28 mai 2026

Russie - «Aucun virus dans le monde ne se répand aussi vite que celui de la violence.»

« Lorsqu’une enseignante a voulu réveiller en classe son élève endormi, il a marmonné « tu vas le regretter », avant de l’agresser. Selon des experts, la multiplication des violences en milieu scolaire en Russie peut s’expliquer par l’environnement militarisé lié à la guerre en Ukraine.


« Après lui avoir pressé sur la gorge un scalpel médical à la fin du cours, faisant couler le sang, l’adolescent de 16 ans lui a dit : « La prochaine fois, je te poignarde », raconte à l’Agence France-Presse (AFP) cette enseignante d’une école du nord-ouest de la Russie, sous le couvert de l’anonymat.


« Depuis le début de l’année, 14 attaques ont déjà été enregistrées, contre 15 pour toute l’année 2025.


« Près de la moitié des incidents (48 %) répertoriés ces 25 dernières années se sont produits après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, selon un décompte du média indépendant Novaïa Gazeta.


« C’est un adolescent qui tire au pistolet à air comprimé sur une école primaire de la région méridionale de Krasnodar ; c’est un enseignant poignardé à mort; c’est une jeune fille qui met le feu à une salle de classe avant d’attaquer ses camarades avec un marteau en Sibérie…


« D’après un représentant du ministère russe de l’Intérieur en avril, « dans la plupart des cas, les adolescents ont agi sous l’influence négative de tiers et de l’espace informationnel ».


« Des experts indépendants estiment, eux, qu’un climat de harcèlement et un désir de vengeance sont les motifs principaux dans le cas d’attaques ciblées. À cela s’ajoutent, selon eux, les conséquences accrues de l’offensive russe contre l’Ukraine.


« Virus »

« Certains adolescents ont revêtu des vêtements militaires avant de commettre leurs attaques.


« C’est un signe que la guerre pénètre de plus en plus les esprits des enfants », estime Iouri Lapchine, ex-chef d’un service psychologique dans une école moscovite et aujourd’hui exilé en France. « Plus ils absorbent cette propagande dans leur enfance, plus la guerre sera intégrée dans leur vie lorsqu’ils grandissent », ajoute-t-il.


« Les autorités russes imposent l’offensive en Ukraine dans la vie scolaire par l’intermédiaire de groupes de jeunesse patriotiques, d’interventions d’anciens combattants et d’autres activités militaristes.


« Aucun virus dans le monde ne se répand aussi vite que celui de la violence », affirme Olga Jouravskaïa, qui collecte des fonds pour le projet antiharcèlement Travli NET.


 « Nous disons aux enfants de bie « n se traiter entre eux à l’école, souligne-t-elle, mais s’ils grandissent en sachant qu’ils risquent de finir en zone de guerre et de mourir, cela peut aussi affecter la manière dont ils se voient et envisagent leur futur. »


« L’enseignante du nord-ouest agressée au scalpel avait demandé une formation après des attaques dans trois écoles du pays en une semaine. En vain


« L’adolescent qui l’a blessée et menacée a accepté de quitter l’établissement et la directrice a exhorté l’enseignante à ne pas signaler l’incident à la police.


« Des caméras et des détecteurs de métaux ont été installés. Ses collègues lui ont conseillé de ne pas faire plus de vagues, pour qu’elle conserve son poste. 


« Et s’il revient ? »

« L’efficacité des réponses des établissements est inégale.


« Des exercices antiterroristes, parfois surprises, ont été introduits, dont le scénario d’une attaque de drone, d’explosifs, et d’attaquants armés.


« Des élèves et leurs professeurs barricadent alors leurs classes avec des bureaux et se cachent dans les coins. Parfois, un enseignant joue le rôle d’un assaillant.


« Des employés ont aussi indiqué à l’AFP qu’on leur avait demandé de tenir leurs élèves davantage à l’œil, notamment sur les réseaux sociaux.


« Mais pour Iouri Lapchine, une telle approche est contestable. « Le profilage ne fonctionne pas », affirme-t-il, ajoutant que les équipes éducatives auraient besoin de beaucoup de temps libre pour pouvoir remarquer les élèves isolés, harcelés et en détresse.


« Plusieurs enseignants, sous couvert de l’anonymat, ont confié à l’AFP avoir peur.


« Une professeure d’histoire dans une petite ville de Sibérie, d’où de nombreux hommes sont partis combattre en Ukraine, constate une agressivité croissante chez ses élèves.


« Un autre, qui enseigne la physique dans la région de Moscou, affirme que certains collègues évitent de donner de mauvaises notes par peur de représailles.

« Et s’il revient avec une arme ? » demandent-ils.


« L’enseignante agressée au scalpel a peur que son ancien élève ne l’attende en dehors de l’établissement.


« La police ne considère pas les faits comme suffisants pour ouvrir une enquête criminelle.


