03 novembre 2026

Médaillons de porc au cari extra-délicieux +

Une chouette découverte que cette recette toute simple à laquelle j’ai ajouté une patate douce et deux petites poires qui ont formé une alliance très goûteuse avec le cari et le lait de coco. Les petites poires portugaises seront justement en promotion cette semaine, le filet de porc aussi (du 5 ou 11 novembre 2026), je vous recommande ce plat vite prêt et extra savoureux !

Ingrédients pour deux

1 filet de porc de 400 g tranché en six médaillons
1 1/2 c. à soupe  d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre
1 gousse d’ail, pressée
1 petit oignon rouge, en quartiers redécoupés en lamelles 

1 patate douce moyenne, en cubes moyens
1 c. à soupe de pâte de cari doux

1/2 tasse de vin blanc
3/4 tasse de lait de coco

2 petites Rocha, en tranches

1 c. À thé de fécule de maïs délayée dans un peu d’eau

Coriandre fraiche au goût, ou persil (facultatif)

Sel, poivre et paprika au goût


1. Couper le filet de porc en médaillons de 2.5 cm (1 po) d’épaisseur large. Saler, poivrer et saupoudrer chaque face de paprika. Dans  un poêlon, faire fondre le beurre dans l’huile. Y faire dorer les médaillons de porc, en les retournant une seule fois, environ 2 minutes de chaque côté. Transférer dans une assiette.


2. Réduire le feu à moyen-doux et ajouter un peu de beurre à la poêle dans le jus de cuisson restant. Ajouter l'ail, l’oignon, la patate douce et ls pâte de cari; cuire en remuant, environ 5 minutes ou jusqu’à ce que les légumes commencent à prendre de la couleur.


3. Verser le vin blanc, le lait de coco et les tranches de poire dans le poêlon et amener à ébullition, en remuant et en grattant le fond pour décoller ce qui reste dans le poêlon. Réduire le feu et laisser mijoter doucement, environ 5 minutes ou jusqu’à ce que les cubes de patate douce soient tendres. Si la sauce est trop liquide, l’épaissir avec la fécule de maïs délayée dans un peu d’eau.


4. Remettre les médaillons de porc dans le poêlon et poursuivre la cuisson à faible intensité. Laisser mijoter environ 5 minutes ou jusqu'à ce que le porc ait presque perdu sa coloration rosée. 


5. J’ai servi avec du couscous pour mon goûteur,  j’ai préféré me contenter des légumes du plat avec une bonne salade.





Mi-mandat aux USA - Le suspense pourrait durer plusieurs jours...

Le 3 novembre est jour d’élections de mi-mandat aux États-Unis. Les quelque 250 millions Américains sont appelés à voter — bien que beaucoup l’aient fait avant cette date — pour l’ensemble des membres de la Chambre des représentants et pour le tiers des sièges au Sénat, en plus d’une foule de représentants locaux. Si les Canadiens sont habitués à connaître les gagnants de la plupart des circonscriptions le soir même du scrutin, ceux qui écouteront le dévoilement des résultats en direct mardi soir risquent de devoir s’armer de patience… Le Devoir fait le point.


Quand les bulletins de vote seront-ils dépouillés ?

Les États-Unis sont vastes. Tellement vastes qu’ils comptent six fuseaux horaires différents, en excluant les territoires américains outre-mer. Pour cette raison, les bureaux de vote vont graduellement fermer au cours de la soirée du 3 novembre, en commençant par certains de la côte est. Ceux-là verrouilleront leurs portes à 18 h (heure locale et aussi celle du Québec) et les derniers à 1 h du matin, dont certains bureaux en Alaska.


Ainsi, les premiers résultats seront rendus publics peu après 18 h, mais ne seront aucunement décisifs pour le sort du pays.


À quelle heure saura-t-on qui est élu dans un État ?

Dur à dire. Pour les courses les plus serrées, il pourrait s’écouler quelques jours, voire quelques semaines avant que le vainqueur ne soit connu.


