03 mars 2026

Poêlée de gnocchis aux saucisses italiennes +


Une succulente trouvaille de Laurence, de l’équipe de Ricardo, qui l’a réalisée sur une plaque à cuisson. Comme les gnocchis cuisent au four à une température élevée, j’ai préféré utiliser un grand poêlon, je n’ai pas de plaque antiadhésive. Cette cuisson rend les gnocchis dorés et fondants et forment une gourmande association avec la chair des saucisses italiennes. La petite sauce aux tomates séchées se fait rapidement, le tout cuit en trente minutes. Je la recommande vivement.

Ingrédients pour deux

1 /2 paquet de gnocchis frais, emballés sous vide de 500 g 

1 oignon rouge, en lamelles

1 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre

4 saucisses italiennes, les membranes retirées, env. 200 g de chair

6 asperges en tronçons, facultatives, mon ajout

1/2 tasse d’eau

3 tomates séchées dans l’huile

1 c. à soupe de concentré de tomate

1 gousse d’ail pressée

Fromage au goût, moi, omis hier

4 c. à thé de pesto du commerce ou maison, divisées

Sel et  poivre au goût


1. Commencer par préparer les gnocchis.  Placer la grille au centre du four.  et préchauffer celui-ci à 425 °F  (220 °C).  Sur une plaque de cuisson antiadhésive ou dans un grand poêlon, enrober les gnocchis et l’oignon de l’huile. Saler légèrement et poivrer.


2. Avec les mains, défaire la chair des saucisses en petites bouchées et déposer celles-ci un peu partout sur le mélange des gnocchis aux oignons. j’ai ajouté des asperges, elles cuisent rapidement et mettent de la verdure. Enfourner le tout et cuire 20 minutes.

3. Entre-temps, dans un bol, mélanger l’eau, les tomates séchées, le concentré de tomates et l’ail. Saler et poivrer et bien mélanger.


4. Retirer le plat de cuisson du four. Y répandre le mélange de tomates séchées un peu partout ainsi que des demi-cuillerées de pesto. Poursuivre la cuisson au four 10 minutes ou jusqu’à ce que la chair des saucisses soit légèrement dorée et que les gnocchis soient tendres tandis que la sauce aura réduit. Servir sans attendre.


Adaptée très librement pour deux, la recette est pour quatre, j’ai préféré omettre le fromage, c’est un plat copieux et riche.


https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/10110/plaque-gnocchis-saucisses-pesto-roquette








Dans l’antichambre d’un nouveau bourbier en Iran ?


« Les États-Unis rejouent-ils le scénario irakien des « armes de destruction massive » dans l’attaque lancée samedi contre l’Iran et le régime des mollahs ? La question se pose dans la foulée de cette offensive qui a conduit à l’assassinat du guide suprême, Ali Khamenei, et que Washington a justifiée par la menace que fait peser la théocratie sur la sécurité nationale américaine.


« Depuis quelques jours, Donald Trump et ses proches conseillers répètent en effet que Téhéran a relancé son programme nucléaire, qui avait pourtant été la cible de raids américain et israélien en juin dernier et qui, selon le populiste à l’époque, avait été « complètement anéanti ». Son régime affirme désormais que l’Iran a suffisamment de matières nucléaires pour fabriquer une bombe « en quelques jours » et développe même des missiles à longue portée bientôt capables d’atteindre les États-Unis.


« Les faits ne permettent pas à ce jour de soutenir ces trois affirmations. Pire, plusieurs rapports, dont un produit l’an dernier par les services américains du renseignement militaire, tendent même à en contester la véracité. La semaine dernière, Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a reconnu qu’il n’existait aucune preuve que les Iraniens enrichissaient du combustible nucléaire, étape pourtant nécessaire pour développer une bombe.


« En 2003, le gouvernement de George W. Bush avait fait entrer les États-Unis dans une deuxième guerre du Golfe en exagérant la menace de l’Irak et de son dictateur, Saddam Hussein. Son gouvernement affirmait que le pays avait cherché à se procurer de l’uranium en Afrique pour développer un programme nucléaire, pourtant abandonné dans les années 1990, en plus de posséder des armes chimiques de destruction massive qui menaçaient, selon lui, la région et la sécurité des Américains.


