03 juin 2025

Filets de sébaste à l’orange, bis +



Si vous aimez le poisson et que vous ne connaissez pas encore le sébaste, cette petite improvisation aux accents asiatiques vous invite à le découvrir. Une recette toute simple dont la marinade parfumée se transforme en une sauce succulente. La douceur de l’orange, le piquant du gingembre, deux atouts de choix pour nous faire aimer le poisson.


Ingrédients pour deux

6 petits filets de sébaste, environ 250 g au total


Marinade à l’orange 

Le jus et le  zeste de 1/2 orange (ou de 1 clémentine)

1 c. à soupe d’huile de pépins de raisin

1 c. à soupe de sauce de poisson thaï

1 c. à soupe de sauce soya réduite en sel

1 c. à thé de concentré de tomate

1 c. à thé de d’huile de sésame

3 c. à soupe d’eau ou de bouillon

3 tranches de gingembre, hachées finement 

Ciboulette ciselée et poivron rouge en dés très fins pour garnir


La cuisson se fait dans un four à 375 °F (190 °C) et dure une dizaine de minutes.


1. Une heure avant la cuisson, dans un plat allant au four et pouvant contenir les filets côte à côte, réunir les ingrédients de la marinade et y faire macérer les filets.  Recouvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer 30 minutes. Puis retirer du frigo et laisser tempérer.


2. Enfourner les filets dans leur marinade et cuire 10 minutes ou jusqu’à ce que le poisson soit tendre et qu'il se défasse à la fourchette.


J’ai servi avec un riz au poireau, cuit dans le bouillon de poulet et garni de coriandre et de graines de sésame.


Version express

Vous n’avez pas le temps de faire macérer les filets ? Servez-vous des ingrédients de la marinade pour l’arroser après la cuisson du poisson. Dans un poêlon, saisissez vos filets dans un peu de beurre et d’huile 1 ou 2 minutes de chaque côté. Et arrosez-les au service avec la marinade à l’orange. 

Lourdes frappes en Russie, une nouvelle façon de faire la guerre


« En frappant dimanche des bombardiers au cœur de la Russie avec de simples drones, l’Ukraine a réalisé un tour de force à faible coût. Et cette attaque contre Moscou pourrait bien redéfinir la façon de mener les opérations militaires, estiment des spécialistes.

« Kyiv revendique la destruction de 41 appareils, essentiellement des bombardiers stratégiques à long rayon d’action Tu-95 et Tu-22, des avions de l’ère soviétique utilisés pour tirer des missiles de croisière lancés contre l’Ukraine.


« La perte potentielle d’un tiers de la flotte russe, avancée par Kyiv, est « un coup sérieux pour les capacités offensives russes, et ce n’est pas la fin de ce type de campagne » de bombardements, estime Yohann Michel, de l’Institut d’études de stratégie et de défense de l’Université Lyon-3.


« Selon lui, « l’impact principal pourrait se manifester dans plusieurs semaines par une diminution du nombre de sorties du reste de la flotte ».


« Il faudra beaucoup de temps à la Russie pour compenser ces pertes » d’avions également capables de tirer des missiles à tête nucléaire, estime Maxime Starchak, spécialiste de la politique nucléaire russe.


[...]


« Quel est le message envoyé ?

«Après la destruction du croiseur russe Moskva ou encore l’assassinat de généraux russes, l’opération démontre « combien la Russie est vulnérable aux attaques non conventionnelles ukrainiennes », assure John Herbst, ancien ambassadeur des États-Unis à Kyiv.


« Cela constitue un « contre-argument fort à la petite musique selon laquelle la guerre évolue inévitablement en faveur de Moscou », écrit-il pour le centre de réflexion Atlantic Council.


« L’Ukraine doit s’attendre à des frappes de représailles d’un Vladimir Poutine soucieux de laver l’affront, prédit sur son blogue Timothy Ash, éminent spécialiste de la Russie.


« Mais l’opération représente à ses yeux « une immense victoire en termes de relations publiques, qui contribuera grandement à renforcer le soutien tant sur le plan national qu’international », alors que l’aide militaire reste cruciale pour Kyiv.


« Une nouvelle façon de faire la guerre ?

« Les détails sur le mode opératoire restent limités. Le président Volodymyr Zelensky a affirmé qu’il y avait un pilote pour chacun des 117 drones de type FPV (First person view) employés.