C’est pourquoi les chiffres de la soirée électorale sont souvent vus comme des résultats préliminaires. Il faut rappeler que chaque État a ses propres règles et façons de procéder : « Le dépouillement des votes peut donc être plus ou moins rapide selon les États », indique Frédérick Gagnon, professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal, aussi titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand et directeur de l’Observatoire sur les États-Unis.


Le vote postal peut-il changer la donne ?

Il faut également se méfier des résultats qui arrivent au cours de la soirée électorale. Si certains États comptabilisent les votes arrivés par la poste avant la fermeture des bureaux de scrutin, d’autres font l’inverse. Cela peut créer l’impression qu’un parti l’emporte dans un État, alors que le résultat peut être rapidement dissipé lorsque tous les votes sont compilés. Certains appellent cette situation le « mirage rouge », ou encore le « décalage bleu » (blue shift) : le jour du vote, par exemple, les républicains peuvent sembler l’emporter, mais une fois que les votes postaux sont additionnés, on peut voir un revirement de situation.


Certains États permettent d’ailleurs l’arrivée des bulletins de vote par correspondance bien après le jour du scrutin, notamment l’Alaska et la Californie, un État qui a déjà été décisif lors d’élections serrées.


Pourrait-on savoir mardi soir qui aura le contrôle des deux chambres ?

Cela demeure possible, mais il y a une possibilité plus forte qu’on ne le sache pas immédiatement, résume le professeur Frédérick Gagnon. Il rappelle que lors des élections de mi-mandat en 2022, il a fallu attendre cinq jours pour savoir quel parti serait majoritaire au Sénat.


« Ça a déjà été rapide dans le passé, mais on est vraiment dans une ère de remise en question des résultats, dit l’expert en politique américaine. Les deux partis n’hésitent pas à utiliser tous les moyens du bord pour ne pas concéder la victoire le soir de l’élection, et Donald Trump, c’est le roi de ça. » Il rapporte aussi que les médias sont devenus plus prudents avant de déclarer l’identité des gagnants. En 2000, lors de l’élection présidentielle opposant George W. Bush à Al Gore, certains médias sont allés très vite en donnant le nom du prochain président de la Maison-Blanche, avant de se raviser le lendemain. Ce qui avait beaucoup miné leur crédibilité, constate M. Gagnon.


En ce qui concerne la Chambre des représentants, le professeur de science politique estime qu’il faudra attendre les résultats en provenance de l’ouest, comme l’État de la Californie qui, étant le plus populeux, détient le plus grand nombre de sièges à la Chambre des représentants. Or, les Californiens ont jusqu’à 20 h pour déposer leur bulletin — il sera alors 23 h au Québec et les résultats ne seront pas encore dépouillés.


Quant au Sénat, si les résultats sont très serrés, il se peut que l’on ne connaisse pas la couleur de la Chambre haute avant quelques jours, indique le professeur Gagnon. Par contre, si les démocrates font des gains au Texas, où ils convoitent des sièges depuis fort longtemps, cela pourrait être un indice qu’un vent de changement souffle.


Des contestations judiciaires peuvent-elles retarder les résultats finaux ?

Lorsque des courses sont serrées, il peut y avoir des recomptages, ainsi que des contestations judiciaires — qui ne freinent toutefois pas tout le processus. Des candidats peuvent d’ailleurs siéger provisoirement pendant que les résultats sont examinés ou font l’objet de procédures judiciaires.


Le président américain, Donald Trump, parle déjà de « fraude électorale généralisée » en amont du 3 novembre, alléguant notamment que des non-citoyens ont déposé leur bulletin dans l’urne — ce qui laisse présager des contestations des résultats. La semaine dernière, il a donné l’ordre au département de la Justice d’intenter une poursuite en Alaska pour bloquer la certification du candidat démocrate, si ce dernier l’emporte. Un homme portant le même nom que l’élu républicain sortant, Dan Sullivan, convoite aussi le siège au Sénat, et le GOP soutient qu’il s’agit d’une manœuvre des démocrates pour favoriser leur candidate en semant la confusion dans la tête des électeurs. »


Article intitulé

Combien de temps va durer le suspense 

des élections de mi-mandat aux États-Unis ?