« Les accusations se sont révélées être des mensonges, qui ont terni la réputation des États-Unis comme celle du chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, porteur de cette propagande, avec une assurance troublante, devant les membres de l’ONU cette année-là.


Faux et usage de faux

« Les déclarations de Donald Trump sur l’Iran me rappellent les stratégies discursives imaginées par George Orwell dans son roman d’anticipation 1984 », résume en entrevue Nicholas J. Cull, spécialiste de la diplomatie publique à l’Université de Californie du Sud. Ce livre raconte un régime autoritaire dont l’emprise sociale repose en grande partie sur une réécriture systématique de la vérité pour la rendre conforme aux volontés du « Grand Frère », guide suprême de cette dystopie. « Comment les États-Unis peuvent-ils avoir simultanément détruit le programme nucléaire iranien l’an dernier et exiger une nouvelle guerre pour le détruire à nouveau cette année ? L’une ou l’autre de ces affirmations, voire les deux, sont forcément fausses. »


«Les racines de l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran sont fragiles, comme en témoignent les nombreuses incohérences et contradictions qui accompagnent depuis plus de 48 heures le discours de la Maison-Blanche et des alliés de Donald Trump sur les objectifs que le pays cherche finalement à atteindre avec ce déploiement de forces.


« Dimanche matin, le sénateur républicain Lindsey Graham, proche du président, a assuré que les États-Unis cherchaient à réduire la menace nucléaire et balistique iranienne, sans pour autant vouloir faire tomber le régime des mollahs.


« Après avoir évoqué en janvier un soutien aux Iraniens pour les aider à sortir de la dictature, dans la foulée de manifestations lourdement réprimées par le régime des mollahs, Donald Trump s’est dit dimanche ouvert à reprendre les discussions avec les dirigeants iraniens actuels pour mettre fin à cette guerre, a-t-il dit dans les pages de The Atlantic.


« Lundi, il a toutefois bombé le torse en affirmant que la « grande vague » de l’offensive américaine sur l’Iran n’avait pas encore été lancée et a laissé entendre qu’il pourrait envoyer des troupes américaines au sol, contredisant ainsi son message initial, celui d’une intervention rapide contre l’Iran pour faire disparaître une menace.


« Le dernier déploiement à grande échelle de troupes américaines au sol remonte à 2003 et au début d’un conflit en Irak dans lequel les Américains se sont en grande partie perdus. Il a fait entrer ce pays du Golfe dans une instabilité toujours présente au début de 2026, selon le Council on Foreign Relations.


Réécrire le pire

« Ironiquement, ce même organisme a révélé en janvier que 88 % des membres d’un groupe de 350 experts en politique, en sécurité et en diplomatie estiment que l’invasion effectuée en Irak en 2003 pour y débusquer des armes de destruction massive a été « la pire décision de politique étrangère américaine de l’histoire du pays ». L’enquête a été menée dans le cadre d’une série d’activités entourant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.


« Recourir à cette même approche dans le cas de l’Iran, même à titre de bluff, me semble d’une folie sans nom », mentionne Nicholas J. Cull, auteur en 2023 d’un essai sur l’importance de la réputation d’un pays en matière de sécurité, et ce, dans un monde de plus en plus dangereux. « Faire pression sur l’Iran actuellement risque surtout de rallier une population, jusque-là divisée par la dissidence, derrière un gouvernement qu’elle déteste par ailleurs. »


« Selon des sources proches de la CIA citées par le Wall Street Journal lundi, la mort de Khamenei pourrait permettre à des extrémistes et tenants de la ligne dure du régime au sein des Gardiens de la révolution, qui contrôlent le pays depuis près de 47 ans, de prendre le pouvoir.


