« Un banquier est devenu premier ministre du Canada. Il trouve qu’il n’y a pas assez de vagues de chaleur extrême, d’incendies de forêt, de perturbations agricoles, d’inondations et la montée du niveau des mers n’existe pas, selon lui. Alors, il multiplie les grands « projets d’intérêt national » pour faire du pays un « Canada fort » avec l’aide de l’Alberta.
« L’Alberta veut extraire du pétrole avec le moins de réglementation imposée par Ottawa possible, sans trop se soucier des conséquences pour la planète et avec l’appui du premier ministre.
« La promesse de mettre fin au financement public de ce secteur polluant a disparu de la plateforme libérale. Ottawa a versé 10 milliards en aide à l’industrie fossile en 2025. Il faut développer à toute vapeur le secteur pétrogazier en puisant l’argent à même les fonds publics.
« Le premier ministre a accepté de lancer le chantier d’un nouveau pipeline vers la côte du Pacifique, mais sans le privé. Une réforme du système d’approbation fédérale facilite la vie des promoteurs. Qui va payer ? Mais c’est nous… Qu’on le veuille ou non.
« En 2025, dans une décision historique à La Haye, aux Pays-Bas, la Cour internationale de justice a déterminé que les États avaient l’obligation, en vertu du droit international, de lutter contre les changements climatiques.
« Comment en est-on arrivé à oublier que les énergies fossiles sont source de 75 % des gaz à effet de serre qui causent les changements climatiques ?
« Mark Carney veut assurer la prospérité des familles canadiennes, et quand la planète brûlera, quand les villes et les territoires agricoles seront sous l’eau, ça coûtera encore plus cher à la population que la lutte contre les changements climatiques ! Mark Carney décide d’injecter des milliards dans le pétrole et le gaz, ainsi, le pays sera au « menu » des pétrolières…»
Lettre d’opinion intitulée
Un Canada fort !
Gemma Gauthier
Le Devoir
le 8 juillet 2026

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