Les commentaires aux éditoriaux des journaux québécois sont souvent des résumés écrits par des passionnés de politique et passionnants à lire pour la lectrice que je suis. En voici un commentant l’éditorial du Devoir signé Brian Myles publié hier et intitulé Pétrole contre mollahs.
Foi, famille et football maintenant remplacé par gloire, cercueils et pétrole
«L’administration Trump, fidèle à sa stratégie de « pression maximale », a opté pour une rupture brutale avec le régime de Téhéran, espérant le contraindre rapidement. Mais cette approche s’est retournée contre elle : le conflit s’annonce long et difficile, et les États-désUnis pourraient en sortir affaiblis, à l’instar du Vietnam, de l’Irak, de l’Afghanistan, et désormais de l’Iran. Disons aussi que la Libye et la Syrie ne sont pas des chefs-d’œuvre américains.
« Ce qui reste à calculer désormais, c’est le nombre de soldats américains qui reviendront dans des cercueils, illustrant le coût humain de cette politique. Les Américains vont attaquer la région du détroit d’Ormuz et là, attachez votre tuque avec de la broche. Le détroit d’Ormuz, sera le boulevard des illusions américaines.
« Deux semaines supplémentaires de ce même scénario et la dépendance économique se fera cruellement sentir. Les perturbations toucheront l’ensemble de la société, mais ce sont les plus pauvres qui en subiront le plus lourd fardeau. Hausse des prix, inflation et pénuries fragiliseront les ménages modestes, révélant combien la guerre, même lointaine, frappe d’abord ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face.
« Nos niveaux de vie ont toujours été soutenus par l’énergie, et ce sont les hydrocarbures qui font véritablement tourner l’économie moderne. Sans eux, nos infrastructures, nos transports et notre production industrielle s’effondreraient, nous replongeant dans des conditions proches du Moyen Âge. La prospérité contemporaine dépend donc intimement de cette énergie, et toute rupture dans son approvisionnement menace directement notre confort et notre développement.
« La guerre reste une aberration, au coût humain et matériel exorbitant. Elle nourrit l’illusion de la victoire et révèle l’échec du dialogue. La violence détruit plus qu’elle ne construit, les promesses de gloire cachent la souffrance, et l’abandon de la diplomatie ouvre la voie à la tragédie et au chaos.»
Cyril Dionne
abonné au Devoir
le 14 mars 2026, 00h38
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