« Les États-Unis ont été admirés pas seulement pour leur puissance, mais pour leurs valeurs, leur culture et leurs politiques perçues comme servant le bien commun à travers le monde, ajoute-t-il. Porter atteinte à cette réputation avec une propagande insensée pour justifier des actions insensées ne peut qu’éroder le leadership américain. »


« Et dans ce contexte, croit-il, Donald Trump vient surtout de s’assurer que l’année des 250 ans de la fondation de son pays « ne soit plus une célébration de cette réputation », comme cela aurait dû être le cas, mais une sorte de « veillée funèbre symbolique » pour se recueillir collectivement sur un passé qu’il vient, avec ses frappes sur l’Iran, de faire mourir. »


Analyse intitulée

Donald Trump dans l’antichambre d’un nouveau  bourbier en Iran ?

Fabien Deglise

Le Devoir

le 3 mars 2026


02 mars 2026

Côtelettes de porc à l’érable +



Un repas savoureux et hyper rapide à réaliser, qui met la table pour une bonne semaine de menus faciles à faire, mais néanmoins délicieux!


Ingrédients pour deux

2 côtelettes de porc, coupe du centre

1 c. à thé d’huile d’olive + 1 c. à thé de beurre


Sauce

1/4 tasse de sirop d’érable

1 c. à soupe de sauce chili

1 c. à soupe de concentré de tomate

1 c. à soupe d’huile d’olive

1/2 tasse de bouillon de poulet, moi, moitié poulet, moitié boeuf

1 1/2 c. à soupe de sauce soya, réduite en sel

1 c. à thé de moutarde de Dijon

Feuilles de coriandre au goût

Sel et poivre au goût


1. Commencer par préparer la sauce. Dans une petite casserole, verser le sirop d’érable, la sauce chili, le concentré de tomate, l’ail, le bouillon de poulet, la sauce soya et la moutarde de Dijon.


2. Porter à ébullition. Diminuer l’intensité du feu et laisser mijoter 5 minutes sur feu doux.


3. Dans un poêlon moyen, faire fondre le beurre dans l’huile sur feu moyen-vif. Faire dorer les côtelettes 1 minute de chaque côté. Verser la sauce sur les côtellettes et porter à ébullition.


4. Laisser mijoter  sur feu doux 10 minutes ou jusqu’à ce que les côtelettes soient tendres et que la sauce ait réduit de moitié.


Servies hier avec un reste de riz et des courgettes poêlées


La recette originale est pour quatre,

https://www.5ingredients15minutes.com/fr/recettes/plats-principaux/porc/cotelettes-de-porc-erable-et-ail/





Faut-il assassiner les tyrans ?




« Devant les fleuves de sang versés par ce régime d’assassins, aurait-il fallu attendre encore un an ? Dix ans ?


« L’éradication violente du régime des mollahs iraniens est un évènement qui ne fera pleurer personne, comme on dit partout. C’est une nécessité politique, humanitaire et, j’oserais dire, légitime juridiquement.


« Combien de temps fallait-il encore attendre pour respecter le droit international ? Dans quel monde imaginaire le Conseil de sécurité des Nations unies va-t-il voter une résolution d’intervention militaire en Iran ? Avec la Chine et la Russie à la table ?


«Cela n’arrivera jamais, cela ne serait jamais arrivé.


« Bien sûr, avec comme commandants en chef Donald Trump, méprisant toutes les organisations internationales, et pire encore Benyamin Nétanyahou, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, l’opération a mauvaise presse.


« Mais comment exactement ce régime de fanatiques religieux était-il censé tomber ?


« Ce sont les forces vives de la nation qui sont assassinées. Emprisonnées. Torturées. Les étudiants. Les opposants. Les manifestantes.


« Le 5 février, donc il y a un mois, Human Rights Watch avait établi avec des sources médicales et autres que 7015 personnes avaient été abattues par le régime seulement depuis le début de l’année, à l’occasion de soulèvements contre le pouvoir. Les médias officiels iraniens parlent de plus de 3000 morts. Et d’autres évaluations, dont celle de Time Magazine, établissent à plus de 30 000 morts le bilan de cette répression.


