28 octobre 2026

À quoi s’attendre après les élections législatives en Israël ?


Le bloc d’opposition en Israël et le camp du premier ministre sortant, Benjamin Nétanyahou, seraient à égalité, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes et publiés tard mardi. Plus tôt dans la journée, des sondages donnaient l’avance à la coalition formée par l’ex-chef d’état-major Gadi Eisenkot, du parti centriste Yashar. Les résultats finaux pourraient prendre plusieurs jours avant d’être confirmés. Le Devoir fait le point.

« Signe de l’importance de l’enjeu, le taux de participation dépassait les 77,7 % à 22 h, un record. Ce rendez-vous électoral — le premier depuis l’attentat du Hamas du 7 octobre 2023, dans un pays profondément polarisé et engagé dans plusieurs guerres régionales — a pris des airs de référendum sur la gouvernance de Nétanyahou. Les négociations sont maintenant ouvertes pour tenter de former une coalition gouvernementale.


S’agit-il de l’élection la plus importante depuis la création de l’État d’Israël ?

Oui, répondent tour à tour Gideon Rahat, professeur de science politique à l’Université hébraïque de Jérusalem, et Yael Shomer, professeure de science politique à l’Université de Tel-Aviv.


« Beaucoup d’Israéliens estiment que l’enjeu [de ces élections] va bien au-delà de la simple question de savoir qui va former la coalition […]. La question est ici plutôt de savoir quel sera notre avenir et dans quelle direction nous allons nous diriger », relève Yael Shomer.


Il s’agit de savoir si l’État d’Israël sera un État juif, fondé sur une démocratie libérale, ou un État juif religieux avec une assise autoritaire, résume-t-elle.


Pour Gideon Rahat, c’est l’existence même de l’État d’Israël tel qu’il a été réfléchi par ses fondateurs qui est en jeu. « Les institutions, le monopole de la force, les valeurs de l’État d’Israël telles qu’elles apparaissent dans la Déclaration d’indépendance sont menacés par la coalition de Nétanyahou », affirme-t-il.


Quand saura-t-on qui formera le prochain gouvernement ?

Les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes donnaient le bloc d’opposition gagnant avec 53 sièges (dont 23 pour le parti Yashar de Gadi Eisenkot) contre 50 sièges pour la coalition de droite et d’extrême droite de Nétanyahou (dont 25 pour le Likoud). Selon ces projections, les partis arabes mettraient la main sur 17 sièges, un record.


Les résultats finaux seront publiés dans un délai maximal de huit jours. Les 120 sièges de la Knesset sont répartis proportionnellement entre les partis ayant remporté au moins 3,25 % des suffrages.


Puisqu’aucun parti n’a remporté les 61 sièges requis pour former la majorité, un jeu de négociation va s’enclencher pour tenter de former une coalition gouvernementale. « Ça peut prendre des mois », relève Yael Shomer.


Quels changements pourraient survenir dans la politique israélienne ?

Plusieurs scénarios sont possibles. Le bloc d’opposition à Nétanyahou, avec Gadi Eisenkot à sa tête, devrait tenter de former une coalition. « S’il réussit, ce sera probablement un gouvernement minoritaire puisque certains partis de ce bloc ont déclaré qu’ils ne voulaient pas s’allier à des partis arabes », analyse la professeure.

Un appui à la carte des partis arabes pourrait néanmoins permettre à cette coalition de survivre. La coalition de Nétanyahou pourrait aussi chercher des appuis pour tenter de gouverner. « Une autre possibilité est ce qu’on appelle un gouvernement d’union nationale » réunissant les partis d’Eisenkot et de Nétanyahou, mentionne Gideon Rahat.


Des transfuges pourraient aussi être recrutés ou de nouvelles élections organisées si aucune coalition ne parvenait à se former et à se maintenir au pouvoir.


Si le bloc d’opposition prenait le pouvoir, une commission d’enquête sur les attentats du 7 octobre 2023 devrait être lancée. « Nous devons nous assurer de comprendre ce qui a provoqué ces événements, ce qui nous a conduits à être aveuglés et à ne pas les voir arriver », pointe Yael Shomer. Nétanyahou s’est toujours opposé à la mise en place d’une telle instance.


