16 avril 2026

Guerre en Iran - La stratégie chinoise



À première vue, la séquence actuelle autour de l’Iran se joue sur des bases familières.


« Menaces américaines, démonstrations de force, tensions dans le détroit d’Ormuz, diplomatie de crise. Un scénario presque classique, où Washington frappe, Téhéran résiste, et la communauté internationale retient son souffle.


« Mais cette lecture est parcellaire, et donc trompeuse.


« Car pendant que l’attention se fixe sur l’affrontement visible entre les États-Unis et la« République islamique, un autre acteur agit – en retrait, sans éclat, mais avec une constance stratégique redoutable : la Chine.


« Depuis les premières frappes américaines de la fin de février, un schéma se dessine : à chaque montée des tensions répond, en arrière-plan, un mouvement discret de stabilisation. Comme si, derrière chaque poussée d’escalade, une main invisible s’employait à rétablir un fragile équilibre. Ce mécanisme n’a rien de spontané – ni de neutre.


« Pékin n’a aucun intérêt à une guerre ouverte. Non par pacifisme, mais par calcul : une conflagration régionale menacerait deux piliers de sa puissance – ses approvisionnements énergétiques et ses corridors commerciaux. Le détroit d’Ormuz en est une artère vitale.


« Et pour cause : près de 85 à 90 % des exportations pétrolières iraniennes sont aujourd’hui absorbées, directement ou indirectement, par la Chine, souvent via des circuits contournant les sanctions. L’asymétrie est claire : Téhéran dépend de Pékin bien plus que l’inverse.


« Dès lors, la logique chinoise devient lisible : contenir sans s’exposer, stabiliser sans s’engager, peser sans apparaître.


L’Iran affaibli, mais stratégique

« Cette logique s’est accélérée depuis la séquence militaire de juin 2025. Loin de s’éloigner d’un partenaire fragilisé, Pékin a renforcé ses positions : flux énergétiques accrus, coopérations technologiques approfondies, investissements consolidés. L’Iran, affaibli, mais stratégique, a été plus étroitement arrimé à l’architecture eurasiatique chinoise.


« C’est dans ce cadre qu’il faut relire les tentatives de négociations à Islamabad. Présentées comme une initiative régionale, elles s’inscrivent en réalité dans un espace d’influence structuré par la Chine.


« Plusieurs signaux indiquent que Pékin a exercé des pressions directes sur le premier ministre pakistanais afin de faciliter l’ouverture de ces discussions. L’objectif n’était pas tant de produire un accord durable que d’imposer une pause stratégique compatible avec ses intérêts. Que ces discussions aient échoué importe moins que ce qu’elles révèlent : la capacité de la Chine à façonner les conditions mêmes de la diplomatie. Ce glissement est stratégique.


« Pékin ne cherche pas seulement à éviter l’escalade : il redéfinit les règles du jeu. Là où les États-Unis privilégient la pression directe – sanctions, frappes, menaces –, la Chine avance autrement. Elle structure des dépendances, tisse des réseaux, consolide des partenaires affaiblis.


« L’Iran, à cet égard, est une pièce maîtresse.


« Touché militairement, isolé diplomatiquement, sous pression économique, le régime iranien pourrait apparaître comme un allié encombrant. Il est devenu, pour Pékin, un levier stratégique. Plus Téhéran est fragilisé, plus il est dépendant – et donc intégrable dans une architecture d’influence qui dépasse largement le cadre régional.


« C’est là le paradoxe : la crise iranienne renforce, à bas bruit, la position du géant asiatique.


« Washington, lui, semble osciller. Les menaces récentes de Donald Trump d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 50 % sur les produits chinois en cas de soutien militaire à l’Iran traduisent une irritation certaine. Mais elles visent à affaiblir un soutien direct, là où l’influence réelle de Pékin s’exerce déjà ailleurs : dans l’économie, la diplomatie, les infrastructures. Autrement dit, là où elle est la plus difficile à contrer.


« La Chine ne joue pas la crise du jour. Elle joue l’ordre de demain.


« Dans cette perspective, le détroit d’Ormuz change de nature. Il n’est plus seulement un point de friction entre Washington et Téhéran ; il devient un nœud critique dans une rivalité globale. Stabiliser cet espace, c’est peser sur l’équilibre énergétique mondial – et donc sur les rapports de force. Pékin l’a parfaitement compris.