« Ça, c’est pour cette année seulement.

« L’Iran est également le pays qui exécute le plus de citoyens per capita, et de loin.


« En plus d’opprimer sa population, notamment en infligeant un code vestimentaire aux femmes, l’Iran est le plus grand commanditaire du terrorisme dans la région. Derrière le Hamas et le Hezbollah, il y a le financement massif de l’Iran.


« Ajoutons à cela les nombreuses déclarations de ses dirigeants appelant à faire disparaître Israël de la carte. Et, ce qui n’est pas un détail, son double jeu constant au sujet de l’arme nucléaire.


« Combien de temps « le reste du monde » doit-il attendre, pendant que les prisons et les morgues débordent ?


***


« Le droit international pose comme principe la souveraineté des nations. Avant d’intervenir militairement dans un pays, avant de lui faire la guerre, il faut des motifs sérieux. Une menace imminente. Une riposte à une agression.


« Dans un monde idéal, ou disons simplement meilleur, il faudrait une coalition internationale, l’approbation d’instances crédibles confirmant que tout a été essayé et qu’il n’y a pas d’autre solution.

« J’en conviens.


« Mais il existe aussi en droit international une très élusive « responsabilité de protéger » les populations. Je dis élusive parce qu’on ne compte pas beaucoup de succès dans les interventions militaires faites au nom de ce principe – poussé d’abord et avant tout au début des années 2000 par le Canada, en passant.


« C’est pourtant un principe valable, une avancée du droit humanitaire international. D’où vient-il ?

« Il vient des massacres des années 1990, quand le monde savait et ne faisait rien.


« Quand Milošević exécutait son nettoyage ethnique en Bosnie-Herzégovine, quand la Croatie était attaquée. Quand le génocide au Rwanda a fait 800 000 morts.

« On a dit ensuite « plus jamais ».


« L’OTAN a ordonné des bombardements, Bill Clinton était alors en poste à Washington. Oui, il y a eu des négociations, des pourparlers… et beaucoup trop de délais.

« On peut légitimement recourir à ce principe de responsabilité pour justifier l’éradication du régime iranien.


« En plus des arguments « préventifs » concernant l’arme nucléaire et le soutien au terrorisme.


« Tout cela n’a pas été articulé clairement par le président des États-Unis. On peut lui soupçonner toutes sortes de motifs obliques – écarter le dossier Epstein, faire main basse sur les réserves pétrolières, plaire à Israël, etc.


« Je n’ai aucune confiance dans la vision géopolitique de Donald Trump, ni de son entourage.


« Il n’y a pas non plus de stratégie claire pour la suite des choses. On ne peut pas prévoir l’enchaînement des évènements à partir de maintenant. Peut-être verra-t-on que c’était un mauvais calcul. On n’est pas à l’abri d’une catastrophe ou cinq.


« Mais des fous de Dieu ayant juré de mourir en martyrs plutôt que de céder le pouvoir ne pouvaient pas partir tranquillement.


« Il fallait qu’ils partent. Parfois, il faut assassiner les tyrans. C’est de la légitime défense.


« Il fut un temps, avec l’établissement de tribunaux internationaux, où l’on proclamait la fin de l’impunité des tyrans. Ce temps n’est hélas jamais arrivé. Un droit sans police est généralement impuissant.


« Israël et les États-Unis ont pris un risque considérable dans cette opération. Mais remarquez que cette fois, Washington n’a pas la prétention de se lancer dans le nation building. Ce sera aux Iraniens de changer le régime… sous supervision américaine.


« Personne ne sait ce qui en sortira et on ne peut qu’être d’accord avec tous ceux qui s’inquiètent. Les 25 dernières années de décapitations de régimes n’ont pas donné de très bons résultats.


