28 mars 2026

De bonnes nouvelles, enfin !



Voici six bonnes nouvelles que vous avez peut-être ratées.

1. Faire le plein est extrêmement bon marché

« Vous croyez que je blague ? Voyez plutôt : en 2008, le prix à la pompe à Montréal était de 1,51 $ le litre, un record qui déclenchait des crises de bacon chez les automobilistes à l’époque. Si le prix avait tout simplement suivi l’inflation, il serait de 2,23 $ aujourd’hui. Or, cette semaine, il était de 1,78 $ le litre à Montréal. Une réduction de 20 % en 18 ans.

« Sans compter le fait que les Québécois se sont enrichis : le pouvoir d’achat a grimpé d’environ 20 % en termes réels (après inflation) depuis 2008, selon l’Institut de la statistique du Québec.

« Donc 1,78 $, c’est de la petite bière : il faudrait que le prix atteigne 2,68 $ le litre pour représenter la même « douleur » pour le portefeuille qu’en 2008. Un prix assuré de provoquer des angines de poitrine, et pas dans le sens des musiciens picotés.

« Tanné de payer de l’essence ? De mon côté, je me réjouis chaque jour un peu plus d’avoir opté pour un véhicule électrique d’occasion en janvier1. Nos coûts en énergie sont d’environ 20 $ par mois – et Trump et ses idées de génie n’ont aucune emprise sur l’électricité québécoise. 

2. Le solaire et l’éolien avant le charbon

« Parlant d’énergie, une autre bonne nouvelle : pour la première fois, la part de l’électricité dans le monde issue de ressources renouvelables comme le solaire et l’éolien dépasse celle produite par des centrales au charbon. C’est le résultat d’une analyse du groupe Ember pour les six premiers mois de 2025. Pour cette période, la production d’énergie solaire a augmenté de près de 33 % par rapport à l’année précédente. L’énergie solaire, notamment en Inde et en Chine, a ainsi permis de couvrir 83 % de la hausse de la demande en électricité dans le monde durant cette période.

3. Votre utilisation de ChatGPT ne détruira probablement pas la planète

« Il y a des sujets comme ça qui s’emparent de l’inconscient collectif et ne lâchent pas le morceau. La consommation d’énergie de l’IA générative est l’un d’eux. Pas une semaine ne passe sans qu’on ne s’alarme de la quantité d’électricité consommée par l’IA. Certains évitent même de l’utiliser par souci environnemental.

« Or, dans son nouveau livre – un succès en librairie – Clearing the Air, la chercheuse Hannah Ritchie, de l’Université d’Oxford, calcule que poser 100 questions à ChatGPT nécessite la même quantité d’électricité que de regarder 20 minutes de vidéo sur l’internet. Sa conclusion : utiliser les transports en commun ou un véhicule électrique, moins prendre l’avion et diminuer sa consommation de viande rouge sont des décisions beaucoup plus importantes pour diminuer nos émissions qu’utiliser ou non ChatGPT.

4. Les microplastiques ne sont peut-être pas partout dans notre corps après tout

« Vous connaissez les microplastiques ? Ces contaminants microscopiques qui sont partout dans le corps humain, du cerveau au placenta ? Eh bien, il semblerait que les recherches scientifiques qui signalaient la présence de ces contaminants aient été mal conçues.

« Une analyse récente du quotidien The Guardian2 a mis en doute les conclusions de huit études phares sur la question. « Les chercheurs n’avaient pas pris en compte le fait que certains tissus humains peuvent produire des mesures facilement confondues avec le signal émis par les plastiques courants », écrit la publication. Un chercheur a qualifié les concentrations de particules de plastique rapportées dans le corps humain dans certaines études de « complètement irréalistes ».

« Le Guardian conclut que la gestion des déchets de plastique dans l’environnement est sans douteun problème plus pressant actuellement.

5. La pollution plastique est un problème d’argent

« Parlant de plastique, les citoyens des pays riches génèrent 63 kg de déchets plastiques par année. De ce nombre, à peine 0,1 kg se retrouve dans l’environnement. Les citoyens des pays à faible revenu, en revanche, ne génèrent que 16 kg de déchets plastiques, mais 10 kg se retrouvent dans l’environnement.

« La solution à la pollution plastique mondiale est d’aider les pays à faible et moyen revenu à mettre en place des systèmes de collection de déchets qui font cruellement défaut. Selon Our World in Data, une amélioration de la gestion des déchets dans ces pays pourrait réduire la pollution plastique mondiale de 98 %3. Chaque dollar dépensé pour la gestion des déchets dans un pays à faible ou moyen revenu permet de prévenir environ 25 000 fois plus de pollution plastique que le même dollar dépensé dans un pays riche.

6. Les sept magnifiques ne brillent plus

« L’an dernier, tout le monde s’inquiétait de la concentration du marché américain dans une poignée de sociétés de technologie gigantesques appelées les « sept magnifiques ». Or, depuis le début de 2026, les sept magnifiques ne brillent plus, comme le montre le tableau suivant. (voir le tableau en suivant le lien de cet article)

https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2026-03-22/l-argent-et-le-bonheur/bonne-nouvelle-faire-le-plein-est-extremement-bon-marche.php

Article intitulé
Bonne nouvelle, faire le plein est extrêmement bon marché
Nicolas Bérubé
La Presse
le 28 mars 2026

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