« Pour Michael Shurkin, « l’Ukraine vient de faire quelque chose qui devrait terrifier les armées du monde entier » : frapper à faible coût, en profondeur, « en utilisant des moyens contre lesquels peu d’armées, voire aucune, ne sont préparées à agir ».


« Ça va donner des idées à plein de gens », pointe de son côté un industriel français de l’armement sous couvert d’anonymat, pour qui ces « outils nouveaux obligent à repenser complètement les systèmes de défense, la manière dont on les produit, la doctrine […]. Cela ouvre des champs qu’on n’avait même pas imaginés ».


« Pour une opération si sophistiquée, il n’est pas interdit de penser que les Ukrainiens aient prévu tous les cas de figure et entraîné des algorithmes d’intelligence artificielle pour la reconnaissance d’avions ou le guidage en cas de brouillage des drones, estime-t-il.»


Extraits de l’article intitulé

Un coup sévère aux conséquences majeures

Mathieu Rabechault

Agence France-Presse

La Presse,

le 3 juin 2025

02 juin 2025

Escabèche de saumon de Marie-Fleur St-Pierre, bis +


Cette méthode de «cuire» le saumon dans une marinade bouillante est originale, on laisse le poisson refroidir quelques heures avant de le servir, une savoureuse idée pour accueillir les journées chaudes que l’on prévoit cette semaine. J’avais adapté l’accompagnement en y ajoutant des épices, de l’ail et des épinards et j'ai servi avec une salade de lentilles et des croûtons à l'ail badigeonnés au pinceau de vinaigrette. Délicieux !


Ingrédients pour deux

2 filets de saumon de 120 g sans la peau 

1 petit oignon rouge, émincé 

1/4 tasse d'huile d’olive 

1/4 tasse de vin blanc 

1/4 tasse de vinaigre de xérès 

1 branche de thym (moi, feuille de laurier)

Le zeste de 1 citron 


Salade de lentilles au cari

2 c. à soupe d’huile d’olive

1/2 botte de feuilles d’épinards, grossièrement hachés

1 belle gousse d’ail, dégermée et pressée

1/2 c. à thé de cari

1 conserve de 19 oz de lentilles, rincées et égouttées 


1. Dans une assiette creuse, mettre le saumon, assaisonner avec du sel fin et recouvrir avec les tranches d’oignon. Réserver. 


2. Dans une petite casserole porter à ébullition les trois liquides, la branche de thym (feuille de laurier) et le zeste de citron. Verser ce mélange sur le poisson et l’oignon. 


3. Couvrir et laisser mariner au frigo au moins 3 heures. (J'ai préparé la veille et laissé macérer les filets 24 heures.) Le poisson préparé de cette manière peut se garder jusqu’à deux jours. 


4. Pour la salade, faire revenir doucement les épinards et l’ail dans l’huile sur feu moyen. Ajouter les lentilles et assaisonner avec le cari, le sel et le poivre. Servir tiède ou froid.


Premier essai de saumon en escabèche, La cuisine de Messidor, publié en avril 2013


http://lacuisinedemessidor.blogspot.com/2013/04/escabeche-de-saumon-de-marie-fleur.html







Une séparation inévitable


« Dure semaine à la Maison-Blanche pour Donald Trump. En plus d’avoir déclenché une guerre sans merci avec certaines des meilleures universités du pays, le président des États-Unis voit partir Elon Musk, celui qui devait être capable de réduire la taille de l’État fédéral américain, ce qu’aucun politicien n’avait réussi avant lui.


« Le président a profité de la réputation de M. Musk et, au début, il aimait bien qu’il s’occupe d’un pseudo-ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) qui n’avait aucune existence légale. Ce qui comptait, comme c’est très souvent le cas avec M. Trump, c’était l’impression que pouvait donner le tandem Musk-Trump, l’homme le plus riche du monde qui faisait équipe avec l’homme le plus puissant du monde.


« Mais le mariage n’aura pas duré. À part quelques fermetures spectaculaires comme celles de l’agence d’aide internationale USAID et du service de diffusion internationale Voice of America qui projetait le soft power américain aux quatre coins du monde, le bilan du DOGE est loin d’être spectaculaire. Surtout, la réduction draconienne de la taille de l’État et du nombre de fonctionnaires ne s’est pas vraiment matérialisée.


« Et plus le temps passait, plus les divergences d’opinions entre MM. Trump et Musk devenaient profondes. M. Trump avait promis de ne jamais toucher aux prestations de sécurité sociale (l’équivalent américain des pensions de vieillesse), alors que M. Musk disait que c’était une « pyramide de Ponzi », une fraude qui ne pouvait durer.