Stéphanie Marin

Le Devoir

le 3 novembre 2026

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02 novembre 2026

Mi-mandat chez nos voisins - Un vote pour la démocratie


La démocratie menacée, ou bien le pain et le beurre ? La corruption du régime Trump, ou bien le prix du diesel à la pompe ?


Il semble que c’est la seconde option de l’alternative qui motive toujours, à la veille des élections de mi-mandat du 3 novembre, un maximum d’électeurs américains à voter contre Donald Trump et son parti.


Cela, dans l’hypothèse où les opérations de vote et les décomptes pourront se dérouler sans anicroche ni sabotage, sans que des émeutiers républicains encouragés par le président ne tentent de détourner la démocratie, comme ils l’avaient fait en janvier 2021.


En faisant cette hypothèse, on peut raisonnablement croire que le caractère incompétent et brouillon de ce gouvernement aura ultimement pour effet de freiner, voire de contrecarrer ses impulsions dictatoriales et violentes.


***


Le clan Trump était indéniablement mieux préparé à reprendre le pouvoir en janvier 2025 qu’il ne l’était en janvier 2017. La première année du second mandat a été une action destructrice non-stop à haute vitesse, laissant pantois adversaires et observateurs, avec des cibles préalablement identifiées, visées et frappées avec une grande violence.


Ce fut le saccage méthodique des agences de l’État, la mise au pas de la justice au service des pulsions du président, la déclaration de guerre contre l’ordre commercial et diplomatique international, sans oublier le démantèlement de la protection sociale : un Obamacare graduellement privé de ressources, avec pour résultat une chute marquée de la couverture santé dans la seconde moitié de 2026.


Et encore : la brutalité criminelle contre les étrangers dans les rues aux mains des brigades ICE. L’attaque résolue contre la séparation des pouvoirs. La reddition servile des parlementaires républicains au Congrès – quasi totale à la Chambre des représentants, majoritaire au Sénat. Une Cour suprême penchant vers les pleins pouvoirs au président (mais pas complètement et pas toujours).


Cependant, l’essoufflement est devenu visible dès la seconde année. À l’international, l’obsession des tarifs a commencé à montrer son caractère délétère pour l’économie américaine. Les alliés trahis et moqués ont commencé à se ressaisir et à ne plus dire « Oui, Monsieur le Président ».


Puis, ce fut cette guerre sur un coup de tête (et sous intox israélienne) qui a donné à voir une grande incompétence stratégique (Pete Hegseth) et les limites de la force de frappe américaine (épuisement de certaines munitions cruciales), avec certains fronts étrangers de plus en plus dégarnis… et un blocus pétrolier ajoutant encore à l’inflation.


Quant à l’extraordinaire inféodation de Trump à Moscou face au drame ukrainien, elle s’est peu à peu révélée de façon décisive, malgré des hésitations et des allers-retours qui avaient entretenu l’incertitude et brouillé les pistes.


Et le président Teflon, assis sur une base incroyablement fidèle malgré l’absence de résultats économiques favorables (hormis pour la classe des techno-ploutocrates, enrichie avec lui à coups de milliards détournés), s’est mis à voir ses appuis fondre – encore, que graduellement.


Un tiers des électeurs continuent de suivre aveuglément ce chef, malgré sa corruption non dissimulée, le sabotage économique, sa chute intellectuelle et cognitive, avec des discours sans queue ni tête.