Deux lois de la controversée réforme judiciaire du gouvernement Nétanyahou — sur la nomination des juges et sur le rôle du conseiller juridique du gouvernement — pourraient aussi être abrogées. « Ce sont des institutions censées servir de contrepoids et de mécanismes de contrôle des actions du gouvernement, relève la politologue. […] C’est très dangereux de les politiser. »


De manière générale, si le bloc d’opposition accède au pouvoir, le ton devrait changer, espère Gideon Rahat. « Nétanyahou est populiste et sème la division, alors qu’Eisenkot cherchera à rassembler. »


Quels seront les effets sur la guerre à Gaza et la colonisation de la Cisjordanie ?

L’enjeu de la sécurité a été au cœur de ces élections, « mais la question de Gaza n’a pas été un sujet de campagne, pour aucun des deux camps », rapporte Yael Shomer. Peu de changements sont attendus dans la conduite de la guerre dans le territoire palestinien — peu importe la coalition qui sera portée au pouvoir.


Il est fort probable que la colonisation de la Cisjordanie ne s’arrêtera pas non plus. Mais, si le bloc d’opposition prend le pouvoir, les violences exacerbées des colons pourraient diminuer pour attiser moins de colère internationale, croit Gideon Rahat.


« Si le prochain gouvernement n’inclut pas l’extrême droite, on pourrait s’attendre à un certain degré de pragmatisme », souligne-t-il. »


Article intitulé

Quel avenir pour Israël après les élections législatives ?

Magdaline Boutros

Le Devoir

Le 27 octobre 2026 à 21 h 47

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27 octobre 2026

Élections en Israël - Un scrutin qui s’annonce serré


Benjamin Nétanyahou a de nouveau agité lundi la menace iranienne et le risque pour Israël de se faire « anéantir » en cas de victoire de ses opposants, qui l’ont accusé de jouer un jeu dangereux à des fins électorales, à la veille des législatives.


Les électeurs sont attendus aux urnes mardi à partir de 7 h heure locale (13 h au Québec), pour un scrutin qui s’annonce serré entre le camp du premier ministre et celui formé autour du centriste Gadi Eisenkot.


Et dans cette campagne aux airs de référendum pour ou contre son maintien à la tête du gouvernement, Benjamin Nétanyahou a multiplié jusqu’au bout les propos alarmistes.


« C’est un moment décisif pour l’avenir de l’État, car nous avons des ennemis qui veulent nous anéantir », a-t-il lancé lundi en fin de journée.


La veille, il avait posté sur X une image apocalyptique d’un champignon atomique semblant engloutir Tel-Aviv, puis évoqué des « informations des services de renseignement » laissant entendre que Téhéran pourrait tenter de perturber l’élection.


La chaîne 12 israélienne a rapporté peu après que le chef de l’armée Eyal Zamir avait exigé « une discussion approfondie » avec Benjamin Nétanyahou après avoir reçu des directives pour une opération « susceptible de mener à un conflit avec l’Iran ».


« Finir le travail »

Qualifiant cette confrontation d’« inédite », le média a précisé que la publication de cette information avait été autorisée par la censure militaire, renforçant l’impression que l’armée voulait faire connaître au public ses réticences.


Le ministre de la Défense a volé au secours de Benjamin Nétanyahou — qui avait déjà démenti ces informations — en dénonçant des accusations « mensongères ».

« J’affirme de manière catégorique qu’il n’y a eu aucune intention de la part d’Israël d’initier une attaque contre l’Iran avant les élections », a déclaré Israël Katz sur X.


Sans convaincre le camp anti-Nétanyahou.


Ancien chef de l’armée, Gadi Eisenkot a mis son rival en garde : « N’essaie même pas de placer tes intérêts politiques au-dessus de la sécurité de l’État », a-t-il écrit sur X, s’opposant à ce que l’armée soit instrumentalisée par Benjamin Nétanyahou dans sa « campagne pour sa survie ».


Le premier ministre dépeint depuis des mois ce candidat qui menace de le détrôner comme un danger pour l’avenir d’Israël, assurant notamment qu’il permettra la création d’un État palestinien — rejeté par Gadi Eisenkot — et formera une coalition avec les partis arabes israéliens.


« Gadi Eisenkot ne frappera pas l’Iran », a aussi affirmé lundi Benjamin Nétanyahou, qui tente de convaincre qu’il est le seul à pouvoir « finir le travail » face à Téhéran, contre qui il a mené deux guerres en deux ans, avec les États-Unis.