« Son action reste indirecte, patiente, presque invisible : pressions diplomatiques, soutien économique calibré, intégration progressive de l’Iran dans ses réseaux. Pris isolément, ces leviers semblent limités. Ensemble, ils dessinent une stratégie cohérente et ambitieuse de long terme.


« Le risque, pour les observateurs occidentaux, est de continuer à lire cette crise comme un face-à-face conjoncturel entre Trump et les mollahs. Une confrontation bilatérale, certes explosive, mais relativement localisée.


« Cette myopie serait une erreur d’analyse – et, à terme, une erreur stratégique.


« Ce qui se joue dépasse le Moyen-Orient. Il s’agit d’un moment révélateur d’une recomposition plus profonde : celle d’un ordre international où la puissance se mesure moins à la capacité de frapper qu’à celle de structurer les dépendances et d’organiser les flux.


« Dans ce monde-là, la Chine ne cherche pas à gagner la guerre. Elle s’assure de rendre les autres dépendants de la paix qu’elle définit. Et pendant que Washington regarde encore Téhéran comme une cible, Pékin traite déjà l’Iran comme un système à intégrer. C’est peut-être là, et nulle part ailleurs, que se joue l’issue réelle de cette crise. »


Article intitulé

La Chine, l’ombre portée de la crise iranienne

Pierre Pahlavi Professeur au Collège d’état-major des Forces canadiennes de Toronto et membre de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand.

La Presse

publié le 15 avril 2026 à 23 h  30 

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15 avril 2026

Salade de pâtes au thon à la provençale +

Cette improvisation contient des ingrédients que l’on a presque toujours dans nos armoires ou au frigo, une petite boîte de thon de préférence dans l’huile, un reste de pesto au basilic ou du commerce, des pâtes cuites l’avant-veille et des olives noires, c’est presque tout, une herbe fraîche que l’on ajoute à la fin et on obtient un plat substantiel et savoureux que l’on déguste à midi.

Ingrédients pour deux

3 c. à soupe d’huile d’olive

3 c. à soupe de pesto 

3 c. à soupe d’eau et un peu plus pour détendre le pesto

1 petite conserve de thon de 80 g dans l’huile, égouttée et défaite

8 olives de Kalamata, dénoyautées et hachées au couteau

Quelques gouttes de sauce au piment

2 tasses de pâtes courtes, cuites

1 bouquet de coriandre, émincé avec les tiges


1. Dans un grand saladier, on fouette l’huile avec le pesto et l’eau, on ajoute la boîte de thon bien égouttée et défaite à la  fourchette, on mélange bien, on incorpore les olives noires puis les pâtes.


2. On mélange le tout et on sert avec une salade verte. 




Bons achats en épicerie - Du 16 au 22 avril 2026

Une semaine plutôt ordinaire, des rabais raisonnables pourtant, mais moins nombreux, on voit que les prix sont à la hausse à cause des prix de l’essence qui les imposent aux transporteurs. Chez Métro, les meilleurs choix sont les clémentines, le chou-fleur (elle est seule à l’afficher), les filets de morue, les moules fraîches, les hauts de cuisse désossés ainsi que des filets de porc emballés par deux. IGA offre des fraises du Québec et des pommes bios, elle propose aussi des rôtis d’épaule de porc, du veau haché, des pâtes et des oeufs, tout cela à prix raisonnables. Provigo propose des fraises canadiennes, des pommes du Québec, des filets de truite à prix doux, des pilons de poulet et du porc haché. Super C offre les ananas au meilleur prix, quelques légumes dont des petites tomates aux couleurs variées ainsi que des filets de saumon et des saucisses à prix avantageux. Maxi affiche des prix doux sur les framboises, les mandarines, les champignons, les poivrons et les salades mélangées. 