« Musk était contre les droits de douane annoncés en grande pompe par M. Trump lors de ce qu’il a appelé le « jour de la libération ». Et dernièrement, il était contre le One Big Beautiful Bill, le mégaprojet de loi économique de l’administration Trump qui, en augmentant le déficit, « défait tout ce [qui a été] fait à DOGE », dit celui qui veut s’occuper davantage de ses entreprises, dont Tesla et X.


« La séparation, même si on a pris bien soin de dire qu’elle était à l’amiable, était devenue inévitable. Mais elle arrive quand même à un bien mauvais moment pour M. Trump qui connaît le premier véritable passage à vide depuis son retour à la présidence.


[...]


« M. Trump ne l’a pas caché pendant sa campagne électorale, s’il gagnait un second mandat, il avait bien l’intention de se venger de tous ceux qui, estime-t-il, l’ont déconsidéré. Sa guerre contre les plus grandes universités américaines – Harvard, en particulier, puisqu’elle est la plus prestigieuse de toutes – ne s’explique pas autrement.


« En attendant, il doit se préparer à une bataille juridique sur la légalité de ses droits de douane, invalidés par le Tribunal de commerce international, jugement qui a été suspendu en appel. L’affaire devrait se rendre jusqu’en Cour suprême.


« Les tribunaux vont de plus en plus souvent être appelés à se prononcer sur les initiatives du président Trump et même s’il possède une supermajorité de juges conservateurs à la Cour suprême, les tribunaux inférieurs et, surtout, les tribunaux administratifs risquent de ralentir la mise en œuvre de ses politiques.


« D’autant que sur le fond, son recours à des lois lui permettant d’invoquer une situation d’urgence économique ne font pas l’unanimité même dans les milieux les plus conservateurs, ce qui rend assez imprévisible une éventuelle décision de la Cour suprême.


« L’aluminium importé du Québec serait une menace pour la sécurité nationale des États-Unis ? Vraiment ? Les pièces d’automobiles fabriquées en Ontario aussi ? Et pourquoi doit-on craindre les « deux par quatre » canadiens ? 


« Il est de plus en plus évident que les droits de douane imposés par l’administration Trump ne sont nullement motivés par des raisons économiques, mais par la politique la plus partisane. Comme le montre bien l’annonce de son intention de doubler les droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens dans un discours partisan devant des travailleurs de l’acier en Pennsylvanie.


« Reste à voir si les tribunaux américains seront capables de reconnaître qu’il y a un lien direct entre les droits de douane imposés par le président Trump et ses intérêts strictement partisans. Parce que, bien franchement, on en est rendu là. »

01 juin 2025

Petits pains de viande à la chinoise +

J’aime cette façon toute simple de réaliser des pâtés, on peut varier les viandes et les saveurs presque à l’infini. Ils sont toujours réussis et les restes font de bons sandwichs. Ceux-ci, faits de porc haché et d'ingrédients aux saveurs chinoises, vont nous régaler, j'en suis certaine. Appréciation à venir...


Ingrédients pour deux avec restes 

400 g de porc haché  

1/4 tasse de flocons d’avoine, cuisson rapide

1/4 tasse de panko

3 champignons blancs, hachés 

1 oeuf battu 

1 petite échalote sèche, hachée finement

1 c. à soupe de sauce soya réduite en sel

1 c. à soupe de beurre d’arachide

1 c. à soupe de sauce hoisin

3/4 c. à thé de cinq épices chinoises

Sel léger, poivre au goût


Garniture 

2 c. à soupe de sauce hoisin   


 La cuisson des petits pâtés se fait dans un four à 375 °F (190 °C) et dure environ 25 minutes.  


1. Dans un grand bol, réunir tous les ingrédients des pains de viande. Assaisonner au goût de sel et de poivre, mélanger. avec les mains.  


2. Dans les six alvéoles d’un moule à muffins standards soigneusement huilées, répartir la préparation à l’aide d’une petite mesure de 1/2 tasse. Presser doucement chacun. S’il vous en reste, les ajouter dans les six alvéoles.  