« Trop de dégâts »

M. Nétanyahou, qui a de nouveau reçu le soutien du président Donald Trump, a ciblé la République islamique à répétition ces derniers jours. Mercredi, il avait déjà affirmé que « renverser » le pouvoir iranien était le seul moyen d’éliminer la menace posée selon lui par Téhéran.


Dans sa publication, la chaîne 12 cite des sources anonymes au sein de l’armée disant craindre que le premier ministre se serve de « la question iranienne pour obtenir un élan politique ».

Les propos de la chaîne ont poussé son ancien ministre de la Défense et désormais adversaire, Avigdor Liberman, à exiger une enquête pour « trahison » contre le premier ministre, prêt selon lui « à sacrifier des vies de soldats car il a peur d’une défaite électorale ».


M. Nétanyahou « a perdu les pédales », a aussi cinglé le chef actuel de l’opposition, Yaïr Lapid.


L’Iran a de son côté assuré que le résultat du scrutin ne ferait aucune différence pour la République islamique.


« Peu importe pour nous qui, lors de ces élections, prend la tête d’un régime qui n’a apporté que violence et massacres à notre région », a déclaré le porte-parole de sa diplomatie.


À la veille de l’élection, Or Horning, habitant de Tel-Aviv, dit espérer le départ du premier ministre, qualifiant les trois dernières années après les attaques du Hamas le 7 octobre de « chaos total ».


« Je pense qu’il est au pouvoir depuis trop longtemps et qu’il a fait trop de dégâts », tant sur le plan intérieur qu’à l’étranger, dit à l’AFP cet employé du secteur technologique de 39 ans. « Son heure est venue ».


Article intitulé

Nétanyahou accusé par ses opposants de jouer un jeu dangereux avec l’Iran

Agence France-Presse à Jérusalem

Le Devoir

Le 26 octobre 2026, 16 h 10

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26 octobre 2026

Gâteau Reine-Élizabeth allégé de Caty


La présence de la carotte et de la courgette râpées permet d’alléger ce gâteau tout en le conservant  tendre et moelleux, comme il se doit. Un classique hyper délicieux, un peu plus long à préparer que mes desserts habituels, mais qui crée plus de portions de manière à faire durer le plaisir.

Ingrédients pour 12 portions

1 tasse de dattes séchées, hachées grossièrement

1 tasse d’eau 

1 c. à thé de bicarbonate de soude 

1 1/2 tasse de farine tout usage

1 c. à thé de poudre à lever 

1/4 c. à thé de sel

1/4 tasse d’huile de pépins de raisin au autre huile végétale (au lieu de beurre)

1/2 tasse de cassonade (au lieu de 3/4 tasse)

1 oeuf 

1 belle carotte, râpée, environ 1 tasse

1 courgette moyenne, râpée et essorée, environ 1 tasse


Glaçage (j’ai légèrement réduit le sucre)

1/3 tasse de noix de Grenoble, hachées grossièrement

1/3 tasse de cassonade 

1/3 de tasse de noix de coco non sucrée

2 c. à soupe de beurre


La cuisson se fait dans un four préchauffé à 375 °F (190 °C) et dure entre 35 et 40 minutes.


1. Dans une petite casserole, porter à ébullition les dattes avec l’eau chaude et le bicarbonate de soude. Laisser mijoter 1 minute. Retirer du feu et laisser refroidir.


2. Dans un petit bol, mélanger la farine avec la poudre à pâte et le sel. Réserver


3. Dans un grand bol, à l’aide du batteur électrique, fouetter l’huile avec la cassonade jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse. Incorporer l’oeuf, puis la préparation aux dattes refroidie et fouetter de nouveau jusqu'à consistance lisse.


4. Incorporer graduellement le mélange d’ingrédients secs en alternant avec les carottes et les courgettes râpées.


5. Beurrer un moule à charnière de 20 cm (8 po) et placer un papier parchemin sur le fond, puis y verser la pâte.


6. Cuire au four entre de 35 à 40 minutes, jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre.


Glaçage

1. Dans une petite casserole, mélanger les ingrédients du glaçage. Chauffer 3 minutes sur feu moyen et laisser tiédir.


2. Étendre sur le gâteau. Remettre le gâteau au four et allumer le gril 2 ou 3 minutes en surveillant.


Tiré du fascicule Gâteaux, biscuits et carrés, Les plaisirs gourmands de Caty, Éditions Pratico-Pratiques.