***


Le tableau est celui d’un gouvernement incompétent, corrompu et autoritaire. D’une économie qui, sans être en état de krach (elle résiste étonnamment), est plombée par l’action de ce gouvernement. D’un président déconnecté qui ne s’intéresse pas à la gouverne concrète, obsédé par la gloriole, les monuments kitsch, par l’apparence physique et l’enrichissement personnel… et, toujours, par l’« élection volée de novembre 2020 ».


Ses digressions de cinq, dix, quinze minutes sur ses sujets fétiches, y compris devant des leaders étrangers (à New York en septembre) sont stupéfiantes à observer.


Parmi les motifs de mobilisation, de préoccupation ou de scandale des électeurs, des thèmes comme l’état mental du président, sa corruption ou la menace à la démocratie arrivent encore derrière l’inflation et la couverture santé. Mais ils les rejoignent peu à peu, comme si on comprenait finalement qu’ils sont liés.


Non pas que l’inflation ou l’état général de l’économie soient toujours le produit de l’incompétence, de la corruption et de la maladie des gouvernants, loin de là. On tend à exagérer, dans le positif comme dans le négatif, l’influence des gouvernements sur l’état de l’économie (et cela inclut ceux qui, dans les rues de nombreux pays, défilent cet automne contre la « vie chère »).


Mais pour ce qui concerne les États-Unis de Donald Trump en 2025 et 2026, il y a une corrélation prouvée entre l’inflation, les tarifs et la guerre menée contre l’Iran. Un nombre croissant d’Américains le voient.


***


Un sondage publié en octobre par NPR (radio publique américaine) demandait aux répondants quelle est la « priorité absolue » (une seule réponse possible) guidant leur choix en tant qu’électeurs.


Pour 34 % d’entre eux, « le coût de la vie et l’économie » représentent la priorité absolue. Presque à égalité, « la préservation de la démocratie » aux États-Unis est l’argument qui guide le vote de 33 % des répondants.


Une autre étude, celle presque simultanée du Pew Research Center, posait la question, mais sans catégories mutuellement exclusives. Pour 84 % des répondants, l’économie est un « enjeu très important ». Mais pour 73 %, l’avenir de la démocratie l’est également.


Il n’y a donc pas de doute : la colère à l’égard de l’« inflation de Trump » pousse en masse les électeurs vers les bureaux de vote. Mais ils s’inquiètent également pour l’avenir de leur démocratie, mise à mal par ce régime. »


Chronique intitulée

Un vote pour la démocratie

François Brousseau

Le Devoir

le 2 novembre 2026

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01 novembre 2026

Hauts de cuisse de poulet aux olives sur spaghettis +

La présence du citron confit et des olives vertes et noires donne un accent marocain à ce plat original. L’équipe de Ricardo suggère de remplacer le citron confit par du zeste de citron, ce que j’ai fait n’ayant plus de citron confit; mais l’ensemble du repas a perdu son meilleur goût. Toutefois, ce plat coloré et bien relevé est délicieux, même sans citron confit et avec des spaghettis.

Ingrédients pour deux avec petit reste

250 g de hauts de cuisses de poulet désossés et sans la peau, en bouchées
1 oignon, en quartiers redécoupée 

1 carotte en rondelles
1 gousse d’ail, pressée 

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c à thé de beurre
1/2 c. à thé de curcuma  +1/2 c. à thé de gingembre moulu
1/4 c. à thé de cannelle moulue
1/4  c. à thé de poivre de Cayenne ou de sauce au piment, + ou- au goût
2 tasses de bouillon de poulet réduit en sodium
1/3 tasse d’olives vertes et noires dénoyautées et coupées en tranches
1 c. à soupe d’écorce de citron confit

1/2 courgette, en quart de rondelles 

1/2 tasse d’épinards
Spaghetti cuits pour nous

Sel, poivre et paprika au goût

1. Saler et poivrer les bouchées de poulet et les saupoudrer de paprika. Dans un poêlon haut ou un wok, sur feu moyen-vif, dorer le poulet de 3 à 5 minutes, puis, les oignons et les carottes. Ajouter l’ail, les épices et la sauce au piment et poursuivre la cuisson 30 secondes en remuant. Mouiller avec le bouillon, incorporer les olives et le citron confit ou le zeste. Cuire 20 minutes à découvert ou jusqu’à ce que la sauce ait réduit de moitié et soit bien corsée. Ajouter la courgette et les épinards et poursuivre la cuisson en remuant 5 minutes ou jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Saler légèrement et poivrer .(voir note).