Métro

Ananas décortiqué ou pas, 4 $  *Super C, non décortiqué, 1,97 $

Cantaloup très gros, 5 $  *IGA, 3 $

*Clémentines, 3 lb, 4 $

Fraises, États-Unis ou Mexique, 5 $  *IGA, Savoura Qc, 6 $

*Mûres Mexique, 4 $

*Pommes Ambrosia Honey Crisp Qc ou Can, 4,39 $ le kg

= Brocoli, couronne, 2,69 $ = Provigo = Maxi , 288 $

*Chou-fleur, États-Unis ou Mexique, 5 $

= Concombres libanais 6 x 2 $ = Maxi, 1,88 $

Fines herbes Irrésistibles, 2,69 $ *Voir Maxi pour la coriandre et le persil

Laitue Boston en duo GenV Qc, 3 $ *IGA, en solo, 1,29 $

Légumineuses Cedar Can, 1,25 $ ch

Poivrons de couleurs variées, 6, 59 $ le kg  *Maxi, 4,14 $ le kg

*Filets de morue du Pacifique, 28,64 $ le kg

*Moules bleues fraîches Canadian Cove, 7 $

*Hauts de cuisse de poulet désossés, 13,21 $ le kg

*Filets de porc emballés par deux, 13,21 $ le kg

*Petits pains croissants Première Moisson Qc, membres 4 $

*Pâtes alimentaires Primo Can, 2,49 $

= Oeufs gros Sélection, 30 x 10 $ = IGA, la douzaine, 3, 49 $


IGA

Ananas décortiqué, 6 $ *Super C, non décortiqué, 1,97 $

*Cantaloup, 3 $ 

*Fraises Savoura Qc, 6 $

Framboises, États-Unis ou Mexique, 4,77 $  *Maxi, 2 $

*Kiwi verts bios, 454 g. 5 $

*Oranges cara cara, 2 lb, 6 $

*Pommes McIntosh, Spartan Maia Qc, bios, 2 lb, 4 $

*Champignons pleurotes gris ou mélangés Qc, 6 $

Concombres libanais GenV Qc, 6 x 5 $  **Métro, 6 x 2 $, Maxi, 1,88 $

*Laitue Boston GenV Qc, 1,29 $

*Laitues mélangées Good Leaf Qc, 4 $

Laitues mélangées JA Qc, 142 g, 5 $, nouveau

*Tomates Bella Demers Qc, 5 $

*Tomates raisins ou cerises GenV Qc, 4 $

*Saumon fumé coho Vasco, 300 g, 10 $

Côtes levées de porc, 17,61 $ le kg

*Filets de porc surgelés et emballés par deux, 7,58 $

*Rôti d’épaule de porc, 4,39 $ le kg

*Veau haché maigre, 10,76 $ le kg

*Mayonnaise Mag Qc, 4,88 $

*Pâtes Catelli Qc*, 1,66 $

*Sauce pour pâtes Mike’s Qc, 4 $

= Oeufs gros, la douzaine, 3,49 $= Métro 30 x 10 $

*Fromages Compliments 400 g, 5,49 $


Provigo

*Fraises de serre canadiennes 340 g, 3 $

*Oranges Navel, 3 lb, 5 $

*Pommes Qc, plusieurs variétés  4 lb, 4 $

= Brocoli couronne, 2,88 $ = Métro = Maxi

Concombres libanais, 6 x 3 $  **Métro, 6 x 2 $ = Maxi, 1,88 $

*Filet de truite, 19,82 $ le kg

*Pilons de poulet 4,41 $ le kg

*Porc haché, 450 g, 5 $

*Légumineuses Unico Can, 1,39 $

*Tomates en conserve Primo Can, 1,39 $  

Yogourt Astro Qc, 4 $  *Super C, 2,97 $


Super C

*Ananas non décortiqué, 1,97 $

*Avocats en filet, 6 x 5 $

Bleuets, Mûres, Framboises 3,97 $  *Framboises Maxi 2 $

Clémentines, 2 lb x 4,97 $  *Métro, 3 lb, 4 $

*Dattes dénoyautées Cedar Can, 4 $ 

*Fraises, États-Unis ou Mexique, 454 g, 1,97 $ *Provigo, serres Can 3 $

=Raisins rouges, verts, sans pépins Af du Sud, Chili, 8,75 $ le kg = Maxi

= Céleri, 3 $ = Maxi

*Concombres anglais, 0,97 $

Concombres libanais, emb de 6 x 3,47 $  **Métro, 6 x 2 $= Maxi, 1,88 $

*Coeurs de romaine par trois, 2,97 $

*Oignons jaunes (3 lb) ou oignons roses (2 lb) 1,77 $,

Patates douces, zut États-Unis ! ou Mexique, 2,14 $ le kg

Petites pommes de terre rouges ou jaunes, 3 lb, 1,47 $  *Maxi, 0,88 $

*Tomates raisins et cerises, couleurs mélangées, membres, 5,97 $

*Filet de saumon Atlantique, 21,98 $ le kg

*Saumon fumé Dom, 4 sachets de 50 gr x 13 $

*Pesto Irrésistible, 4, 69 $ 

Pilons de poulet, 7,65 $ le kg *Provigo, 4,41 $ 