« Mais si un régime d’un pays devait être écrasé, c’est celui-là. Il me semble qu’on doit le dire moins timidement, même si Donald Trump était aux manettes. »


Chronique intitulée

Il faut parfois assassiner les tyrans

Yves Boisvert

La Presse

2 mars 2026

01 mars 2026

Iran- Tout sauf la garantie d’une issue positive

Quand deux voyous en attaquent un autre

Chronique

Laura Julie Perreault

La Presse

publiée le 28 février 2026 

Extraits

[...]


« Bien sûr, c’est difficile de pleurer sur le sort du régime des ayatollahs, qui n’a pas attendu les manifestations de janvier – au cours desquelles il a tué des milliers de ses propres citoyens – pour opprimer sa population. Ni sur le sort d’Ali Khamenei, le Guide suprême, qui est mort sous les bombes samedi et qui a supervisé la répression pendant 37 ans. Les prisons iraniennes sont pleines de dissidents politiques depuis les années 1980. Et on a vu dans le passé, notamment en 1989, des vagues d’exécutions d’une cruauté sans nom.


« On ne peut pas non plus faire fi du sang que le régime iranien a sur les mains, notamment en Syrie, où il a soutenu Bachar al-Assad pendant que ce dictateur semait la mort pour mater une révolte populaire transformée en guerre civile. C’est aussi le même régime qui a descendu un avion d’Ukrainian Airlines, en janvier 2020, tuant 176 civils à bord, dont un grand nombre de ressortissants canadiens. Un geste délibéré visant par erreur la mauvaise cible, ont-ils admis.


« Cette théocratie, on a entendu des centaines de milliers d’Iraniens à travers le monde demander sa chute. Beaucoup d’entre eux voient dans l’attaque américaine et la vidéo de Donald Trump annonçant le début de l’opération une réponse à leurs prières. Le désespoir a poussé un peuple farouchement indépendant depuis des millénaires à demander aux ennemis jurés de son oppresseur de l’en débarrasser, m’expliquait la semaine dernière Pierre Pahlavi, professeur au Collège des forces canadiennes de Toronto.


« Mais comme on dit en anglais : Two wrongs don’t make a right. Ou, en d’autres termes, deux voyous qui en attaquent un autre, c’est tout sauf la garantie d’une issue positive.


« Car ce que cherchent les administrations américaine et israélienne, c’est surtout à se débarrasser d’un ennemi encombrant qui limite leur hégémonie au Moyen-Orient. Pas l’avenir radieux de 90 millions d’Iraniens.


« Cette intervention contre l’Iran a lieu alors même que le gouvernement d’extrême droite d’Israël, dirigé par un premier ministre visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza, change les règles du jeu pour étendre son emprise sur le territoire palestinien occupé de la Cisjordanie. Depuis les attentats du Hamas le 7 octobre 2023, Israël a bombardé le Liban, la Syrie et le Yémen sans se formaliser des règles internationales. D’ailleurs, le pays dispose d’armes nucléaires qui échappent à tout contrôle international.


« Et que dire des États-Unis à l’ère du deuxième mandat de Donald Trump ? Oublions-nous que c’est la même administration qui fait chanter la planète entière, y compris ses alliés, à coups de menaces d’annexion et de représailles tarifaires ? La même administration qui, pour faire tomber le régime communiste de Cuba, est prête à asphyxier une île de 11 millions d’habitants.


«On est loin du scénario où un ange est en train de lutter contre le démon.


« C’est donc d’autant plus surréaliste de voir le gouvernement canadien soutenir ouvertement la campagne militaire israélo-américaine alors que le pays vient tout juste de renouveler son appui à l’Ukraine, qui fait face à l’agression russe. Et il n’est pas le seul. Les pays européens se sont donné le mot pour dénoncer la réplique iranienne plutôt que les bombardements israélo-américains. Sans être gênés par la contradiction. Sans voir qu’ils donnent raison au Kremlin, qui, depuis quatre ans, prétend qu’un changement de régime à Kyiv est nécessaire pour assurer la sécurité de la Russie.


« Il n’y a pas que l’ordre mondial de l’après-guerre qui est en loques. La logique gît juste à ses côtés dans le fossé.»