2. Pendant ce temps, dans une casserole d’eau bouillante salée, cuire les pâtes al dente. Prélever 1/2 tasse d’eau de cuisson, puis égoutter les pâtes.

3. Ajouter les pâtes dans le poêlon et bien remuer pour les enrober de la sauce. Verser de l’eau de cuisson pour détendre la sauce, au besoin. Bien mélanger le tout.

4. Répartir dans des assiettes creuses et servir aussitôt.


La recette originale est servie sur des tagliatelles,
https://www.ricardocuisine.com/recettes/9225-tagliatelles-au-poulet-aux-olives-et-au-citron-confit





Le maire de Québec répond à l'insulte par un généreux geste de bienfaisance

« Tout a commencé par une insulte à l’endroit de Bruno Marchand. Tout se termine avec plus de 143 000 $ de dons pour un centre d’hébergement pour les personnes en situation d’itinérance de Québec. Entre les deux, il y a eu une virulente — et virale — « guerre des tuques » et un remue-méninges où le maire et sa garde rapprochée ont décidé de changer les citrons en limonade. Récit d’un raz-de-marée de solidarité déclenché depuis la mairie.


Le 15 octobre dernier, Bruno Marchand inaugure une piste cyclable devant les médias. Au milieu de son allocution, un automobiliste descend sa fenêtre pour lui lancer un « Va chier » aussitôt capté par les micros — et diffusé en boucle, le soir venu, sur les réseaux et à la une des journaux.


« C’est sûr que ça heurte, raconte une source proche du maire. Au minimum, ça surprend. »


Le même jour, des parents endeuillés de Québec avaient annoncé le report d’une cérémonie à la mémoire de leur fils Alex, âgé de seulement 11 ans lorsqu’il s’est fait faucher sur son vélo dans une rue de Beauport située à quelques kilomètres du lieu de la conférence de presse. Le couple en deuil avait reçu des messages haineux sur les réseaux sociaux en raison des dos d’âne que la Ville a placés à la suite du drame.


« Ce n’est pas ça, Québec !»

Au terme de cette semaine éprouvante, le maire avait déploré, sur le plateau de Tout le monde en parle, que le débat public versait de plus en plus dans la haine. « Je trouve, avait-il lancé, qu’on est meilleurs que ça au Québec. »


Trois jours plus tard, la tension montait encore d’un cran dans la capitale. Le propriétaire du Bar Sports Vegas, qui est proche de l’opposition municipale et du Parti conservateur du Québec, avait mis en avant, sur les réseaux sociaux, une idée de son cru à l’approche de l’hiver : vendre des tuques sur lesquelles on pouvait lire « Va chier Marchand ».


Dès le mercredi 21 octobre au soir, l’entourage du maire a eu vent que des bonnets à l’inscription méprisante à son endroit se vendaient désormais à 19,99 $ au Bar Sports Vegas. Le lendemain, Bruno Marchand a dénoncé l’initiative sur les réseaux sociaux et appelé à nouveau à l’apaisement du climat social, avant de s’asseoir avec sa garde rapprochée avec une intention précise : trouver une façon de montrer que la ville de Québec ne se résume pas à ces chapitres les plus sombres.


Selon les informations récoltées par Le Devoir, le maire voulait « parler des tuques pour créer un contraste positif » et démontrer que « ce n’est pas ça, Québec ». Au fil d’un remue-méninges entre Bruno Marchand, son chef de cabinet, son attaché de presse et son responsable des réseaux sociaux, l’idée de créer des tuques en réplique aux bonnets injurieux du bar, ou encore de promouvoir des vêtements mis en vente par des organismes de Québec, a circulé autour de la table — avant d’être vite écartée.


