zelensky?

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a rapidement réagi aux propos de Donald Trump sur son compte X, déclarant que M. Zelensky « bénéficie du soutien du peuple ukrainien » et que celui-ci « a le droit de décider ». « Les déclarations venues de l’étranger ne font que confirmer qu’il fait bien son travail. Il mérite d’être soutenu », a ajouté le ministre.


Pour Rafael Jacob, cette sortie de Donald Trump ne fragilisera pas le président ukrainien. « S’il y a quelque chose que ça risque de faire, c’est l’inverse. »


Article intitulé

Pourquoi Donald Trump réclame-t-il le départ de Zelensky ?

Vincent Poirier

La Presse

le 10 octobre 2026, 20 h 30 

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10 octobre 2026

Cuisses de poulet à la grecque +



Une chouette recette que j’ai suivie sans lui apporter trop de modifications et que nous avons aimée pour sa simplicité et son bon goût. Le fenouil et les petites tomates sont une combinaison gagnante, je n’ai même pas cherché à ajouter des olives grecques, le plat qui s’inspire de cette cuisine des îles de la Méditerranée est succulent ainsi.


Ingrédients pour quatre

4 cuisses de poulet avec la peau

2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c à soupe de beurre 

2  petits oignons , en quartiers puis redécoupés en lamelles

2 carottes en rondelles

2 petits bulbes de fenouil, parés, en tranches fines

1 tasse de bouillon de poulet

Jus  + zeste de 1/2 citron

2 gousses d’ail entières, non pelées

2 c. à thé de d’origan séché

30 tomates raisins de couleurs variées


Garnitures à la grecque

1/2 tasse de feta, émiettées 

1/4 c. à thé de basilic séché

Sel et poivre au goût


La cuisson totalise 1 heure, elle se termine dans un four à 350 °F (180  °C) que l’on hausse à 400 °F (200°C) durant les 15 dernières minutes.


1. Éponger les cuisses de poulet des deux côtés avec de l’essuie-tout. Saler, poivrer et parsemer de paprika.


2. Dans une grande poêle, la mienne mesure 31 cm (12 po),sur feu moyen, faire fondre le beurre dans l’huile. Ajouter les cuisses de poulet, les dorer pendant 5 minutes de chaque côté. Transférer dans une assiette.


3. Mettre aussitôt les oignons dans la poêle. Cuire en remuant souvent pendant 4 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient ramollis. Ajouter les carottes, les tranches de fenouil et dorer de la même façon.


4. Dans la poêle, ajouter les petites tomates, le jus de citron et le bouillon, ainsi que l’ail et l’origan. Saler et poivrer, au besoin. Avant d’incorporer le poulet, à l’aide d’une cuillère en bois, racler le fond de la poêle de manière à bien dégager les sucs de cuisson. Ajouter ensuite les cuisses de poulet.


5 . Couvrir, mais si la poêle n’a pas de couvercle, la recouvrir de papier d’aluminium. Enfourner et cuire au centre du four pendant 45 minutes.


6. Au besoin, retirer le papier d’aluminium. Parsemer le plat de feta. Poursuivre la cuisson à découvert pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la peau du poulet soit bien dorée. Si on mange la peau et qu’on l’aime croustillante, allumer le gril (broil) du four et cuire 2 minutes en surveillant (Pour une cuisson sécuritaire, un thermomètre inséré au centre de la partie la plus épaisse d’une cuisse de poulet devrait indiquer une température d’au moins 74 °C [165 °F].)


Servir les cuisses de poulet avec le fenouil, les tomates et l’ail, j’ai ajouté des petites pâtes (orzo).


La cuisine originale est ici,

https://www.recettesdici.com/fr/recettes/categorie-de-plat/plats-principaux/recette/cuisses-de-poulet-fenouil-et-tomates-au-feta




Accord surprise sur le diesel entre Trump et Poutine

 


« Donald Trump a annoncé vendredi avoir négocié la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou, au grand dam de Volodymyr Zelensky  qui a dénoncé une décision « indigne ».


Cette annonce inattendue a coïncidé avec la reprise vendredi à Miami des discussions entre Américains et Ukrainiens sur la guerre avec la Russie, en présence de conseillers à la sécurité nationale de plusieurs pays européens.