*Poitrines de poulet désossés emballées par quatre, 15,37 $ le kg

*Saucisses La Fernandière Qc, 375 g, 6 $

*Fromage Black Diamond, 400 g, 5,47 $

*Yogourt Astro Qc, 2,97 $

*Yogourt grec Liberté Qc, 7 $


Maxi

Ananas, 3,88 $  *Super C non décortiqué, 1,97 $

Cantaloup, 4 $  *IGA, 3 $

*Framboises, États-Unis ou Mexique, 2 $, limite de quatre

Kiwis verts, 0,88 $ ch,  *IGA, 454 g, bios, 5 $

*Mandarines, 1,5 lb, 2,88 $

Oranges Navel, 3 lb, 5,88 $   *Provigo, 3 lb, 5 $

Pommes Qc plusieurs variétés, 4 lb, 4,88 $

= Brocoli, couronne, 2,88 $ = Métro = Provigo

= Céleri, États-Unis ou Mexique, 3 $ = Super C, 

*Champignons 454 g, blancs ou crimini, 4 $

= Concombres libanais Qc, 6 x 1,88 $ = Métro, 2 $

*Coriandre, Persil, 1,50 $

* Petites pommes de terre Russet ou jaunes Can, 3 lb, 0,88 $

*Poivrons de couleurs variées Can, 4,14 $ le kg

*Tomates Beefsteak, 4 x 4 $

*Salades mélangées Attitude, 3,88 $

Tortillas Mejicano, 3,88 $

Yogourt Astro Qc, 3,50 $  *Super C, 2,97 $

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Les deux pieds sur Terre



« La NASA mise sur le programme spatial Artemis pour poursuivre les exploits d’Apollo, devancer la Chine et créer à terme une station habitée sur la Lune, qui servirait de tremplin vers Mars au prix de dépenses de milliards de dollars et de l’émission de millions de tonnes de CO2.


« La NASA justifie ces dépenses en faisant miroiter de précieuses ressources sur la Lune et des avancées technologiques inouïes générées par la recherche spatiale, qui permettraient une amélioration de la qualité de la vie humaine sur Terre, bien que les progrès technologiques indéniables issus du programme Apollo n’aient pas réussi à ce jour à faire disparaître les multiples menaces existentielles actuelles qui pèsent sur l’humanité.


« Il me semblerait beaucoup plus intelligent d’utiliser ces immenses ressources financières et scientifiques tout d’abord pour protéger notre environnement et assurer la pérennité des conditions essentielles à l’essor de l’humanité et de la biodiversité sur notre planète Terre, déjà une perle rare que les humains ne sauront jamais recréer ailleurs dans l’Univers généralement très hostile à la vie.


« La locution « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » devrait peut-être faire réfléchir les tenants d’une expansion extraterrestre encore irréaliste et prématurée de l’humanité.


« Avons-nous quelques raisons de croire qu’Homo sapiens sera moins belliqueux, plus altruiste, plus écolo, plus respectueux des iniquités sociales et économiques et plus heureux sur Mars que sur Terre ?


« Mark Carney s’enorgueillit de la contribution généreuse du Canada à l’exploration de l’espace et à la défense du désert de glace de l’Arctique. Ne devrait-il pas plutôt s’inquiéter des défis environnementaux, géopolitiques et sociaux immédiats qui menacent directement la survie et le bonheur des citoyens canadiens ?


« Il est certes plaisant pour l’esprit de savoir qu’il y a de l’eau sous forme de glace au pôle Sud lunaire, mais il faut aussi savoir que le réchauffement des eaux du Pacifique pourrait causer de canicules et des feux de forêt au Québec cet été. »


Lettre au Devoir intitulée

Les lubies d’Artemis

Jean Crevier

Le Devoir

le 14 avril 2026 

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