Une victoire pour la gauche au Brésil - Lula réélu !

 



« (Rio de Janeiro) Le président brésilien de gauche Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu dimanche, décrochant un quatrième mandat inédit, mais son rival conservateur Flávio Bolsonaro a annoncé son intention de faire annuler le scrutin.


Le Brésil n’a finalement pas viré à droite comme l’Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain, Donald Trump. Il reste l’un des rares bastions progressistes en Amérique latine.


Avec près de 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro, le vétéran de presque 81 ans a déjoué tous les pronostics.


Il avait été devancé au premier tour par le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).


Les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie », a déclaré Lula depuis la mégalopole São Paulo.


Bolsonaro père purge en résidence surveillée une peine de 27 ans de prison, pour avoir cherché à s’accrocher au pouvoir après sa réélection manquée en 2022.


« Magouille »

Pour son quatrième mandat, la marge de manœuvre du chef de l’État s’annonce cependant limitée après le raz-de-marée conservateur aux législatives il y a trois semaines.


La campagne a montré combien le pays reste divisé, et une querelle judiciaire a même perturbé la journée électorale.


Sur décision d’un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures.

L’équipe de Lula avait déposé un recours en dénonçant le fait que des électeurs avaient été empêchés de voter car des bus avaient été retirés de la circulation dans certaines villes, notamment dans son fief du Nord-Est.


« Il est impossible de reconnaître les élections », a dénoncé Flávio Bolsonaro, visage fermé. Depuis Brasília, il a fustigé une « magouille », jugeant que le scrutin s’est déroulé de façon « inacceptable ».


Selon lui, « beaucoup de choses restent à éclaircir » après la prolongation inédite des opérations de vote.

« Victoire historique »

C’est la première fois qu’un candidat parvient à renverser la vapeur au second tour depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985).


Lula est apparu dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, sautant de joie avec des lunettes rouges en forme d’étoile.


À l’annonce du résultat, une foule de sympathisants a aussi laissé éclater sa joie, notamment sur l’emblématique avenue Paulista de São Paulo et dans le centre-ville de Rio de Janeiro, où des feux d’artifice ont été tirés.


« Je suis très émue. C’est une victoire historique pour le président Lula. Le peuple s’est mobilisé, s’est uni », dit à l’AFP Mariana Andrade, avocate de 33 ans à Rio.


« C’est surréaliste, c’est encore plus fort que le foot. Mon équipe a perdu cette semaine, mais là c’est incomparable, c’est notre vie, tout le monde uni pour une cause », exulte Paulo Nascimento, commerçant de 41 ans dans la capitale.


Meta dans la mêlée

Du point de vue personnel, la réélection de Lula est le couronnement d’une trajectoire hors du commun. Et un ultime pied de nez au destin pour l’ancien gamin pauvre du Pernambouc.


Il détenait déjà un record : aucun président démocratiquement élu n’a dirigé aussi longtemps le Brésil.


Celui qui est déjà un des dirigeants les plus âgés au monde aura 85 ans au terme de son dernier mandat en 2030. Il totalisera ainsi 16 années au pouvoir, après un premier passage à la présidence de 2003 à 2010.


Lula a conjuré l’usure du temps et une lassitude très forte à l’égard de son Parti des travailleurs (PT).


Le PT reste associé par beaucoup aux scandales qui l’ont abîmé dans les années 2000.


Son leader lui-même a connu l’opprobre d’une condamnation pour corruption qui lui a valu 580 jours en prison en 2018-2019, avant d’être annulée pour motifs de procédure.


Durant sa campagne, Lula a brandi l’étendard de la souveraineté, face aux pressions commerciales et diplomatiques des États-Unis.


Mais c’est Meta qui, dans les derniers jours, a été la cible des attaques de la gauche.


La maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram a été accusée par l’équipe de Lula d’« ingérence » et de favoriser Flávio Bolsonaro sur ses plateformes. Dimanche soir, Lula a promis de « réguler » les réseaux sociaux.


Le géant américain de la tech a nié tout parti pris, mais reconnu des « problèmes techniques » ayant pénalisé la campagne de la gauche sur ses plateformes.


Article intitulé

Lula réélu pour un quatrième mandat

Eugenia Logiuratto et David Salaza à Sao Paulo

Agence France-Presse

La Presse

le 25 octobre à 23 h 05

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