« C’était trop long, a indiqué une source au Devoir. Il fallait saisir la fenêtre d’opportunité. » Tous s’entendent rapidement sur le besoin d’en faire bénéficier une cause, mais encore fallait-il trouver comment — et laquelle. 


Permettre de participer à un mouvement

Lauberivière a rapidement coché tous les critères. Acteur majeur dans la lutte à l’itinérance à Québec, l’organisme avait déjà mené, par le passé, des campagnes de financement par textos. « Il fallait que ce soit super accessible, explique une source proche du dossier. Si les gens avaient dû cliquer sur un lien, puis s’inscrire avant de donner, c’est certain que ç’aurait eu moins d’effet. »


Il fallait néanmoins convaincre Lauberivière de se rallier à l’idée. « Il y avait un enjeu réputationnel, selon les témoignages recueillis par Le Devoir. Nous partions d’une controverse et nous ne voulions pas que Lauberivière se retrouve coincé entre deux feux. »


Une fois l’aval de l’organisme donné, le maire, dès vendredi, soit moins de 24 heures après le brainstorm initial, a lancé sa réplique, pleine d’ironie, sur les réseaux sociaux. « On me dit que plusieurs personnes veulent acheter une tuque cette semaine. J’ai une proposition : vous pouvez également texter “VIE” au 41010 et faire un don de 20 $ pour venir en aide aux personnes en situation d’itinérance à Québec. »


« C’était parfait, soulignent aujourd’hui les sources du journal. C’était le même prix que la tuque du Bar Sports Vegas, et l’itinérance, c’est une cause très associée au maire. Au-delà des beaux discours et des appels à l’apaisement, nous voulions poser un geste et permettre aux gens aussi de participer à un mouvement qui a un effet concret. »


Le maire et son équipe avaient d’emblée l’instinct que leur idée allait faire mouche. « Le maire, à la base, c’est un instinctif. Quand tout le monde s’entend pour dire que nous tenons une bonne idée, généralement c’est parce que c’est une bonne idée. C’était l’impression qui se dégageait au sein de l’équipe quand nous avons convenu de la réponse à donner. »


Un ras-le-bol face au manque de respect

L’élan de générosité suscité par l’invitation du maire a « largement dépassé » les attentes initiales. En moins d’une semaine, Lauberivière a recueilli plus de 143 000 $ en dons venus de tous les coins du Québec. La campagne a aussi profité d’une controverse provoquée par le morning man de Radio X, Dominic Maurais, adepte de la polémique et des créations par intelligence artificielle sur Facebook.


Ce dernier avait publié, au cours de la dernière fin de semaine, une tuque à l’effigie du maire de Lévis, Steven Blaney, avec le message « Kiss me, I am an idiot » (Embrassez-moi, je suis un idiot) inscrit sur le rebord. Cette injure ajoutait encore un peu de venin dans un climat social tendu : le maire a fortement réagi, suivi par l’Union des municipalités du Québec. Ces sorties ont « donné du gaz » à la campagne et c’est à partir de ce moment-là que les dons ont réellement afflué — et depuis bien plus loin que les limites de la capitale.


« C’était une tempête parfaite, expliquent aujourd’hui les sources du Devoir. Tout concordait pour inciter les gens à poser un beau geste. L’apaisement, d’habitude, mobilise moins que la colère et la haine. Cette fois-ci, par contre, nous avons senti qu’il y avait un appétit dans la population pour un climat social plus sain. Notre campagne nous dépasse largement — parce qu’elle est devenue une soupape où la majorité silencieuse vient exprimer son ras-le-bol face au manque de respect. »


Article intitulé

Les coulisses de la guerre des tuques et d’une campagne de dons de 143 000 dollars $ à Québec

Sébastien Tanguay

Le Devoir

Le 30 octobre 2026

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31 octobre 2026

Mi-mandat aux USA - 48 millions d’électeurs ont déjà voté



« (Washington) Un nombre record de 47,9 millions d’Américains ont déjà voté pour les élections de mi-mandat, avec une forte hausse de la participation dans plusieurs États clés et davantage d’électeurs démocrates que républicains parmi les votants, selon des chiffres publiés vendredi.