Elle a immédiatement suscité la vive réprobation du président ukrainien. « Ce n’est certainement pas honnête, c’est certainement indigne de nos partenaires, et c’est, à mon avis, une décision faible », a regretté Volodymyr Zelensky auprès des journalistes.


Donald Trump, qui cherche par tous les moyens à faire baisser les prix aux États-Unis avant les élections de mi-mandat, a expliqué avoir eu une « discussion très fructueuse » avec Vladimir Poutine.


« La Russie va immédiatement fournir plus de 300 000 tonnes de diesel au marché américain et mondial, 500 000 tonnes de plus en novembre et 1 000 000 de tonnes immédiatement après. Par ailleurs, selon l’état de ses raffineries, la Russie va livrer rapidement 3 000 000 tonnes de diesel », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.


« Les prix du diesel pour les Américains et, en réalité, pour le monde, VONT BAISSER RAPIDEMENT DANS DES PROPORTIONS RECORD ! Des prix plus bas pour les Américains et surtout nos formidables paysans, éleveurs et transporteurs routiers, c’est ma plus grande priorité », a ajouté le dirigeant républicain, avouant ainsi le principal objectif de cet accord.


« La partie russe a réaffirmé sa volonté de fournir du pétrole et des produits pétroliers aux marchés américain et mondial », a ensuite indiqué le Kremlin, confirmant également les chiffres avancés par Donald Trump.


« Cadeau » à Poutine

Le département américain des Finances a précisé avoir donné une autorisation provisoire pour cette mise sur le marché de gazole russe.


La Russie est en effet frappée de sanctions sur ses exportations d’hydrocarbures, dont l’objectif est de compliquer le financement de la guerre contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022 par l’invasion russe à grande échelle du pays.


Le président américain a promis de mettre fin à la guerre, mais ses précédentes tentatives de médiation ont fait long feu. Il n’a jamais condamné l’invasion russe, et les Ukrainiens et Européens lui ont maintes fois reproché de prendre davantage en compte les revendications russes que les demandes ukrainiennes.


Ces dernières semaines, Donald Trump a plusieurs fois condamné les attaques ukrainiennes sur des raffineries russes, mais il s’est abstenu de commenter la recrudescence des frappes russes contre l’Ukraine, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.


« Vous savez, cela ressemble à un beau cadeau d’anniversaire pour Poutine. C’est absolument horrible », a déclaré Volodymyr Zelensky au média américain Axios en référence au 74e anniversaire mercredi du président russe.


« Cela ne fait qu’alimenter Poutine et lui donne la possibilité de mener une guerre encore plus intense », a-t-il aussi déclaré à la presse, regrettant que l’équipe ukrainienne en déplacement en Floride ait « simplement servi de façade » pour cet accord avec Moscou.


À Miami, la délégation ukrainienne a rencontré Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain qui agit en qualité de médiateur informel, en présence de représentants européens.


Préparation à l’hiver

Steve Witkoff a évoqué sur X des « discussions constructives », sans préciser si elles se poursuivraient samedi comme initialement prévu.


Les échanges ont notamment porté sur « des mesures à court terme liées à la préparation à l’hiver (résilience énergétique, exportations de céréales), des garanties de sécurité, ainsi que des dispositifs à plus long terme pour la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe », a précisé l’émissaire.


Depuis mercredi, des attaques russes ont fait environ 60 morts en Ukraine, dont au moins 30 jeudi dans une frappe qui a touché deux bus à Kramatorsk (est), dans l’une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines.


Les récents bombardements russes ont aussi causédes « dommages considérables » au réseau électrique ukrainien, a déploré vendredi M. Zelensky.


Kiev redoute la répétition du scénario de l’hiver dernier, lorsque la Russie avait pilonné les installations énergétiques du pays, plongeant des millions de foyers dans le froid et l’obscurité.


Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, le sous-secrétaire général Khaled Khiari a dénoncé les dernières attaques russes, qui ont « atteint un nouveau degré d’horreur », selon lui.


« Les habitants de Kiev et d’autres grandes villes pourraient être plongés dans l’obscurité et affronter un froid extrême cet hiver si ces attaques ne cessent pas immédiatement », a-t-il prévenu. »


Article intitulé 

Trump scelle un accord surprise avec Poutine sur le diesel, Zelensky s’indigne

Aurélia End et Yussel Gonzalez

Agence France-Presse

Le Devoir

Le 9 octobre 2026, mis à jour à 20 h 15

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