3. Sur chacun des pâtés de viande, étendre une fine couche de sauce hoisin. 


4. Enfourner et cuire 25 minutes. Servir avec du riz et une bonne salade.  


Librement adaptés d’une recette semblable,

https://lacuisinedemessidor.blogspot.com/2023/07/vacances-en-cuisine-50-petits-pains-de.html 



Trois juges osent dire à Trump qu’il n’a pas le droit de jouer au yo-yo


« On a beaucoup insisté sur la stupidité économique des tarifs mondiaux de Donald Trump.


« Mais le président a-t-il seulement le droit de décréter des tarifs « mondiaux » du jour au lendemain ? De les faire passer de 145 % à 30 % pour la Chine ? De les annoncer pour le Canada, puis de les réimposer, et de les annuler encore… en les fixant à 10 % pour la potasse et le pétrole, mais à 25 % – voire 50 % s’il met à exécution sa menace de vendredi – pour l’acier et l’aluminium ? En faisant fi des traités internationaux, y compris ceux qu’il a signés ?


« Le Tribunal de commerce international des États-Unis a répondu non de manière retentissante mercredi.


« Les décrets du président à la base des tarifs étaient attaqués par une

douzaine d’États et des entreprises qui importent des biens aux États-Unis.


« Les trois juges ont conclu que Trump a abusé de son pouvoir.


« Pour justifier ces décrets, la Maison-Blanche invoque une loi de 1977, la Loi sur les pouvoirs économiques internationaux d’urgence (IEEPA), qui accorde des pouvoirs extraordinaires au président pour faire face à une crise économique.


« Ce qu’on oublie de dire, c’est que cette loi remplaçait une autre loi similaire que le président Nixon avait utilisée.


« Nixon, en plus de la première crise pétrolière, avait dû faire face à une crise monétaire qui a mené à l’abandon de l’étalon-or pour le dollar américain.

« Le Congrès a jugé que le président était allé trop loin dans ses décisions, et que la loi d’urgence donnait au président des pouvoirs « dictatoriaux ». C’est donc pour limiter ce qu’un président peut faire au nom de l’urgence économique qu’on a adopté l’IEEPA en 1977.


« Car il faut comprendre que c’est le Congrès, pas le président, qui a autorité en matière de commerce. L’IEEPA est une cession temporaire de pouvoir par le Congrès au président, quand une urgence nationale le justifie. Pas quand le président a envie de s’en emparer. De toute manière, la Constitution ne permet pas au Congrès de liquider ses pouvoirs au profit du président.


« Pour qu’un président puisse utiliser ces pouvoirs, il faut respecter certains critères. Il doit y avoir une véritable menace extérieure à la sécurité nationale ou à l’économie américaine. Cette menace doit être « inusitée et extraordinaire ». Il faut enfin que l’urgence nationale déclarée soit logiquement liée à cette menace et que l’action du président réponde à cette urgence.


« Les trois juges concluent que les critères ne sont tout simplement pas respectés. 


« Trump a usurpé le pouvoir du Congrès en jouant au yo-yo avec les tarifs mondiaux. Ni les circonstances extraordinaires ni le lien rationnel entre ses actions et la supposée urgence n’ont été démontrés.


« Nous ne disons pas que l’utilisation par le président des tarifs comme outil de négociation est mal avisée ou inefficace, écrit en substance la Cour. La question n’est pas là : ce n’est simplement pas permis par la loi dans les circonstances.


[...]


« L’effet du jugement est suspendu depuis jeudi par une cour d’appel. L’affaire devra être débattue sous peu à nouveau. On devine que la Cour suprême sera éventuellement saisie de l’affaire. Il faudrait tordre la loi pour penser qu’ils sont légaux. Mais ça s’est déjà vu…


« On est donc très loin d’en avoir fini avec le jeu des droits de douane. Il faudra que l’effet économique soit ressenti par les Américains pour que la pression politique augmente au Congrès. Et encore.


« Au moins, dans l’intervalle, on voit que des juges de toutes provenances trouvent le moyen de dire cette évidence : Donald Trump a beau avoir une âme fasciste, il n’a pas les pouvoirs d’un dictateur.


« Ils le font en sachant qu’ils seront attaqués violemment par le président et ses porte-voix, insultés sur les réseaux sociaux, et probablement menacés personnellement.


«Car, incroyablement, il faut maintenant du courage aux États-Unis pour simplement rappeler au président qu’il y a un État de droit.


Yves Boisvert

Extraits de la chronique intitulée:

Ces juges qui osent dire à Trump qu’il n’est pas dictateur

La Presse

le 31 mai 2025, publié à 6 h