« Comme ils disent : “Revenez quand vous serez morte.” »


Article intitulé

En Russie, la violence à l’école explose sur fond de guerre en Ukraine

Agence France-Presse à Varsovie

Le Devoir

publié le 26 mai 2026

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27 mai 2026

Escalopes de poulet croustillantes, façon Moyen-Orient +

Une façon pratique de rendre le poulet croustillant et délicieux consiste à utiliser de la chapelure mêlée à du zaatar, un mélange de graines de sésame, de thym séché, de sel et de zeste de citron, denrées que l’on a la plupart du temps dans ses armoires, voir la recette du zaatar ci-dessous. Le reste, tremper le poulet dans l’oeuf avant de le presser dans cette chapelure, une méthode qui continue de faire ses preuves, le rend tout simplement savoureux.


Ingrédients pour deux

1 poitrine de poulet de 300 g environ

1 œuf battu légèrement

1/2 tasse de panko (chapelure japonaise)

3 c. à soupe de zaatar maison ou, comme moi, du commerce, mais avec ajout de zeste de citron et de thym séché

2 ou 3 c. à soupe d’huile d’olive

Sel et poivre au goût


1. Déposer la poitrine de poulet sur une planche à découper et la trancher en 2 ou 3 escalopes. Les recouvrir d’un morceau de papier ciré et à l’aide d’un rouleau à pâtisserie ou d’un maillet, aplatir légèrement les escalopes. Saler et poivrer les escalopes de chaque côté.


2. Dans une assiette creuse, battre l’œuf avec 1 c. à soupe d’eau. Dans une grande assiette, mélanger le panko avec le zaatar. Tremper chaque escalope dans l’œuf, puis la presser dans le panko pour l’enrober de chaque côté. Déposer celles-ci dans une autre assiette.


3. Dans un grand poêlon antiadhésif, sur feu moyen-vif, chauffer l’huile d’olive. Déposer les escalopes dans l’huile chaude et les faire dorer jusqu’à ce qu’elles soient cuites, de 4 à 8 minutes de chaque côté. Transférer les poitrines de poulet dans une assiette tapissée d’essuie-tout pour éponger le surplus de gras. 


Servies ici avec un taboulé, auquel j’ai ajouté quelques petits morceaux de fraises pour remplacer les arilles de grenade de la recette originale.


Zaatar maison: Mélanger 3 c. à soupe de thym séché avec 3 c. à soupe de graines de sésame, 1/2 c. à thé de gros sel et 2 c. à thé de zeste de citron râpé. Donne environ 1/2 tasse.


La recette originale est de Châtelaine,

https://fr.chatelaine.com/recettes/volaille/poulet-croustillant-facon-moyen-orient/






Le privilège de vivre

 



En te levant le matin, 

rappelle-toi combien précieux 

est le privilège de vivre, 

de respirer, 

d'être heureux.


Marc-Aurèle

empereur et philosophe romain

121-180

26 mai 2026

Moyen-Orient - Les États-Unis mènent des frappes de défense contre l’Iran

(Washington) Les États-Unis ont annoncé lundi avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l’Iran, portant un coup au cessez-le-feu malgré d’apparents progrès dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient. 

« Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran ont fait état d’avancées ces derniers jours dans les discussions. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end. 


« Mais les espoirs de paix ont été douchés lundi, d’une part par l’annonce du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d’une intensification de l’offensive de son armée au Liban, puis par une attaque contre l’Iran. 


« Les forces américaines ont mené aujourd’hui des frappes de légitime défense dans le sud de l’Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines », a déclaré le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué. 


« Les médias iraniens ont rapporté que plusieurs fortes explosions avaient été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (16 h 30 heure de l’Est). La télévision d’État a ensuite précisé que la situation était revenue à la normale, ajoutant qu’une enquête était en cours pour déterminer l’origine des bruits. 


« L’armée américaine a précisé « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu » en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis après plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts et secoué l’économie mondiale. 


« Mais le secrétaire d’État américain Marco Rubio a fait savoir qu’un accord avec l’Iran restait possible. Les discussions tournent essentiellement « autour de la formulation précise du texte initial, cela prendra donc quelques jours », a-t-il déclaré lors d’une visite officielle en Inde, sans fournir d’informations sur les dernières frappes. 


« Donald Trump cherche une issue à cette guerre qui a gravement perturbé l’économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. 


« Marco Rubio a soutenu mardi que le détroit rouvrirait « d’une manière ou d’une autre ». Et d’ajouter : « ce qui se passe là-bas est illégal, c’est illégal, c’est insoutenable pour le monde entier ». 


« Les cours du pétrole ont réagi de manière contrastée aux derniers développements, après être repassés sous la barre des 100 dollars lundi. Le WTI perdait 5,2 % mardi matin en Asie, tandis que le baril de Brent prenait 1,8 %.


Question nucléaire

« Les dernières heures avaient été marquées par une nouvelle accélération des échanges diplomatiques. 


« De hauts responsables iraniens, incluant le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi,  se sont rendus lundi à Doha. C’est la première visite de ce type depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins du Golfe. 


« Donald Trump avait déjà tempéré les espoirs d’un accord imminent, disant ne pas vouloir « se précipiter ». 