L’Election Lab de l’Université de Floride a recensé 47 922 669 votes anticipés à l’échelle nationale à la mi-journée, dépassant le précédent record pour des « midterms », établi à 45,9 millions de votes avant le scrutin de 2022.


Cette année-là, 226 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales aux États-Unis, selon des données fédérales.


Les élections se tiendront mardi, mais il est déjà possible de voter par anticipation.


La hausse constatée cette année est particulièrement marquée dans les États où se déroulent des élections sénatoriales très disputées.


Au Texas, où le candidat démocrate au Sénat James Talarico espère mettre fin à trois décennies de domination républicaine, plus de six millions de personnes avaient déjà voté par anticipation mercredi, selon les chiffres officiels. La participation en personne était supérieure d’environ 50 % à celle enregistrée au même stade en 2022.


La participation était également en hausse en Caroline du Nord et du Sud. Au Kansas, où le sénateur républicain Roger Marshall est en difficulté, le nombre de bulletins de vote anticipé était supérieur d’environ deux tiers par rapport à 2022 la semaine dernière, selon les autorités locales.


Dans les États qui recensent l’affiliation politique des électeurs, les démocrates représentent une part nettement plus importante des votants anticipés que les républicains : environ 44 %, contre 31 % pour les républicains et 25 % pour les électeurs sans affiliation politique ou inscrits auprès de petits partis, selon l’Election Lab.


L’organisation a également relevé une hausse de la participation des électeurs noirs et hispaniques dans les États qui publient des données sur l’origine ethnique des votants.


Les experts mettent toutefois en garde contre toute interprétation de ces chiffres comme une indication du résultat du scrutin.


L’affiliation politique d’un électeur ne permet pas de savoir pour quel candidat il a voté, et des dizaines de millions d’Américains supplémentaires se rendront aux urnes mardi.


Lors des dernières élections, les républicains ont eu tendance à voter davantage le jour du scrutin, ce qui pourrait réduire, voire inverser, l’avance des démocrates. Par ailleurs, une participation plus importante lors du vote anticipé ne signifie pas nécessairement une hausse de la participation globale.


Trump en Iowa et au Kansas

Fébrilité électorale ? Volonté, à 80 ans, de prouver son énergie ? Donald Trump animera finalement dimanche des rassemblements qu’il venait d’annuler, dans la dernière ligne droite de la campagne pour les élections de mi-mandat, mal engagées pour son camp républicain.


Le président américain se rendra en Iowa et au Kansas, des terres conservatrices où les scrutins du 3 novembre s’annoncent beaucoup plus difficiles que prévu pour les républicains, a indiqué vendredi à l’AFP une source proche de la campagne.


« Les rassemblements sont à nouveau au programme. Le président Trump aime ses partisans », a dit cette source.


Il en tient un autre vendredi en Floride, prévu depuis un moment et qui n’a jamais été remis en cause.


Jeudi, le Parti républicain avait assuré que les perspectives électorales étaient bonnes en Iowa et au Kansas, et qu’un déplacement de Donald Trump ne se justifiait donc pas. Le raisonnement était qu’il serait plus efficace pour le dirigeant de multiplier les participations à des rassemblements en ligne.


Interrogé jeudi par un journaliste qui lui demandait s’il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, le président américain, coutumier des attaques contre la presse, avait répondu avec une agressivité encore plus marquée que d’habitude. »


Article intitulé

Un record de 48 millions d’électeurs ont déjà voté

Agence France-Presse

La Presse

le 30 octobre 2026, 15 h 14

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