« Téhéran s’est également montré prudent. « Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions », a commenté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer. » 


« En parallèle, une délégation du Pakistan incluant le médiateur principal dans le conflit et chef de l’armée Asim Munir ainsi que le premier ministre Shehbaz Sharif se trouvait lundi en Chine, pays soutenant les efforts pakistanais pour résoudre la crise. 

« La réouverture du détroit d’Ormuz, verrouillé de facto par l’Iran depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, est un enjeu majeur du conflit. 


« Donald Trump a évoqué samedi un compromis « largement négocié » prévoyant sa réouverture, tandis que l’Iran insiste sur le fait que la question nucléaire ne fait pas partie « à ce stade » du protocole en discussion et qu’elle serait abordée lors de négociations séparées.  


« Lundi soir, le président Trump a aussi mentionné le dossier de l’uranium enrichi iranien, affirmant qu’il serait « soit immédiatement remis aux États-Unis […] et détruit, soit, de préférence, en collaboration et en coordination avec la République islamique d’Iran, détruit sur place ou dans un autre lieu acceptable ». On ignore s’il signifiait par là qu’il s’agissait d’un point de l’accord en discussion. 


Violations au Liban

« Plus tôt lundi, il a aussi semblé faire monter les enjeux d’un éventuel accord de paix. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté dernièrement, affirmant « qu’après tout le travail effectué par les États-Unis […] tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham ». 


« Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Émirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël. Nombre d’États ont jusqu’ici refusé de les imiter, en particulier l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza.


« Sur le front libanais, un autre cessez-le-feu a été conclu depuis le 17 avril, mais Israël et le Hezbollah pro-iranien s’accusent mutuellement de le violer, poursuivant leurs attaques quotidiennes. 


« Benyamin Nétanyahou a affirmé lundi qu’Israël allait « intensifier » son offensive pour « écraser » le Hezbollah, après des dizaines de frappes israéliennes qui ont fait trois morts, selon l’agence nationale d’information libanaise, Ani. 


« Le Hezbollah a revendiqué de son côté une série d’attaques contre trois casernes et un poste militaire dans le nord d’Israël. »


Article intitulé

Les États-Unis frappent l’Iran malgré les progrès des négociations

Les bureaux de Téhéran, Dubaï, Beyrouth et Washington 

Agence France-Presse 

La Presse

le 25 mai 2026, mis à jour à 22 h 32

25 mai 2026

Tarte sans croûte aux amandes +

Cette tarte de paresseuse qui ne requiert pas de pâte à rouler est encore plus rapide à préparer que celles que je fais ordinairement, elle ne contient pas de fruits frais. Elle est pourtant aussi délicieuse que les autres, ses amandes moulues se mélangeant harmonieusement avec les flocons de noix de coco. Un petit dessert peu sucré, sans flafla et vite prêt.

Ingrédients pour six ou huit portions raisonnables 

1/2 de tasse de cassonade   

2 œufs   

1/3 de tasse d’huile végétale, moi pépins de raisin   

1/3 tasse d’amandes moulues finement 

1/3 tasse de flocons de noix de coco non sucrés 

1/3 tasse de farine tout usage  

1 1/2 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte)   

1/8 c. à thé de sel   

1/3 tasse de yogourt nature, moi à la vanille  

1/2 c. à thé d’essence de vanille (omise)


Garnitures 

4 c. à soupe de tranches d’amande 

3 c. à soupe de sucre brut pour garnir 


 La cuisson se fait sur la grille du centre d’un four préchauffé à 350 °F  

(180 °C)  et dure une trentaine de minutes.   


1. Dans un bol moyen, fouetter les œufs avec la cassonade jusqu’à l’obtention d’un mélange lisse et plus pâle. Ajouter l’huile et bien mélanger.   


2. Dans un bol plus petit, réunir les amandes moulues, les flocons de noix de coco et la farine avec la levure chimique et le sel, et bien mélanger. Incorporer à la première préparation d’œufs en alternant avec le yogourt nature et la vanille.   


3. Verser la pâte dans une assiette à tarte profonde bien beurrée et garnir d’amandes tranchées et de sucre brut. 


 4. Enfourner sur la grille du centre et cuire 30 minutes, plus ou moins selon le four.




Guerre en Iran - Aucun accord complet en vue


« À chaque étape, l’Iran a dupé l’incompétent, impulsif et ignorant président des États-Unis.

« Il n’y a pas d’accord « complet » en vue. On reste loin en deçà de ce qu’avait obtenu, en« 2015, patiemment, le fameux traité JCPOA, vitupéré et saboté par Trump. Il s’agit aujourd’hui d’un accord pointu et limité, assorti de manœuvres de relations publiques pour calmer les marchés et éviter que les prix de l’essence ne s’envolent à nouveau (ils ont baissé ces derniers jours).


« Même des sénateurs comme Roger Wicker, républicain du Mississippi, disent aujourd’hui que le président s’est écrasé. Mais non, non : Trump gagne ! Demandez-lui, il vous dira à quel point sa victoire est formidable. »


Extrait de la chronique intitulée

Défaite stratégique des États-Unis

François Brousseau

chroniqueur international

Le Devoir

le 25 mai 2026